Bleeder
Note moyenne
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85 critiques spectateurs

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Jeo Jo
Jeo Jo

20 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 novembre 2016
Libre et sans fioritures, avec une violence très graphique, le style est déjà perceptible pour le futur réalisaveur de Drive et Only God Forgives. C'est pourtant un essai, un brouillon sur le fond même si c'est très maîtrisé. On remarque ce sens du cadrage, l'importance de la couleur et ce montage façon clip, très en vogue dans les années 90. Proche du style de Scorsese, on pense souvent à Reservoir dogs dans ses accès de violence, mais aussi à Trainspotting qui narre également les journées d'un groupe de copains banlieusards, l'humour danois à la place ... Pour dire que le film est ultra référencé, l'action gravite qui plus est autour d'un vidéo club, tenu par le génial Mads Mikkelsen. Les cinéphiles seront comblés. A déconseiller en revanche aux âmes sensibles, la violence est frontale et profonde.
Fêtons le cinéma

859 abonnés 3 713 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2019
Dans Bleeder tout est vicié, contaminé par un malaise général qui ne s’explique mais se comprend. Que ce soit de VHS, d’ouvrages poussiéreux ou de plats tout autant gâtés, le film est encombré jusqu’à crever ; et cet empilé de supports laissent pantoise une génération perdue qui cumule sur le vide de leur existence. Aussi les références s’amoncellent-elles sans motivation, la culture boulimique handicape les êtres en les enfermant dans ce qu’ils ne sont pas, en leur interdisant de reproduire ce qu’ils voient. La violence vue à l’écran pour déjouer la haine intérieure. Un homme refuse la paternité parce qu’il ne souhaite à personne le chaos dans lequel il vit, et s’exprime par les coups à la source de mots et de larmes. Son angoisse, on la ressent : se voir avalé par l’autre, englouti dans un destin imposé au point de finir ostracisé de sa propre demeure. Au milieu de tout ce néant, une histoire d’amour se joue en sourdine. Choit la lumière pour ne laisser paraître que deux corps, étrangers et pourtant unis dans leur propre solitude, dans cette position de spectateurs d’un monde qu’ils ne contrôlent pas, sur lequel ils se contentent de glisser en attendant mieux. La rêverie ne dure que l’espace d’un instant, porté par une musique lancinante rappelant David Lynch. Pour son deuxième film, Nicolas Winding Refn bâtit un vaste couloir aux murs rouge sang dans lequel chacun marche, sous le joug de la loi du sang, de l’hérédité. Une œuvre envoûtante et coup-de-poing.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 24 mai 2011
Lenny travaille dans un vidéo club, et, tel un autiste, sa vie se résume aux films qu'il voit. Leo apprend qu'il va bientôt être papa et déraille... Un film raté sur la peur et la violence qui frôle la folie mais ne l'atteint jamais tant Refn semble uniquement se préoccuper de lui-même avec sa caméra qu'on n'oublie jamais et son papier peint rouge. Il fait mumuse avec la forme plate et, comme dans "Bronson" ou "Valhalla rising" tue tout fond. "Bleeder" pose de bonne bases, mais l'intrigue tourne en rond, on s'emmerde, et, pire, on a droit à une des scènes de violence, celle de la seringue, les plus ridicules qui soient. Bref, à part la trilogie des "Pusher", Refn ne nous a offert que des singeries esthétiques.
tomPSGcinema

884 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2018
Second long-métrage de Nicolas Winding Refn, "Bleeder" est un thriller assez captivant à suivre, grâce à la mise en scène réaliste du réalisateur danois et aussi par rapport à la très bonne tenue de son casting, où l'on retrouve notamment un certain Mads Mikkelsen. Attention, le film possède une bonne dose de violence et un climat particulièrement malsain pendant sa seconde partie, ce qui peut clairement perturber un public non averti.
Kinopoivre
Kinopoivre

34 abonnés 200 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 octobre 2016
Ce film a été diffusé à la télévision française, sur Ciné Frisson, le jeudi 7 novembre 2013. Refn est devenu célèbre en France avec sa trilogie “Pusher”, sur le trafic de drogue au Danemark, dont je n’ai vu que le premier épisode, sorti en 1996 et qui m’avait suffi. Je n’avais pas voulu voir les deux autres, datant de 2004 et 2005. Ces trois films, et aussi “Bleeder”, ont pour acteur Mads Mikkelsen, acteur atypique et dont le dernier film, “Michael Kohlhaas”, est français. Et puis, Refn a connu le triomphe avec son “Drive”, tourné aux États-Unis, et réussi à duper tout le monde et passer pour un maître du cinéma. Or son film suivant,“ Only God forgives”, a permis de prendre conscience que Refn, n’ayant rien à dire, se contente de mettre sa technique et sa culture cinématographique au service d’histoires où éclate sa maladie mentale – ce qu’on aurait dû percevoir dès le début, puisque tout n’y est que violence gratuite et débile, poussée jusqu’au sadisme.

Les beaux déplacements de caméra, les éclairages savants, les décors violemment colorés... et les abondantes citations de titres de films ne parviennent pas à dissimuler qu’il ne montre que des idiots ne connaissant rien en dehors de l’hystérie, et des actes aussi violents qu’absurdes. Un exemple tiré de “Bleeder” : le personnage central, spoiler: apprenant que sa petite amie est enceinte, et qui ne veut pas d’enfant, la frappe. Le frère de cette femme, pour le punir, paie un sidéen pour qu’il injecte au coupable un peu de son sang, afin de lui coller le sida. L’autre, dès lors, certain de mourir – c’est absurde, on ne perd pas forcément à cette loterie, dont le résultat peut en outre se faire attendre des années –, veut lui rendre la monnaie de sa pièce. Pour cela, il se tire une balle dans la main, et, avant de se suicider, l’arrose de son propre sang, croyant ainsi le contaminer à son tour.

Ce tombereau de bêtise est en général pris très au sérieux par nos critiques, qui en bavent d’admiration.
Caine78

7 780 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juin 2020
Nicolas Winding Refn, période danoise. Je ne connais pas plus que ça, je me garderais donc de comparaison. Cela écrit, « Bleeder » est un bon cru qui, très loin d'attendre (logiquement) la maestria formelle de ses (sa, écriront ses détracteurs) réussites hollywoodiennes, garde une vraie identité, que ce soit par sa dimension très cinéphile qu'un récit de gangsters à la fois banal et singulier, notamment dû à l'identité des personnages, se divisant clairement en deux catégories : les fous de septième art et les « bad guys », bien que le cinoche les réunisse (du moins les protagonistes masculins). Pas d'envolée exceptionnelle, mais une œuvre simple, plutôt économe en dialogues mais sonnant juste, que ce soit les échanges presque « tarantinesques » sur les films spoiler: (ne serait-ce que pour l'interminable liste de réalisateurs énoncés par Mads Mikkelsen pour entendre le client lui demander du porno, ce « débat » sur qui est le plus fort entre Steven Seagal et Fred Williamson, cette prise de tête entre les deux vendeurs dont l'un reproche à l'autre de ne penser qu'aux films ou cette incroyable escapade dans une gigantesque librairie, l'œuvre vaut le détour)
ou cette relation touchante qu'entretienne spoiler: Lenny et Léa, maladroite et par « petites touches »
, « Bleeder » fonctionne. La violence n'est jamais gratuite, permettant au contraire d'avancer dans l'action, notamment l'antagonisme grandissant entre Léo et Louis jusqu'au point de non-retour spoiler: (la vengeance au « VIH » du second s'avérant particulièrement marquante)
. Bonne interprétation générale : Mikkelsen, donc, le toujours excellent Kim Bodnia ou encore la séduisante Liv Corfixen, rendant très touchante cette jeune femme éprise de littérature. Bref, si je ne savais pas trop à quoi m'attendre au vu de mon affection très irrégulière pour la filmographie de NWR, la surprise fut plutôt bonne, aussi bien pour ce cri d'amour au cinéma (faire de cette vidéothèque formidablement filmée un décor à part entière est une brillante idée) que cette dimension humaine souvent tragique : à (re)découvrir, donc.
weihnachtsmann

1 625 abonnés 5 752 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2016
Un film choc.... franchement éprouvant. D'une dualité assez impressionnante. Un amour presque platonique et d'une grande humilité et de l'autre, l'amour bestial et violent face à la pauvreté sociale.
Dur et difficile sur la fin mais stylistiquement d'une grande liberté.
Hotinhere

798 abonnés 5 510 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2024
Chronique du quotidien morose de quatre banlieusards danois. Un film bavard et violent, à défaut d'être captivant, à la mise en scène stylée dans le plus pur style du réal. 3,25
Nicothrash

470 abonnés 3 321 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juin 2023
Une tranche de vie danoise peu ragoûtante qui bénéficie d'interprétations très au point mais qui n'a aucun rythme. Ce n'est vraiment pas la partie de la filmographie de Refn que je préfère. C'est sombre, triste et personnellement ça ne m'intéresse guère. Il va falloir que je retente la trilogie Pusher histoire d'être sûr ...
romano31

325 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2020
Deuxième film de Nicolas Winding Refn, Bleeder est un drame romantique très bien géré avec une belle maîtrise de Refn tant sur la mise en scène que dans l'écriture. Les acteurs sont bons (Mads Mikkelsen en tête, toujours excellent), l'histoire est sympathique à suivre et j'ai beaucoup aimé le parallèle entre les deux personnages que sont Léo et Lenny. Le premier va sombrer dans une spirale de violence et fuir ses responsabilités tandis que l'autre va s’émanciper et prendre ses responsabilités. Un très bon film donc qui fait la part belle aux personnages et aux sentiments.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

162 abonnés 2 389 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2018
MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE. La petite sirène n'a qu'a bien se tenir. NWR sort sa palette de couleur, de poesie et de violence. Le danois est en forme. Le purgeur ouvre les vannes. Comme le naufrage purge le navire de ses rats, l'adversité nous délivre de nos amis. J'ai une envie de fraise....
Starwealther
Starwealther

110 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2025
Nicolas Winding Refn est un réalisateur que j'apprécie beaucoup, Bleeder ne déroge pas à la règle, il m'a séduit comme la majorité de ses autres films. Dès le début du film, on est comblé par un passage dans un vidéo club tenu par de vrais cinéphiles, Lenny (Mads Mikkelsen) cite de nombreux réalisateurs, sans doute un hommage de Refn aux cinéastes qu'il apprécie. Tout de suite, on pense à Tarantino et à son passé de commerçant dans un vidéo club, période désormais révolue ce qu'il trouve bien dommage. En effet, aller dans les rayons et regarder chaque jacket est vraiment exaltant par rapport à l'anonymat du numérique qui n'a aucun goût...Mais passons. Bleeder est surtout un film violent, une violence choquante, des personnages impressionnants et terrifiants mais aussi une histoire d'amour entre deux timides. Mads Mikkelsen est excellent dans son rôle d'un garçon timoré et aux réactions assez étrange. La violence esthétique et choquante est le gros point fort du film, l'ambiance noire est très bien mise en scène. Encore un bon film du prodige Nicolas Winding Refn.
mister
mister

25 abonnés 202 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 septembre 2018
Film danois à petit budget où le réalisateur multiplie les effets de mouvements de la caméra pour remplir le vide du scénario et des dialogues. Ce film est le contraire du cinéma. C'est sur qu'il va encore y avoir une foule de pingouins pour dire que c'est un film culte mais c'est juste très mauvais. Le cinéma doit transcender le réel pour atteindre ce qui est tout au fond de nous et que nous partageons avec tous les autres. Ce film ne fait que des aller retours incessant le long de caniveaux. Sinon d'accord avec le fait que l'immigration massive a aussi la bas défiguré le pays et pourri la vie des gens comme presque partout en Europe.
cylon86

2 840 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 octobre 2016
Enfin visible sur grand écran en France, "Bleeder", la deuxième réalisation de Nicolas Winding Refn permet d'éclairer le parcours du cinéaste de manière intéressante. Y retrouvant quasiment tout le casting de "Pusher", il brosse le portrait de personnages paumés dans un Danemark guère reluisant. Tout y semble insalubre, raciste, vide, déprimant et violent. Dans ce qu'il considère ce "monde de merde", Léo ne veut pas que sa femme Louise accouche. Confronté à une paternité qui s'annonce et à un beau-frère violent, il commence à sombrer tandis que Lenny, employé d'un vidéo-club qui ne parle que de cinéma tente timidement de séduire une jeune femme qui lui plaît. Lenny, enfermé dans sa bulle, sera d'ailleurs le seul à ne pas sombrer dans la violence. Au contraire avec ce personnage incarné par le toujours aussi excellent Mads Mikkelsen, Refn esquisse de la tendresse très touchante tandis que Léo se perd dans la violence. Pas toujours convaincant dans sa spirale de descente aux enfers, le film fonctionne plus du côté de Lenny et de l'attachement qu'on peut éprouver à son égard. Le reste des personnages est assez antipathique et le scénario (clairement pas le point fort du cinéaste) finit par montrer ses faiblesses. Cela dit, les thèmes abordés ne manquent pas de l'être avec une véritable envie de cinéma de tous les instants, ça suffit largement pour nous plonger dans le film et ce d'autant plus que chez Refn, il y a toujours quelque chose à décortiquer.
Roub E.

1 316 abonnés 5 404 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2021
Un des premiers film méconnu de Nicolas Winding Refn où comme souvent dans les premières œuvres se mélangent les influences et les futures obsessions. On va suivre plus particulièrement Lenny interprété par Mads Mikkelsen dont on devine aisément que le cinéaste a mis beaucoup de lui même. Un personnage très isolé cinéphage qui passe pour un inadapté social. Et le personnage de Léo dont l’annonce de la future paternité va quelque peu le perturber. C’est violent, souvent malsain, parfois touché par la grâce, très référencé. C’est aussi encore loin de ce que le réalisateur produira de mieux mais ça n’est pas encore maniéré pour ceux qui craindraient son style.
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