Entre les murs
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 janvier 2013
Palme d'or à Cannes, "Entre les murs" arrive à nous captiver tout le long du film, qui pourtant se déroule dans une salle de classe. Un trés bon film, trés réaliste avec une excellente mise en scène.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 janvier 2013
La connerie cannoise à son paroxysme. Rien ne vaut le coup dans ce film, de la branlette intellectuelle sur les banlieues pour des intellos à deux sous n'y ayant jamais mit les pieds.
Une panoplie de clichés et de bien "pensance" infecte ! Tout y est ignoble, un des pires moment de cinéma de ma vie.
Le tout mal filmé par un amateur encensé par le jury de Cannes, un festival à la dérive.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 décembre 2012
Un film très bien, qui relate parfaitement bien la vie des enseignants dans les écoles les plus mal réputées, surtout à Paris et dans sa banlieue. C'est un film très interressant, même s'il est un peu long (2heures). A voir!
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2016
Au festival de Cannes de 2008, le président du jury Sean Penn a annoncé qu'il remettrait la Palme d'or à un film qui a conscience du monde dans lequel nous vivons. Alors que les supputations allaient bon train, l'acteur et réalisateur américain surprit quelque peu en récompensant "Entre les murs", réalisé par Laurent Cantet. Soit une simple chronique au cœur d'un collège difficile de la banlieue parisienne. Après "L'esquive", une nuance cinématographique de plus portant sur la situation actuelle de l'éducation nationale. Celle-ci est adaptée du roman du même nom écrit par François Bégaudeau qui joue ici le rôle du professeur de français. La vertu du film réside dans sa fonction pédagogique pourrait-on dire ; ouvrir une fenêtre au gens sur une réalité en usant d'un aspect documentaire. Maintenant, en tant que film de cinéma, on trouverait des choses à redire. La narration présente en effet un ensemble de personnages parfois caricaturaux, aussi bien du côté des professeurs que des élèves, ponctué de situations assez réchauffées. Même si Cantet reste sincère, cela ne l'empêche pas d'appuyer trop souvent à outrance son propos, transformant au final ce dernier en agonie forcée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 décembre 2012
Excellent film. Les plans nous donnent vraiment une sensation de proximité avec le prof et les élèves.
Un très bon moment. En tant que futur prof et bien entendu sûrement parachuté en ZEP de la région parisienne, ce qui était loin de m'enchanter, j'ai maintenant un autre regard sur ces classes et ces élèves qui sont très touchants bien que très difficiles à gérer il faut bien le dire.
Ce n'est pas non plus un véritable documentaire mais ça paraît tellement vrai...Je serais bien rester 4h devant mon écran à regarder ces scènes qui de plus nous rappellent notre scolarité, même si celle-ci ne s'est pas forcément déroulée dans ce genre de quartiers.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 novembre 2012
Ce film ne fait qu'effleurer le problème de la société, entre des parents qui ne parlent pas français, qui ne savent pas ou plutôt ne veulent pas s'adapter etc...

"Detachment" est beaucoup plus convaincant mais n'atteint pas non plus le sommet du problème, par rapport a ce que j'ai vu et vécu et ce qu'ils montrent, c'est le club med.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 novembre 2012
Qu'il va m'être difficile d'être distant avec ces images que je trouve magnifiques. Laurent Cantet nous a habitué à des films dans lesquels l'information semblait avoir été poussée au plus haut point (Ressources humaines en est le meilleur exemple). Ici, il ne peut être mieux servi que par François Bégaudeau. Là se pose un problème pour moi qui, comme lui, suis un ancien prof (de S.V.T.) ayant pratiqué le collège dans des zones variées, le 9-3 entre autres et le lycée. Comme lui je suis comédien et auteur. Je vais donc, devant les scrupules qui m'animent, cerner mes commentaires.
Le plus fascinant est la réussite des élèves devant la tâche de leur rôle. Vraiment, je me suis cru retourné en classe, devant des visages et des situations familières. Je dirai juste à ce sujet que les enfants ne vous épargnent pas et qu'ils sont le meilleur retour de votre travail. François Bégaudeau nous le montre bien dans son rôle de prof dans le genre 'rentre-dedans'. Il n'est pas épargné car il n'épargne rien ni personne. Esmeralda et Khoumba sont criantes d'authenticité dans ce rôle. Elles renvoient la balle comme seuls savent le faire les ados de ces milieux.
Les profs sont moins naturels même s'ils me semblent proches des situations de leur quotidien. J'en retiendrais deux. La première est celle du conseil de discipline. Même si celui-ci semble inévitable, l'enseignant qui y est conduit ne peut que culpabiliser tant c'est une situation difficile à supporter. J'ai eu la chance d'y échapper directement. Je crois que c'est, comme le dit si bien le film, toujours un constat d'échec. La seconde est un conseil que j'adresserais à mes jeunes collègues. Dans la salle des professeurs, une jeune enseignante sort une bouteille de champagne pour annoncer qu'elle est enceinte. Bon point, bravo ! Les profs sont aussi des amis et pas seulement des collègues de travail. Qui plus est, et c'est tout à son honneur, elle dit 'je lève mon verre pour que Wei (jeune garçon d'origine asiatique menacé d'expulsion) puisse rester parmi nous'. Re bravo ! Mais là où elle dérape sérieusement c'est quand elle ajoute. Je souhaite que mon enfant soit aussi intelligent que Wei. Et on peut alors voir que les profs n'échappent pas aux poncifs véhiculés par notre société sur l'intelligence. Outre le classique petit asiatique s'adaptant mieux que ses camarades d'autres origines, on surprend le prof dans un rôle qui ne lui est pas dévolu : mesurer l'intelligence des ses élèves. C'est un abus de pouvoir et surtout c'est un contresens. Pour quantifier une donnée il faut d'abord la cerner, en connaître la signification et personne ne peut en donner une de ce terme. Ne voit-on pas là surgir une erreur récurrente de l'école ? En tout cas on en reste persuadé, les profs sont des gens comme les autres...
JeffPage
JeffPage

42 abonnés 534 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2012
En adaptant le livre de François Bégaudeau et en le faisant joué le premier rôle, Laurent Cantet livre un film sur les classes difficiles d'une justesse rare. En effet, les personnages, les situations et les dialogues tapent juste et font du film un ensemble touchant, réellement surprenant. Le réalisme du film apporte aussi beaucoup à cette histoire. Un film qui, par sa justesse et son coté touchant, mérite amplement sa palme d'or qui récompense cette fois un film différent. Une vraie surprise !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 novembre 2012
le film est assez divertiisant dans l ensemble par les betises que peuvent sortir les eleves de leur bouche mais ayant ete un an un zep je trouve le film un peu cliche le film donne une mauvaise image de la zep alors que c est pas forcement le cas dans toutes les zep de france notamment la zep ou j ai etudie un an
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2013
C'est d'abord une plongée captivante dans l'univers scolaire. Les deux heures du film passent comme un souffle. Le système mis en place par Laurent Cantet, basé sur l'improvisation et la création collective, est une vraie réussite. Tout paraît naturel, spontané, juste, avec des joutes verbales souvent jubilatoires. La frontière entre documentaire et fiction est ténue. C'est un état des lieux du système éducatif et une exploration d'un microcosme social qui sont présentés ici, sans jugement, sans conclusion. La qualité est bien là, même si l'on peut préférer un film plus engagé comme Ça commence aujourd'hui, de Bertrand Tavernier. Dans la filmo de Cantet, on peut aussi préférer ses autres fictions sociales, plus "dramatisées", comme Ressources humaines ou L'Emploi du temps.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 octobre 2012
c'est un film émouvant, plein d'humanité. Merci à Laurent Cantet d'avoir tiré le meilleur de ces jeunes et de m'avoir appris à les connaitre, alors qu'ils habitent environ à 500 m de chez moi... Maintenant, je pense que F. Bégaudeau a bien fait de quitter l'éducation nationale : il fait de nombreuses erreurs dont la première est évidement de traiter de pétasses ses élèves. Ce film est pédagogiquement incorrect, mais superbe !
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 octobre 2012
J'avais lu "Entre les murs" et je l'avais beaucoup apprécié pour sa drôlerie, pour son sens du rythme, pour l'honnêteté du narrateur dans sa façon de raconter aussi ses erreurs et pour l'équité de son ironie vis-à-vis des profs et des élèves. J'ai donc été ravi de voir le film de Laurent Cantet recevoir la Palme d'Or des mains de Sean Penn, et même un peu jaloux des élèves en train de poser avec leur babiole dorée aux côtés de Natalie Portman.

Depuis est venu se greffer un autre débat, qui n'est pas sans rappeler celui qui avait accompagné le succès de "Etre et Avoir" : Alain Finkielkraut dénonce (sans avoir vu le film) la suffisance de François Bégaudeau et Philippe Meirieu qualifie le film d'idéologiquement dangereux : "François Marin, avec les meilleures intentions du monde, met en oeuvre une pédagogie calamiteuse. (...) C'est une bombe à retardement contre l'école publique. Je crains que des parents, effrayés par le tableau que l'on en donne, n'aient qu'une idée : préserver leurs enfants de cet univers en les mettant à l'école privée !"

Diantre ! Bégaudeau complice de Mgr Di Falco ? De même que M. Lopez avait été transformé en Don Bosco laïque malgré sa pédagogie qui sentait quand même bien la naphtaline, doit on regarder M. Marin comme un prophète d'une didactique révolutionnaire de la frontalité ? Ce n'est à l'évidence ni l'intention du principal intéressé, ni celle de Laurent Cantet : "Le film ne cherche ni à ménager les uns, ni à charger les autres : ils tous leurs faiblesses et leurs fulgurances, leurs moments de grâce et de mesquinerie."

Contrairement à ce que craignent Finkielkraut ou Meirieu, "Entre les murs" ne prétend pas proposer un remède à la crise de l'enseignement en France ; il se contente d'établir un tableau clinique, et c'est déjà beaucoup. Ce diagnostic peut se résumer par cette phrase de Bégaudeau : "L'école crée sans cesse des situations géniales ; mais on sait en même temps qu'elle est, au final, discriminante, inégalitaire, qu'elle fabrique de la reproduction : cette tension est celle du film."

J'étais curieux de voir comment Laurent Cantet allait adapter le roman de Bégaudeau, quelles coupes il allait faire et quels épisodes il allait privilégier, sans dénaturer la pulsation donnée par la répétition des petits détails (les motifs brodés sur le t-shirt, les discours en boucle dans la salle des profs) et les grands événements (les nombreux conseils de discipline, l'avancée de l'action pour empêcher l'expulsion de la mère de Ming). Forcément, il a dû resserrer le récit entre les quatre murs de cette classe et moins jouer sur la rengaine. Mais ce qu'on perd en cocasserie, on le gagne en profondeur, et les plans larges intermédiaires viennent apporter une respiration après les gros plans du huis clos.

Car Laurent Cantet filme à l'intérieur de la classe comme rarement on l'a fait, différemment d'Honoré ou de Kechiche, par exemple. Sans jamais chercher à décrire l'espace par des plans d'ensemble, il filme constamment au plus près des personnages, jouant sur les voix hors cadre et sur la saisie au vol d'un détail (le drapeau algérien sur le pannonceau de présentation de Chérif, une main qui pianote un texto sous la table). Mais la clé de voûte de cette réussite impressionnante, c'est la qualité du jeu des jeunes acteurs. Ils ont travaillé l'improvisation pendant un an pour parvenir à s'approprier des dialogues écrits tout en les enrichissant de leur propre personnalité. Le résultat est fluide, et donne cette impression documentaire soulignée par la critique, alors qu'on est au summum de mise en scène et de la direction d'acteurs.

Cantet ne joue pas la facilité : pas de musique, aucun effet d'accéléré ou de ralenti. Il laisse aux scènes le temps qu'il leur faut, un peu comme chez Kechiche : les discussions entre profs pour savoir s'il faut déférer Souleymane en conseil de discipline peuvent paraître longues, mais elles sont nécessaires pour faire émerger les contradictions et les divergences. Et puis, la longueur ne se fait pas sentir grâce à la variété des sensations sucitées : certaines scènes déclenchent le rire, comme les contradictions dans lesquelles François s'enferme tout seul, ou le débat en conseil d'administration sur la machine à café, d'autres prennent aux tripes, comme l'attitude de la mère de Souleymane au conseil de discipline, ou le constat désespéré d'Henriette à la fin de son année.

Récompensé à Cannes, promis au palmarés des Césars, sélectionné pour représenter la France aux Oscars, "Entre les murs" mérite maintenant de rencontrer le plus large public : par la générosité qui traverse tout le récit et l'intelligence de la mise en scène, c'est clairement le film français le plus intéressant depuis "L'Esquive".
http://www.critiquesclunysiennes.com
lorenzo fly
lorenzo fly

32 abonnés 818 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2012
Un film en immersion dans un collège qu'on pourrait presque associé à un documentaire et qui à le mérite d'être réaliste. Le jeu d'acteur de F. Bégaudeau y est beaucoup dans la réussite du film qui vaut à coup sur le coup d'oeil.
Pierre Yves C.
Pierre Yves C.

7 abonnés 27 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 septembre 2013
quelle honte; la ptite qui sort au prof,; jsuis pas française!!! qui te paye l'ecole les lunettes, tes loisirs?
grace a qui? tu n'est pas parqué dans 1 piece de 8m2 forcé a te marier a 14ans avec 1 homme don tu n'a pas envie?? qui te supporte et t'aide depuis toujours??? LA FRANCE!!! petite INGRATE INGRATE INGRATE et vilaine en plus
MadRom
MadRom

66 abonnés 403 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2012
Le film se passe à 98 % du temps dans le collège et je dois dire que c'est absolument passionnant malgré le terrain de jeu assez restreint. On est dans le classe la plupart du temps et sur 2h, il n'y a pas une seule seconde d'ennuie, gageons que le film aurait été beaucoup moins attrayant si il avait été tourné à Henri IV. En effet le film repose beaucoup sur la confrontation entre le prof et ses élèves, il y a une tension dans cette classe assez stupéfiante pour un film de ce genre car en fait le prof est constamment poussé à sortir de son cours de français pour s'engager dans un duel verbale avec les élèves. C'est un film à la fois drôle et stressant, les dialogues sont très bien écrits et l'aspect documentaire du film est très réussis car pour avoir vécu dans un collège/lycée difficile, j'avais l'impression de revoir des scènes déjà vécu dans mon passé. Par ailleurs le film aurait pu se vautrer sur la fin avec le renvoi de l'élève mais il évite le pathos et l'aspect social lourdingue que peuvent avoir ces films. Entre les murs est donc une réussite sur tous les points, c'est une oeuvre réaliste, là ou le drame et la comédie sont habilement mêlés.
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