Note moyenne
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"Police", s'il avait pleinement assumé de ne pas être un polar, aurait pu être un grand film. Mais une intrigue assez peu intéressante et à peine écrite de trafic de drogues existe bel et bien, piétine plus qu'elle n'avance, au rythme de personnages qui évoluent moins qu'il ne ressentent des sentiments contradictoires et ambigus. Sans scénario classique avec péripéties faisant passer des paliers au récit, "Police" est un film qui plonge tranquillement mais progressivement dans l'intime, se resserrant dans une magnifique deuxième heure autour de la relation Mangin-Noria, campés par les sublimes Gérard Depardieu et Sophie Marceau, qui vaut pour ce qu'elle dit de la complexité des sentiments, de la virilité comme un moyen de masquer sa propre fragilité et de la sensualité d'une femme triste, déchirée et perdue. Après une première heure quelque peu décevante qui peine à satisfaire avec sa suite de saynètes inégales, "Police" décolle donc enfin sans pour autant renier son faux rythme qui traduit l'amertume et la mélancolie de ses personnages, in extremis émouvants.
C'est un face à face, à la fois d'un réalisme fou et d'une grande violence, qui ouvre "Police". Ce dernier nous introduit Mangin, policier machiste et un brin rustre, interprété par un Depardieu grandiose.
Mais il est important de mettre les choses au clair : "Police" ne parle pas de police, ou tout du moins en parle avec peu d'intérêt. Et cela se révèlera être le grief majeur pouvant être adressé à Pialat : inscrire sa romance au sein d'un récit policier qui dessert complètement l'émotion. En effet, la narration de cette partie de l'intrigue ne se constitue au final que de signaux offrant une linéarité tout sauf nécessaire. C'est donc un découpage de polar, déjà profondément inintéressant, mais surtout classique, qui entoure le noyau dur du long-métrage, empêchant à la relation Mangin/Noria de se déployer pleinement au sein du récit.
Cependant, malgré la frustration de ne pas voir cette relation au plus haut de son potentiel dramatique, Pialat la filme avec une beauté renversante. La mise en scène du cinéaste s'efforce constamment de les isoler : dans l'espace tout d'abord, les obligeant à se rapprocher physiquement, mais aussi dans le cadre, à l'image de cette scène dans le commissariat où le couple se cache des collègues pour laisser libre cours à leurs pulsions. Les passages exprimant des sentiments complexes et changeants s'enchainent donc, le couple étant le miroir l'un de l'autre, Mangin faisant tomber sa carapace pour montrer le coeur d'un homme meurtri, là où Noria se révèle plus froide que ce qu'elle laisse penser. Enfin, les dialogues, tous d'une très grande beauté, finissent d'inscrire l'oeuvre dans une émotion palpable (la première fois que Mangin exprime ses sentiments envers Noria) que l'on regrette de ne pas être la seul préoccupation de Pialat.
"Police" est donc un film à la fois complexe et riche, porté par le souffle romantique d'un grand cinéaste, qui est malheureusement parasité par une intrigue artificielle et problématique.
Mais il est important de mettre les choses au clair : "Police" ne parle pas de police, ou tout du moins en parle avec peu d'intérêt. Et cela se révèlera être le grief majeur pouvant être adressé à Pialat : inscrire sa romance au sein d'un récit policier qui dessert complètement l'émotion. En effet, la narration de cette partie de l'intrigue ne se constitue au final que de signaux offrant une linéarité tout sauf nécessaire. C'est donc un découpage de polar, déjà profondément inintéressant, mais surtout classique, qui entoure le noyau dur du long-métrage, empêchant à la relation Mangin/Noria de se déployer pleinement au sein du récit.
Cependant, malgré la frustration de ne pas voir cette relation au plus haut de son potentiel dramatique, Pialat la filme avec une beauté renversante. La mise en scène du cinéaste s'efforce constamment de les isoler : dans l'espace tout d'abord, les obligeant à se rapprocher physiquement, mais aussi dans le cadre, à l'image de cette scène dans le commissariat où le couple se cache des collègues pour laisser libre cours à leurs pulsions. Les passages exprimant des sentiments complexes et changeants s'enchainent donc, le couple étant le miroir l'un de l'autre, Mangin faisant tomber sa carapace pour montrer le coeur d'un homme meurtri, là où Noria se révèle plus froide que ce qu'elle laisse penser. Enfin, les dialogues, tous d'une très grande beauté, finissent d'inscrire l'oeuvre dans une émotion palpable (la première fois que Mangin exprime ses sentiments envers Noria) que l'on regrette de ne pas être la seul préoccupation de Pialat.
"Police" est donc un film à la fois complexe et riche, porté par le souffle romantique d'un grand cinéaste, qui est malheureusement parasité par une intrigue artificielle et problématique.
ce film est tout simplement superbe , un DEPARDIEU au meilleur de sa forme ; film limite documentaire la premiere demi heure on rentre dans un polar sentimental avec beaucoup de personne differente : un flic surexcité , un avocat corompu , une pute balance , une co-dileuse menteuse et j en passe beaucoup d humour et de sensualité CHAPEAU PIALAT !!!!
Police représente l'incursion de Maurice Pialat dans le cinéma de genre qu'est le polar. Il reste son plus grand succès public et sera en 1985 le réalisateur le mieux payé de l'année. Pour ce film, il dispose d'un budget plus que confortable de 30 millions de francs, d'acteurs vedettes comme Depardieu, Marceau, bref tout est réuni pour faire un bon film, ce que Police est. Le tournage est néanmoins houleux, la faute au caractère spécial de Pialat : tyrannique, colérique, de mauvaise foi. Il rejetta le scénario de Catherine Breillat avec qui il se brouilla et tout au long du tournage donna l'impression d'improviser au fur et à mesure, eut de vives altercation avec Anconina qui jouait Lambert l'avocat. Lambert qui était le nom du pompiste joué par Coluche dans Tchao Pantin. Ici, Pialat s'attache surtout avec sa caméra à capter les silences, les regards de ses personnages au détriment des mots ou de l'action (d'ailleurs il n'y a qu'un coup de feu et un nez cassé dans tout le film). Le film a un gros côté documentaire, ce que Pialat voulait éviter je crois, grâce aux longues scènes d'interrogatoire durant la première partie du film. Sans manichéisme, il n'y a pas de bons et de méchants Depardieu le flic est un homme à femmes, Lambert l'avocat traite avec les truands, ce film est une histoire d'homme comme le voulait Pialat mais aussi une histoire d'amour contrariée entre un flic et une menteuse invétérée. On se souviendra longtemps du regard desespéré de Depardieu, plan qui a été pris sur une autre scène qui a été coupée, qui clôt le film.
un bon policier très réaliste, mais qui regroupe trop d'affaires différentes !!!
Un polar à l'ancienne très bien dialogué et filmé avec brillance mais le scénario est sans grande surprise.
Un très bon Pialat, un très bon Depardieu.
Un polar Franchouillard à la mode réaliste et minimaliste chère à Pialat . Depardieu fricote avec Marceau, sans qu'on arrive à y croire; et l'autre moitié du casting, des amateurs, jouent faux ! Un Pialat Décevant...
Un polar brut qui explore la frontière poreuse entre flics et voyous. L'ensemble très documenté a un peu vieilli et manque de crédibilité, mais sa distribution étincelante vaut à elle seule le coup d'œil. 2,25
Peignant habilement la tension nerveuse qui règne dans un commissariat où les inspecteurs peinent à se maitriser face à des délinquants menteurs, insolents, manipulateurs, cette enquête pour démanteler un réseau de trafiquants semble adopter les codes du film noir mâtinés d'une fausse nonchalance - que Richard Anconina incarne pleinement. Grâce à la complexité des personnages que le réalisateur refuse de juger, à l'interprétation nuancée de Sophie Marceau et de Gérard Depardieu, à la volonté visible de se rapprocher d'une vérité brute, complexe, le sort des protagonistes intrigue (même si certains ne servent qu'à étoffer la compréhension de l'environnement des principaux). Un drame désabusé...
Police confirme une chose : Maurice Pialat et moi, ça ne passe pas. Le film oscille entre le brut et le brouillon, avec une impression constante de truc mal foutu qui se veut pourtant profond.
Oui, il y a des idées, une certaine forme de réalisme, même des moments intéressants… mais tout ça est noyé dans un ensemble lent, parfois franchement ennuyeux, et surtout assez prétentieux.
Bref, une expérience plus subie qu’appréciée. Clairement pas mon délire.
Oui, il y a des idées, une certaine forme de réalisme, même des moments intéressants… mais tout ça est noyé dans un ensemble lent, parfois franchement ennuyeux, et surtout assez prétentieux.
Bref, une expérience plus subie qu’appréciée. Clairement pas mon délire.
Un film policier qui vaut surtout pour les belles prestations de Gérard Depardieu et Sophie Marceau. Le scénario est un peu fade à mon gout, cela manque de rebondissements. L'atmosphère générale du film est un peu déprimante.
Ayant eu de bonne critique auprès de la presse, Police vaut le détour pour son réalisme de ce que peut-être l'ambiance dans un commissariat, la vie que mène un flic autant à l'intérieur qu'à l'extérieur tout comme dans vie privée. Bon casting avec Anconina, Depardieu qui franchement fait tout le film et enfin Sophie Marceau que j'ai trouvé un peu platonique dans son jeu du moins sur la longueur, d'une fille mystérieuse. Cependant Police est à voir pour ses textes assez vif et souvent cru.
Pialat est l'un de mes réalisateurs préférés. Police doit être de ses derniers films que je n'avais pas vu (à ma connaissance il ne reste que Van Gogh (j'espère garder le meilleur pour la fin)), j'en attendais pas spécialement grand chose, sachant par avance que ce n'était pas son meilleur.
Le titre est très osé, pour appeler son film Police, il faut être culotté, surtout pour sortir ce film à la fin. Parce que Police pourrait être le titre d'un documentaire de Depardon, d'ailleurs ça commence un peu comme Faits Divers (sorti 3 ans avant Police), un policier magnifiquement interprété par Depardieu, interrogeant un suspect, sauf que le film de Depardon, ce n'était que ça, Pialat lui il s'en cogne un peu de la police j'ai l'impression, ce qui compte c'est les personnages, d'ailleurs ça a toujours été le cas dans ses films, il n'y a jamais de réelle intrigue, et là encore moins, ce film n'est pas un film policier, c'est un film avec des policiers, des bandits, mais c'est tout, c'est la même chose que ces autres films dans le fond, c'est à dire un film avec des gens pas forcément très doués, très gentils, très bons, mais des gens, des vrais gens.
Alors même si c'est sans doute le Pialat que j'aime le moins avec Loulou (mais celui là j'ai pas accroché, il faudrait que je le revoie), ça n'en reste pas moins un bon film, très intéressant. Le cinéma de Pialat c'est presque du naturalisme, tous ses personnages ont une consistance, une âme.
Il faut souligner une chose dans le film c'est Depardieu qui est un acteur exceptionnel, dommage que dernièrement il s'est un peu perdu en route (même si de temps en temps il refait un bon film), il est douceur, il est colère, le personnage c'est lui, je veux dire, il ne joue pas, quelque part c'est lui qui est devant l'écran à nous émouvoir, il ne cherche pas à se cacher en faisant de la performance (et je pense que le regard de Pialat aide beaucoup), et puis il a une voix reconnaissable entre toutes, n'importe quel francophone connaît la voix de Depardieu, c'est quelqu'un d'extraordinaire. Il porte le film à lui tout seul.
Bon le début laisse donc croire une sorte de faux documentaire, puis petit à petit les personnages prennent le dessus, il n'y a plus d'affaire juste des gens qui se rencontrent, qui se perdent, s'aiment. Et je trouve ça très beau.
Alors il y a peut-être une ou deux longueurs (chose rare chez Pialat je dirai), mais ça reste un très beau film, où cette mise en scène va capter le réel chez les acteurs, Sophie Marceau que je ne connais que très peu est ici splendide, touchante dans son rôle de menteuse, et c'est là que le film est génial son personnage qui aurait été très manichéen chez quelqu'un d'autre est ici juste vrai, il est très ambigüe, tous les personnages le sont dans le film d'ailleurs, il n'y a pas de vrais méchants, le film est au dessus de tout ça, et surtout ne juge pas ses personnages. J'ai trouvé le film très tendre contrairement à d'autres Pialat (nous ne vieillirons pas ensemble ou bien à nos amours), un comme pour le Garçu, une tendresse ma foi qui est la bienvenue elle aussi.
Police s'il n'est pas un film parlant de police n'en reste pas néanmoins un bon film qu'il faut savourer.
Le titre est très osé, pour appeler son film Police, il faut être culotté, surtout pour sortir ce film à la fin. Parce que Police pourrait être le titre d'un documentaire de Depardon, d'ailleurs ça commence un peu comme Faits Divers (sorti 3 ans avant Police), un policier magnifiquement interprété par Depardieu, interrogeant un suspect, sauf que le film de Depardon, ce n'était que ça, Pialat lui il s'en cogne un peu de la police j'ai l'impression, ce qui compte c'est les personnages, d'ailleurs ça a toujours été le cas dans ses films, il n'y a jamais de réelle intrigue, et là encore moins, ce film n'est pas un film policier, c'est un film avec des policiers, des bandits, mais c'est tout, c'est la même chose que ces autres films dans le fond, c'est à dire un film avec des gens pas forcément très doués, très gentils, très bons, mais des gens, des vrais gens.
Alors même si c'est sans doute le Pialat que j'aime le moins avec Loulou (mais celui là j'ai pas accroché, il faudrait que je le revoie), ça n'en reste pas moins un bon film, très intéressant. Le cinéma de Pialat c'est presque du naturalisme, tous ses personnages ont une consistance, une âme.
Il faut souligner une chose dans le film c'est Depardieu qui est un acteur exceptionnel, dommage que dernièrement il s'est un peu perdu en route (même si de temps en temps il refait un bon film), il est douceur, il est colère, le personnage c'est lui, je veux dire, il ne joue pas, quelque part c'est lui qui est devant l'écran à nous émouvoir, il ne cherche pas à se cacher en faisant de la performance (et je pense que le regard de Pialat aide beaucoup), et puis il a une voix reconnaissable entre toutes, n'importe quel francophone connaît la voix de Depardieu, c'est quelqu'un d'extraordinaire. Il porte le film à lui tout seul.
Bon le début laisse donc croire une sorte de faux documentaire, puis petit à petit les personnages prennent le dessus, il n'y a plus d'affaire juste des gens qui se rencontrent, qui se perdent, s'aiment. Et je trouve ça très beau.
Alors il y a peut-être une ou deux longueurs (chose rare chez Pialat je dirai), mais ça reste un très beau film, où cette mise en scène va capter le réel chez les acteurs, Sophie Marceau que je ne connais que très peu est ici splendide, touchante dans son rôle de menteuse, et c'est là que le film est génial son personnage qui aurait été très manichéen chez quelqu'un d'autre est ici juste vrai, il est très ambigüe, tous les personnages le sont dans le film d'ailleurs, il n'y a pas de vrais méchants, le film est au dessus de tout ça, et surtout ne juge pas ses personnages. J'ai trouvé le film très tendre contrairement à d'autres Pialat (nous ne vieillirons pas ensemble ou bien à nos amours), un comme pour le Garçu, une tendresse ma foi qui est la bienvenue elle aussi.
Police s'il n'est pas un film parlant de police n'en reste pas néanmoins un bon film qu'il faut savourer.
Bon film policier français, sombre et authentique, pas très populaire malgré un super casting pour l'époque. Il est évident que le film "Polisse" réalisé par Maïwenn a été en grande partie pompé sur ce film.
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