Le Retour de Frankenstein
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MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 septembre 2016
800ème critique sur Sens Critique. Fallait que je choisisse un film que j'aime un minimum, avec un acteur que j'apprécie réellement. Le réalisateur était optionnel, mais ça tombe bien, c'est un grand faiseur de chef-d'oeuvres. Réunissez de nouveau Frankenstein avec Peter Cushing et Terence Fisher, et vous aurez de quoi prendre un panar total et incroyable pendant plus d'une heure et demi, temps un poil trop court pour une telle oeuvre. Mais d'un autre côté, le film ne s'embarque pas dans des dialogues et des situations inutiles; car s'il est court, c'est qu'il l'est pour garder un bon rythme, pour intéresser le spectateur comme il se doit. Fisher fait donc preuve d'une grande maîtrise de son art, pour changer; maîtrise doublement mise en avant par son travail de mise en scène propre et efficace, sans bavure et très plaisant. Fisher avait ce petit quelque chose qui le démarquait de tous les autres faiseurs d'oeuvres fantastiques de la Hammer; unique, inoubliable metteur en scène de ce chef-d'oeuvre de premier Frankenstein, il réalisait ses métrages comme aucun autre ne l'a jamais fait dans le genre. Un film dont il se chargeait, c'était presque constamment gage de qualité. Bien entendu, il en va de même pour ce troisième ou quatrième Frankenstein ( la Hammer a produit tellement de suites aux Frankenstein et Dracula initiaux que je m'y perds quelques peu ). Sous sa tutelle, un Peter Cushing démoniaque et doublement plus charismatique, qu'il joue enfin le rôle d'un sacré psychopathe, d'un authentique salaud. J'aime tout particulièrement cette nouvelle approche de Frankenstein, extrêmement différente de tout ce que l'on a pu faire depuis, et du roman initial. Parce qu'il faut bien comprendre que lorsque l'on désire faire une saga d'une oeuvre de moins de 300 pages ( à peine plus de 200, si mes souvenirs sont bons ), il faut radicalement changer certains détails. Ainsi, loin du pauvre savant qui meurt de sa création, le Frankenstein de Cushing se trouve plus dans le stéréotype du savant fou maintes fois vu au cinéma, sans que cela n'entache la particulière vie de ce personnage hors du commun. Brutal, mauvais et sans concession, le protagoniste du film s'avère en être le plus grand méchant. Point de vue original repris par bien d'autres oeuvres ultérieures; sans dire que c'est ce film qui l'a inventé ( ce qui s'avèrerait fort peu probable ), il reste à souligner que le "Docteur Frankenstein" de 2015 reprenait ce détail, ainsi que tant d'autres des films sur le baron période Cushing. Un acteur d'ailleurs extrêmement en forme, et qui manie son personnage avec le charisme et l'effroi d'un Lee, sans pour autant s'avérer froid, glacial à la manière du maître des vampires, du plus célèbre et sublime suceur de sang qui puisse exister. Voilà donc un personnage interprété avec justesse, ferveur et passion, sans que les efforts présentés ne soient jamais relâchés. En somme, c'est une maîtrise constante et régulière dont fait preuve le grand acteur. Une maîtrise d'ailleurs présente dans la mise en scène, comme précédemment évoqué, et qui s'allie parfaitement à ce magnifique cinémascope, aux couleurs si belles et esthétiques, et donnant la part belle à des décors somptueux, ainsi que des costumes irréprochables. Le reste du casting est également très honorable, si ce n'est cette créature légèrement décevante, car beaucoup trop humaine et peu charismatique ( elle change clairement de l'imposant Lee, inoubliable dans le film qui ouvrait la franchise ), et cette fin beaucoup trop brutale, presque bâclée. Une fin qui m'empêche de lui mettre la note supérieure, attribuée aux chef-d'oeuvres; car il l'aurait, toujours à mon goût, amplement mérité. Seulement voilà, la fin gâche tout, tant elle nous laisse sur notre fin; la conclusion aurait pu être parfaite, si le métrage avait été prolongé de quelques plans plus fins et approfondis. N'en demeure un grand film, pour de grands artistes. Un classique. Un must see.
djacno T.
djacno T.

42 abonnés 858 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2014
Malgré une réalisation peu rigoureuse qui rompt avec les codes de la hammer et des incohérences scénaristiques, le film reste très captivant en raison d'un Frankenstein particulièrement inhumain et de seconds rôles dans le ton. La philosophie humaniste de Shelley laisse place à la main gore de jack l'éventreur. Une excellente surprise
Shawn777

805 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 janvier 2026
C’est Terrence Fisher qui revient à la réalisation de ce cinquième épisode du cycle "Frankenstein" et on peut dire que le bonhomme est décidément obsédé par la transplantation de cerveaux, davantage que par la création d’un nouvel être fait de différents bouts de corps. Et c’est plutôt une bonne chose car cela permet d’amener "Frankenstein" et son mythe un peu ailleurs mais seulement, au bout de trois films (sans compter le premier et le troisième qui était un espèce de reboot), ça en devient tout de même un peu lassant !
Ainsi, comme d’habitude, Frankenstein a un nom d’emprunt car tout le monde le croit mort une bonne fois pour toutes. Mais il s’obstine dans ses expériences macabres et cherche cette fois à sauver son collègue, le docteur Brandt, avec qui il partageait ses expériences peu éthiques. Et du coup, pour le sortir de sa folie (oui car il est dans un hôpital psychiatrique), quoi de mieux qu’une transplantation de cerveau dans un corps sain ? Pour cette sinistre entreprise, il sera aidé de Karl, un apprenti médecin qu’il fait chanter pour trafic de cocaïne.
Bref, un long synopsis mais pour pas grand-chose. Et en même temps, je dois avouer que je me rends bien compte ne pas être très fan de ce cycle de la Hammer, contrairement aux "Dracula" par exemple que je trouvais bien plus divertissants et plus proches du style gothique, inhérent à la Hammer. Car c’est bien ça qui pêche ici, le film n’est jamais spécialement entraînant, tout est assez lent et puis, encore une fois, il ne se passe pas grand-chose. Il n’y a même plus de nouveauté puisque la transplantation a donc déjà été traitée dans plusieurs films de la saga.
Et en plus, pour essayer de remédier à cela (et surtout apporter un peu plus de contenu racoleur à l’ensemble), les producteurs ont casés aux forceps une scène de viol qui n’a absolument rien à faire là, en plus de rendre Frankenstein encore plus inutilement cruel. Car certes, ces actes sont cruels mais motivés par la science, ce n’est jamais gratuit. Hors ici, on a cette scène qui sort de nulle part et qui ne servira d’ailleurs à rien dans l’intrigue.
Alors on a tout de même un peu plus de « gore » (pour l’époque du moins et surtout suggéré avec le son, ce qui fonctionne très bien), ce qui ne sauvera malheureusement pas le film de son rythme bien trop trainant. Ainsi, "Le Retour de Frankenstein" n’est ni bon, ni mauvais, il est juste là.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 décembre 2014
Pour ce cinquième round, Peter Cushing incarne un Frankenstein plus machiavélique que jamais ! Habituellement très ambigu, le personnage tient presque ici de Jack l'Eventreur, et s'avère cruel, manipulateur, assassin, et violeur par dessus le marché (bien que la scène du viol ait été exigée par les producteurs, contre l'avis du réalisateur ou des acteurs). Mais le tout avec le flegme et le charisme de Cushing, qui confère un mélange assez unique d'horreur et de classe au personnage. Pour le reste, la réalisation de Fischer est de bonne tenue, et offre plusieurs scènes réussies (séquences d'opérations, final enflammé...). Par ailleurs, le scénario reprend le thème de la transplantation, déjà présent dans le deuxième volet, mais le creuse ici davantage. Le film, et surtout le dernier acte, pose en effet certaines questions éthiques sur les dérives du progrès, et les réactions du patient et de ses proches face à des transplantations salvatrices mais importantes (un thème toujours d'actualité). Ainsi, "Frankenstein Must Be Destroyed" est une suite très appréciable, qui montre que la Hammer peut maintenir une certaine qualité malgré la longueur de ses franchises...
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2025
Frankenstein must be destroyed a l’intelligence de peindre le docteur sous les traits de sa créature, c’est-à-dire tel un être composite animé par les différents corps qu’il s’approprie, en témoigne la séquence d’agression en chambre ressemblant aux agissements d’un vampire. Terence Fisher s’attache en effet à l’absence de reconnaissance, qu’il décline du plan scientifique, faisant du baron un génie incompris qui n’a que le mot « progrès » à la bouche, au plan affectif à mesure que la relation réciproque entre les personnages devient triangulaire : la belle maîtresse de maison voit vivre sous son toit deux hommes, spoiler: l’un étant le bourreau de son compagnon, qui tendent à se confondre par une dégradation du corps de l’un au profit de la vigueur retrouvée du corps de l’autre
. En parallèle, deux docteurs échangent malgré eux leur cerveau respectif, de sorte à rendre méconnaissable l’époux quand ce dernier se présente à sa moitié sous les traits de l’autre. L’ouverture, en tout point remarquable, préfigure ce vertige d’autrui entendu comme double potentiel : la malle qui semble circuler en autonomie, filmée en mouvement par des gros plans, contient l’autre visage de celui qui avance masqué – nous ne percevons d’ailleurs que sa silhouette –, métaphore que reprendra la trilogie Basket Case (Frank Henenlotter), dont le premier film sortira treize ans plus tard.
Nicolas S.
Nicolas S.

130 abonnés 1 591 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 novembre 2019
L'idée de base du "Retour de Frankenstein" est intéressante et réinvente le mythe. Il s'agit non pas de réanimer un défunt mais de transférer le cerveau d'un dément dans le corps d'une autre personne et de le soigner dans ce corps.

Grâce à ce pitch, on reconnaît l'oeuvre de Mary Shelley mais on la trouve réinventée pour ne pas tourner en rond. Cette fois-ci, c'est la chirurgie qui est visée par la critique des scénaristes qui, sans règles de bioéthique, mène à des abominations.

Et la figure du savant fou, le baron Frankenstein, est incarnée par le grand Peter Cushing, habitué des films de la Hammer et toujours aussi flegmatique et talentueux.

Pourtant, malgré ces qualités indéniables, j'ai le sentiment d'avoir vu un film beau esthétiquement mais un peu vide. La faute peut-être à des acteurs secondaires moins convaincants ? A une histoire un peu courte et linéaire ? A des pistes intéressantes vite abandonnées (à l'image de ce début de traque à la Sherlock Holmes par un inspecteur de la police qui tourne court et qui est assez frustrante) ?

Mais ce qui m'a le plus dérangé, c'est une scène pour laquelle l'acteur principal, Cushing, s'est excusé auprès de Veronica Carlson. Une scène ajoutée à la dernière minute, incohérente, inutile, outrancière et issue d'un caprice d'un des fondateurs de la Hammer qui reprochait l'absence de sexe dans ce film : la spoiler: scène du viol
. A travers cette scène, on perçoit que le film a été fait moins pour des raisons artistiques que financières (au mauvais sens du terme : l'argent guide les choix artistiques et coche des cases pour satisfaire le spectateur).

C'est d'autant plus agaçant qu'il y avait un véritable potentiel pour en faire un grand film de la Hammer !
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 juin 2013
Cinquième film de la Hamer à mettre en scène le personnage de Frankenstein (le baron, et non la créature). Ce film reflète l'époque de son tournage (1969) où l'érotisme et la violence ont brisées les barrières de la censure. Ainsi, Frankenstein est très loin d'être raffiné dans ce film. Sadique, autoritaire, cynique et même pervers, dans une scène de viol (censurée en Angleterre) qui n'est là que pour apporter une touche érotique au film et qui est assez injustifiée.
La prestation technique est assez déplorable dans ce film, que ce soit les décors pauvres, les costumes ou la coiffure beatnik 60's de l'assistant de Frankenstein. Mais surtout une lumière très moche avec un festival d'ombres dans tous les sens. Ou de grossières erreurs de mise en scène.
Et pourtant quelque chose nous retiens jusqu'à la fin du film...
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2013
Le mythe se renouvelle en utilisant la greffe du cerveau! En 1969, avec "Frankenstein Must Be Destroyed", Terence Fisher nous prouve que, malgrè tout, le feu n'est pas forcèment purificateur! Le phènix renaît toujours de ses cendres pour surprendre le spectateur! Classique sulfureux avec un humour noir cinglant, c'est l'avant dernier coup d'archet de Fisher qui signe ici un film fantastique nerveux, secondè par une èquipe technique de choc et des acteurs impeccables! Et puis surtout le personnage incarnè par Peter Cushing alias baron Frankenstein n'a ètè à ce point dèmoniaque, cynique, hallucinè! De la sèrie Frankensteinienne de la Hamer, "Frankenstein Must Be Destroyed" est plutôt bien torchè pour un film rèalisè à l'aube des seventies...
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 avril 2017
Après un quatrième épisode plutôt enthousiasmant, la saga "Frankenstein" s’offre un cinquième opus atypique et, au final inégal. Les premières images m’ont fait un peu peur tant elles laissaient croire que la mise en scène serait totalement sacrifiée sur l’autel d’un modernisme au détriment de l’élégance des réalisations précédentes. Il n’en sera, heureusement, rien (il faut croire que la séquence a été mise en boite par l’équipe B et non par Terence Fisher) mais cette scène d’ouverture marque pour autant, une véritable rupture avec le reste de la saga en ce qu’elle présente le Baron Frankenstein sous un angle qui n’a jamais été aussi monstrueux. Lui qui paraissait presque gentil dans "Frankenstein créa la femme", il se voit, ici, affublé des pires vices. spoiler: Il tue, désormais, avec un sang-froid glaçant (il n’avait, jusque-là tué qu’une fois dans le premier épisode et par opportunité), il n’hésite pas à imposer un ignoble chantage à un jeune couple, il se montre agressif comme jamais et, pire que tout, il n’hésite pas à violer son hôte par pur plaisir !
On comprend mieux que son interprète Peter Cushing ait été mal à l’aise avec l’évolution de son personnage, au point de spoiler: s’excuser auprès de sa partenaire pour cette scène de viol, rajoutée à la dernière minute pour… insuffler un peu de sexe dans la saga
! L’évolution du personnage est à l’image de l’évolution de la Hammer à cette époque : prêt à toutes les dérives pour survivre, quitte à dénaturer ce qui a fait le succès des épisodes précédents. Pour autant, cette évolution aurait pu être parfaitement acceptable si elle s’était inscrite dans une logique cohérente. Malheureusement, le film lui-même est bancal. Le scénario oscille entre une noirceur oppressante et un manque de densité un peu coupable. On retrouve, ainsi, une structure narrative semblable à ce que l’on connait déjà spoiler: (l’obsession du Baron, une opération qui réussit, un monstre rapiécé pas forcément très original, des conséquences désastreuses…)
mais avec un nombre de victimes plus conséquentes. A ce titre, le final est un grand moment de noirceur spoiler: qui laisse tout le monde sur le carreau
, avec, en point d’orgue, un plan assez magistral sur spoiler: la Créature contraignant son créateur à brûler avec elle dans les flammes de la villa
. On est, également, dérouté par le traitement de la violence puisque le film commence très fort spoiler: (le masque flippant du Baron, la tête décapitée…)
pour finalement s’assagir de façon assez invraisemblable. Le rythme de la mise en scène est, également, moins soutenu… à moins que ce ne soient les personnages secondaires qui peinent à passionner et, ainsi, densifier le récit. Les deux victimes de Frankenstein, à savoir la nunuche Anna (Veronica Carlson) et l'assistant malgré lui Karl (Simon Ward, au physique plus atypique que son jeu) apparaissent assez limités, tout comme le reste du casting qui ne marquera pas les esprits. "Le retour de Frankenstein" n’a, donc, pas grand-chose de nouveau à dire et ne doit son intérêt qu’à l’interprétation diabolique de Peter Cushing et, plus généralement, la noirceur de son propos. Il n’en demeure pas moins l’un des épisodes les moins réussis (avec "L’empreinte de Frankenstein").
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 mai 2019
Mon quatrième film sur le docteur foldingue Frankenstein, c’est bien, sans plus égalé le chef-d’œuvre. En une scène choc pour montrer le véritable côté révélé méchant du Sir baron anglais, j’en ai terminé avec lui en terme série filmographie du monstre de Stein selon ce réalisateur. Il fut persécuté par la religion en raison de ses expérimentations scientifiques interdites blasphématoires, un Dieu au dessus des dogmes par la manipulation médico-anatomique réglementée par la loi des hommes. Derrière le scénario, les producteurs ont voulus faire un coup d’éclat controversé pour attirer l’attention des spectateurs, le protagoniste sera la représentation parfaite du scientifique fou maléfique de la culture populaire. Il relèvera d’abord l’ambiguïté puis du vilain pur, la complexité d’un personnage atypique de fiction dont il ne faut surtout pas s’y attacher, ce sera de l’histoire obscure des âges sombres.
TCovert
TCovert

102 abonnés 383 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juillet 2011
Le Retour de Frankenstein est le 5ème film du cycle Frankenstein de la Hammer, l’histoire n’a maintenant plus grand-chose à avoir avec l’originale, il reste seulement le personnage de Frankenstein. Et bien on peut dire que Terence Fisher et la Hammer frappe fort avec ce 5ème film qui se hisse aisément vers les meilleurs du célèbre studio britannique. Le Retour de Frankenstein est un film incroyablement riche et passionnant qui se déroule sur un rythme complètement maîtrisé, alliant action, suspens et horreur avec brio. La mise en scène de Fisher est superbe, il montre plus et bouge sa caméra un peu plus tout en offrant des cadrages superbes épaulé par la magnifique photographie pleine de couleurs vives caractéristiques de la Hammer. La musique est excellente et très présente et rappel à quel point le studio a toujours été bon dans ce domaine sans pour autant que les compositeurs se fassent un nom. Le scénario a quelques défauts (je pense à la facilité dont Frankenstein s’entoure du couple) mais ce n’est rien comparé à ses qualités, il est plein de rebondissements et d’idées tordues bienvenues et surtout il ne se perd jamais. Peter Cushing est une nouvelle fois la clef de voûte de l’œuvre, son charisme et son talent sont définitivement uniques, il est ici plus méchant et même pervers que dans ses précédents apparitions en Frankenstein. Les comédiens qui jouent le jeune couple sont satisfaisants et heureusement le film ne tombe pas dans la romance superflue et mal traitée, la femme est jouée par la splendide Veronica Carlson qui amène évidemment l’érotisme au film. A noter aussi la performance de l’acteur qui interprète le docteur Brandt (dans son nouveau corps) qui aussi en place. Bref, de la superbe séquence initiale au final grandiose, ce film est un vrai plaisir.
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2015
les studios Hammer restent célèbres, encore aujourd'hui, pour la qualité des films fantastiques qu'ils ont produit par le passé et l'ambiance si particulière qui les caractérisaient alors. Certes aujourd'hui, à l'heure du tout numérique, l'ensemble peut paraître un peu kitch et désuet. Mais il faut quand même reconnaître que le scénario, très imaginatif, a beaucoup de charme, tout comme les décors et la superbe photographie couleur, typique de ces vieux films de la fin des années 1960. « Le retour de Frankenstein » est le quatrième d'une série de cinq films consacrés au célèbre Baron Victor Frankenstein. L'histoire s'éloigne radicalement du roman de Mary Shelley pour n'en garder que le personnage principal, joué avec brio par Peter Cushing. Exit, donc, la fameuse créature rafistolée ; ici, on se concentre sur une nouvelle méthode de transplantation de cerveaux humains et les cobayes sont peu consentants (héhé!). Le suspense fonctionne parfaitement et on prend un réel plaisir à se laisser embarquer dans cette aventure délicieusement démodée. Quelques petites scènes presque gores épicent légèrement la sauce, tout comme la touche délicatement érotique apportée par la belle Véronica Carlson. Pour résumer, « le retour de Frankenstein » est un très bon moment de cinéma vintage que je recommande grandement aux amateurs du genre.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2013
Fisher n'y est pas allé de main morte en nous décrivant un Baron Frankenstein (incarné par un Peter Cushing en pleine forme), manipulateur, autoritaire, cruel, sans aucun scrupule à ce point qu'il crève absolument l'écran. Le scénario est bien construit, les personnages secondaires sont bien campé (le chef de la police est absolument génial). Certaines scènes sont remarquables (le tuyau du jardin qui pète) Et puis il y a Veronica Carlson dont la beauté nous enchante. Un chef d'œuvre de la Hammer, donc !
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2008
La saga Frankenstein des studios Hammer ressemble à celle des studios Universal. Le premier opus est une adaptation un peu appliquée du roman de Shelley, les suites donnent l'occasion aux réalisateurs James Whales et Terence Fisher et à leurs scénaristes de se lacher. Via l‘idée de la greffe du cerveau, "Le retour de Frankenstein" est une variation étonnante sur la distorsion du corps et de l'esprit. Les films suivants vont encore plus loin dans le délire scénaristique accompagné de l'humour à froid britannique. Un vrais régal!
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