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Lotorski
26 abonnés
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1,0
Publiée le 11 septembre 2008
Ce film d'Hitchcock ne parvient pas à emballer le spectateur : peu de suspense, un scénario qui part un peu dans toutes les directions... Quelque rares scènes éveillent l'intérêt.
Un très gros film de Hitchock une belle intrigue , mais surtout incroyablement visionnaire. IL fallait oser en 1969, dire tout cela sur Cuba, montrer la réalité , la farce de ce régime corrompu. Tous cela est parfaitement juste, en dehors du politiquement correct de l'époque. Le mélange de vraies scènes de Castro , des foules de la Havane , et des héros du film sont parfaitement réussies. L'intrigue amoureuse est aussi " non conventionnelle" , car chacun dans le couple trompe l'autre. Le dernier tiers à Paris est aussi excellent , avec de très belles prestations de Noiret et Piccoli. Les deux actrices principales sont superbes. Le retournement de situation finale est très bon . Un régal, pour un film qui très bien vieillit.Un grand cru.
Alfred Hitchcock nous plonge en pleine Guerre froide, pendant le conflit cubain. Le rythme est lent, mais suspense et tension sont bel et bien au rendez-vous. Un bon cru.
Le film le moins convaincant d'Hitchcock :faiblesse de l'interprétation (triste Stafford...), partis-pris non réalistes (tout le monde parle anglais, les Cubains comme les Français, même entre eux...) et lourdeur d'une intrigue particulièrement difficile à suivre. Comparé à l'autre long-métrage d'espionnage réalisé par le cinéaste durant cette même décennie ("Le rideau déchiré"), "L'étau" est loin du compte.
Avant-dernier film américain d’Alfred Hitchcock, «Topaz» (USA, 1969) marque l’incursion redoublée du cinéaste dans le champ déclaré de la politique. Après son récit de contre-espionnage établi dans «Torn Curtain», Hitchcock élit de nouveau le même terrain dramatique pour y développer un récit international d’espionnage. La figure de l’espion, paradoxalement peu employée par Hitchcock, offre des possibilités dramaturgiques adéquates pour jouer de vérités et de contre-vérités, système de progression narrative cher au cinéaste. «Topaz» croise différents itinéraires, élit plusieurs personnages pour dresser le portrait riche d’un monde où, au-delà de la bipolarisation des nations, se cache une complexité plus retorse. Considéré comme un des plus mauvais films du cinéaste, détesté par Hitchcock lui-même (n’y ayant pas pu exercer son plein contrôle), «Topaz» jouit pourtant de qualité qui manque à «Torn Curtain» ou même à «Frenzy». Bien sûr, l’intrigue y est moins explicitement lisible, les personnages sont écrits avec moins de profondeur. Néanmoins la rigueur de la mise en scène, la précision des cadrages et de leurs articulations respectives confèrent au film une teneur qui manque aux autres. Certains plans, dans leur durée, titubent. Notoirement, un des derniers où le personnage de Michel Piccoli est sensé rentrer chez lui. Nous ne voyons de son corps qu’une masse sombre passer le pas de la porte. En vérité, il s’agit de la reprise d’un plan précédent où Philippe Noiret entrait par la même porte. Par faute de temps au tournage, Hitchcock utilisa ce plan au montage, à l’extrême instant où il se termine, pour lui donner un sens nouveau. «Topaz» est bancal, il titube de n’avoir pas les perfections des grands Hitchcock. Et c’est justement de cette incertitude, ce sont ces scories dignes d’un premier film qui lui prêtent tout son charme.
Ce thriller d'espionnage se laisse bien regardé et l'histoire est assez prenante. Cependant, je n'ai pas retrouvé tout le génie d'Hitchcock. Côté acteurs, ils sont convaincant.
Ne bénéficiant étonnamment pas d'une bonne réputation, "L'Etau" est pourtant un très bon film d'espionnage d'Alfred Hitchcock. Se plaçant dans le contexte de la guerre froide au moment des tensions entre les Etats Unis et Cuba, le scénario se montre classique pour le genre mais particulièrement prenant, probablement parce que vraisemblable grâce à ses références à la vraie Histoire. La réalisation se montre toujours aussi efficace et Hithcock arrive à maintenir l'attention sans ennui du début à la fin. Les acteurs sont comme à leur habitudes bien dirigés et je ne comprend pas les critiques à l'encontre de Frederick Stafford. Son jeu est sobre mais tout à fait juste. Un bon Hitchcock qui ne mérite pas ses critiques négatives !
Bon film d'espionnage, où l'on retrouve par certains aspect tout ce que l'on aime dans les james bond. Ce qui est dommage pour moi est que la fin du film est un peu bouclé à la va vite.
Drôle de destin pour un chef-d’œuvre. « Topaz » a été boudé par tout le monde dès sa sortie. Les américains n’ont pas retrouvé leurs marques habituelles. Aucune star américaine du moment n’est présente dans ce film. Le compositeur (Jarre), plusieurs techniciens, et les acteurs, en majorité européens, étaient totalement inconnus des américains. En outre, l’infidélité réciproque des deux époux et principaux protagonistes, éraflait la morale protestante US. Quand au public Européen, et surtout le public français, il a boudé le film pour des raisons toutes aussi « conjoncturelles » et peu en rapport avec ses qualités artistiques intrinsèques. Mettre en exergue la présence d’un réseau de traître dans le gouvernement français a éraflé pour longtemps la fierté gauloise. Pourtant, l’ouverture d’archives par les soviétiques, et les nombreux témoignages d’anciens membres du parti communiste français, n’ont cessé d’empiler les preuves attestant de la présence en France de nombreuses « taupes » haut placées à la solde des soviétiques, et ce, depuis les années quarante. La taupe la plus connue étant Charles Hernu, ministre de la Défense sous Mitterrand. Avec le temps, des milliers de spectaculaires défections, l’effondrement du bloc socialiste, le politiquement correct s’est érodé, et « Torn Curtain » ainsi que « Topaz » vont être enfin jugés à leur vraie valeur: celle de deux chefs d’œuvre du film d’espionnage; contenant non seulement de nombreuses et géniales trouvailles du maître, mais aussi la preuve qu'il savait coller à la réalité de son temps. Lui, qui connaissait bien l’Europe et le penchant de la majorité de ses intellectuels pour le marxisme-léninisme voulait artistiquement porter sa contribution dans le combat visant à dénoncer les dictatures pro soviétiques. Un aspect de Hitch trop longtemps méprisé: le cinéaste engagé.
Un thriller d'espionnage haletant signé Alfred Hitchcock ! Une fascinante histoire se déroulant en plein cour de la guerre froide (une histoire d'espionnage inspirée de faits réels), mise en scene superbement, on a bien la patte du grand cinéaste... Et on a affaire a un scenario naturellement ficelé merveilleusement bien, beaucoup de suspens, une histoire racontée tres justement, une parfaite maitrise ! Un tres bon Hitchcock.
Evidemment quand on s'apprête à visionner un Hitchcock on s'attend toujours (et on ne peut s'en empêcher) de retrouver là un nouveau Psycho ou un nouveau Vertigo, alors bien sûr à la fin de Topaz on est un peu déçu... Mais soyons objectifs, si premièrement le film déçoit c'est que sa fin est totalement lamentable et que c'est ce qui nous reste en tête. Mais cette fin là n'est pas celle du maître, elle lui a été imposée, magouillée à la va-vite elle laisse le tout sur un désagréable ton d'inachevé. La vraie fin elle, était une digne de Hitchcok, mais les critiques la trouvèrent ridicule (allez savoir pourquoi). Emputé d'un nombre considérable de scènes, le film en souffre, car pour Hitch qui préparait minutieusement scènes sur papiers et montage dans sa tête avant même de tourner, remanier son travail c'était le tuer. Ensuite il y a de nombreuses choses qui ne vont pas, à commencer par la femme du héros, totalement insupportable avec son accent français et ses répliques à la "Feux de l'amour" (excusez la référence ms "I don't want you to be killed" agrémenté de plusieurs battements de cils ne fait pas vraiment effet). Et puis comme l'a très justement fait remarqué un critique, il manque LA star avec un grand S, le Cary Grant et la Grace Kelly qui attiraient les foules pour aller voir North by Northwest ou Rear Window, pourtant le scénario lui n'est pas mauvais du tout et captive totalement notre attention avec quelques scènes dont Hitch a le secret et notamment celle ou Juanita meurt, prise en plongée, on la voit s'effondrer, sa robe violette symbolisant la mare de sang, totalement sublime ! Alors certes le maître du suspense vieillit, mais ce film là lui a été saboté, et le résultat est ce qu'il est, un peu bancal mais efficace, heureusement marqué de son sceau sur nombre de scènes majeures... A voir pour n'importe qui souhaitant visionner un bon film d'espionnage, à déconseiller cependant à ceux qui souhaitent découvrir Hitchcock
Clairement selon moi l'un des pires Hitchcock.Un James Bond rallongé,sans scène d'action,sans humour ce qui est rare chez Hitchcock et avec un héros sans charisme aucun.Le pire étant évidemment que les cubains parlent anglais entre eux (les français aussi!).Il reste les sublimes Karin Dor (tiens tiens elle jouait pas dans un ...James Bond ?) & Dany Robin.Ça dure 2 h ,ça en paraît 5.La fin est ridicule et totalement bâclée.A éviter.
Un récit d'espionnage classique,qui manque de la vision sarcastique habituelle d'Alfred Hitchcock,ou de son sens du suspense. L'intégralité du film se base dans des pièces quelconques,où se nouent toutefois des affaires d'importance internationale comme ici la crise des missiles de Cuba. "L'Etau"(1969),en tant que tel,est plutôt intéressant à suivre tant il joue sur les notions de duplicité,de trahison,de complot,de paranoïa,qui rythmait le quotidien de la Guerre Froide. Hitchcock a du mal à rester neutre,et prend parti pour les Américains .Son agent français(Fredrik Stafford,OSS 117 dans la série)est un émule de James Bond,autant pour séduire les femmes que pour sa décontraction. Il est étonnant de retrouver là Michel Piccolo et Philippe Noiret(dont la jambe alors cassée fut intégrée au scénario),d'autant que leur importance est capitale. Après,on sent que le film a été mutilé au montage par des producteurs peu soucieux de simplifier ou de demêler les fils. Il y a aussi cet agacement à voir les acteurs si guindés et peu expressifs. Beaucoup de scories pour ce Hitchcock d'assez sinistre mémoire.
Tout grand réalisateur connait des bas dans sa carrière. "Topaz" en est la parfaite illustration. Hitchcock a beau avoir soigné les décors, les mises en scène et les plans (le travelling reste son point fort), son film ne parvient jamais à décoller. Pire, il s'est empêtré dans des rebondissements grotesques d'une affaire d'espionnage international des plus soporifiques. Les acteurs eux-mêmes ont l'air de s'ennuyer et de devoir surjouer. A tel point que même l'acteur principal, Frederick Stafford, ressemble à un parpaing sous tranxen. Ce ne sont pas les apparitions des quelques acteurs Français qui changeront la donne, ni la musique barbante de Maurice Jarre. A moins d'être passionné par la "guerre froide", "Topaz" (durée : 2 heures!) permet uniquement de faire des économies en tisanes. On se console comme on peut.
Tourné entre " Le Rideau Déchiré " et " Frenzy ", ce 55ème long métrage d'Alfred Hitchcock est clairement l'un des moins réussi du réalisateur. Cette histoire d'espionnage possède un premier quart d'heure assez intéressant, par contre le reste de l'oeuvre se suit avec beaucoup d'ennui, et à part sur certaines séqeunces, on arrive jamais à retrouver le style qui à fait la renommer du metteur en scène. En plus, l'ensemble de la distribution n'est vraiment pas à la hauteur, notamment en ce qui concerne Frederick Stafford qui manque cruellement de charisme par rapport au personnage de André Devereaux, et qui est à mon sens une grossière erreur au niveau du casting. En fait, les seuls atouts de ce film sont à mettre à l'actif d'une part de Maurice Jarre qui signe un partition musicale vraiment agréable à écouter, et d'autre part de Jack Hildyard qui nous offre une photographie assez soignée dans son ensemble. Il s'agit donc au final d'une oeuvre clairement décevante de la part d'un tel metteur en scène et que l'on à du mal à visionner jusqu'à la fin.