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Aulanius
229 abonnés
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2,0
Publiée le 30 mai 2011
Très déçu par ce film aux faux airs de frères Cohen ... même acteurs, même style, beaucoup de choses sont reprises, c'est dommage car il est toujours plus attrayant de voir le genre de chacun. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le sujet principal est osé, qui aurait pu penser (il y en a surement mais ...) que faire la pub pour des cigarettes n'aurait pu ne pas attirer les foudres du public ? A ce niveau, rien à redire, c'est original. Les acteurs ne sont pas particulièrement convaincants même si le casting est des plus intéressants. La bande originale est quasi inexistante et les dialogues et monologues sont longs, très longs. Malgré 1h30, j'ai vraiment vu le temps passer et je ne me suis pas particulièrement marré alors que la situation loufoque était au rendez-vous. Je dois faire partir des rares personnes qui n'ont pas aimé "Thank you for smocking" mais il en faut bien. 9/20.
Un film tout simplement démoniaque et jouissif. sa fait longtemps que j'ai pas vu un film qui critique aussi bien foutu au lieu de prendre parti du côté des anti fumeurs on ce retrouve ici du côté des fumeurs et c'est exceptionnellement bien écrit. de plus les acteurs jouent tous très bien et le film est vraiment drôle.
Comédie originale qui prouve que l’Amérique sait encore ironiser sur elle-même et sa culture. Loin d’être une ode au tabagisme, Jason Reitman s’offre un délire culte aux répliques cinglantes, à l’humour très noir. Du grand cynisme pour du grand art auréolé d’un casting de luxe !
Nick Naylor est un proche parent de Yuri Orlov, le traficant d'arme de "Lord of War" : même personnalité attachante, même cynisme doublé d'une absence totale de mauvaise conscience ; et Jason Reitman emprunte quant à lui à Andrew Niccol l'usage (et parfois l'abus) de commentaires en voix off du héros.
Celui-ci déclare notamment à la fin : "Michael Jordan fait du basket, Charles Manson tue. Moi je parle. Tout le monde a un talent". Il y a aussi quelque chose de proche de Richard Hoover, le père de la famille de "Little Miss Sunshine", dans cette croyance américaine en la puissance d'entreprendre. Car non seulement Nick n'a pas de scrupule, mais il prend même plaisir à être honni par l'immense majorité de ses concitoyens. Il faut le voir, en représentation dans la classe de son fils, réduire à néant une fillette qui avait juste affirmé que sa mère disait que la cigarette tuait, en lui demandant sans se départir de son sourire si celle si était médecin, ou scientifique ? Ou encore, sur le plateau du talk show de Joan Lunden, réussir à rallier à sa cause un garçon victime du cancer en expliquant que l'industrie du tabac n'a aucun intéret à perdre ainsi un client...
Haï par le peuple américain, abandonné par son épouse, lâché dans la tourmente par ses employeurs, il a pour seuls amis deux lobbyistes avec lesquels il a fondé le club des MdM, pour Marchands de Mort : Polly Bailey, qui défend les producteurs d'alcool, et Bobby Bliss, représentant d'une association de marchands d'armes très inspirée de la NRA.
Aaron Eckhart est très bon dans ce rôle de bonimenteur, mélange d'énergie et de fragilité, comme une version obscure de Jimmy Stewart, un Mister Smith qui irait à Washington pour enfumer le Sénat. Il est accompagné par une kyrielle de seconds rôles réjouissants : William H. Macy en sénateur certes du bon côté, mais bien plus antipathique que Naylor, Robert Duval en parrain du tabac sudiste, Maria Melo (le Dr Ana del Amico dans "Urgences") en lobbyiste carnassière, ou encore Sam Elliott en cow-boy Marlboro mourant d'emphysème.
Il y a bien quelques lourdeurs excessivemnt démonstratives, comme cette dispute entre les trois lobbyistes où ils comptabilisent le nombre de morts dont leurs produits sont responsables, ou comme la relation entre Nick et son fils, concession aux family values, et qui motive la rédemption du héros. Mais une nouvelle fois, la comédie américaine réussit à montrer au plus grand nombre, et avec une efficacité certaine, les aberrations et les contradictions des systèmes économique, politique et médiatique de leur pays.
Un film à l'humour grinçant et noir faisant véhiculer des propos impossibles a promouvoirs comme le tabac, l'alcool et cie même si c'est le tabac dont il est question principalement. Le protagoniste principal est vraiment l'avocat du diable mais c'est assez drôle de voir un pourri pareil qui s'assume aussi bien.
Dans la veine des dramédies noires de la fin des années 90, comme L’Arriviste ou American Beauty: cynique, politiquement incorrect et très chargé en voix off et en arrêts sur image censés forcer l’identification du spectateur. Le film est donc un peu en retard sur son temps, par le ton et par le style, mais pas désagréable si on aime ce genre d’histoires confortablement inconfortables. Bien sûr, le scénario touche du doigt un sujet sensible, mais il le fait depuis une époque de large consensus sur la question. Il propose un héros complètement immoral, mais il lui donne un fils attachant qui permet de l’humaniser aux moments opportuns. Il esquisse un portrait satirique de quelques caractères du monde contemporain (la journaliste sans scrupules, l’homme d’affaires déconnecté, etc.) mais il tombe dans une caricature tellement absurde qu’elle en devient inoffensive. Bref, on reste dans un entre-deux qui colle finalement assez bien à l’écran de fumée que représente le personnage principal. Il faut le talent d’Aaron Eckhart, quelques dialogues bien sentis et cette jolie photographie aux tons chauds (très années 90, là aussi) pour nous séduire malgré tout.
Très bon sujet. Film original. A mon souvenir je n'ai vu personne fumer de cigarettes pendant ce film mais il m'a fait comprendre que trop de nico-patch c'est dangereux. -----Septembre 2012-----
Une excellente critique de notre société basé sur des lobbies très puissant, et qui font la pluie et le beau temps pour imposer leurs produits. Cette comédie est extrêmement cynique et perverse, mais totalement jouissive, un vrai bon moment, avec notamment les très bons MDM, pourris à souhait. A voir absolument.
Malgré son succès critique et public, Thank you for smoking me laisse froid. Je trouve que Aaron Eckhart ne parvient pas à faire vivre son personnage antipathique. La réalisation de Jason Reitman est assez clinique. Décidément, après Juno, je ne trouve toujours pas le film qui va me faire aimer Reitman. Le film brasse tous les clichés du film indépendant américain, essaye d'être piquant mais ne touche que rarement sa cible. Au contraire, je trouve qu'il y a finalement une certaine complaisance avec l'univers des lobbys. Comme si Reitman était trop fasciné par cet univers pour arriver à le critiquer. Bref, grosse déception.
Je viens revoir ce film que j’avais bien apprécié a sa sortie. C’est vraiment original, délicieusement amoral et très politiquement incorrect, avec une magnifique performance d’aaron eckhart, dans le rôle principal. Et finalement le message est d’autant plus fort qu’il n’est pas livré par un scénario académique et consensuel. A voir sans hésitation !
La prestation d'Aaron Eckhart est on ne peu plus honnete et la realisation parfaitement dans le ton... Mais le film polemique ne nous aprend pas grand chose et la moral de fin est assé douteuse... dommage
Bon, ben, heu, comment dire. Le cinéma de J. Reitman ne m'a jamais vraiment accroché et même si le bonhomme possède un ton, il a parfois tendance à servir la soupe et à viser les statuettes à l'aide de grosses ficelles. Là, ce 1er film compile les défauts de la majorité des 1er films : montage cut et abus d'effets style Tarantino, trop de voix off, une certaine maladresse... Avec son casting imposant (dont le salaire total équivaut au triple du budget du film) et son anti-héros finalement bien moral, des "méchants" trop forcés, des scènes déjà trop souvent vues mais il y a toutefois un petit quelque chose, un ton assez mordant voire pugnace (Reitman voulait son film comme l'anti-thèse de "Révélations" de M. Mann), un A. Eckhart impeccable en squale doué pour la parlotte, une K. holmes inhabituelle et quelques scènes vraiment bien fichues. Un bon film en soit mais trop démonstratif. D'autres critiques sur
Pour son premier long métrage, Jason Reitman ne choisit pas le sujet le plus facile à mettre en scène. Nick Naylor est souvent comparé au diable car il est l'outil médiatique des compagnies de tabac, mais il ne se sent pas concerné car son métier est de convaincre les gens et c'est ce qu'il aime... La question du tabagisme ne sert au final que de toile de fond au sujet premier de "Thank you for Smoking" : l'art oratoire. Le scénario de Jason Reitman met très bien en évidence le cas de conscience de ses gens-là, le casting est très bon avec Aaron Eckhart seul face au monde et des seconds rôles sympathique. Malgré quelques pointes d'humour caustique, le lobbyisme n'est ici pas assez prit au second degré. C’est dommage sinon l’idée de ce film était excellente.
Une uvre foncièrement satirique dont les excès de cynisme sont souvent hilarants et qui, par la grâce dun jeune cinéaste talentueux, réussit à rendre attachant un personnage pourtant immoral Aaron Eckhart, J. K Simmons, Robert Duvall, Maria Bello, Sam Elliott et William H Macy excellent dans ce petit film indépendant se rapprochant grandement de Lord Of War (bien sur lun traite de la cigarette, lautre des armes à feu). A voir absolument !