Ouais, bof c'est pas mal ! Ca se laisse regarder mais rien d'exceptionnel, juste pour passer le temps un après-midi pluvieux. C'est un vieux western et les scènes de bataille ne sont pas assez impressionnantes. Par contre, les décors du Mexique sont assez jolis.
Réalisé par le grand Robert Aldrich (« les 12 salopards », « Bronco apache »...), « Vera Cruz » est un très bon western, devenu culte depuis bien longtemps. Le scénario, quasiment improvisé ou en tout cas revu et corrigé tout au long du tournage, ne constitue par l'intérêt principal du film. Pour autant il est suffisamment intéressant pour ne pas ennuyer. Les nombreuses scènes de batailles sont bien tournées et donnent beaucoup de rythme à ce film nerveux. Les effets spéciaux ont un peu vieillis, tout comme certains décors visiblement reconstitués en studio. Par contre certaines scènes filmées au Mexique sont vraiment superbes. Mais le véritable intérêt vient de la distribution hors norme et son duo principal constitué de Burt Lancaster et Gary Cooper. Les deux monstres sacrés offrent une prestation de grande qualité bien aidés par des seconds rôles également prestigieux, Ernest Borgnine et Charles Bronson en tête. Cette galerie de stars rend ce classique très agréable à découvrir, je vous le conseille si vous arrivez à le trouver (héhé!)
Rien à jeter. Lancaster porte sur ses larges épaules ce western de haut vol. Un des plus beaux "méchants" de l'histoire du cinéma. Le reste de la distribution laisse rêveur : Gary Cooper , clown blanc de l'auguste Lancaster , César Romero, Sarita Montiel , George MacReady ( énorme dans le rôle de Maximilien !), Charles Bronson + les plus réjouissants mauvais garçons du cinéma américain: Borgnine, Jack Elam, Jack Lambert ...j'en oublie sûrement ... Comment ne pas citer également l'arrivée des hors-la-loi au palais de "Maxi" , et les effets comiques qui en découlent? La confrontation entre Joe Erin et Le capitaine ( raideur magistrale d'Henry Brandon)... "Mes compliments Monsieur, un peu de vin coule dans votre bouche!". Cruauté à tous les étages, bien sûr. Personnages cupides. On savoure à petite gorgées cet" affreux sales et méchants" à la mode du far-west. A mon sens, parmi les dix meilleurs westerns américains , en compagnie de références telles que la prisonnière du désert, shane , 3h10 pour Yuma, et certains Anthony Mann. Que du beau monde. Et le thème musical est au niveau de tout le reste ...
Western précurseur avec ce que cela entraine d'erreurs et de maladresses, malgré un casting hors pair. Anthologique, peut-être, une curiosité, sans aucun doute...
Le film sort un peu des sentiers battus du genre, surtout à cette époque du déclin de l'Âge d'Or, ainsi ce western a pour contexte la guerre civile mexicaine jusqu'ici rarement abordée par le cinéma américain, puis parmi les deux héros un personnage loin des canons héroïques contemporains avec Joe Erin/Lancaster qui reste un beau salopard compensé uniquement par le sourire carnassier et fascinant de la star. Le film vaut aussi et surtout, évidemment, pour le face à face entre deux monstres sacrés dans leur unique confrontation. L'icône du courage et de la force à l'américaine Gary Cooper ne peut évidemment pas être autre chose qu'un homme loyal, droit dans ses bottes et idéaliste, face à un Burt Lancaster roublard à souhait avec en prime un des plus beaux duels du western, réaliste, sans chichi, sans esbrouffe, rapide et efficace. La séquence de "violences conjugales" fait aussi son effet, on y croit sans mal par un Joe Erin brutal, par contre on peut sourire aux séquences trop démonstratives presque grotesques du tir à la carabine (qui coûte la dernière étoile). N'oublions pas les seconds couteaux avec le trio Elam-Borgnine-Bronson alors encore peu connus qui ont chacun au moins une séquence marquante. Un grand western. Site : Selenie
Un western de très bonne facture qui oppose le duo à l'armée et l'amour. L'argent est au centre mais la cupidité est un autre thème prenant. Très bien.
J'ai découvert "Vera Cruz" sur la défensive, n'étant pas un grand amateur du western américain - je préfère largement son cousin italien. A ma grande et agréable surprise, il s'avère que "Vera Cruz" est singulier pour un film américain... voire même séminal en ce qui concerne le western spaghetti, ou d'autres œuvres emblématiques. On y suit deux aventuriers qui se rencontrent au Mexique. Joe (Burt Lancaster), un chef de bande expéditif au sourire ravageur et à la morale absente. Ben (Gary Cooper), un vétéran déchu de la Guerre de Sécession, qui cherche à faire fortune, et qui a gardé un (petit) sens de l'honneur. Tous deux deviendront amis, et seront embauchés par l'empereur du Mexique Maximilien pour convoyer une comtesse (et sa cargaison secrète d'or) vers le port de Vera Cruz. Le parallèle avec le western spaghetti est a posteriori assez éloquent. L'ambiance mexicaine et ensoleillée, la violence et les nombreux morts, les protagonistes qui tirent comme des dieux, ou quelques bonnes têtes que l'on reverra chez Sergio Leone (Charles Bronson, Jack Elam...). Et surtout les fourberies par paquets de douze. Tout le monde cherche à entourlouper tout le monde, même Ben alors qu'il joue parfois au gentleman. Joe ira jusqu'à flinguer certains de ses propres hommes, ou menacer de mort des enfants ! Au-delà de ces inspirations, "Vera Cruz" est en soi une très intéressante aventure. Les nombreux coups fourrés retournent régulièrement le récit. Tandis que la noirceur des personnages leur offrent des choix narratifs profonds : sombrer davantage dans la fourberie, ou tenter de s'en extirper. Le tout porté par de beaux acteurs, tourné dans de jolis décors (dont la cité de Teotihuacan). Et bénéficiant à l'occasion de nombreux figurants, pour des scènes de bataille amples. Dont le final, avec sa gatling, qui augure le futur "Wild Bunch".
Un western immoral et cynique qui dépeint les rapports humains corrompus par l’attrait de l’or, servi par la mise en scène en Technicolor soignée et rythmée de Robert Aldrich, et porté par l’interprétation impeccable du duo Burt Lancaster/Gary Cooper.
Un très grand western de la période d’or avec deux immenses vedettes qui rivalisent de talent comme de vitesse au tir ! Une histoire comme un mouvement d’horlogerie – c’est Truffaut qui l’a dit –, amusante et pleine de rebondissements intelligents, une photographie somptueuse, une réalisation pleine de lyrisme et d’un humour cynique parfait. Ajoutons le plaisir d’y voir toute une flopée de seconds rôles qui deviendront célèbres et qui annoncent la venue de Sergio Leone : Charles Bronson avec déjà son harmonica, Jack Elam, Ernest Borgnine. Rien ne cloche, tout est en rythme, un chef-d’œuvre du genre.
C'est un film flamboyant. Les couleurs, la mise en scène rythmée, les acteurs avec le plaisir de voir le duo Cooper/ Lancaster
plus les gueules en seconds rôles comme Charles Bronson, Jack Elam et Ernest Borgnine
C'est du grand spectacle de haut volée; On voit que Sergio Léone s'est inspiré de ce film avec quelques détails comme la présence de Bronson (et son harmonica), celle d'Elam (cf ouverture d'il était une fois dans l'ouest), l'ambiance mexicaine, la "crasse" de Lancaster ( sauf les dents, un peu trop blanches pour l'époque, la seule erreur du film). On imagine que Roy Hill pour son "Butch cassidy et le Kid" ou Sam Peckinpah pour "la Horde sauvage" s'en sont inspiré un peu..
On pardonne même à Lancaster son cabotinage tant c'est un acteur beau et charismatique.
Le principal intérêt du film est de montrer des personnages qui sortent des sentiers bien tracés du manichéisme, entre ambiguïté et hypocrisie. Pour ça le duo Lancaster/Cooper fonctionne bien. On peut même y voir des ébauches pour Sergio Leone et son « Il était une fois la révolution » pour l’histoire, et il y a Bronson précurseur pour « Il était une fois dans l’Ouest » qui joue de l’harmonica. Ce n’est cependant pas un chef d’œuvre, le scénario est pauvre voire confus et il n’y a pas d’émotions particulières. Burt Lancaster surjoue et son sourire carnassier sonne faux, ce qui n’est pas le cas de celui d’Ernest Borgnine. Tout ça manque de consistance et le film a bien vieilli.
Bien sur c'est un incontournable, la force tranquille de Cooper, le sourire ravageur de Lancaster, et une ribambelle de second rôles incroyables, Bronson, Borgnine en autre. Un western original ne serait-ce que par son lieu de tournage, le Mexique, on voit la caravane passer devant les pyramides Inca, ensuite l'histoire qui laisse la place pour que ces vedettes puissent briller. Un western réalisé par Robert Aldrich, le réalisateur du futur 12 salopards, un orfèvre en matière de film à poigne, avec de l'action et de l'efficacité. 90 minutes de pur plaisir.
.Personnellement, je trouve le scénario pas mal, mais il manque d’originalité et souffre d’une certaine confusion. Cependant, le film tire vraiment son épingle du jeu grâce au duo formé par Burt Lancaster et Gary Cooper. Ernest Borgnine offre également une belle performance dans un rôle secondaire, et même Charles Bronson fait une apparition.
C’est un film qui se laisse regarder et qui a l’avantage d’être assez court, ce qui est appréciable. Cependant, étant donné la renommée de cette réalisation, je m’attendais à quelque chose de bien plus captivant. Au final, c’est une œuvre qui passe le temps, mais qui ne laisse pas une empreinte indélébile. 6/10
Un western à voir absolument, excellemment servi par les deux grands acteurs Burt Lancaster et Gary Cooper. Ils se donnent la réplique avec talent, on se souviendra particulièrement de "imbécile que je suis" qui positionne si bien l'un par rapport à l'autre. Un western américain avec un avant gout de ce qui fera ensuite le succès des films de Sergio Leone.