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stans007
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3,0
Publiée le 25 octobre 2021
Une grosse mise en scène pour un western sans surprises : l’affrontement de deux as de la gâchette, mâles d’une extrême virilité qui paradoxalement fondent comme des ados devant les femmes. L’originalité est que ça se passe au Mexique, sous le règne de l’empereur Maximilien en pleine guerre civile. Un bon divertissement pas fatigant.
Western picaresque de Robert Aldrich qui vaut surtout pour la confrontation entre deux grands acteurs : Gary Cooper, ex-colonel sudiste taciturne, qui a gardé certaines manières et Burt Lancaster, psychopathe sympathique sans foi ni loi ; les deux lancés à la poursuite d'un trésor au Mexique, en cherchant à éliminer l'autre ( ils préfigurent le duo que formeront Eastwood et Eli Wallach dans " Le bon, la brute et le truand..). Ils sont entourés de crapules, dans lesquelles on reconnaît Charles - pas encore - Bronson, Jack Elam, Ernest Borgnine et d'une aristocrate, intrigante à l'accent français à couper au couteau : normal, c'est l'actrice française Denise Darcel, qui tenta sa chance à Hollywood. A noter aussi le ton francophobe du film, durant l'épisode historique de l'intervention de l'armée française au Mexique, avec la volonté de Napoléon III de placer un prince autrichien sur le trône mexicain..
Western historique qui se deroule au Mexique, ou deux mercenaires americains se mettent au service de ,l empereur Maximilien et de son aide de camps le marquis pour lutter contre,les ,revolutionnaires. Ils escortent l impératrice Charlotte,et un tresor a Vera Cru,z ou ell embarquera pour l Europe solliciter des,secours Gary Cooper et Burt Lancaster campent deux veterans de la guerre de Secession cherchant fortune, l un par ooprtunisme l autre par necessité
Robert Aldrich dirige avec habileté un atypique duo Gary Cooper/Burt Lancaster dans ce premier western de anti-héros qui en contrepartie manque de bravoure et présente une fin prévisible.
Réalisé par Robert Aldrich en 1954, Vera Cruz est un western spectaculaire et audacieux, porté par un duo mythique : Gary Cooper et Burt Lancaster. Situé dans le Mexique du XIXᵉ siècle, en pleine guerre, le film suit deux aventuriers américains engagés dans une mission périlleuse, où la cupidité, la trahison et la survie se mêlent à la poudre et au sable.
Le premier atout du film réside dans le tandem charismatique formé par Gary Cooper et Burt Lancaster. Tout oppose leurs personnages : l’un incarne la droiture et la retenue, l’autre le cynisme et la flamboyance. Ce contraste donne au film son dynamisme et sa tension dramatique. Leur affrontement silencieux, ponctué de respect et de rivalité, confère au récit une dimension presque morale, où chaque choix met en jeu la frontière fragile entre loyauté et intérêt personnel.
La réalisation nerveuse de Robert Aldrich apporte une énergie rare pour un western des années 1950. Le film multiplie les scènes d’action bien rythmées, les cadrages audacieux et les affrontements spectaculaires. Cette mise en scène, à la fois musclée et maîtrisée, annonce déjà l’évolution du genre vers le western « spaghetti » des années 1960.
Le ton novateur et ironique de Vera Cruz contribue aussi à son originalité. Les héros y sont loin des figures héroïques habituelles : ici, tout le monde trahit tout le monde, et la morale n’est jamais simple. Aldrich ose présenter un Ouest plus ambigu, plus violent et plus lucide que celui des westerns classiques. Enfin, la photographie magnifique et le tournage au Mexique donnent au film une ampleur visuelle impressionnante, avec des paysages naturels grandioses qui renforcent le souffle épique du récit.
Cependant, Vera Cruz n’est pas sans faiblesses. Son scénario reste relativement simple, centré sur une chasse au trésor sans grands rebondissements, et son rythme se révèle inégal : entre deux moments de bravoure, certains passages paraissent longs ou prévisibles.
Malgré ces limites, Vera Cruz demeure un film marquant, à la fois divertissant et novateur. Il combine l’efficacité d’un grand spectacle hollywoodien à une modernité de ton qui a influencé toute une génération de réalisateurs.
C'est un mélange de western et de film d'histoire. L'épopée impériale au Mexique a laissé là-bas un souvenir assez vif. La ville de Queretaro, qui a gardé son charme d'antan, est encore imprégnée du souvenir de l'exécution de l'empereur Maximilien que l'on voit vivant au début du film. La légion étrangère en France cultive le souvenir de la bataille de Camerone, entre Vera Cruz et Puebla. Les Américains des Etats-Unis, logiquement, comme dans "Alamo" avec John Wayne, privilégient leur propre action au Texas. Le film "Vera Cruz" fait figure d'exception. D'un point de vue cinématographique il vaut surtout par l'interprétation de Burt Lancaster, avec son sourire carnassier et ses instincts primaires. Plus d'un demi-siècle après j'avais en mémoire son rétablissement acrobatique sur une poutre pour rejoindre son amie la comtesse. L'homme, ici quadragénaire, avait un passé d'acrobate de cirque. Gary Cooper, la cinquantaine pondérée, est son parfait complément et opposition. La comtesse française, actrice d'origine française, joue correctement son rôle, type Milady de Winter. Le marquis, lui aussi censé être français, est joué de façon grand style par le mexicain César Romero. Le cadre est lui aussi totalement mexicain, mais les mariachis gratteurs de guitare semblent peu motivés à créer l'ambiance. Quant aux soldats de Juarez ils sont peu mis en valeur et on comprend que les autorités mexicaines n'en aient pas été satisfaites. Pour conclure, ce n'est pas un grand film, mais un film intéressant, et un bon souvenir pour ceux qui l'ont vu autrefois. La télé ce soir a bien fait de le resservir.
Pour son époque, la réalisation, les décors et les costumes sont très bien fait! L'histoire n'est pas mal non plus, même si cela reste, aujourd'hui, une histoire assez classique.
Ce qui est bien avec ce film, c'est que tout le monde peut être susceptible de faire un coup à l'envers ce qui nous met en doute sur la suite à chaque instant.
Toutefois, le film a un peu mal vieilli et les dialogues sont souvent un peu longs.
Gary Cooper et Burt Lancaster s'en donnent à coeur joie dans cette course au trésor plutôt mouvementée. On retrouve également Charles Bronson, tout jeune, en joueur d'harmonica. Les paysages du Mexique sont fabuleux et les scènes de batailles sont très spectaculaires. Un western grandiose !
Ce western n'a rien perdu de son éclat. C'est un film flamboyant. Les couleurs, la mise en scène rythmée, les acteurs avec le plaisir de voir le duo Cooper/ Lancaster plus les gueules en seconds rôles comme Charles Bronson, Jack Elam et Ernest Borgnine C'est du grand spectacle de haut volée; On voit que Sergio Léone s'est inspiré de ce film avec quelques détails comme la présence de Bronson (et son harmonica), celle d'Elam (cf ouverture d'il était une fois dans l'ouest), l'ambiance mexicaine, la "crasse" de Lancaster ( sauf les dents, un peu trop blanches pour l'époque, la seule erreur du film). On imagine que Roy Hill pour son "Butch cassidy et le Kid" ou Sam Peckinpah pour "la Horde sauvage" s'en sont inspiré un peu.. On pardonne même à Lancaster son cabotinage tant c'est un acteur beau et charismatique. Du grand Aldrich!
Avec Vera Cruz, Robert Aldrich dynamite les codes classiques du western en injectant une brutalité cynique et une ambiguïté morale qui annoncent déjà le western moderne. Le duo formé par Gary Cooper et Burt Lancaster fonctionne admirablement grâce à l’opposition entre retenue désabusée et ironie flamboyante, donnant au film une tension constante. Aldrich filme la cupidité, la trahison et l’opportunisme avec une sécheresse presque nihiliste, loin de l’héroïsme traditionnel du genre hollywoodien des années 1950. La mise en scène nerveuse et les nombreux mouvements de groupe confèrent aux scènes d’action une énergie remarquable, renforcée par un goût assumé pour le chaos et la violence. Malgré certains stéréotypes liés à son époque, Vera Cruz demeure un western extrêmement influent et audacieux.