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Carne
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5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Après Bernie et Le Créateur, Enfermés Dehors est la nouvelle farce sociale et cartoonesque du grand Albert Dupontel. Ponctué d'idées visuelles jamais vues et d'un scénario bourré d'humour, Enfermés Dehors est un film largement novateur dans le paysage cinématographique français. Ne boudez pas ce film qui en vaut largement la peine et qui est interpreté par Claude Perron, Jackie Berroyer, Yolande Morreau et d'autres grands du cinéma britanniques, Terry Gilliam et Terry Jones.
Après le provocant Bernie et la quête du personnage pour savoir ses origines et son nom, c'est ici une quête plus mordante et socialement satirique qui nous est présentée : celle de l'amour et de la nourriture, 2 éléments aussi importants que l'air. Une idée tout ce qui a de plus originale et de basique en même temps : il faut juste s'appeler Dupontel pour la trouver. Un clochard découvre un jour un habit de flic. Au départ sincère, il décide de le ramener au commissariat. Jeté dehors, il le met donc sur le dos et s'invite à la cantine de la police et prend tous les pouvoirs du métiers : jusqu'à aider une femme qui veut retrouver son bébé. C'est cynique, et c'est pas plus mal. Car Dupontel (réalisateur et acteur, comme d'hab') nous fait manger cette société inondée d'inhumanité à l'aide de personnages tous plus cinglants les uns que les autres ( à noter quand même la présence de Terry Gilliam, juste réalisateur du grand Las Vegas Parano. Quant au créateur du Créateur, il excelle derrière et devant la caméra, Keatonien dans l'âme. S'il veut faire exploser un pigeon, il le fait, se ramasser les dents contre un pare brise ou encore faire la fusée dans un magasin, sans problème. Et même si à certains moments, l'histoire s'essouffle, c'est sans compter sur le talent du réalisateur qui nous livre un cartoon chaplinesque moderne tout à fait délectable.
Après le complètement barré "Bernie" et la sombre perfection du "Créateur" Dupontel revient avec une folle histoire de clochard amoureux dans "Enfermés dehors". On a prit l'habitude avec Albert d'avoir des films très déjantés, très portés sur le décalage entre la réalité et la perception propre des personnages concernant celle ci; ce sera encore le cas ici mais dans une moindre mesure. Là où Bernie et Darius tombaient petit à petit dans la folie meurtrière Roland lui se montrera un peu plus réservé et c'est peut être ce qui surprend le spectateur habitué à ces deux précédants films. Même si il atteint certains piques de folie on ne retrouve pas totalement ce facteur dévastateur qui a fait (en parti) le succès de Dupontel. Malgré ça, on retrouve un personnage à la marge (aussi bien intellectuellement que socialement) qui va attaqué un certain monde élitiste dans sa quête de la petite Coquelicot. Il ne faut pas s'y tromper, ce film, comme toujouts chez Dupontel, n'est pas un simple délire, il y a un fort contexte social et humain. Roland égratignera le capitalisme sans contrôle de sa soif de justice (ou plutôt d'amour) quand il s'agira de licenciements ("ce n'est que du business") ou de blanchiment d'argent (la fusion des entreprises). Dupontel s'attaquera aussi brièvement à la sur-consommation dans le délire lié au sniffage de colle de Duval mais ne s'y attardera pas vraiment. Ce qui frappe dans ce film, c'est la réalisation et le montage; en effet la caméra est parfois psychologiquement subjective (retour au réel après la colle) et le montage impose un rythme assez soutenu, tout ça donne une ambiance très speed au film mais justifiée par le caractère et l'aventure du personnage principal. Une des rares choses qui m'a dérangé c'est les nombreux "accidents" de Roland qui pour moi n'apportent pas grand chose et peuvent devenir lourd par moments.Donc voilà un film drôle, social, censé, mais qui peut être parfois lourd à digérer. "FAIM"
On m'avait prévenu avant de voir le film que c'était un humour assez spécial. Effectivement, c'est complétement déjanté et c'est bien le problème. En plus n'y a pas de scénario. On a vraiment l'impression que Dupontel a tourné ce film au gré de ses idées. On sent bien, quand même, qu'il fait des efforts mais sans résultats ou très peu. Certaines scènes font sourire un petit peu(notament celles où l'épicerie est détruite), il y a aussi ce petit côté "Amélie Poulain" mais pas suffisant... Dommage
Ceux qui, comme moi, espéraient voir un film dans la veine de "Bernie" ( corrosif et déjanté) vont être déçus. Certes, ce film comporte quelques assez bons moments, surtout au début, mais on ne rit pas assez et le film devient très vite ennuyeux.
Dupontel a réalise un film hors norme comme à son habitude. C'est trash, c'est clash, en gros ça arrache ! Scénario original, humour au 2eme degré, et gags hilarants (humour noir)...
Dupontel retrouve le style dejanté et completement hors norme de Bernie avec ce melange detonant d'humour trash et de peinture sociale.Il s'appuie encore une fois sur un casting de "gueules" en renouvelant sa confiance a d'excellents et trop rares comediens comme Perron ou Vincent sans oublier une partie des ex-Deschiens.Les gags pour la + part visuels possedent un coté Tex Avery ultra efficace (les panneaux de pubs "vivants" ou les vols planés...) ,le scenario original montre rapidement ses limites mais permet au realisateur ,au dela de l'aspect purement comique ,de proposer sa vision de notre societe de conso a travers le regard d'une population marginalisé.Toute proportion gardé ,il y a par moment des airs de Chaplin dans cette description d'un monde qui sacrifie les etres sur l'autel du progres et de la mondialisation ,l'histoire d'amour et la candeur de Roland apportant cette touche poetique salvatrice.Montage et bande son (Noir Desir) bien punchy confirme le talent du cineaste.
Cartoonesque ! Le dernier film de Dupontel est splendide ! Un rythme déjanté qui ne s'ésouffle jamais, un casting hilarent et une réalisation extrêmement bien soignée. A ne surtout pas manquer
Une réussite sublimement insolente pour un film aux moyens ridicules. L'immense mérite de Dupontel, c'est d'avoir su maintenir son délire et emmener le spectateur au sein de celui-ci, avec brio. La réalisation est d'une fraicheur inespérée, et le ton du film brillant d'intelligence. Tantôt comédie, tantôt satire, Enfermés dehors est presque chef d'oeuvre. Immense film français.
Les films de Dupontel en tant que réalisateur m'avaient jusque là échappé... voilà une chose de faite. Verdict : très favorablement surpris. "Enfermés dehors" est un film engagé, certes, mais Dupontel choisit l'humour pour venir à ses fins, et il y va avec ses gros sabots : l'histoire est absurde et on pense souvent à du Chaplin croisé avec un punk. Au fond, le film est presque un pur divertissement ; reste que derrière la caméra (comme devant), Dupontel n'est vraiment pas mauvais, et qu'un bon boulot sur le montage a été fait. Il va sans dire que la musique est géniale. De fait, ce type est peut-être bien un des meilleurs acteurs-réalisateurs français des 15 dernières années...
Jubilatoire, bien délirant, Dupontel nous en met plein la vue avec sa mise en scène bien colorée, son personnage survitaminé, surmotivé, avec lequel on ne s'ennuie jamais. Il arrive même à nous faire rire par ses dialogues bien loufoques et ces manies de grand flic... A l'évidence, une bonne surprise!
Après un démarrage particulièrement réussi où Dupontel montre un goût certain pour le film Z et les excès de tous genres (caméra hystérique, qui, parfois, filme n'importe quoi), le film s'embourbe progressivement dans les clichés. On est souvent écroulés de rire devant ce délire, mais le scénario finit par ne plus tenir la route et, à force d'excès, on finit par ne plus y croire du tout. Les ressorts de l'intrigue deviennent grossiers et les gags deviennent assez lourds. Certaines scènes touchent même la débilité avec cette nouvelle société de clochards (que dire de l'apparition de Terry Gilliam et de Terry Jones, plutôt pathétique ?). Finalement, après 45 minutes excellentes, la lassitude nous prend et c'est la déception d'une fin ratée qui nous reste en mémoire. Dommage.
Le numéro de clown de Dupontel m'a fait tenir pendant une heure, mais pas plus. "Enfermés dehors" est le genre de film qui divise, soit que l'on aime totalement, soit que l'on déteste. Personnellement, je me suis vite lassé du cabotinage de Dupontel, ainsi que de la mise en scène à la Jeunet, qui ne laisse aucun temps mort au spectateur. Dommage, car des moments sont sincèrement drôles.