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Pernille
31 abonnés
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5,0
Publiée le 11 juin 2025
Aimer un film tient à peu de choses ou non. J'ai mille raisons d'adorer ce film ou une seule. L'histoire est belle, touchante et liée à mon enfance. Pagnol, je crois que c'est bien jeune que j'en ai entendu parler. Forcément quand on naît à Marseille, que mes parents ont vécu à Aubagne et qu'on y retourne régulièrement, Pagnol est l'enfant du pays et vénéré à tous points de vue. Pagnol, ce sont les livres étudiés à l'école, au collège, et forcément la Gloire de mon père, à en connaître des passages par coeur. Alors quand un réalisateur de talent, populaire a l'idée géniale d'adapter deux des livres de Marcel Pagnol, il y a l'attente de voir le résultat. Il fut largement au delà des attentes, car il a su de manière extraordinaire donner vie à des textes si remarquables. La réalisation est intelligente, subtile. Le casting de choix jusqu'au plus petits rôles. Il a bien tourné sur les lieux d'enfance de Marcel et sa famille. Voir certains des lieux de mon enfance, c'est émouvant, une pluie de larmes de bonheur. J'ai parfois l'impression de sentir l'odeur de la garrigue. Non je n'exagère pas ! Ce film fait revivre des années de la Belle Époque : comme si le temps s'était arrêté. La reconstitution est fidèle, pas seulement pour la vie quotidienne, pour l'ambiance, l'opinion. Le contexte est bien mis en place et c'est essentiel. J'adore les enfants qui jouent si bien, naturellement. Je crois qu'aucun d'entre eux n'a fait carrière dans ce métier, mais quelle belle histoire cela a dû être pour eux. Je le revois souvent et avec toujours le même bonheur. Le film est riche, et je découvre toujours quelque chose en plus à chaque fois. Ce n'est pas LE chef-d’œuvre comme l'entendent les critiques avertis, mais pour moi, il est essentiel, l'un de mes films préférés, qui a le parfum de mon enfance et de la nostalgie. Précision du synopsis : je rappelle que Marseille est en Provence. Alors écrire qu'une famille qui habite Marseille, part en vacances en Provence, il y a juste un problème, ils y vivent toute l'année. Autre formule, ils partent à La Treille. Revoyez le film ou relisez le livre.
Une petite madelaine de Proust ! J’ai vu ce film plusieurs fois étant gamin et il m’a fait rêver ! Je l’ai revu hier et c’était un vrai régal de me retrouver plongé dans les superbes paysages de garrigue d’Aubagne, en compagnie de Lili, ce garçon qui va faire découvrir à Marcel les joies de la vie à la campagne. Et puis c’est tellement bien écrit, et cette captivante voix narrative, ces accents chantants, ces attitudes théâtrales, cette époque où tout était plus simple, plus lent, plus authentique. Un petit bonheur simple, à déguster régulièrement.
Très belle adaptation du livre de PAGNOL; Tous les souvenirs du petit Marcel sont retranscrits fidèlement et les acteurs sont excellents. Mention spéciale à Philippe Caubère et à la douce Nathalie Roussel, si délicate. Les émotions nous bercent du début à la fin. Merci à Yves Robert pour ce merveilleux moment !
Adaptation académique et chaleureuse d’Yves Robert des souvenirs d’enfance de Pagnol, qui berce nos rêves d’une Provence à l’ancienne avec le bavardage assourdissant des cigales, le cri de la bartavelle…
La Gloire de mon Père, réalisé par Yves Robert et adapté de l’autobiographie de Marcel Pagnol, est un film profondément empreint de nostalgie et de douceur. Il nous plonge dans les souvenirs d’enfance de l’auteur, entre la ville de Marseille et les collines ensoleillées de Provence.
Ce qui marque avant tout, c’est l’ambiance chaleureuse du récit : les décors, la lumière, les paysages provençaux et la voix off de Marcel adulte enveloppent le spectateur dans une bulle de souvenirs paisibles. L’atmosphère est réussie, et c’est là que réside sans doute la plus grande force du film. On y ressent une vraie tendresse pour cette époque révolue, pour les petits bonheurs simples de l’enfance, et pour les figures familiales marquantes — en particulier le père, figure à la fois admirée et idéalisée.
Cependant, il faut reconnaître que le film manque de véritable tension dramatique. Il ne s’y passe, objectivement, pas grand-chose. L’intrigue avance doucement, sans grands bouleversements ni véritables enjeux narratifs. Cela n’est pas forcément un défaut, mais cela peut donner au film un rythme un peu plat, qui repose avant tout sur la nostalgie et l’évocation de souvenirs plutôt que sur une construction dramatique forte.
Côté mise en scène, Yves Robert livre un travail sobre et soigné, sans grande audace mais toujours élégant. Les acteurs, eux aussi, sont convaincants sans être mémorables : Philippe Caubère incarne le père avec solidité, et le jeune Julien Ciamaca apporte une fraîcheur discrète à son rôle.
En somme, La Gloire de mon Père est un film qui touche plus par son ambiance que par son action. Un beau moment de cinéma, simple et sincère.
la vie d'une famille de Provence à l'entrée du 20ème siècle. un culte du cinéma français. Cependant on a comme un gout amer en voyant le film après lu le livre, beaucoup moins ennuyeux.
un film gentillet, parfois un peu gnangnan. L'histoire est simple, sans surprise. On y voit une époque début du 19ème siècle plein d'espoir sur les progrès à venir, la vie paraissait aussi si simple. J'ai bien aimé le début du film puis après je m'y suis ennuyé. J'ai trouvé les acteurs en surjeux, pas naturels.
Très décevant. Ça commence de façon sympathique, on se dit que l'histoire est bien amenée... mais il n'y en a justement pas, d'histoire. Le film n'est qu'une succession de saynètes illustrant la jeunesse de Pagnol. Pas de liant, juste un collage heureusement agrémenté d'ambiance provençale. L'acteur qui joue Marcel est médiocre. L'ensemble est ennuyeux au possible et le cucul n'est jamais loin.
Adaptation du célèbre roman de Marcel Pagnol, « La gloire de mon père » sent bon le passé et le terroir.
Un film « feel-good » dans une Provence de carte postale. Ça fait du bien même si, du coup, ce côté sage étouffe toute intensité émotionnelle. Pour le reste, une bonne réalisation et une bonne bande son rattrape les interprétations inégales des (jeunes) acteurs. De toute façon, le personnage principal de ce film reste le Massif de l'Étoile et ce dernier nous en met plein les yeux.
« La gloire de mon père » fait du bien et, rien que pour ça, je vous le prescris.
un excellent film basé sur la propre histoire de Pagnol et tiré de son livre. la France d'avant, celle qui nous l'a faite aimer, aux boomers et aux X. Pagnol l'a décrite dans tous ces tomes, avec un bonheur qui va de pair avec la vie dans le sud de la France.
Dès les premières images on se sent bien. Les paysages de la Provence, Le Garlaban, la quiétude de la fin du XIXe siècle, les cigales, le soleil, la voix off qui déclame les phrases de Marcel Pagnol, tout concourt au bien-être. On apprend bientôt que Marcel Pagnol a appris à lire tout seul, entre autre sur les boîtes de savon (je faisais pareil en lisant tous les emballages qui me passaient sous les yeux, j'ai gardé cette habitude de lire les étiquettes, qui peut surprendre mon entourage). On est aussi plongé dans une époque où l'instituteur, à la calligraphie impeccable, était un notable qui se faisait beau pour aller enseigner à des élèves attentifs. Il était animé d'une véritable mission l'amenant à s'enthousiasmer des progrès du siècle naissant, promis par la science, amenant à "réduire à dix heures la journée de travail et où l'ouvrier aura un jour de repos hebdomadaire" ! Le jeune Marcel, bien trop en avance pour son âge, a aussi eu maille à partir avec une institutrice bien moins ouverte à son intelligence précoce : "Quand on sait, on se tait ! Singe savant !". Le spectateur du XXIe siècle s'amusera aussi de la moquerie dont fait l'objet cet instituteur fier de montrer une photo de lui brandissant un poisson qu'il venait de pécher : "De tous les vices, la vanité est décidément le plus ridicule !". On en arrive à envier ces gens nés à la fin du XIXe siècle. Puis on se rappelle qu'ils ont connu la Première Guerre Mondiale. En tout cas le temps d'un film, on apprécie cette parenthèse d'une époque révolue.
Une ode à la Provence et à la douce France du début du XXème siècle. Quel plaisir de voir cette époque révolue portée à l’écran. Le film, malgré ses trente années, a très bien vieilli. Passé l’émerveillement devant les sublimes paysages, cela se complique par la suite. En effet, l’absence d’enjeu dramatique majeure est pour moi un défaut qui rend la dernière partie assez quelconque. Dommage, car la première partie était proche du chef d’œuvre. Cela reste tout de même un indémodable à voir au moins une fois dans sa vie.
Une bien jolie adaptation du roman de Pagnol. Le film raconte l'enfance de Marcel Pagnol et plus particulièrement ses vacances dans les collines. On y suit donc le jeune Pagnol, admiratif de son père qui s'essaie à la chasse. Le film sent bon la Provence, les cigales et le soleil.