Décidément Pedro Almodovar et les femmes, c'est une grande histoire d'amour. Les hommes ici sont peu présents, relégués soit à des rôles de cochons soit à des rôles insignifiants. Non les vedettes de ce film choral aux accents de mélo, ce sont les femmes. Les femmes, les secrets qu'elles trimballent et la force dont elles doivent faire preuve pour affronter les choses toute leur vie. Tissant un scénario sans fioritures mais diablement bien écrit, Almodovar trouve ici un équilibre qui représente la quintessence de son art : le film, coloré, repose aussi bien sur des scènes improbables, des scènes fantaisistes, des scènes drôles et des moments beaucoup plus bouleversants. Chez le cinéaste, tout est haut en couleur, on rit, on pleure, on ne fait pas les choses à moitié. Le tout réalisé avec un goût des couleurs, de la simplicité du cadre et des actrices qui ne laisse pas indifférent. Gravitant autour de tous ces drames de la vie, les actrices sont formidables, sans cesse justes sans en faire trop, délivrant des scènes parfaitement émouvantes. Même si l'on saluera la qualité du casting (primé à Cannes pour une interprétation collective), on retiendra surtout Penélope Cruz dont la prestation est tout simplement bouleversante. L'actrice, filmée comme jamais par un cinéaste passionné, livre le meilleur d'elle-même, parvenant à être toujours aussi sublime derrière les larmes.
"Volver" comprend tous les éléments et toutes les caractéristiques qui ont fait le succès de Pedro Almodovar. On peut donc y retrouver un visuel aux couleurs chatoyantes, des personnages féminins forts, l'importance de la relation mère/fille ou encore ces musiques hispaniques qui ponctuent le film. Même si les ingrédients sont les mêmes, la qualité répond toujours à l'appel. Déjà, son style séduit par sa beauté visuelle et le cinéaste a un don pour raconter, à sa manière, les drames familiaux. Il y ajoute une touche d'humour bien sentie qui contraste magnifiquement bien avec les passages plus émouvants. Almodovar fait donc du Almodovar et c'est tant mieux car ses films sont toujours un régal.
Un mélo romanesque touchant et captivant qui traite de secrets familiaux sombres et douloureux avec humour et émotion, porté par des personnages féminins puissants, notamment la lumineuse Penélope Cruz.
Voila un récit très bien mené : les rebondissements sont surprenants et l'évolution des personnages bien transcrite. Pedro Almodóvar signe une saga familiale féministe où l'homme n'a pas de place si ce n'est celle d'un pervers.
La réalisation de ce film est excellente, une chronique avec des aspects noirs qui ne sont pas prépondérants, une vraie dimension d'une forme de quotidien avec ce qu'il a d'émouvant et d'absurde dans ses côtés sordides. La réalisation gomme par sa précision et sa simplicité ce qui est peu intéressant et le jeu des actrices correspond bien. Pas si féministe car il y a bien des hommes biens dans cette histoire ; l'ennemi est la mort notamment à travers la maladie de l'une d'elle et des efforts des unes et des autres d'adoucir son passage.
Almodovar a ce véritable don de nous embarquer dans ces films ! L'histoire importe peu, ç est la réalisation et l interprétation qui rendent ces films grandiose !
Almodovar est passé maître pour narrer des histoires de femmes , des femmes simples , dans leur vie courante...et là Penelope Cruz y est éblouissante , belle , naturelle..... Toujours le même plaisir ....
Pedro Almodóvar a le mérite d’aborder un sujet sensible, douloureux et tabou, l’inceste père-fille. Il dénonce aussi la toxicité masculine et réalise un beau film de femmes, de 3 générations, qui s’entraident. Et qui n’est pas triste, malgré la mort omniprésente (dès le début du film, avec le nettoyage des tombes par des femmes). D’où le prix d’interprétation féminine collectif attribué à Penelope Cruz (31 ans), Carmen Maura (60 ans), Lola Dueñas (34 ans), Blanca Portillo (42 ans), Yohana Cobo (20 ans) et Chus Lampreave (75 ans) au festival de Cannes en 2006. Dommage qu’il y ait quelques digressions [reprise du restaurant par Raimunda, servant de cantine à une équipe de cinéma, spoiler: avec recyclage de l’histoire du cadavre dans le congélateur, mentionnée dans « La fleur de mon secret » (1995) , émission voyeuriste de téléréalité].
Le cinéma d'Almodovar ne m'a jamais attiré plus que ça malgré les éloges lues et entendues à chacun de ses films. "Tout sur ma mère", "Parle avec elle" ou "Talons aiguilles" sont autant de titres qui résonnent dans l'inconscient collectif du 7ème art mais ce sera finalement "Volver" qui m'ouvrira les portes du réalisateur Espagnol. Sans crier au chef d'œuvre, l'ensemble du film fait très habilement cohabiter surnaturel, humour, drames et relations familiales. Le scénario donne petit à petit les clés du passé des personnages joués par une pléiades d'actrices toutes plus justes les unes que les autres avec en tête Penélope Cruz et Carmen Maura. Un film frais et spontané qui part de la surface pour creuser petit à petit les relations familiales conflictuelles. Pourtant, malgré la dureté du sujet et le jeu des actrices, "Volver" manque de poigne pour véritablement marquer les esprits. On reste un peu spectateur passif de cette recherche de vérité et certains choix scénaristiques, malgré leur justification, manquent d'intérêt. C'est donc partagé que je rentre dans le monde de Pédro Almodovar, partagé mais curieux d'en découvrir plus.
Très beau film, émouvant, traitant - entre autres - du retour d’une grand mère auprès de ses proches après sa mort. L’histoire est originale et mêle à la fois réalité / modernité et croyance de villages / traditions. L’apparition du fantôme de la grand-mère est d’ailleurs montrée avec beaucoup de naturel, ce qui est cohérent avec les croyances du village dans lequel on se trouve, il n’y a pas d’artifice. Les actrices sont parfaites chacune dans leurs rôles, mention spéciale à Penélope Cruz dont les émotions sonnent complètement justes, que ce soit dans la colère, la tristesse assumée ou retenue... Son personnage est très fort, elle montre jusqu’où une femme peut aller pour protéger son foyer. J’ai aussi beaucoup aimé qu’on suive ces 3 générations de femmes, la solidarité entre elles m’a plue, que ce soit au sein de la famille mais aussi avec les femmes du voisinage. J’ai aussi aimé l’humour qui est toujours très présent malgré les situations dramatiques, comme par exemple lorsque la mère se fait passer pour une russe qui ne comprend pas l’espagnol, auprès des clientes de sa fille, coiffeuse à domicile, afin de continuer à avoir son existence cachée ; ou encore lorsque Sole parle volontairement très fort à l’arrivée de sa sœur Raimunda pour que sa mère entende qu’il y a du monde et qu’elle aille se cacher. Pour finir, il faut noter la fameuse scène de l’interprétation de la chanson « Volver » qui est très émouvante de par l’interprétation de Penélope Cruz, les paroles de la chanson et le fait que la grand-mère entende tout depuis la voiture, cachée, surtout quand on connaît la signification que cela a pour elle. C’est un moment très fort du film.
Ce film restera un des classiques de Almodovar. C'est une histoire de femmes, intergénérationnelle, avec des relations mère-filles parfois tendues. Ce ne sont pas des femmes aisées mais plutôt celles qu'on croise dans la rue, il y a d'ailleurs souvent aussi un personnage ou deux de prostituées. L'histoire et le scénario sont à la fois intéressant et bien construit. A voir.
Pas un grand fan d'Almodovar et je suis même assez rebuté à l'idée de regarder ses films. Sa manière de filmer les femmes notamment... mais sur ce coup la, je dois dire que j'ai été moins déçu que ses autres films ( Hahaha ) . Son mérite revient au fait qu'il arrive, avec ses pirouettes et ses actrices, à donner vie et du sens à un script qui n'a rien de bien passionnant au première abord.
comment faire une histoire simple un chef d'oeuvre ce film m' ému penelope m'a fait pleuré, son acting est tres realiste en plus elle chante super bien les realisteurs français devraient s 'en inspirer de pedro au lieu de faire des films qui ne cassent pas des briques j'assume mes propos