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Chevtchenko2
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3,0
Publiée le 2 novembre 2025
Une ode au courage de toutes les femmes de la classe ouvrière. Si l’interprétation de toutes les actrices est impeccable, j’ai trouvé le dénouement assez prévisible. Ajouté à cela beaucoup de petits défauts (scénario un peu tiré par les cheveux, psychologie des personnages peu approfondie, quelques scènes à l’intérêt très limité, manque d’émotion procurée) et vous obtenez un film agréable et au charme évident mais qui ne me marquera pas plus que ça.
Malgré les récompenses, ce film ne m'a pas convaincu. Les nombreux dialogues enlèvent de l'intérêt à l'intrigue. Le charme de Penelope Cruz est indéniable.
Comme bien souvent dans sa filmographie, Pedro Almodovar met en avant les femmes, les mères dans ce film délicat qui est l’un des plus grands succès commercial et critique du cinéaste espagnol. Plus qu’un hommage qui leur rend, le réalisateur au gré d’un récit subtil évoque la mort et le poids des secrets tout en brossant le portrait d’une galerie de personnages féminins formidablement bien écrit et surtout interprétés avec finesse et conviction et pour cela le réalisateur s’est entouré de ses actrices fétiches, emmenée par la sublime Penelope Cruz trouvant ici certainement le meilleur rôle de sa carrière. Une œuvre majeure et marquante du cinéaste.
Les thématiques du viol et de l’inceste sont pitoyablement traités. Le male gaze nous met terriblement mal à l’aise. Comment peut-on parler d’un classique pour un film dont l’intrigue est si mal ficelée et les graves thématiques aussi survolées ? La photo et les plans (non machistes) du film amènent les deux étoiles.
Pedro Almodóvar a le mérite d’aborder un sujet sensible, douloureux et tabou, l’inceste père-fille. Il dénonce aussi la toxicité masculine et réalise un beau film de femmes, de 3 générations, qui s’entraident. Et qui n’est pas triste, malgré la mort omniprésente (dès le début du film, avec le nettoyage des tombes par des femmes). D’où le prix d’interprétation féminine collectif attribué à Penelope Cruz (31 ans), Carmen Maura (60 ans), Lola Dueñas (34 ans), Blanca Portillo (42 ans), Yohana Cobo (20 ans) et Chus Lampreave (75 ans) au festival de Cannes en 2006. Dommage qu’il y ait quelques digressions [reprise du restaurant par Raimunda, servant de cantine à une équipe de cinéma, spoiler: avec recyclage de l’histoire du cadavre dans le congélateur, mentionnée dans « La fleur de mon secret » (1995) , émission voyeuriste de téléréalité].
Film poignant et vibrant, porté par des performances fortes, surtout celle de Penélope Cruz. Une histoire familiale mêlant drame et touches d’humour, avec une atmosphère intense et des thèmes profonds sur la vie et la mort.
"Volver" de Pedro Almodóvar est un bon cru. Un drame familial sur fond d'inceste. Un bon scénario, un très bon réalisateur, un trio d'actrices détonant dont la belle et talentueuse Penélope Cruz, sans nul doute dans un de ses plus beaux rôles. On pourrait peut être reprocher un petit manque de relief mais il y a largement de quoi passer un bon moment. 7/10
Comme beaucoup de films de Pedro Almodovar, c'est basé sur le relationnelle entre les uns et les autres. La débrouille. Sans avoir été happé, je me suis tout de meme laissé bercer par le film.
Considéré par beaucoup comme le meilleur film d'Almodovar... En ce qui me concerne, j'ai un avis ABSOLUMENT contraire. Je le trouvais déjà tout à fait vain lors de sa sortie. 20 ans après, rien n'a changé. A se demander même si ça n'est pas pire. Si le début du film laisse entrevoir quelque chose d'intéressant, ça n'ira pas plus loin que de l'illusion. On se retrouve embarqué dans un drame familial à dormir les pieds attachés à une branche d'arbre par un jour de vent d'Est. Se succèdent alors les scènes soporifiques émaillées de blablas qui n'en finissent pas composant un scénario qui n'a aucune idée de la direction dans laquelle il veut aller. Quant à l'inceste, thème si cher au Pedro, il nous insère ça tellement en force que ça finit de nous achever. Et ce ne sont pas les révélations finales tombant comme un cheveu sur la soupe qui vont arranger le tableau. Face à un plantage pareil il est parfois possible de saluer les actrices, peine perdue. Jamais Penélope Cruz et Carmen Maura n'ont été aussi transparentes. Tout est lisse et sans âme. Refaites-vous les Almodovar des années 80 et 90, même les moins aboutis, c'était d'un tout autre calibre que ce triste "Volver" qui n'a pas d'autre place que les oubliettes, celles dont on oublie où les clés sont rangées.
Ce film restera un des classiques de Almodovar. C'est une histoire de femmes, intergénérationnelle, avec des relations mère-filles parfois tendues. Ce ne sont pas des femmes aisées mais plutôt celles qu'on croise dans la rue, il y a d'ailleurs souvent aussi un personnage ou deux de prostituées. L'histoire et le scénario sont à la fois intéressant et bien construit. A voir.
Ah, Pedro, les femmes, encore les femmes, bien sûr les femmes. Dans ce film, il n’y a que deux personnages masculins, l’un est brièvement montré, l’autre est seulement évoqué. Et ce sont deux abjects salopards. Sinon, le gynécée (Raimunda, et sa sœur Sole ; Irene, leur mère ; la vieille tante Paula, sœur d’Irene ; la jeune Paula, fille de Raimunda ; et Agustina, la voisine attentionnée) virevolte sous la caméra virtuose du grand Almodovar. Un scénario ‘compliqué’, une pincée de fantastique, beaucoup d’humour et de tragique, et au bout, le pardon qui répare tout. Il faut un grand cinéaste pour arriver à réunir tout ça. Bravo au Maître et à ses merveilleuses interprètes.
Dans la série "les films que j'ai probablement vu trop tard", je demande "Volver" ! Un long-métrage qui fit pas mal parler de lui à sa sortie, avec plusieurs récompenses et un très joli succès commercial. Mais voilà, je ne suis pas un grand amateur de Pedro Almodovar, et il m'aura fallu 20 ans pour découvrir "Volver". Entre temps, je soupçonne que l'oeuvre a perdu un peu de son originalité ou de sa spontanéité. Notamment, j'ai trouvé la majorité des rebondissements largement prévisibles. spoiler: Il est pour moi acquis très rapidement que la Irene qui revient n'est pas un fantôme. Rien dans la mise en scène, ni dans ses "capacités" tout à fait normales, ne laisse le croire. En conséquence, on s'attend pendant tout le film à ce que les protagonistes le découvre enfin !
Néanmoins, "Volver" reste un beau portrait de femmes. Un groupe féminin uni par des liens familiaux ou amicaux, transgénérationnels, et qui vont s'entraider dans des situations difficiles. Tant sur le plan logistique que psychologique, puisque la plupart détiennent des secrets qui vont affecter les autres. La mort, le deuil, l'inceste (!) : des thématiques très sérieuses seront abordées à travers cette galerie de personnages. C'est coloré à l'écran, et surtout porté par d'excellentes comédiennes. La pétillante Carmen Maura, ancienne actrice fétiche d'Almodovar, de retour chez le cinéaste après 18 ans (!). Il était logique de lui confier le rôle de l'énigmatique maman qui revient. Et bien sûr, Penelope Cruz, magnifique dans ce rôle de femme marquée par la vie au fer rouge et néanmoins bien vivante. Et c'est aussi assez drôle, avec plusieurs situations incongrues. Qui n'iront d'ailleurs pas toujours jusqu'au bout de leur résolution (le sort du mari, du restaurant...), mais elles restent accessoires devant les portraits féminins proposés ici.
"Volver" porte en lui un mélange subtile, d'amour, de courage, d'attachement aux traditions, malgré, les blessures et les traumatismes. Raimunda est pleine de ressources. Prête à se battre pour le bien être de sa fille Paula, rien ni personne ne doit entraver son chemin. Avec sa sœur Sole, elles tentent l'une et l'autre, de faire un pont entre présent et passé à la frontière de l'enfance et de la vie d'adulte La parole viendra alors, délivrer la souffrance, les secrets et les non-dits par la bouche d’Irène. Le pardon fera son œuvre. Pedro Almodovar est un des réalisateurs qui parle le mieux des femmes et de leur rôle dans la société. Dans une Espagne où la solidarité vient en réponse à la précarité et panse les plaies. Penelope Cruz incarne cette force qui déplace les montagnes, et une sensibilité à fleur de peau. Sublime comme toujours ! Très belle distribution ! A voir sur ARTE.
Un film touchant et émouvant sur la résilience d'une famille de femmes ( de la grand-mère à la petite fille) confrontée à la pauvreté, la violence, la maladie, l'infidélité, l'inceste et au machisme des hommes. Les personnages sont graves et légers à la fois, les actrices exceptionnelles de naturel et de justesse, et puis le scénario est doublement habile avec la vérité qui surgira progressivement d'une histoire de fantôme croisée à une fin de vie d'un femme à la recherche de la vérité sur la disparation de sa mère. La mère, la femme, la filiation, thèmes récurrents d'Almodovar, qu'il traite ici avec autant d'affection que d'habitude et un peu moins d'extravagance, ce qui fait de Volver, à mes yeux, un de ses meilleurs films
La réalisation de ce film est excellente, une chronique avec des aspects noirs qui ne sont pas prépondérants, une vraie dimension d'une forme de quotidien avec ce qu'il a d'émouvant et d'absurde dans ses côtés sordides. La réalisation gomme par sa précision et sa simplicité ce qui est peu intéressant et le jeu des actrices correspond bien. Pas si féministe car il y a bien des hommes biens dans cette histoire ; l'ennemi est la mort notamment à travers la maladie de l'une d'elle et des efforts des unes et des autres d'adoucir son passage.