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Jahro
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3,5
Publiée le 23 février 2014
Les frères Dardenne semblent s’adresser à un public restreint formé d’experts, de professionnels, de cinéphiles chevronnés, de rares amateurs et de quelques bobos, il en faut toujours un peu. En cause un cinéma épuré à l’extrême, dépouillé du moindre artifice, lent, brut, qui pose son œil clinique sur ces destins misérables qu’on croise partout mais ne voit jamais. Précis, juste, sans concession ni fioriture, L’enfant raconte l’arrivée d’un nouveau-né chez un couple bohème, insouciant et sans le sou : comment il redéfinit les lois du couple, cristallise les peurs de l’un, l’amour de l’autre, révèle les extrêmes où les travers de chacun peuvent conduire. On croirait voir un numéro de Strip-tease tant le rendu confine au documentaire, profond discrètement, faussement distant, qui décortique chaque instant, chaque geste dans un même élan de vérité et de détachement feint. Les acteurs sont habités, les plans respirent le vrai à chaque seconde, tour à tour heureux, funestes, passionnés, lancinants, ennuyeux. Car c’est bien là qu’est le trouble : à tant déshabiller l’objectif, on perd un peu l’attention du novice – dont je suis. Reste qu’une observation si pénétrante du monde qui nous entoure méritait bien sa distinction cannoise. Une découverte.
Ce film des frères Dardenne est (encore) un portrait de déshérités de la vie : Sonia et Bruno sont jeunes et irresponsables (surtout Bruno), et leur comportement inspire principalement plus la pitié que la compassion. Le film frôle le misérabilisme, mais avec leur style sec et dépouillé, les cinéastes vont mettre en scène avec pertinence un acte terrible, très éprouvant pour le spectateur, par sa nature et la perte des repères moraux qu’il représente. Malheureusement la dernière partie du film est consacrée à des actes plus anecdotiques, faisant se diluer la puissance qu’il avait atteint auparavant. Bien en dessous du film précèdent des frères Belges (Le Fils), à leur suivant (Le silence de Lorna) et à d’autres films présentés à Cannes en 2005 comme « Caché » de Haneke ou « A history of violence » de Cronenberg.
ça m'a fait penser à "la vie rêvée des anges" avec cette volonté de réalisme mais malheureusement "l'enfant" ne parvient jamais à avoir la force émotionnelle que les critiques lui reconnaissent tant. Un téléfilm d'arte de qualité avec des acteurs très impliqués, de là à ce que ça soit une PALME d'OR......
Seconde Palme d’Or pour les frères Dardenne après celle reçue pour Rosetta (1999), c’est L'Enfant (2005) qui est l’heureux gagnant du 49ème Festival de Cannes en 2005. L’histoire poignante et si dramatique d’un jeune couple (à peine la vingtaine), avec un enfant sur les bras et déjà dépendant des alloc. Bruno, 20 ans, encore insouciant, petite frappe qui ne vit que de petits larcins et Sonia, 18 ans, jeune mère de famille, qui tentent de survivrent avec les moyens du bord. L'Enfant, cela peut être celui de Sonia, mais nous on opterait plutôt pour Bruno, jeune adulte encore ado dans sa tête et dans sa façon de réagir face à certaines situations. Dans le besoin, au lieu de se chercher un travail, il revend tout ce qu’il trouve ou ce qu’il vole, jusqu’au jour où on lui suggère de vendre l’enfant de Sonia à un couple qui cherche à adopter. L’idée lui plaît, normal, cela rapporte beaucoup ! Les frères Dardenne réalisent ici un drame social et humain, dérangeant et pourtant si réaliste. Porté par deux excellents acteurs du « plat pays » (dont sont originaire les réalisateurs), Jérémie Renier & Déborah François. Une énième œuvre pour les frères, qui ont bien mérité leur Palme !
Que dire de « Lenfant » qui nest déjà était fait ou écrit ? Pas grand chose de plus. Lambition des frères Dardenne est louable, et je ne pense pas quils soient malhonnêtes. Ce sont des auteurs qui « auteurisent », et sessoufflent quelque peu. Car il faut bien avouer que lon sort de là avec une impression de déjà vu (Rosetta entre autre). Certes on nous montre la misère humaine, mais avec une vision par trop BoBo et un poil caricatural. Reste une uvre honnête, interprétée par un Jérémie Renier convaincant.
Bien que les acteurs soient très bons, L'Enfant est moins percutant que la précédente Palme d'Or des frères Dardenne, Rosetta. Je n'ai pas vraiment trouvé les personnages attachants dans la première partie du film, de là un problème d'identification et d'intérêt quant à ce qui leur arrive. Les Dardenne continuent leur cinéma social avec un monde brutal en toile de fond, sans concession, des couleurs froides, presque monochromes. On a parfois l'impression de revoir Rosetta mais sans le réalisme de celui-ci, moins dramatique et plus artificiel par moments. L'Enfant ce n'est pas seulement le bébé du couple mais c'est aussi le personnage incarné par Jérémie Renier. Sa performance est impeccable et à ses cotés Déborah François est tout aussi à l'aise devant la caméra et est la révélation de ce film. La réalisation est prenante, quasi-documentaire, le montage très réussi, les seconds roles parfaits. Pour résumer bien que les personnages ne soient pas vraiment attachants, on ne peut que saluer la réussite technique incontestable du film, ainsi que l'interprétation qui élève le film, peut-etre pas au chef-d'oeuvre mais au très bon film social.
Un très joli film, assez réaliste pour une fois! Les acteurs sont bien, plein de fraîcheur. Le thème est sympa, bien que sombre. On ne trouve pas le temps long et on peut voir à quel point certaines personnes sont capables d'aller pour de l'argent. Un sujet brillamment traité!
Un bon film avec des acteurs ultra impliqués (Jérémie Renier et Déborah François) qui décrit le calvaire d'un jeune gars prêt à tout pour gagner de l'argent, même à vendre son enfant. Un scénario intelligent et très bien écrit mais franchement, je trouve que les frères Dardenne devraient changer un peu de style...
Un cinéma pur, brut, authentique, jamais larmoyant et dénonciateur, qui ne joue avec aucune émotion, qui ne triche pas et qui se contente de mettre en scène des personnages insaisissables, complexes, avec une histoire sociale et avant tout humaine touchante, qui amène un certain nombre de réflexions sur l’irresponsabilité et la responsabilité (de soi, des autres), la précarité, le pardon, la rédemption, le pouvoir malheureux de l’argent et des dérives qu'il engendre, les conséquences de nos actes… Jérémie Renier interprète talentueusement le rôle d’un troublant jeune homme en phase avec ses responsabilités qu’ils fuient, qu’ils ne veut pas voir et puis la prise de conscience (fragile) l’emporte et amène une sagesse, une remise en question sur la futilité de sa vie, du gouffre qui le guette ainsi que de l’amour qu’il est capable de transmettre, de la bonté humaine qu‘il n‘exploite qu‘à moitié. Déborah François est remarquable dans ce rôle de femme-enfant, véritable source d’équilibre du film, tout en retenue, juste, à la fois discrète et puissante. L’ENFANT, œuvre des frères Dardenne, auréolée de la Palme d’Or en 2005, est le fruit d’un talent en or mis au service d’une caméra sensible, d’une mise en scène fluide et simple, d’une vision du cinéma qu’on ne peut qu’admirer tant il est irréprochable, beau, juste et prenant. Magistral.
Les frères Dardenne se posent en excellent témoins de leur temps, avec une complaisance dans le misérabilisme et un soucis de minimalisme qui peuvent néanmoins agacés. Et à mon humble avis, leur attribuer une seconde palme d'or, les hissant au même niveau de reconnaissance critique que Coppola, Polanski ou Kusturica entre autres, est un peu exagéré. Car, non les frères Dardenne ne font pas partis des meilleurs cinéastes de tous les temps! L'enfant est l'exemple type du film qui fait passer les critiques pour les fervents d'un intellectualisme, d'un élitisme de mauvaise foi.
De grandes émotions avec Lenfant, réalisé « caméra à lépaule », avec un petit budget, et sans musique. Un style perturbant qui appuie si bien le réalisme de cette histoire que lon y croit ! Jean Pierre et Luc Dardennes nous transmettent ici un message poignant. Avec simplicité, ils nous évoquent les difficiles destins de Bruno et Sonia. La qualité de ces duos met le spectateur dans la peau des personnages. Jérémie Rénier joue admirablement linsouciance et le courage que peut avoir un adolescent et finalement, on se demande qui est le véritable enfant, Bruno ou Jimmy ? Deborah François nous fait partager avec justesse les sentiments quelle éprouve. Pas de cascades explosives dans ce long-métrage mais des sensations fortes ! Dans un rythme effréné, jai été emparée par la peur, le stress et surtout lémotion.
Le spectacle nest pas à lécran mais dans notre cur. Un film bouleversant et une palme dor bien méritée !
C'est un film social fort, prenant, réaliste, intemporel et étonnant! Les Dardenne arrivent avec un certain génie dissimulé à exprimer les travers d'une société qui se donne une image propre, de dénoncer la cruelle pauvreté sociale! A côté de ca les réalisateurs arrivent également à faire ressentir à son spectateur de l'empathie pour un être qui est capable d'actions horribles. Entre le constat social réaliste et fatidique, et le portrait de leurs personnages, ainsi que la représentation de l'erreur assumée suivi du pardon, les Dardenne signent un film puissant!
L'enfant est clairement le sujet trompe l'oeil du film. Il devrait se nommer "Bruno". Personnage bluffant par son irresponsabilité, son incandescence. Esprit juvénile, éducation mortifère, brute de décoffrage selon les Dardenne. C'est leur cinéma, acté et signé. Flamboyant, mais manque de compassion. Je décroche au bout d'une heure. L'enfant est à la foie la clé et le mystère. Mais sans un Jérémie Rénier implacable, le film ne fonctionnerai pas.
Une tres bonne interpretation ,notament celle de Jeremie Renier exceptionelle de justesse et qui est pour beaucoup dans l'interet du nouveau drame social des freres Dardenne.Ca ne vaut toutefois pas ,a mon avis, la palme d'or mais c'etait peut etre le meilleur film en competition cette annee.La realisation camera a l'epaule nous permet de suivre au plus pres les faits et gestes de ce jeune couple qui galere mais qui s'aime et dont l'arrive d'un bebe va etre le point de depart de leurs mesaventures.Les Dardenne brothers continuent de laisser tourner leur camera indefiniment pour capter les petits details qui constituent la vie de tous les jours ,c'est tres louable de leurs part mais ca donne pour resultat a l'ecran de nombreuses longueurs parfois soporifiques :on dirait que c'est filmé en temps reel !!!!.Le vol du sac et la poursuite en scooter apporte une certaine tension bienvenue absente de la 1ere partie qui brosse neamoins avec justesse le portrait d'une generation de l'immediat.