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cinefilms.fr
68 abonnés
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2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film est surtout axé sur le personnage du garçon qui devient père mais qui n'est absolument pas prêt à le devenir. On assiste dans ce film à l'errance d'un gamin qui doit devenir un homme mais qui en est incapable. tout au long du film, on le suit dans sa vie totallement vide. Les frères Dardenne peignent avec talent le Germinal moderne où la misère qui nous pousse des choses horribles. Dans sa vie transformée en survie, le héros est complètement aliéné, ne se rendant même pas compte de sa propre misère, lutte contre la faim et le besoin d'argent en volant, en vendant tout ce qu'il peut...même ce qui est invendable. Un très bon film même si la Palme d'Or est peu être excessive.
Pas de surprise, les frères Dardenne jouent toujours les cartes de la proximité, du social et de la discrétion. Et dans le genre, il faut avouer qu'ils se débrouillent pas trop mal : arriver à intéresser massivement le public avec un univers ancré dans le quotidien sans chercher à le flatter de quelque manière que ce soit, chapeau. Au programme, donc, régime pain sec et eau : pas de musique, pas de fioritures dans la réalisation, pas de pirouette scénaristique et autres intermèdes comiques permettant au spectateur de souffler. La seule fantaisie (attention, vous n'allez pas vous rouler par terre pour autant !) à se mettre sous la dent réside dans la nouvelle signification que revêt le titre en cours de film. Les acteurs, Jérémie Régnier en tête, se montrent très crédibles, et certains paient même largement de leur personne lors d'une scène tétanisante qui démontre qu'il n'y a pas forcément besoin de situations extraordinaires pour réussir à impressionner. L'enfant est un film austère et pourtant accessible, qui fonctionne parfaitement dans les limites que ses auteurs s'imposent. Ceci dit, est-ce que tout celà représente la quintessence même du cinéma et mérite une Palme d'or, ça, c'est une autre affaire...
23 bébés pour un enfant!!! ce qui est tendre est de voir les personnages du jeune couple seulementspoiler: c'est un thème très dur, l'abandon d'enfant, un jeune père
dur à vivre et impulsif au point de dire à son amoureuse ce qui se passe.... . une interprétation du réalisateur....déjà l'acteur blondinet Jérémie Régnier et ses longs cils aussi, il a changé dans le film "possessions", se laisse aller là.... sinon, somme toute l'enfant va être le sujet du film.
Intéressant et bien dans le style des Dardenne: réalisation assez "brute" et style quasi documentaire pour un constat de notre époque où la misère frappe beaucoup de jeunes pas encore matures, insouciants. Malgré tout, ils arrivent à rendre le personnage de J.Rénier attachant. On a envie qu'il s'en sorte et qu'il grandisse un peu... ce qu'on commence sur la fin du film. Poignant et réaliste, à voir...
Encore une palme d'or ( méritée ?) pour les frères dardenne dont les films se suivent et finalement se ressemble. L'enfant film minimaliste se regarde et ne s'apprécie que modérement étant donné les attentes suscitées par sa palme.On peut lui trouvé des qualités, notamment des acteurs qui, peu connus, n'en demeure pas moins touchant et une histoire émouvante , mais cela ne suffit aucunement à satisfaire pleinement l'audience, qui, finit par avoir l'impression d'assister à une oeuvre surévaluée comme c'est malheureusement souvent le cas avec les dardenne....
Ça vaut pas une palme d'or. Un documentaire scénarisé pour les nantis. Des qualités certes mais les cinéastes n'ont pas eu conscience du public. Quel est l'utilité de ce film ? Il pourrait avertir ces jeunes en galère, mais il en est rien. Le film ne leur parle pas, les ignore, ceux qui en ont peut être le plus besoin. À la place on préfère reluire la conscience du snobisme, les faisant croire qu'ils sont témoins là, d'une grande histoire, tragique, fantastique. Tellement déphasé de la réalité, qu'ils s'extasient à voir la vrai vie, celle de leur ombre.
Un film social, très bien interprété (en particulier par Jérémie Renier). Mais au delà de ça, le film n'a pas grand chose à raconter. Les auteurs cherchent avant tout à émouvoir sur le misérabilisme d'une certaine jeunesse. L'intention est louable, guère plus tellement le trait semble lourd.
Les Dardenne poursuivent leur exploration des dysfonctionnements familiaux et de la question du père, mais l’ensemble n’a ni la force dramatique de « La promesse » ni le geste magistral de « Rosetta ». Pas inintéressant, mais très mineur dans la filmo des cinéastes.
L'enfant n'est pas finalement celui que l'on croit. C'est un film très simple (les personnages, le scénario, la réalisation, tout est simple), mais criant de vérité.
La dernière palme d'or cannoise ma déçu. "L'Enfant" est loin d'être un grand film, le scénario est poussif : l'histoire de deux adultes enfants qui se retrouve confronté a la naissance de leur bébé, un film plein de mièvrerie, de jeux puérils, pour au final pas grand chose, tant le personnage principal incarnant le père est grotesque. Un film bien loin des réalités quotidiennes, trop utopique sans doute et qui napporte aucune réelles réflexions sur le sujet que les frères Dardenne ont tenter en vain daborder.
Voilà, c'est le monde d'aujourd'hui! A croire qu'on devient tous si superficiels que pour qu'il se "passe quelque chose" dans un film il faut une histoire (faussement profonde) de guerre de planètes, des vaisseaux spaciaux, des Bruce Willis, des hamburgers, des strings, des explosions, des morts, des monstres... Hey, mais quoi encore, si je dois vous le rappeler, vous êtes humains! On ne peut pas reprocher à ce film d'être dénudé. Ce film, il a le mérite d'être là juste pour le fait d'être là. Pourquoi chercher un sens à tout? C'est bien le tort de notre monde. Moi aussi je me suis demandé ce que les frères Dardenne cherchaient à faire avec ce film. Je n'ai pas trouvé. Je me suis dit, après tout, pourquoi chercher? Si nous étions tous capables de prendre les choses comme elles sont sans vouloir toujours en extraire quelque chose d'égoïste, le monde avancerait plus vite, ou au moins il arreterait de reculer, ce qui serait déjà pas mal. Ce film, il met à l'épreuve votre humanité, car non, il ne vous donne rien ou presque, mais au contraire, cette fois-ci, c'est comme si c'était au spectateur de laisser quelque chose. Ce film, il n'est pas destiné à montrer les difficultés de deux cas sociaux, car je crois que les gens savent que le monde va mal, ils n'ont plus besoin qu'on le démontre. Alors? Eh bien regardez ce film et redevenez humains: ayez de la compassion, videz votre affectif saturé et votre sous-sensibilité, regardez juste deux de vos semblables vivre, on s'ignore tous tellement vous savez...
Une palme d'Or à Cannes, ça se regarde et à l'époque (2005) - époque où la situation économique, pour des milliers de gens, n'était pas aussi cruciale qu'aujourd'hui - le prix semblait (presque) mérité. Les critiques (voir Les Cahiers du cinéma, Le Nouvel Obs ou Le Monde par exemple furent dithyrambiques et chacun(e) y est allé(e) de sa plume et de ses phrases alambiquées à la Roland Barthes, c'était beau, beau et à lire on se sentait presque intelligent !). Les Dardenne aiment faire dans le misérabilisme qui, hélas ! est de toutes les époques ! Il y a toujours eu de la misère et des "misérables" mais n'est pas Victor Hugo qui veut pour donner chair, vie et action à des personnages englués dans une vie qui les dépasse, passifs et non révoltés, acceptant avec fatalité le sort qui leur est réservé depuis leur naissance. Au secours Jean Valjean ! Plus que jamais nous avons besoin de ta révolte et de ton intelligence. Dommage ! Jérémie Régnier est remarquable.
J'ai décidément du mal avec le cinéma made in Dardenne. Une telle lenteur clinique est assez difficile, je trouve, à appréhender au cinéma. Néanmoins, les acteurs sont excellents et l'histoire, vraiment attachante. Dommage que les Dardenne peinent autant à mettre du rythme dans leurs films.
Du pur Dardenne : chronique d'un drame social réaliste, sans musique, et avec Jérémie Rénier. Un Jérémie Rénier par ailleurs très convainquant (un peu dans le même rôle qu'il sera dans 'Le silence de Lorna'), le scénario est intéressant, mais les longueurs et les blancs sont beaucoup trop présents. C'est du Dardenne : on n'aime ou on n'aime pas. Personnellement, je n'ai pas complètement accroché.