Revenant sur le devant de la scène en relançant sa saga policière de L'Arme fatale en 1998, Richard Donner s'est fait oublier après avoir réalisé le plutôt ennuyeux Prisonniers du temps en 2003. Il revient donc une nouvelle fois trois ans plus tard pour pondre un thriller conventionnel qui n'a d'original que son action en temps réel. Car 16 Blocs tient surtout la route pour son rythme effréné et l'omniprésence de Bruce Willis, parfait et méconnaissable en vieux flic bedonnant désabusé. Hélas, malgré ce rythme plutôt soutenu, le film ne convainc pas totalement, sûrement à cause d'un manque de suspense et de quelques acteurs monolithiques n'apportant rien de bien neuf au film, le pourtant excellent David Morse en premier. L'histoire est pourtant assez originale et le film est bien réalisé par un Donner inspiré mais il subit hélas des longueurs inutiles et tombe facilement dans le film à clichés avec quelques scènes passablement exagérées comme cette scène où lorsque le cerveau des ripoux (dont je tairais l'identité) ne tue pas notre bon vieux Bruce lorsqu'il est face à lui mais demande à un coéquipier de le faire à sa place... Heureusement, le long-métrage, tout en tirant sur la corde des codes du genre (on pense fortement à L'épreuve de force de Clint Eastwood), réussit à suffisamment tenir en haleine et divertit correctement, grâce à son tandem improbable (Bruce Willis et le rappeur Mos Def) et à quelques scènes d'action plutôt bien menées, qui fait donc de 16 Blocs un neo-buddy movie des plus sympathiques. Ainsi, sans révolutionner quoi que ce soit, ce thriller inégal s'avère mineur en soi mais arrive à nous faire passer un bon petit moment durant une bonne heure quarante. Pari réussi en somme.
Et allez, encore un polar sur-budgété et sous-écrit (cette semaine, on est gâtés avec celui-là et Firewall). Hormis une belle bedaine et un peu de couperose, rien de bien nouveau pour un Bruce Willis incarnant une fois encore un flic au bout du rouleau, chargé au bourbon et de convoyer un témoin jusqu'à un tribunal tout proche. Manque de pot pour lui, le cité à comparaître est pris pour cible par une bande de flics véreux voulant lui claquer le beignet avant qu'il ne les incrimine. Et surtout, pas de bol pour nous autres spectateurs, le gus est incarné par un Mos Def incapable de la fermer ne serait-ce que deux secondes, et il faut avoir subi de ses propres oreilles l'affreuse voix nasillarde qu'il a cru bon de prendre pour se rendre compte du supplice. On prie donc pour que les salauds le butent le plus rapidement possible, espérance hélas totalement vaine. Ce ne sont pas les scènes d'action qui vont remonter le niveau, la plupart d'entre elles consistant en de bien laborieux gunfights (le père Donner n'est plus de la première jeunesse non plus) qui vous flingueront les tympans à défaut de vous épater. On ajoute un pseudo-twist bien nase, et voilà un produit de plus qui fait regretter que les studios américains préfèrent miser leur pognon sur des oeuvres admettant la médiocrité comme norme plutôt que sur des projets un minimum originaux. Une conception du septième art assez désolante...
Un film d'action moyen avec un Bruce Willis dans un rôle de flic alcoolique qui ne lui convient peut être pas vraiment. L'histoire est certes banale mais arrive toutefois à maintenir notre intérêt grâce à une efficacité surprenante. Dommage que le happy ending soit inapproprié.
Un vieil aventurier, Bruce Willis, il est vieux, il est décati. On lui confie la tâche d'amener jusqu'au commissariat, à quelques blocs de là, c'est à dire à quelques pâtés de maison, un témoin. C'est un noir qui parle beaucoup, dans le film. Et lui [Willis] il est assez sobre, il faut dire quand même. Alors il est alcoolo, il faut dire, il s'arrête tout le temps pour aller boire un coup. Et pendant ce temps-là il arrive que des malheurs, donc ils finissent à pied. Et à pied, et lentement...
Un énième thriller avec les mêmes personnages caricaturés (le noir qui ne sait pas se taire !), la même histoire de flics ripoux qui se repentissent... ou pas ! Divertissant seulement parce qu'il y a Bruce Willis !!
Lorsque Richard Donner, le papa de « L'arme fatale », reprend du service en 2006, ça donne un film d'action délicieusement estampillé « années 1980 ». L'histoire, simple mais efficace, met en scène un flic taciturne et fatigué qui doit conduire au tribunal un truand volubile, peureux et gesticulant à tout va. La recette est éprouvée depuis longtemps mais pourquoi la changer ? Elle induit une bonne dose d'humour et d'action et ces ingrédients fonctionnent à chaque fois... Ceci dit, il faut reconnaître que le scénario, peu novateur, pêche un peu de cette forte impression de déjà vu. Il est d'ailleurs probable que les spectateurs les plus difficiles n'y trouveront pas tout à fait leur compte. Pour ma part, je me suis laissé embarquer par Bruce Willis, toujours impeccable et Yaslin Bey qui en fait des caisses à ses côtés (un poil agaçant, probablement à cause de son mauvais doublage Français). Côté méchant, on retrouve avec plaisir David Morse, absolument parfait en flic corrompu et manipulateur qu'on prend un malin plaisir à détester. Bref, « 16 blocs » ne figure sans doute pas sur la liste des nominés au César. Pour autant il est musclé, drôle et agréable à visionner, c'est déjà pas si mal !
Un thriller en real time avec un scénario qui n'a rien de transcendant mais le film se laisse volontiers regarder malgré quelques grosses facilités de scénario. Le happy-end est vraiment artificiel et assez nunuche. Bonne prestation de Bruce Willis
La rencontre de Richard Donner et Bruce Willis donne un petit film distrayant sympathique, dans lequel Willis interprête un flic en bout de course qui va devoir protéger un témoin contre une nuée de tueurs. Le scénario de base n'est pas surprenant, mais est on est plusieurs fois surpris par celui-ci à mesure qu'il avance malgré tout. Sur la fin, le retournement de situation est un peu moins crédible, mais on se laisse porter par le truc malgré tout. Pas un film exceptionnel, mais un bon divertissement.
Super film d'action, trés original et bourré de talents. Bruce Willis et Mos Def sont formidables, la réalisation parfaite, une bande son prenante et un scénario soigné. Peut être un peu trop de sentiments cependant et on aurait aimé une fin plus explosive. On passe tout de même un trés bon moment.