j'ai mis du temps à déterminer s'il s'agissait de second degré ou bien d'un film nanard... Et beh... J'ai du mal à comprendre comment le réalisateur de mulholland drive a pu faire ce truc ou encore dune... C'est une filmographie totalement inégale
Avec "Sailor et Lula", David Lynch s’aventure dans une romance déjantée où l’amour devient une fuite en avant dans un monde chaotique. Palme d’or au Festival de Cannes, le film est un road movie passionnel où l’amour s’oppose à la violence et à la folie du monde. L’histoire suit Nicolas Cage et Laura Dern en couple brûlant de désir qui tente d’échapper à un univers gangrené par la folie. Sur leur route, ils croisent des personnages déglingués, des criminels grotesques et des visions cauchemardesques typiques de l’univers lynchien. Les couleurs saturées, la musique rock omniprésente et les performances intenses des acteurs donnent à "Sailor et Lula" un rythme hypnotique. Lynch offre un film à son image : excessif, troublant, grotesque et sublime. Il divise, fascine, mais ne laisse personne indifférent.
Je vais rejoindre le clan des 1 étoile tant le film m'a franchement dégoûté dans son style atroce, son genre gore-malsain et ses personnages tous plus minables qu'autre chose. Cela fait longtemps que je n'ai plus de honte à détester des films cultes ou à adorer des navets. Mais là je ne peux pas. Détestable pour moi.
Pas aussi psychédélique et dérangeant que ses principales œuvres, Sailor Et Lula n'en est pas moins une comédie dramatique magnifiquement portée à l'écran par ce Bonnie & Clyde des temps modernes.
Le film qui m'a longtemps fâché avec David Lynch. C'est vrai qu'il est pas terrible, le plus décevant étant son manque de subtilité. Lynch a filmé la cavale d'un couple maudit, entre naïveté et outrance dans un monde hostile. En fait l'alliage ne prend pas, la mise en scène est grossiere, notamment dans sa deuxième partie qui voit un défilé de gueule et de personnages violents sans grande cohérence, en tout cas pour mon petit esprit. Reste quelques éclats de violence, de flamboyance et une Laura Dern assez lumineuse et incandescente dans un monde absurde. Lynch affinera don style dans la suite de sa filmographie qui frôlera le sans faute.
1990 est une grande année dans la carrière de David Lynch. En effet, il connait à la télévision le succès avec la première saison de Twin Peaks et il remporte la Palme d’or au Festival de Cannes avec Sailor & Lula. Pourtant, ce film n’est pas l’œuvre la plus marquante de la carrière de son réalisateur. Adaptant le roman de Barry Gifford, le long-métrage reste encore dans une histoire assez classique (si on met de côté Eraserhead, c’est véritablement à partir de Twin Peaks : Fire Walk with Me qu’il commencera à s’amuser à exploser les règles de narration). Toutefois, nous sommes dans un film purement lynchien. On rencontre ainsi de nombreux éléments pas directement compréhensibles et qui dépendent de l’interprétation de chacun. On y retrouve aussi un penchant pour le bizarre, la violence et le gore récurrent dans la carrière du cinéaste. Et comment ne pas deviner que nous face à une œuvre du futur réalisateur de Lost Highway quand on découvre le personnage de George Kovich à la voix totalement déformée qui rejoint la galerie des nombreux individus étranges qui peuplent le cinéma lynchien. D’autant plus qu’il est interprété par Freddie Jones qui était déjà apparu dans Elephant Man et Dune. Ainsi, les acteurs appartenant à l’univers de l’artiste sont très nombreux. On y retrouve ainsi des habitués du cinéaste (Isabella Rossellini, Jack Nance, Harry Dean Stanton même si sa collaboration avec Lynch débute ici) et une partie du casting de Twin Peaks (Grace Zabriskie, Sheryl Lee ou Sherilyn Fenn). Mais tous ces seconds rôles déjantés sont évidemment survolés par le duo formé par Nicolas Cage et Laura Dern (autre habituée du réalisateur qui se retrouve d’ailleurs à jouer ici la fille de sa véritable mère, Diane Ladd). Ce casting prestigieux prouve qu’un des éléments déconcertant de cette œuvre à savoir le surjeu des acteurs est une volonté de David Lynch de vouloir montrer des personnages totalement déjantés et irréalistes. Sailor et Lula sont d’ailleurs les premiers à avoir des attitudes tellement exacerbées qu’on pourrait penser qu’ils sont drogués bien qu’ils ne semblent jamais prendre de produits stupéfiants. Cependant, même si les aspects déconcertants de cette œuvre où on croisent autant des références à Elvis Presley qu’au Magicien d’Oz peuvent déplaire à une partie du public, il est difficile de ne pas apprécier la magnificence du Cinémascopespoiler: , la puissance de la séquence du viol sans véritable acte sexuel (Willem Dafoe y est terrifiant) et la bande originale mélangeant des morceaux préexistants (c’est d’ailleurs grâce à son utilisation dans le film que Wicked Game de Chris Isaak est devenu un succès) et la composition d’un Angelo Badalamenti en pleine influence Twin Peaks. Ainsi, même s’il peut être considéré comme un film un peu mineur de son créateur, Sailor & Lula est une œuvre s’inscrivant purement dans l’univers de David Lynch.
Road trip trash de deux amoureux sur la tangente émotionnelle, ce drame embrasse les thématiques et caractéristiques du cinéma de Lynch qui signe une réalisation entre onirisme et crudité dont il a une admirable maitrise. Mêlant les temporalités pour nous faire évoluer dans notre connaissance de l'intrigue en jouant des focalisations, nous rendant complices ou témoins des événements, la narration marque le pas au milieu de l'histoire alors que les héros sont bloqués dans leur fuite. Allégorie constante de la passion (destructrice?) avec le motif récurrent de la flamme voire du feu, le récit présente des personnages brisés, psychotiques ou furieux, incarnés avec intensité - Nicolas Cage se révélant le plus sobre du casting! Malgré une trame a priori cynique, âpre, sur la réalité de l'existence, l'optimisme l'emporte finalement dans un dénouement de conte de fées - décalé! Il ne faut pas fuir l'Amour...
Adaptation d'une série de romans, Sailor Et Lula est un long-métrage plutôt moyen réalisé par David Lynch. L'histoire nous fait suivre deux amoureux transi qui, pour échapper à la mère psychopathe de la jeune femme, vont se lancer dans une cavale pendant laquelle ils vont rencontrer des personnages hauts en couleur. Ce scénario commence sur les chapeaux de roues avec un début prometteur, mais malheureusement, rapidement, l'intrigue montre ses limites. Résultat, les près de deux heures de film se font grandement ressentir tant l’intérêt fini par s'estomper sur la durée. L'ambiance est singulière puisqu'elle se veut à la fois violente et érotique, en plus de faire de nombreuses références au Magicien D'Oz. Hélas, le ton n'est ni vraiment sérieux, ni vraiment drôle, ce qui fait qu'il est difficile d'être touché par cette romance, notamment à cause de personnages en demi-teintes. Pourtant, le casting interprétant les différents rôles comporte de beaux noms, à commencer par les deux tourtereaux incarnés par un Nicolas Cage prêt à tout par amour et une Laura Dern terriblement attirante. Malheureusement, les autres comédiens en font beaucoup trop à l'image de Willem Dafoe et Diane Ladd, pour ne citer qu'eux. Cela a pour conséquence de créer des relations hystériques assez usantes. C'est d'autant plus regrettable que le couple entretien une passion charnelle assez réussie, mais leur fougueuse liaison est gâchée par tous les individus les entourant. Il en va de même pour les répliques peu inspirées, hormis les jolis mots sortants de la bouche des amants. La forme souffre des mêmes maux que le fond puisque la réalisation de David Lynch est plutôt correcte, mais sa mise en scène est constamment parasitée par un montage douteux, brisant ainsi souvent l'émotion. La b.o. accompagnant ce visuel parfois désuet présente aussi quelques symptômes. Si celle-ci comporte des compositions de grande qualité et s'avère particulièrement mise en avant, ses notes sont parfois hasardeuses et ne collent pas toujours avec l'action. La fin pour sa part se veut acceptable et vient mettre un terme à Sailor Et Lula, qui, en conclusion, est une déception au vu du potentiel qu'avait cette histoire d'amour entre deux êtres épris l'un pour l'autre.
Au rayon « roadmovie » d’une cinémathèque, ce film doit figurer sur le haut la pile. Au centre du jeu, un couple super glamour et passionnel que rien ni personne ne peut séparer ; ni même le temps. Faut dire que Sailor fait quelques séjours en prison durant lesquels la très attirante Lula l’attend sagement. Autour d’eux, on s’acharne à vouloir briser l’idylle ; des tueurs à gages patibulaires les poursuivent, mandatés par une mère possessive, nocive, nymphomane et criminelle elle-même. Mais le couple de Sailor et Lula semble indestructible ; d’une sensualité folle, ils sont un hymne à l’amour sans limite. Nicolas Cage et Laura Dern campent les deux héros et sont beaux comme dieu et déesse ; ils crèvent l’écran. David Lynch metteur en scène hors norme transcende une histoire qui serait très commune dans d’autres mains pour en faire un film baroque, à la violence sèche. Une belle claque avec une histoire simple, Lynch nous conduira plus tard dans des histoires plus tordues et complexes ; là son scénario est linéaire truffés de flashback mais très lisible. Et pour couronner le tout, la bande son est magnifique ; surtout quand Nicolas Cage entonne avec beaucoup de justesse « Love me » et « Love me tender » du King. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
un film culte, à la fois baroque, romantique, violent, fantastique, érotique...le road-movie d'un couple éperdument amoureux, lui ancien malfrat aux pulsions violentes, elles midinette un peu nunuche et rêveuse, fuyant la mère de la demoiselle et tous les malfaisants qu'elle a lancés à leurs trousses pour tuer le jeune homme qui a refusé ses avances, escapade qui mènera jusqu'au Texas en passant par la Nouvelle Orléans, cigarettes au bec, soirées en boites de nuit, nuits torrides en motel et croisant au passage des sorcières, des tueurs sanguinaires et psychotiques, des personnages difformes et quelque peu felliniens, le tout accompagné d'une musique sublime et des chansons d'Elvis/ Le film part parfois dans tous les sens, tissant en arrière plan, l'histoire tragique de l'enfance des 2 amants, les milieux glauques dont ils sont issus et qui les a formattés. Il y a certes des ellipses et même des scènes dont on se demande ce qu'elles apportent à l'histoire. Le jeu des acteurs est volontairement forcé. La cigarette, les allumettes et le feu rythment les séquences. Les flash-backs se succèdent ou se superposent au présent. Mais, il se dégage de l'ensemble un rythme qui fascine et une sorte de beauté insolente des routes, des paysages, des personnages et de vigueur de la jeunesse
Voilà un film de David Lynch où, à aucun moment, je n’ai eu le sentiment d’être largué. L’histoire est simple, un couple aux antécédents très compliqués s’aime d’un amour fusionnel mais doit fuir des gens envoyés par la mère foldingue de la jeune fille qui veut à tout prix la récupérer et éliminer l’homme sujet de tous ses tourments. Un road-movie à travers la Louisiane et le Texas filmé par un vrai pro de la pellicule comme il y en a vraiment peu : prises de vue, ambiance, musique (un must !). Tous les personnages sont hauts en couleur ( étonnant Willem Dafoe) . Du très haut de gamme par rapport aux innombrables médiocrités d’aujourd’hui. Ça c’est du cinoche !
"Sailor et Lula" est en quelque sorte le " Bonnie and Clyde" des temps modernes, un road movie moderne façon Lynch donc assez singulier. En effet, Lynch y fait part de ses plus grandes obsessions : le rêve se transformant en cauchemar, la folie et la lubricité. La relation entre Sailor (Nicolas Cage) et Lula (Laura Dern) est emplie d'une grande tension érotique, d'une sensualité moite et sexuelle. Thème qui sera très présent dans sa filmographie (Twin Peaks, Blue Velvet, Lost Highway, Mulholland Drive). De plus, les personnages ont toujours des difficultés psychologiques, ils sont presque toujours possédés par des démons. On ne peut pas reprocher grand chose à ce film, il transpire la classe à l'état pure, c'est très esthétique et la musique de Angelo Badalamenti est subtilement choisie.