Sailor et lula est un vrai film de malade , aux personnages plus fous et excentriques les uns que les autres , et l'un des sommets de la carrière de david lynch. Un road movie unique en son genre.
Juste la moyenne car mon sentiment a été: "mouais, bof"... Une banalité, rien de plus, je n'en ai pas révé la nuit, je n'ai pas refait l'histoire...vu, presque oublié et rangé dans la catégorie "prendra la poussière"... et une petite pensée pour le Festival de Cannes (le plus grand du monde en France...) qui prime ces choses...
Autant j'adore Lynch lorsqu'il plonge dans la mélancolie et les effets aériens (on retrouve beaucoup de Twin Peaks dans ce film, dans le casting comme dans l'atmosphère), autant j'ai du mal à accrocher lorsqu'il sombre dans l'exagération de ses personnages (cris et autres excès). Ce film mélange un peu les deux ambiances donc mon ressenti est forcément mitigé. Heureusement, Nicolas Cage est survolté et quelques excellentes scènes font qu'on ne s'ennuie pas.
Un de mes Lynch préfèré! J'adore l'ambiance du film, le couple Cage/Dern fonctionnent à merveille, Dafoe est énorme, et la musique de Chris Isaak est mythique!
Willem Dafoe impeccable' et Laura Dern magnifique. Un vrai chef d'œuvre de David Lynch, qui m'a fait pensé à un autre film que j'adore et que j'avais vu avant celui-ci, True Romance de Tony Scott.
un film completement halluciné 100% "lynchois" le couple dern-cage fonctionne a merveille et meme avec l'age tout ceci vieillit très bien et garde son punch!! cependant a reserver je pense a un public fan de film loufoque.
Sailor (Nicolas Gage) est amoureux de la jolie Lula, mais la mère de celle-ci ne veut pas entendre parler de lui. Il fait de la prison, il a un enfant, est entraîné dans un hold-up, etc. Dès l’introduction, on reconnaît David Lynch : juxtaposition de calme et de violence, enchaînement de musiques contrastées formant un support essentiel pour l’œuvre. Puis le découpage soigné, l’effort de construction de chaque scène, l’onirisme, et une certaine naïveté. Cependant cette forme élaborée, marque d’un grand cinéaste, est ici au service d’un scénario plutôt extravagant et confus. L’auteur semble davantage vouloir une cohérence d’ambiance que de sens. Mais ce qui fonctionne autour d’un thème onirique (lost highway, Mulholland drive), ne convient pas à un script réaliste. Nicolas Cage fait de son mieux et chante assez bien, sa dulcinée (Laura Dern) a le profil voulu, comme souvent chez Lynch les personnages secondaires sont intéressants, mais cela ne suffit pas. Un sentiment d’absurde étreint progressivement le spectateur, et fait ressortir le côté guimauve, presque ridicule parfois, du spectacle. On aurait compris que le film obtienne un prix de mise en scène à Cannes, mais le fait qu’il ait eu la Palme d’Or laisse pantois.
Revu y a pas longtemps, j'ai aimé encore plus que la première fois ce souffle de liberté dégagé par notre couple. Lula et sa naïveté a un côté très Monroe, Sailor et sa veste en peau de serpent, symbole de sa personnalité dit-il.. Des dialogues d'une candeur merveilleuse, même quand elle lui dit qu'il a la plus belle queue qu'elle ait jamais vue, des méchants bien vilains, des couleurs explosives, du Love me tender qui donne envie de se barrer sur les routes, auto-radio à fond.
Chef-d'œuvre pour certains, navet pour d'autres... Histoire d'un couple fou amoureux, violence inodore, ennuyeux au possible. Je retiens la prestation de la muse de Lynch, je parle bien sur de la belle Laura Dern et la fin ou Nicolas Cage déclare son amour une fois pour toute sous la chanson d'Elvis ( Love me tender ). Je préfère de loin True Romance qui est dans la même veine.
Encore un film déjanté de Lynch mais plus "rationnel" dans la veine de Blue Velvet sorti 4ans plus tôt. Ici c'est une espèce de re-lecture adulte et sanglante du "Magicien d'Oz" de Fleming. On retrouve deux amoureux fous en proie aux agissements secrets (main aux ongles crochus noirs sur une boule en cristal) d'une "sorcière" (la mère?) que redoute constemment Lula. L'interprétation est bonne, Nicolas Cage et Laura Dern symbolisent la liberté, un Willem Dafoe dans un rôle de cinglé (après celui de Dennis Hopper de Blue Velvet) et la copine de Lynch de l'époque Isabella Rossellini. La mise en scène est formidable, on retrouve toujours les éléments constitutifs de l'oeuvre de Lynch : le rêve ou plutôt ici le long cauchemar que subit Sailor et Lula (superbe scène sur la route dans le désert de nuit avec Chris Isaak en fond sonore). On en ressort dérouté, comme si on sortait du pire cauchemar de Lynch qui a regardé de son oeil morbide le magicien d'oz. Saisissant.
"Sailor et Lula", ou David Lynch exaltant l'amour sans compromis. Et que c'est beau ! Encore une fois, toute l'inventivité du cinéaste sert avec intelligence le propos et la dimension émotionnelle de l'oeuvre ne comporte rien d'artificiel. On y trouve peut être moins d'onirisime que dans un "Blue Velvet" ou un "Lost Highway", mais c'est peut être cela qui fait sa force. La violence est ici plus crue que dans les autres oeuvres du cinéaste ; la société dépeinte est particulièrement sombre. Cette atmosphère décadente, ce "vice ambiant" vont directement faire ressortir le message du film : la puissance de l'amour. Nicolas Cage et Laura Dern incarnent à la perfection le couple perdu dans les méandres d'un monde hideux mais avant tout totalement soudé. Un grand hymne à l'amour et à la liberté ... avec, ne l'oublions pas, un William Dafoe exceptionnel dans le peau du fascinant "Bobby Perou".
Sailor et Lula, misant sur une simplicité parfois aberrante au mépris d’une certaine profondeur, pourrait apparaitre comme l’un des films les moins aboutis du réalisateur, malgré la prestigieuse palme d’or qui lui fut attribué au Festival de Cannes 1990. La critique complète sur: www.cinemarium.fr
Sailor et Lula est un film plein d'audace, laissant autant de place au mystérieux et à l'illusion, qu'à une intrigue sombre, bourré de séquences complètement décalés, violentes, et d'une histoire d'amour très vite exaspérante et lassante. Ce n'est pas le meilleur de Lynch, malgré une palme d'or au palmarès de ce film.