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3,0
Publiée le 17 mars 2026
Avec Sailor & Lula, David Lynch livre un road movie halluciné où la violence et le kitsch s’entrechoquent dans une esthétique volontairement excessive. Le couple formé par Nicolas Cage et Laura Dern dégage une intensité brute, oscillant entre passion sincère et caricature hystérique. Lynch injecte son imaginaire cauchemardesque dans une trame quasi mythologique, mais l’accumulation de symboles et de digressions finit par diluer la cohérence d’ensemble. Certaines fulgurances visuelles rappellent son génie singulier, même si elles semblent ici moins maîtrisées que dans ses œuvres les plus abouties. Reste un film fascinant par sa liberté et son énergie, mais dont la démesure permanente peut laisser à distance.
Sympathique découverte même si c’est très loin d’être mon favori de David Lynch. La mise en scène, l’esthétique et le casting sont toujours aussi fous, se dégage alors une sorte de puissance romantique et macabre du film super puissante et marquante. En revanche, je trouve que l’intrigue avance à deux à l’heure et le montage du film est très étrange : là où dans Lost Highway par exemple, le montage cryptique instaure du mystère, ici pas du tout. Les personnages décrivent une situation passée, puis hop, un montage fait apparaître la scène telle qu’elle s’est déroulé à nos yeux. C’est pourquoi je trouve que Sailor et Lula a par moment un vrai air de « téléfilm », ce qui n’est pas une qualité… j’en garderai quand même un bon souvenir pour son ambiance romantique et le superbe duo Nicolas cage Laura Dern.
Je l'avais vu à sa sortie au cinéma avec mon ex femme je m'en souviens encore...lorsque David Lynch n'était pas encore connu. J'en avais gardé un très bon souvenir mais de l'eau a coulé sous les ponts depuis. En effet j'ai été déçu, je pense que c'est son film le plus faible...il faudrait que je revois Dune.
Wild at Heart est un film hanté par l’incendie, celui qui s’est propagé avant mais que la mise en scène rapporte par différents effets de flashbacks et de superposition, en lien direct avec spoiler: la topique amoureuse tout à la fois traditionnelle et moderne, allumettes et cigarettes à l’appui . Cet incendie constitue la clef réunissant protagonistes et antagonistes, son élément un potentiel de destruction et de création dans une interdépendance que rien ne saurait arrêter – en témoigne la récurrence des flammes, visibles dès le générique d’ouverture –, la rencontre spoiler: de la pulsion de vie et de la pulsion de mort , qu’elle soit éprouvée ou fantasmée (cf. visions de la mère). Il acquiert une puissance mythologique, convoquant et consumant les mythes américains pour mieux les réinventer, du chanteur Elvis Presley au conte de Lyman Frank Baum, The Wonderful Wizard of Oz (1900), sans oublier le road movie, forme libertaire qui dessine une route, une ligne, un fil conducteur à même de ramasser les univers individuels – puisque tous les personnages se mettent en route,spoiler: quittent leur domicile à la poursuite des deux amants . Le dérèglement représenté traduit un sentiment de perte de repères alors ressenti par le cinéaste, qui le concurrence par une émancipation offerte, quatre mois durant, à ses comédiens principaux, le temps d’un tournage mémorable. Traversée de déserts géographiques et humains, recensement d’une contre-culture qui existe en marge de la culture officielle, Wild at Heart peuple cette traversée de son imaginaire commun à d’autres œuvres, Twin Peaks en tête – mais l’art de David Lynch n’est-il pas total, chacune de ses œuvres en explorant davantage certains aspects ? Et la plus belle, la plus forte modernité réside peut-être ici dans le souci de trouver en Sailor et en Lula deux alter ego, deux êtres égaux, vigilants et respectueux non de la société (malade) mais d’eux-mêmes, deux êtres impliqués dans la démonstration d’une idée, cachée derrière une romance incandescente : spoiler: la permanence de l’amour, c’est-à-dire de l’incendie . Le découpage chronologique du film, construit sur des ellipses, réduit leurs séparations et porte ce désir de les voir se réunir encore et encore et pour toujours. Un chef-d’œuvre magnifiquement filmé et interprété.
Fan absolu de Lynch sauf ce film. Les délires n'ont ici pratiquement aucun sens, des personnages grotesques sans fond, l'ennui arrive rapidement alors que Cage/Dern font magnifiquement le boulot mais deviennent presque accessoires au fur et à mesure du film. Déception. Dommage.
Que retenir de ce film ? On plonge dans un univers décalé, voire très décalé, où certaines scènes frôlent la grossièreté et finissent par paraître excessives. Les personnages, souvent poussés à l’extrême, relèvent de la caricature pure – la mère et le rôle interprété par Willem Dafoe en sont des exemples frappants. La violence, omniprésente, sert à installer une ambiance pesante, et le film bascule parfois dans le gore sans véritable justification narrative. Le scénario peine à donner une cohérence à l’ensemble. En résumé, ce film ne m’a pas convaincue : entre excès de style et manque de substance, l’expérience reste décevante.
je me suis un peu lassé des dernieres productions de david lynch apres lost highway. SAILOR ET LULA ce film ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable à l'epoque , et pourtant en le revoyant je trouve que ce film est un pur chef d'oeuvre. les Absurdités lynchiennes ont parfaitement leur place dans ce film qui raconte une histoire d'amour ou tous les personnages sont competement fous. mention speciale a william dafoe. et contrairement aux dernieres productions comme inland rmpire ou mudholland driv ou par moment ca part dans le n'importe quoi , on peut parfaitement suivre le fil de l'histoire.
Un road-movie aux personnages dérangés signé David Lynch. Le réalisateur livre un film abouti dans sa réalisation avec une mise en scène aux accents psychédéliques et un montage rythmé. L’histoire d’amour entre Laura Dern et Nicolas Cage qui ne manquent pas de flamme.
Un road movie intense et stylé, porté par une alchimie électrisante entre les deux protagonistes. L’atmosphère sombre et romantique, mêlée à une bande-son mémorable, fait de ce film une expérience captivante et émouvante. Un classique du genre à redécouvrir.
Cinquième film du regretté David lynch, une road movie et même on peut dire un road trip, de deux âmes sœurs sailor et Lula. Sailor joue par nicolas cage impulsif, têtu qui des le début du film sera incarcéré pour meurtre en légitime défense. Lula jeune fille sensuelle, fragile, influençable qui va évoluer petit à petit au cours de ce voyage. David lynch me fascine à chaque film car il arrive à bien dessiner ses ppersonnages dans toute leur fragilité, étrangeté, folie. Le rôle de willem dafoe resume bien les propos ci-dessus totalement barré ou la mère de Lula possessive à la limite de la psychopathie. Et surtout on ressent cette alchimie entre cage et dern qui me rappelle les 2 femmes de mulholland drive et plus tard dans une autre film et autre réalisateur thelma et Louise.
David Lynch fait parler toute sa créativité dans cette histoire d’amour sous la forme d’un road movie. L’univers est puissamment violent avec de nombreuses symboliques géniales et des personnages assez profonds. Le casting brille aussi à travers des plans très composés et c’est certainement un des meilleurs rôles de Laura Dern. 16,5/20
Je ne suis pas fan de David LYNCH mais j'aime beaucoup Elephant Man et j'adore Mulholland Drive. Le premier est de facture classique et le second totalement "lynchien". Sailor et Lula s'apparente à la deuxième catégorie, il m'a fait penser à un brouillon de Mulholland Drive car on y retrouve le style particulier du réalisateur (scènes parallèles, gros plans, accélérations, humour macabre), ainsi que ses obsessions (gens marginaux et déjantés, êtres fantasmagoriques, amour à la folie, cow-boys). Mais je n'ai pas trop accroché à ce film car je l'ai trouvé plutôt vulgaire, avec une musique insupportable (mis à part Chris Isaak) et une histoire peu passionnante... Lynch fera donc nettement mieux avec Mulholland Drive après.
Avec "Sailor et Lula", David Lynch s’aventure dans une romance déjantée où l’amour devient une fuite en avant dans un monde chaotique. Palme d’or au Festival de Cannes, le film est un road movie passionnel où l’amour s’oppose à la violence et à la folie du monde. L’histoire suit Nicolas Cage et Laura Dern en couple brûlant de désir qui tente d’échapper à un univers gangrené par la folie. Sur leur route, ils croisent des personnages déglingués, des criminels grotesques et des visions cauchemardesques typiques de l’univers lynchien. Les couleurs saturées, la musique rock omniprésente et les performances intenses des acteurs donnent à "Sailor et Lula" un rythme hypnotique. Lynch offre un film à son image : excessif, troublant, grotesque et sublime. Il divise, fascine, mais ne laisse personne indifférent.