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SuperMadara
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3,0
Publiée le 15 juillet 2012
Un road movie psyché et romantique, une romance sur les routes de l'Amérique entre violence et amour fou. Totalement lynchien , le scénario raconte la fuite explosive et torride de Sailor et Lula, deux amoureux transis qui fuit la mère hystérique de Lula et l'armée de tueurs sanguinaires qu'elle a envoyé a leur trousses, une intrigue ou tout l'univers déjanté et visuel de Lynch se relâche dans des personnages a la dérive, mais une terrible frustration se ressent dans une fin qui n'arrive pas vraiment a en être une... Encore a ses débuts, Nicolas Cage explose d'énergie et submerge une Laure Dern assez impassible mais très souvent peu habillé, et puis une galerie de seconds rôles très spéciale comme le pauvre Harry Dean Stanton ou encore l'imprévisible Willem Dafoe. Comme une plongée dans une tête très perturbé, la mise en scène de l'imprévisible David Lynch est totalement a son image : particulière, chronologiquement complexe et très obscure sur sa galerie de personnages mystères qui apparaissent et disparaissent aussi vite... Un road movie intéressant mais frustrant, le genre de film qui marque mais pas que pour de bonnes raisons.
On est pas obligé d'aimer parceque c'est un film culte , que c'est David Lynch qui l'ait produit ou parceque Nicolas Cage joue dedans , la seule chose que j'ai vraiment aimé , c'est la bande son , Sympa , histoire de reprendre quelques tubes des années 60 , pour moi tout est hyper lourd , entre la mére qui en fait des tonnes et et tout le reste , et pourtant le 1/4 d'heure m'avait emballé .... dommage
Un film étrange, poétique, flamboyant mais surtout sensuel qui raconte la fuite de deux amants à travers les USA. Interprété magnifiquement par Nicolas Cage (Sailor) et Laura Dern (Lula) encore débutants et réalisé par David Lynch, ce film est une histoire d'amour mélangé à un Road movie dans un monde tordu et cruel. Un classique mais l'histoire reste un peu spéciale et par moment on ne comprend pas tout. Pour aimé le film, il faut aimé l'univers de David Lynch. Une fin heureuse avec la chanson "Love me Tender" interprété par Nicolas Cage. Bien!
Planant. Oh oui, ce film est planant, mais je n'ai pas compris qu'il l'était du premier coup. Et aujourd'hui, à l'occasion d'une diffusion sur le cable, j'ai pu redécouvrir Sailor et Lula et réaliser à quel point je devais être endormie ou ailleurs la première fois que je l'ai vu pour ne pas en avoir gardé un souvenir impérissable. Car c'est bien le genre de film dont les images restent en tête. Avec Sailor et Lula je crois que Lynch a tout bonnement créé le couple le plus sensuel, le plus passionnel, le plus brûlant, du cinéma. Laura Dern et Nicolas Cage sont plus magnétiques que des aimants, ils dégagent une aura absolument incroyable. Leur jeu, très langoureux et rock'n'roll se combine à ravir avec la BO extrêmement puissante (le king, Chris Isaak...) du film. Wild at heart (choix de titre anglophone parfait d'ailleurs) est vraiment de ces films qui captivent, qui prennent au ventre, où le temps se suspend... L'unité sensationnelle de ce couple suintant, qui brûle comme les bougies, est renforcée par l'univers hostile dans lequel ils évoluent. Toutes ces gueules de morts (mention spéciale à Dafoe et Rossellini), ces têtes cassées et improbables, cette ambiance parfois limite foraine autour de laquelle ils gravitent ne fait que les sublimer, eux deux, dans leur union inébranlable. L'ambiance est tout simplement unique, planante, transcendante, fascinante. La scène de fin (à partir de l'arrivée de Sailor à la gare) est un monument de cinéma à elle toute seule. Elle est d'abord incroyablement dure puis ensuite extraordinairement douce, elle plaque littéralement le spectateur à son fauteuil. L'apparition de cette fée aurait pu paraître complètement hors sujet et déplacée, mais non, Lynch s'y prend de manière à ce qu'elle soit hyptonisante si bien que l'on se rend à peine compte du ridicule de la scène. Finir sur Love me tender est une idée magnifique. Vous vous rendez compte ? Le film se termine et vous avez l'impression qu'il vient juste de commencer... Incroyable.
L'alchimie parfaite entre du bon Kubrick et de l'excellent Tarantino. Ce film sort des chantiers battus du style et offre à Cage son meilleur rôle. Inoubliable !
Plus qu'une histoire d'amour, une épopée d'amour entre Sailor et Lula, 2 personnages hauts en couleur, seuls contre le monde et sa violence teinté d’une ambiance rock n’ roll cher à Lynch. Ce film est un classique Lynch, on y retrouve la plupart de ses acteurs préférés et on sent déjà les prémices de Twin Peaks notamment au niveau de l'ambiance et de la bande son. La réal de David Lynch est comme dans ses bons films intriguante, magique et éprouvante à la fois. On trouve de tout : des plans très classiques, des scènes totalement incongrues mais néanmoins divertissante, de l'humour, de l'ultra gore… Poétique est vraiment le mot qui décrirait ce film, mais pas la poésie gnangnan, la poésie Lynchienne, subtile, étrange et magnifique. L'un des meilleurs aspects est à mon avis est les acteurs et leurs personnages, les personnages en eux même sont déjà énormes, avec un tel background et une telle personnalité qu'il est possible de faire un film sur chacun d'eux et les acteurs qui les interprètent sont tous plus charismatique les uns que les autres : bien sûr Cage et Dern sont au top avec des performances éblouissantes et une complicité qui crèvent l’écran, peut être les meilleurs rôles de leurs carrières respectives. A côté Dafoe et la mère de Lula sont aussi très bons. Dans l’ensemble un très bon film, mais je ne l’appellerais pas un chef d’œuvre, j’ai comme l’impression qui lui a manqué un tout petit quelque chose, il reste quand même un indispensable des fans de Lynch et un film à voir pour les cinéphiles. 4/5
Un road-movie de qualité avec un Nicolas Cage au top dans un rôle de composition, et la présence réjouissante de Willem Dafoe. Encore un film hors du commun de David Lynch.
La cavale d'un couple fou amoureux, poursuivi par des tueurs engagés par une mère psychotique. "Wild At Heart" est une belle romance en forme de road movie, esthétiquement soignée (avec notamment une excellente BO très éclectique), et très bien interprétée. Outre le couple Nicolas Cage / Laura Dern, on y retrouve plusieurs personnages très dérangés, celui de Willem Dafoe en tête. Cependant, malgré une première partie réussie, le film s'essouffle et contient de nombreuses longueurs. La galerie de tarés semble être plus là pour donner un style que pour faire avancer l'histoire, et finalement il manque une certaine puissance onirique et visuelle pour que le film soit envoutant, comme un "Lost Highway" ou un "Mullholland Drive". Un peu décevant de la part de Lynch.
Je n'aime décidément pas Lynch. J'ai trouvé que tout dans ce film était détestable et puant: les personnages sont tous plus bizarres et inquiétant les uns que les autres et croulent sous une avalanche de clichés insupportables, la mise en scène, éclatée d'effets incessants, est tout bonnement odieuse, et le film n'est qu'un long concentré d'esbrouffe vulgaire, morbide, et méchante de deux heures. Mais le pire dans tout cela, c'est l'humour de Lynch, qui caricature le monde entier à sa sauce, qui fait dire à une pauvre fille en train de mourir qu'elle a perdu son rouge à lèvres, qui délire complètement sur cette ballade psychédélique débectante et de surcroit esthétisante. Quelle horreur!
Malgré sa réputation, je n'ai pas énormément apprécié ce film, sans doute à cause d'une mise en scène déroutante. Le film n'est cependant pas médiocre, mais ce n'est pas le chef-d'oeuvre auquel je m'attendais.
Décidément, les années 90 furent la décennie des romances décalées, et avant l'amour ultra-violent entre deux tueurs en série tel que nous l'a montré Oliver Stone en 1996 avec son Tueurs Nés, et encore avant en 1993 le film romantique selon Tarantino avec le True Romance de Tony Scott (Tarantino n'était que le scénariste et le dialoguiste surtout (et autant dire que ça se voit)), elles s'étaient déjà ouvertes en 1990 sur la romance psychédélique de David Lynch : Sailor Et Lula (ou : trois raisons pour se mettre tout de suite au film romantique), qui fut le seul des trois à obtenir une consécration importante (même si entre True Romance et Natural Born Killers, je le considère comme le moins réussi à mes yeux, pour des raisons sur lesquelles je viendrai plus tard), et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit tout bonnement d'une palme d'or, largement contestable même si on sent bien dans le film tout le talent de Lynch pour raconter une histoire qui peut paraître simple (à savoir d'ailleurs que de tous les puzzles mentaux que le cinéaste nous aura livré, Sailor Et Lula est une véritable partie de plaisir à voir) mais d'une façon psychédélique et en s'incrustant en même temps dans l'esprit de ces deux tourtereaux en quête de liberté, tout le temps poursuivis par des peurs traumatisantes et des obstacles très peu surmontables, comme une mère plutôt folle sur les bords qui fera tout pour séparer sa fille, Lula de son amoureux Sailor (oui, rappeler les noms des protagonistes n'était pas forcément la chose la plus utile à dire en terme d'informations...), et ce par tous les moyens Dès la première heure, en plus de l'overdose de scène de fornications (soyons poli), on peut d'abord remarquer que si Lynch a pour une fois épuré son histoire d'incompréhensions et d'analyse à faire, même s'il garde justement toute son étrangeté de mise en scène et ses symboles à décrypter (on a notamment beaucoup d'allusions au Magicien D'Oz ainsi que beaucoup de références esthétiques au rouge sang (on aura vu pire comme assortissement)), l'ambiance et la mise en scène restent toujours aussi spéciales et dures à saisir, tout en s'inscrivant dans la période "Rock'n Roll" du réalisateur, ce qu'on voit notamment grâce aux sauts de musique du film, rythmé par une bande-son de qualité comme à l'habitude pour Lynch. Le film garde aussi le même genre de personnages totalement foutraques qui forment l'univers du metteur en scène avec surtout un Willem Dafoe totalement barré. Puisqu'on vient aux acteurs les deux on peut voir que déjà Laura Dern n'a pas peur de souvent se vêtir en tenue d'adam (Patricia Arquette dans Lost Highway du même réalisateur reste la championne dans cette catégorie-là), mais aussi que Nicolas Cage, déjà ici bien meilleur que dans ses rôles de série B qu'il enchaîne en ce moment, n'a vraiment pas peur du ridicule. C'est d'ailleurs là un des gros défauts du film, qui arrive à passer de moments choquants à moments totalement ridicules, ce qui donne au final un spectacle étrange, comme toute oeuvre de Lynch qui se respecte cela va de soi, mais qui donne une impression de bâclé (mention spéciale sur la fin, une des plus ridicules et des plus grotesques qu'il m'ait été donné de voir depuis un très long moment). Heureusement, le rythme se calme, la bande-son, le sexe, et plein d'autres aussi dans une deuxième partie qui gagne déjà en qualité, mais ce n'est clairement pas assez pour que je puisse admettre que ce film ait légitimement reçu une palme d'or. Pour le reste, on peut dire que le scénario se tient et arrive à nous maintenir sur notre fauteuil, en nous évitant de nous dire qu'après 5 minutes et déjà un éclatage de crâne, deux scènes d'"amour" et des dialogues un peu maladroits, on devrait sortir le disque du lecteur et faire autre chose. Conclusion : On a tout de même droit malgré tout à un bel hymne de liberté, qui va un peu trop loin mais souvent on ne sait pas vraiment si c'est à reprocher ou à mettre dans le rang des qualités, mais en tout cas Sailor Et Lula n'est clairement pas le meilleur Lynch, et surement pas le meilleur film d'amour décalé que j'ai pu voir. Pas mal, pour le reste, pour le reste...
Une épopée formidable, maladive et romantique à la fois, teintée d'une mentalité douteuse. Un film tumultueux (la belle-mère est une folle comme on en voit rarement), culte, pervers, et parfois drôle. Merci David Lynch
Voici un film qui ne laisse pas indifférent : j’en connais qui ont détesté, et j’ai beaucoup aimé !Œuvre très personnelle se riant des conventions et des genres, elle est à la fois conte, thriller, histoire d’amour et satyre sociétale. On y croise des réceptionnistes paraplégiques, des nains féroces, des sorcières de tout poil, des alcooliques, un ex GI psychopathe…. Mais pas de raton-laveur. Une fois acceptée cette ouverture, l’absence de complexes de l’auteur et un côté kitsch qui ne dérange finalement pas trop – on est prêt à savourer. Le scénario n’offre pas de grande originalité, il est sans surprise et il déroule une sorte de road movie tragique au cours de laquelle un couple d’amoureux fous tente d’échapper à un monde fou (sans amour). Les personnages donnent au film tout son sens : les héros sont en quelque sorte des « purs » dans un monde corrompu, livré à une violence sans fondement ni fin et ils tentent de rester eux-mêmes, d’échapper à la folie ambiante. C’est Lula (parfaitement interprétée par Laura Dern, totalement investie par le rôle et d’une intense sensibilité) qui est des deux la plus pure bien qu’elle soit aussi la plus tôt souillée par le monde (viol précoce) ; Sailor (un bon Nicolas Cage, qui se la pète Elvis avec succès) est sur le fil du rasoir, entre la folie douce de leur amour menacé et la folie tout-court sous l’effet contaminant du monde environnant. Derrière, un personnage sur deux (ou deux sur trois…) est malade mental, miné par l’alcool, la violence, la folie… De la mère obsessionnelle, schizophrène, meurtrière à ses amants troubles, à leur employeur sadique et débauché, à Peru, un ex du Vietnam avec un énorme pathos – qui trouvera grâce ? Willem Dafoe campe Peru de façon admirable et sa seule présence nous serre la gorge ; la scène de la tentative de viol sur Lula est remarquable, bien que difficile à supporter. On en ressort ébranlé, étourdi et inquiet : pourvu que l’amour puisse sauver les siens ! (à défaut de sauver le monde...)