Une belle histoire d'amour contée là, et moi j'aime, même si les personnages sont complètement cons ils ne sont pas tâches. Les acteurs se fondent dans leurs personnages et nous retranscrivent une ambiance criante de réalité, on retrouve aussi l'ambiance de Lynch qui nous fait ici un de ses films les plus "accessibles" et sans aucun doute encore une grande réussite de sa part.
Ce film a tout pour plaire : un casting alléchant, humour, action, des personnages hauts en couleur, un scénario intéressant. Mais la mayonnaise ne prend pas. "Sailor et Lula" n'a pas de saveur. Le film se laisse regarder, c'est tout. Il ne va pas assez loin dans le délire.
Qu'y-a-t-il de plus beau chez David Lynch? Ce langage sacré du cinéma servi par une folie profonde qui invite à aller voir plus loin que nos rêves, ou bien sa façon exceptionnelle de raconter des histoires? A priori, rien de novateur dans ce conte de l'amour à la folie, sorte de "Roméo et Juliette" dopé au crack et au sexe, bourré de fantasmes naïfs et de présences décalées et insondables. Sauf que voilà, Lynch vient rajouter sa dose de mystère, son côté 'mec anormal qui voit les choses comme personne' , et fait de ce couple l'un des plus saisissants du cinéma. L'alternance très lassante du montage lors de la première heure (scène de sexe en néon rouge / dialogue / scène de sexe en néon vert / dialogue / scène de sexe en néon bleu / dialogue, et ainsi de suite...) font pâtir cette odyssée de l'amour à travers les hommes, relevée d'une forte dose de folie, mettant en scène des personnages plus dingues les uns que les autres, simplement fous et même pas camés ni alcooliques. Juste une histoire de déglingués, avec des fées et des sorcières, un prince et une princesse, mise en scène par éclats d'illumination subite. "Sailor et Lula", dans sa masse de symboliques souvent enfantines mais savoureuses, dégringole peu à peu dans le malsain, le psychédélique, le bordel d'un gamin qui ne contrôle plus son corps depuis qu'il a lu Freud et les dix principes de la méditation transcendantale en buvant une bière. C'est l'effet procuré par ce film mineur d'un des plus grands cinéastes d'aujourd'hui, mais qui déjà parvenait à modeler une personnalité indéniable, et si singulière qu'elle paraît aujourd'hui très difficilement copiable. "Sailor et Lula", à l'image de son réalisateur et de son couple de personnages, est donc un film déséquilibré,à la fois génial dans sa vision assumée d'un monde à part et abolit de toute modernité autant que de tout classicisme, et navrant quand il tombe dans un faux happy-end censé réjouir les coeurs sur un thème immense du grand compositeur Badalamenti
EXCELLENT ! Un film culte. Nicolas Cage au top, Laura Dern fantastique ... Des couleurs qui pètent, un romantisme décalé, on ressort de ce film un peu ailleurs, la tête a l'envers... Coup de chapeau au personnage de la mère, terriblement fascinant.
Réalisation bâclée, scénario sans intêret ... "Sailor et Lula" semble avoir un peu de mal à trouver sa place, entre le road-movie sanglant ( façon "Arizona Junior" ou "Natural born killers") et le film 'traditionnel' lynchéen. C'est un peu des deux du coup, et ça déroute assez vu que c'est la seule comédie du Monsieur. Mais pour ce qui est du comique, ça y va! En effet, le nombre de scènes ou de dialogues complètement barges valent à eux-seuls le détour !
L'ancien lauréat de la palme d'or à Cannes a assez mal vieilli. Les digressions, distorsions et autres loufoqueries complètement gratuites que se permet David Lynch ne passent plus aussi bien. De même, la réalisation célébrée à l'époque paraît parfois ringarde (notamment les gimmicks sonores et de flammes). Reste quand même un road-movie à l'ambiance unique, porté par des comédiens à fond dans le trip. Et puis Lynch frôle le génie au détour de quelques scènes atmosphériques dont il a le secret.
Le moins bon des Lynch, et un des films les moins Lynchiens. Une histoire plan plan : deux amoureux fuient un tueur en série engagé par la mère de la fille et surtout c'est traité de manière très lourde et beaucoup trop cliché. Pour ceux qui n'aiment pas le style Lynch ils aimeront, mais il n'y a aucune qualité dans ce film et je trouve que même Nicolas Cage et laura Dern qui sont pourtant des grand acteurs, ne sont pas ici à leur place. C'est niais, pour adolescent et bien loin des chefs d'oeuvres de Lynch. Il faut qu'il se méfie avec les films à histoires compréhensibles car ce n'est pas ce qui lui réussit de mieux.
A peine vient-il de terminer son dernier long-métrage qu’il s’attaque par la suite à une série télé devenue culte avec les années : Mystères à Twin Peaks (1990). Enchaînant avec Sailor et Lula (1990) avant de retrouver sa série télé adaptée au cinéma avec Twin Peaks (1992). Pour Sailor et Lula, il adapte la nouvelle de Barry Gifford (Wild at heart : The story of Sailor and Lula), c’est un road movie alliant la romance à la violence. Et Lynch ne se fixe aucune barrière, comme en témoigne cette scène d’ouverture relativement gore ou le héros principal fracasse mortellement le crâne d’une de ses connaissances, où la scène du hold up qui se termine en mode fusil à pompe. Une première pour le réalisateur qui n’avait jusque là pas encore exploité le domaine du gore ou la violence pure. Le film marque le spectateur par sa violence, mais aussi par son érotisme, limite pornographique, qui aura d’ailleurs créé la controverse aux Etats-Unis au moment de sortir au cinéma. Le public trop puritain, la censure durent faire procéder à un nouveau montage pour les USA. Il faut dire que là aussi, Lynch n’y est pas allé de main morte, on assiste à une nouvelle version hot de Basic Instinct 1 (1992). Une histoire d’amour passionnante, drôle et très violente. Portée par des comédiens impressionnants, Willem Dafoe, Nicolas Cage et Laura Dern, une habituée du réalisateur (Blue Velvet - 1987 & Inland Empire - 2007). Une réalisation qui fut couronnée de la haute distinction, à savoir, la Palme d’Or lors du 43ème Festival de Cannes en 1990.
Le road-movie chez Lynch n'a rien d'une commune histoire sentimentale. Il est jonché d'obstacles purement Lynchéens, à savoir, des gens complètement déjantés (Willem Dafoe en tête), un accident de voiture étrange, un craquement d'allumette permanent, une baraque flambée, une perversion constante, etc... C'est en quelques sortes un film chaud bouillant! Peut-être moins attachant, moins percutant et bien sur moins expérimental que son travail précédent "Blue Velvet" chef d'oeuvre de l'étrange, "Sailor et Lula" (1990) n'en reste pas moins excellent dans la filmographie onirique du cinéaste. Le scénario n'est pas sans rappeler la richesse de l'excellente série "Twin Peaks", où dans chacun, de multiples personnages servent d'étoffe à un récit unique.
Inégal et étrange ce Lynch. Etrange ce la n'est pas étonnant, mais inégal si! Le film éssaie d dépeindre cet amour d'adolescent qui unit Sailor et Lula, un amour mis à l'épreuve par une série d'obstacle. C'est un road trip movie qui suit donce leur parcours. Le probléme est que Lynch arrive à des moments à sublimer cet amour particulier, fusionnel entre leus deux êtres, par exemple dans la boite de nuit où Nicolas Cage se met à chanter le tube d'Elvis Presley Love Me, et à d'autre moment on plonge dans une banalité qui est indigne du génie créatif de Lynch. Il y a également une ambiance pesante quand ils arrivent à Big Thuna, voir oppressante, qui est peut être voulu pour symboliser la menace qui rôde, mais ca finit par créer une véritable distance avec les spectateurs, qui sortent alors du film. Mais la fin ratrappe ce passage de Big Thuna avec un Love Me Tender inoubliable!
Un road-trip banal, dans le fond, mais porté en puissance par son couple vedette et très bien réalisé par D.Lynch, qui donne à l'excursion un excellent goût d'aventure.
Curiosité parmi les curiosités, Sailor et Lula n'est sans aucun doute pas le meilleur film de son auteur. L'ensemble reste très étrange, pour ne pas dire incompréhensible à plusieurs reprises (ça, encore, on était habitué.) Mais ce qui gêne le plus au final, c'est que pourtant moins déjanté que les autres films de son auteur, l'oeuvre se révèle nettement moins intéressante esthétiquement qu'habituellement, et ne propose au final pas tant de nouveautés que cela. Tout n'est pas manqué par ailleurs : Nicolas Cage et Laura Dern forme un duo de qualité et il est vrai que certaines scènes sont vraiment très réussies (notamment celles d'action.) La BO est quant à elle à tomber et est un pur ravissement pour les oreilles. L'ensemble se laisse donc regarder, mais il est vrai que Lynch nous avait habitué à un peu plus étonnant.
David Lynch offre ici un film peu ambitieux laissant libre court à son imagination en passant par des scènes franchement érotiques, des personnages étranges ayant peu d'intérêt dans l'histoire et certains passages qu'il livre sans fin...