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Charlotte28
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3,5
Publiée le 13 février 2025
Road trip trash de deux amoureux sur la tangente émotionnelle, ce drame embrasse les thématiques et caractéristiques du cinéma de Lynch qui signe une réalisation entre onirisme et crudité dont il a une admirable maitrise. Mêlant les temporalités pour nous faire évoluer dans notre connaissance de l'intrigue en jouant des focalisations, nous rendant complices ou témoins des événements, la narration marque le pas au milieu de l'histoire alors que les héros sont bloqués dans leur fuite. Allégorie constante de la passion (destructrice?) avec le motif récurrent de la flamme voire du feu, le récit présente des personnages brisés, psychotiques ou furieux, incarnés avec intensité - Nicolas Cage se révélant le plus sobre du casting! Malgré une trame a priori cynique, âpre, sur la réalité de l'existence, l'optimisme l'emporte finalement dans un dénouement de conte de fées - décalé! Il ne faut pas fuir l'Amour...
Voilà un film de David Lynch où, à aucun moment, je n’ai eu le sentiment d’être largué. L’histoire est simple, un couple aux antécédents très compliqués s’aime d’un amour fusionnel mais doit fuir des gens envoyés par la mère foldingue de la jeune fille qui veut à tout prix la récupérer et éliminer l’homme sujet de tous ses tourments. Un road-movie à travers la Louisiane et le Texas filmé par un vrai pro de la pellicule comme il y en a vraiment peu : prises de vue, ambiance, musique (un must !). Tous les personnages sont hauts en couleur ( étonnant Willem Dafoe) . Du très haut de gamme par rapport aux innombrables médiocrités d’aujourd’hui. Ça c’est du cinoche !
Palme d'Or du Festival de Cannes 1990 , c'est là un excellent film de David Lynch , probablement son plus accessible , doté d'un fabuleux casting et qui au fil du temps est devenu un Classique du Cinéma !
Vu à l'UGC ciné Cité de Lille lors de la rediffusion du film en hommage à David Lynch. Pour être franc je n'ai vu que trois films de David Lynch : Éléphant man ,Une histoire vraie et Sailor et Lula. David Lynch impose son univers étrange composé de personnages complètement barrés. Ce road movie romantique sur fond de violence,de vengeance et de sexe peu quelque peu nous déstabiliser par le style Lynchéen très particulier mais qui se laisse regarder. C'est violent, brutal, romantique et très osé sur certaines scènes érotiques (et non pornographiques). Nicolas Cage est vraiment excellent en bad boy au coeur tendre, Laura Dern apporte une touche de glamour et Willem Dafoe est génial dans le rôle d'un tueur complètement déjanté. La B.O est très rock et apporte une touche supplémentaire de sauvagerie entrecoupée de morceaux plus romantiques comme Wicked Game et Love me Tender dans un final émouvant. Entre Twin Peaks, Roméo et Juliette ou Thelma et Louise pour le road movie, David Lynch nous offre une oeuvre épique récompensée par une palme d'or au festival de Cannes en 1990. À voir absolument !!
Un bon David Lynch redécouvert suite à sa disparition et franchement je demeure toujours aussi enchanté. David Lynch ne sait pas faire des polars, des drames ou des histoires d’amour conventionnels tant son imaginaire est hors piste, lequel est ponctué d'absurde, d’onirisme, de surréalisme. Je me rappelle de cette formule extraite d’un critique au moment de sa sortie en salle : « David Lynch a inventé la comédie dramatique » Ça se discute mais force est d’avouer que sexe et violence brutale soit-elle ne sont pas dénués d’humour. Eh oui, David Lynch, le morbide, le glauque avait de l’humour. En tout cas cet amour entre Sailor et Lula est nettement plus ouf que le dernier Gilles Lelouch.
Le film qui m'a longtemps fâché avec David Lynch. C'est vrai qu'il est pas terrible, le plus décevant étant son manque de subtilité. Lynch a filmé la cavale d'un couple maudit, entre naïveté et outrance dans un monde hostile. En fait l'alliage ne prend pas, la mise en scène est grossiere, notamment dans sa deuxième partie qui voit un défilé de gueule et de personnages violents sans grande cohérence, en tout cas pour mon petit esprit. Reste quelques éclats de violence, de flamboyance et une Laura Dern assez lumineuse et incandescente dans un monde absurde. Lynch affinera don style dans la suite de sa filmographie qui frôlera le sans faute.
Sailor et Lula est un conte de fées écorché, où l’amour incandescent de deux âmes se heurte à un monde gangrené par la violence, le grotesque et l’absurde. Adaptée du roman de Barry Gifford, cette odyssée mêle la structure du road movie à une charge onirique et symboliste typiquement lychéenne.
Entre visions d’une naïveté tendre et de violence crue, le film tangue, revendiquant sa nature bipolaire : un kitsch irradiant et un tragique viscéral. La mise en scène se déploie dans un chaos savamment orchestré. Les ellipses brutales, les ralentis théâtraux, et la bande originale, mariant Elvis Presley à Chris Isaak, confèrent à l’œuvre une rythmique singulière. Mais ces choix audacieux peuvent désarçonner, tant il exige une immersion totale dans un récit où le lien entre les événements semble parfois se dissoudre.
Ainsi tout du long, j'ai oscillé entre fascination esthétique et frustration narrative. Sailor et Lula n’est pas un film qui se livre aisément, mais un film d’une beauté âpre, interrogeant la rébellion, la pureté et l’espoir dans un univers en déliquescence.
Sous sa surface chamarrée, Sailor et Lula résonne comme une fable sombre de l’Amérique contemporaine, où les personnages secondaires deviennent des archétypes d’un pays dévoré par ses vices. Mais contrairement au Magicien d'Oz, duquel il tire les symboles oniriques, le retour à la maison n’est pas une option : leur quête est une fuite, une révolte contre un monde sans repères.
Entre lynchien et romantisme, David Lynch signe une œuvre inclassable, à la fois hommage et détournement des mythes américains. Si elle dérange et divise, c’est parce qu’elle ose embrasser les contraires. Un road movie des cœurs, sur la route sinueuse qui mène de l’enfer au salut.
J'ai beaucoup aimé ce road movie qui nous emmène dans un univers assez loufoque (en raison des situations étranges rencontrées par le couple). Le rendu est très agréable, l'équilibre entre les passages drôles et les moments + sérieux est très bien et on s'attache à Sailor et Lula au fur et à mesure, comme si on avait pris place dans leur voiture pour partager ce périple avec eux.
Que dire?Pas seulement un grand road movie ds la tradition. L'histoire d'un amour fou et d'une passion dévorante certes, aussi. Mais surtout un film de David Lynch, bizarre, monstrueux, étonnant, superbe, intense et surprenant. Des acteurs incroyables, Nicolas Cage Laura Dern,William Daffoe..On est pas loin du chef d'œuvre. On y est.
Bon déjà, il faut visionner "Sailor et Lula" en V.O, car en VF, c'est catastrophique surtout pour la mère de Lula. Sinon, il faut vraiment aimer le style de David Lynch pour apprécier ce film. Pour moi, c'est non. C'est pompeux, prétentieux. On n'est pas sur du grossier mais sur du grotesque. Les interprétations sont à revoir surtout de la part de Laura Dern, elle en fait trop. Nicolas Cage est acceptable. J'ai vu largement plus accrocheur comme road movie. Difficile d'aller jusqu'au bout.
David Lynch a créé une ode aux gens bizarre, aux détraqués, Sailor et Lula n'y échappent pas. Tour à tour lunaire, risible, profondément enthousiaste, ce conte terrifique regorge de cinéma. Le mot n'est ici pas emprunté, la poésie crève l'écran de ce long métrage qui nécessite un lâché prise. La montre ne raconte que le temps qui passe, ce qui s'y trouve est bien l'œuvre de celui qui raconte cette histoire. Avec bien sur, l'aide de ses acteurs et actrices, de son équipe technique qui suivent le parcours fou d'un geste qui l'ai tout autant. Au-revoir Monsieur Lynch !
David Lynch aime surprendre ! Sailor et Lula en fait partie ! Un Road Movie magnifique, accompagné par des excellents personnages superbement interprétés. Laura Dern et Nicholas Cage formenr un duo sincères, tout comme la relation de leur film : c'est ce que j'ai apprécié ! Cette sincérité est forte émotionnellement, et rend son histoire touchante et poétique. La mise en scène de Lynch est assez particulière dans ce film. On reconnaît sa patte, lors de scènes "experimental" ainsi que sa tendresse. Malgré un creux au milieu du film, ce road movie mérite son attention, notamment quand il s'agit d'un film qui a remporté une Palme d'or !
Ce thriller noir et violent, adapté et magistralement dirigé par David Lynch démontre de grandes qualités : Une BO fantastique, une mise en scène très travaillée et un casting fastueux. A l'affiche on retrouve le fantastique Willem Dafoe dans la peau du redoutable et macho-dingo Bobby ; le duo phare de ce film avec un Nicolas Cage admirable dans son personnage viril de Sailor le rebelle, et l'émouvante Lula jouée par la belle Laura Dern. Coté scénario, je suis beaucoup moins dithyrambique étant peu fan de l'univers de David Lynch avec un film trop long, émaillé de vaines séquences oniriques, des scènes de lits a profusion et une ambiance glauque plutôt désagréable.
Pas top ! Un scénario beaucoup trop facile, des scènes absurdes, des personnages qui sortent de nulle part, c'est souvent ridicule et une fin assez simple. Reste un bon divertissement. Certaines thématiques du film sont belles ( les deux personnages principaux seront confrontés à la cruauté, vice et jalousie du monde alors qu'ils veulent juste être heureux). Donc voilà un résultat pour moi assez mitigé. 3/5.
Un mélange assez dingue de sentiments et de pulsions exacerbés. C’est une comédie noire où la drôlerie – absurde et trash – côtoie l’expression de névroses flippantes et d’une violence crue. C’est aussi une romance rock et kitch, d’une naïveté complètement décalée, tout en références à Elvis et à l’univers des contes. C’est enfin une balade sauvage dans une Amérique obsédée par le sexe et la mort, avec ses monstres cinglés et ses innocents au cœur tendre. David Lynch cultive les outrances en matière de candeur romantique, de vulgarité, de bizarrerie, de grotesque, d’horreur, avec une gourmandise amusée, une fantaisie déjantée et un art unique pour associer ces registres et ces idées hétéroclites dans une narration maîtrisée. Si l’on accepte ce second degré qui détonne tous azimuts, alors c’est assez jouissif.