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Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
que ce se soit le juge ou le puissant industriel, tout le monde succombre à l'ivresse du pouvoir. Au final, match nul. Constat désabusé et lucide de Chabrol dans un film auquel Isabelle Huppert apporte tout son talent. Dommage que l'histoire soit parasitée par quelques seconds rôles inutiles (Thmaos Chabrol) ou caricaturaux (les politiques)
Ca commence extrêmement bien: la scène d'ouverture avec la présentation du personnage de François Berléand est excellente et surtout très bien filmée. La première partie continue ainsi, avec un très bon rythme. Puis tout à coup arrive l'accident de la juge d'instruction (accompagnée de sa nouvelle coupe de cheveux!) et ce qui suit est beaucoup moins bien, moins intéressant. Le film devient plus mou et moins prenant. Après dans l'ensemble on a un humour plus ou moins bon, avec dans le moins drôle les jeux de mots sur les noms des personnages: la juge s'appelle Kill-Man, Patrick Bruel Si-beau, on a aussi "de l'ombre est au soleil". C'est pas très fin et ça ne fait pas spécialement rire. Après les interprètes: Patrick Bruel n'est pas extraordinaire du tout, il ne convient vraiment pas au rôle, Berléand, sans rien révolutionner, est pas mauvais (moi j'ai pas trouvé extraordinaire en tout cas), Maryline Canto est par contre très convaincante même si elle n'apparaît que dans la deuxième partie (oui, la moins bonne, mais ça ne l'empêche pas de bien jouer!). Et puis dans le rôle principal, Isabelle Huppert est extraordinaire. Elle campe un juge "sadique" extrêmement bien (les interrogatoires sont très bien réussis, et elle est d'un sadisme...). Elle est l'atout principal de ce film sur l'affaire Elf, pas le meilleur Chabrol, mais de bien meilleure qualité que ses deux derniers films: la fleur du mal et La demoiselle d'honneur, qui étaient pas terribles du tout.
Ennuyeux au possible.Que c'est lent. Isabelle Huppert joue bien, certes, mais quel froideur. J'ai du mal à imaginer que le Juge Eva Joly soit cette femme. J'ai été déçue vraiment, et Patrick Bruel récite aucune émotion ne passe. Oh bien sûr on reconnaît bien les différents protagonistes de l'affaire Elf....... mais on reste sur sa faim sinon d'avoir la confirmation que la Justice est bien loin d'être indépendante. Le voir à la télé aurait suffi.... et même je ne suis pas sûr que j'aurai regardé jusqu'au bout. Au ciné on n'ose pas bouger de peur de gêner son voisin
C'est vrai que la filmographie de Chabrol a de grands hauts et de grands bas. Celui là fait partie de la 2ème catégorie. On aurait dit un film des années 70, avec cette caméra démodé et cette mise en scène qui a besoin d'une vraie mise à jour! Isabelle Huppert se répète encore une fois, et la lumière grisatre ne l'aide pas à accrocher la sympathie du spectateur. Techniquement c'est un film qui laisse à désirer, et cette étoile va à l'histoire qui pourrait peut-être intéresser, même si je ne la trouve pas aboutie moi-même.
Je destine cette médaille à Jean François Balmer pour son interrogatoire plein d'astuces en face d'une juge lourdingue et convenue; il se fout littéralement d'elle. Les autres protagonnistes de ce film lent et sans "knack" ? oui à Berléan, un peu Isabelle Huppert très commerciale dans son jeu, Renucci affublé d'un rôle de pauvre mari pathétique et la mise en scène de Chabrol: bien vieillissante. A éviter, sinon en DVD un jour sans !!!
On comprend que Chabrol s'intéresse davantage aux portraits qu'à la narration du scandale lui m^me, qui reste un pretexte. Cependant ça reste un peu mince. Huppert est excellente ET pénible avec son tic de lèvres. Bruel tour à tour grotesque et juste. Berléand excellent. L'image du film comme la réalisation m'ont paru sommaires et peu dignes de la belle esthétique musicale que déploie Chabrol fils. Au final un film qui ressemble à l'affiche : pas fini d'être colorié...
Dès le générique et le carton mentionnant que toute ressemblance avec des personnages (comme ceux de laffaire Elf) est fortuite, Chabrol donne le ton : son nom apparaît après que le personnage emmené en prison baisse son pantalon. La dernière phrase nous dit aussi que quel que soit le regard que lon peut porter à ce genre daffaires, rien ne changera. Les dialogues restent acerbes ou révélateur dune tristesse, la mise en scène joue du contrepoint, de détails révélateurs. Les personnages qui vont de la juge persécutrice (déjà son nom KILLMAN) mais humaine, au neveu qui se veut hors des sentiers balisés (il a fait lENA, mais a choisi de la quitter), au mari transparent, en passant par ses hommes daffaires magouilleurs et ses politiciens en mèche avec la finance. On pourrait ainsi multiplier les détails, les phrases, la mise en scène.
Le pouvoir, ce sont ces personnes engluées dans une mécanique bien huilée denveloppes de billets. Pouvoir de se croire au dessus des lois, de fonder son propre droit, bien sûr toujours au service de la France. Livresse est la conséquence de cela, au sens figuré plutôt quau sens propre. Et elle touche ceux qui sen approchent, comme cette juge. On nest pas pourtant dans un film à laméricaine, style journaliste ou juge qui vont nous expliquer organigrammes et enchaînements de faits et de fautes. Dés que lon passera sur le premier personnage à être écroué, on va non se désintéresser de lenquête mais en voir la complexité (« il savait tout en ne sachant pas quil savait mais en le sachant»).
Film hybride entre lenquête et la quête dun couple, le regard au final savère pessimiste : analyse pour la première, psychanalyse pour le second. Cest à une intelligence décriture, de mise en scène que nous convie Claude Chabrol avec une superbe actrice, Isabelle Huppert se métamorphosant avec la tendance à perdre lénergie originelle de l'idée de la justice.
Bon film sur la justice et les pressions des gros groupes industriels. Très bien joué. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé (comme on dit)
Une Isabelle Huppert si antipathique que ça en devient pénible et qu'on prend fait et cause contre elle. Quelques bons moments par ailleurs et quelques répliques qui font mouche, mais rien de plus. Très déçu en regard de l'affiche (Chabol...).
S'inspirant de l'affaire Elf, Chabrol se soucie plus de dresser le portrait de la juge opiniâtre que de nous éclairer sur les ressorts ténébreux des trafics d'influence. Au choix, on peut trouver son optique intéressante ou décevante. Personnellement, j'oscille entre les deux et, malgré une solide interprétation de son actrice favorite, l'osmose ne me paraît pas aussi parfaite que dans "Une affaire de femmes" ou "La cérémonie". Un film solide et professionnel, certes,mais un peu froid à mon avis.
J'ignore quelles études il faut faire pour vraiment bien suivre et comprendre ce film qui doit s'adresser aux Hommes de loi... C'est plat, limite endormant, il ne se passe rien, mis à part des conversations interminables dans des bureaux ...
Un excellent Chabrol, envoûtant du générique de début au final. L'affaire Elf-Aquitaine n'est qu'un prétexte à une savoureuse peinture de moeurs comme seul le maître sait les concocter. Cette satire au vitriol des magouilles politico-financières bénéficie d'une interprétation de qualité: autour d'Isabelle Huppert, passée du statut d'accusée (Violette Nozière, 1978; Une affaire de femmes, 1988) à celui de juge, une flopée de seconds rôles nous éblouit : Berléand,Bruel, Renucci, Balmer, Vernier sont succulents.
Voilà encore un film (pseudo-) intellectuel pendant lequel on s'ennuie beaucoup. Mr Chabrol s'est fait plaisir en nous servant une parodie sans finesse de l'affaire ELF avec des acteurs qui se traînent mollement dans une histoire mal filmée dont le seule gag est de remplacer le nom de la juge (Eva Joly) par celui de Jeanne Charmant Joly / Charmant .Humour ..ha, ha, ha (il vieillit mal Chabrol) Il a quand même réussi à caser Thomas Chabrol (dont jai oublier le rôle) et Matthieu Chabrol qui signe la musique. Maurice Chabrol, Geneviève Chabrol, Raymond Chabrol, Jean-luc Chabrol, Véronique Chabrol, Patrick Chabrol et tous leurs frères, surs, oncles, cousines, tantes, cousins, grands-parents et enfants nétaient malheureusement pas disponible pour venir enrichir de leur présence ce Chef-duvre pour « Libé-Télérama-Nouvel Obs. » et autres journaux politiquement bien pensants et tellement rebelles !!!
Quelle déception ! Un Claude Chabrol en toute petite forme, qui na jamais réussi à me captiver durant presque deux heures. Voulant mener une étude ludique des comportements quengendre le pouvoir, Chabrol semble hésiter constamment entre fiction, fable et critique sociale humaine. Isabelle Huppert fait ce quelle peut dans le rôle dune femme tiraillée entre sa vie privée et publique la mettant en danger. Bien que lactrice soit toujours parfaite on ne ressent pas le moindre attachement pour son personnage. De plus jattendais beaucoup du face à face Berléand (toujours parfait) / Huppert mais celui-çi ne se résume quà 15 minutes, lacteur disparaissant durant presque une heure. Linterprétation de Patrick Bruel est vraiment lamentable, Maryline Canto et Thomas Chabrol sont très bons, Robin Renucci agaçant. Jai trouvé le film bourré de clichés (les gros patrons et leurs gros cigares trempés dans le cognac), les politiciens caricaturaux. Pour moi "L'ivresse du pouvoir" souffre de sa mise en scène trop pépère, sentiment renforcé par la pauvre musique de Matthieu Chabrol. Quelques bons mots apparaissent bien par çi par là mais la verve de Chabrol ne fait que très rarement mouche. Se reposant sur ses acteurs et surtout sur les épaules de sa muse, Chabrol signe un pamphlet trop sage. Les personnalités arborant la légion d'honneur ont beau être prétentieux, arrivistes ou sournois, rien n'y fait on reste dans la caricature facile, jamais mordante, pourtant présente dans de nombreux films du cinéaste. Chabrol assure donc le minimum syndical, son film reste confus, Huppert semble y croire que modérément et est beaucoup moins politiquement incorrect que prévu. "L'ivresse du pouvoir", septième collaboration Huppert/Chabrol ne fera pas date dans la carrière de l'un et de l'autre. L'histoire fait du surplace, les dialogues sont bien pauvres, les situations peu crédibles, confuses et peu impertinentes. Je m'attendais à beaucoup plus d'audace, je suis ressorti très déçu.