L'Ivresse du pouvoir
Note moyenne
2,3
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184 critiques spectateurs

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Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mars 2010
Quand Chabrol se penche sur le pouvoir exorbitant du juge d’instruction, il le fait sur un ton un peu monotone et sans beaucoup d’imagination ni de fantaisie. Voilà un film bien sérieux qui fait regretter le temps où son auteur pourfendait les bourgeois avec jubilation sans se soucier de la morale ou des préjugés. Comme toujours, la direction d’acteurs est néanmoins exceptionnelle et Isabelle Huppert est parfaite en inquisitrice angélique comme François Berléand est très bon en salaud-victime… On ne peut pas en dire autant de Patrick Bruel, ridicule (comme dans la plupart de ses films) dans un rôle de personnage censé être équivoque. La réalisation est classique, professionnelle, mais sans âme, comme si Chabrol n’avait pris aucun plaisir à filmer cette sombre histoire. En conclusion, un film très mineur qui n’ajoute rien de bien important à une œuvre par ailleurs immense.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 décembre 2018
Voilà un film qui aurait pu être très bien mais qui malheureusement ne l'est pas. La faute à une réalisation mollassonne d'une part, et à une histoire assez convenue d'autre part. Chabrol ne parvient pas à nous surprendre, il nous intéresse tout juste.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juillet 2014
Ce film s’inspire de l’affaire ELF et c’est là son drame. Car à vouloir coller de trop près aux faits, Chabrol livre une œuvre certes intéressante mais manquant vraiment de sel.
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2012
L'histoire d'une autre histoire, où il est question d'un groupe pétrolier, de politiques corses et d'une juge
obstinée, du moins un certain temps.
Chabrol est aussi surprenant que Clint Eastwood, de temps à autre, il change totalement de sujet, sans doute une récréation, mais sans baisser le niveau de son talent.
Et depuis deux ou trois films, il en a du talent. Même si le phrasé ou le jeu de ces provinciaux fait souvent totalement irréaliste ou suranné, la qualité des scénarios rattrape tout.
Sauf que là, les rôles sont parisiens, et c'est incroyable, ils parlent comme des parisiens ! Des dialogues incroyablement justes, simples, directs, parfois ciselés, toujours hypocrites comme de vrais parisiens, surtout dans les hautes sphères. Seule la présence méditerranéenne nous ramène un peu de spontanéité agacée, mais rien de grave.
Rien que pour ces dialogues, ce film mérite un grand prix, les acteurs ont en plus sûrement rajouté quelques erreurs ou clins d'œils, on se croirait entre amis.
C'est génial, presque une écriture nouvelle, surtout en France.
Mais là n'est pas l'intérêt du film. La dénonciation des pots de vins est amusante, mais on n'apprend pas grand- chose, le script s'intéresse à la psychologie des personnages, et elle est souvent musclée, surtout jouée presque exclusivement par des vedettes de téléfilms dirigés à la perfection.
Patrick Bruel crève l'écran dans un rôle de gros con, avec toutes les facettes du lâche qui ne veut pas
d'éclaboussures tout en profitant quand même du système, et de son idéal de manipulateur à distance vite rattrapé par des gens plus ordinaires et adepte du système "gros bras".
Renucci est souvent improbable, mais là, il joue correctement l'homme perdu.
Le fils Chabrol est extra, il a le rôle qui correspond à son physique et sait parfaitement jouer la pierre angulaire du film, sans laquelle tout paraîtrait un peu trop fade sous les néons de la République.
Mais surtout, ce film a été écrit pour Isabelle Huppert, elle joue parfaitement, évite d'exagérer ses habitudes, elle est belle, et pour une fois Chabrol le montre, sans être distant comme avec ses précédentes égéries. Et enfin, elle ne caricature pas le personnage, elle est autant fragile qu'obstinée, coquette sinon classe, malgré ses préoccupations plus terre à terre.
L'intérêt du film est en fait encore ailleurs, et c'est pourquoi il mérite une telle note alors qu'il n'y a pas d'histoire d'amour, pas d'action, pas de révélation, peu de glamour et pas de scènes d'anthologies.
Il est réaliste !
Pas d'effet de manche, pas d'interrogatoires musclés, pas de poursuite incroyable, tout se joue sur du velours, entre gens de "qualité", cependant la gravité des faits existe sans la violence.
Bref, il n'y a pas de gros méchants ni de héros.
Tout est dans le système français, englué par ces corporatismes uniquement financiers, qui savent se déjouer des lois enquiquinantes notamment quand les accusés font déjà parti du domaine public et non privé. On y voit les gros poissons qui passent toujours au travers des mailles du filet, tandis que les blaireaux se font avoir, sans jamais payer à la hauteur du préjudice. Et le meilleur, c'est qu'en face, on se rend compte qu'il n'y a pas de héros ! Et même s'ils faisaient parti de ce concept hollywoodien, ils en sortent tellement dégoûtés et trahi que le jeu n'en vaut peut-être pas la chandelle.
Pour le grand public, c'est forcément un peu décevant, mais pour les citoyens idéalistes, c'est une très belle claque. C'est une révolution pour déblayer tous les marchands du temple de la bourgeoisie républicaine qu'il faudra pour vivre dans une France plus démocratique.
Pas des juges de toute manière prisonniers du système. Et encore moins des lois par centaines.
Le message de Chabrol est clair, agréablement filmé, et sans amertume, parce que bien tourné sans artifices, c'est déjà beaucoup.
gurlukovitch
gurlukovitch

4 abonnés 44 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 août 2010
Un film ayant pour toile de fond l'affaire Elf avait des chances d'être passionnant. Et bien non, malgré de jolies performances de comédiens et quelques dialogues savoureux, le long-métrage semble cumuler les tares du cinéma français : mise en relief excessive de la vie privée de la juge (un métier prenant, ça peut détruire un couple, on va commencer à le savoir), réalisation molle et népotisme un brin excessif (Thomas Chabrol en acteur, Mathieu à ce qui sert de musique et Aurore au script). Bref, pas insupportable mais très dispensable !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 15 janvier 2009
C'est plutot savoureux coté dialogues , et plutot bien interprété .
Par contre les roles des protagonistes sont à deviner au fur et à mesure dans un difficile jeu de piste .
La fin est plutot frustrante .
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 19 février 2010
Mon premier Chabrol... Un peu tard certes, mais il y a un début à tout. Et bien, j'attends qu'on m'explique !!! Dès les premières minutes, la mise en scène lorgne du côté d'un Derrick mal colorisé... Les rôles sont caricaturaux à souhait, et l'intrigue se déroule sans qu'on s'y intéresse... Au final le film n'apporte rien, ne critique rien, ne démontre rien, et nous offre une succession de scénettes inutiles et ennuyeuses... Les révélations (comme la trahison du greffier) sont pitoyables... Le casting est pourtant de haute qualité, mais la direction d'acteurs et les dialogues sont vides, et sonnent faux. Bref, il me faudra d'autres films de Chabrol pour comprendre l'engouement de la critique pour ses films...
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 octobre 2019
Vaguement inspiré par l'affaire Elf que tout le monde a oublié, le film démarre plutôt bien avec une Isabelle Huppert démontrant s'il en était encore besoin l'étendue de son talent. De plus Borléand qui lui donne la réplique est excellent. Le souci c'est que le soufflé retombe assez vite et qu'on est rapidement perdu devant la multiplicité des personnages et de leurs rôles respectifs, A mi film, il n'y a plus de tensions, il y a bien des surprises mais elles ne sont jamais explicitées et seule Huppert nous empêche d'arrêter les frais. Chabrol n'a pas su finir le film donc il ne le finit pas. Côté interprétation du côté ses seconds rôles ce n'est pas terrible, Thomas Chabrol est transparent, Bruel mauvais et Maryline Carito ressemble autant à une juge d'instruction que moi a un archevêque.
ManoCornuta

358 abonnés 3 067 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juin 2022
Comme souvent chez Chabrol, l'actualité (ici un scandale politique plutôt qu’un fait divers) lui sert de toile de fond pour une étude de caractères révélant les petits secrets et les querelles d'ego du milieu politico-judiciaire, comme il a pu le faire à maintes reprises avec la bourgeoisie de province. Bref, la méthode lui est familière, l'écriture efficace même si elle manque un peu de mordant, le sujet convenant sans doute mieux à un Costa-Gavras. En revanche, le casting ne brille guère que par Isabelle Huppert, trop de rôles secondaires venant capter un peu de lumière mais sans rester en mémoire. On peut s'amuser à plein de petits détails de mise en scène venant prophétiser l'histoire, pour un film qui n'est pas un grand cru de son réalisateur mais reste intéressant.
artaud
artaud

27 abonnés 148 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 août 2007
ce qui est remarquable dans "livresse du pouvoir", c'est ce souci du détail et ce souci du sarcasme. L'intitulé du premier l'indique : nous entrons dans une zone purement fortuite. Saluons au passage Renucci et Balmer, quant à Huppert, elle fait jaillir son autorité toujours souveraine. Ce système de concurrence, car ce n'est ni plus ni moins de la concurrence entre le législatif et l'exécutif, nous apprenons à faire preuve d'audace, d'humilité et de soumission. Dans cette bataille molle, à coup de refrain d'articles, la traitrise est plus glamour que le bunker d'hitler... mais il en va de même.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 12 octobre 2008
Fichtre. C'est fou commme le marketing cinématographique marche bien de nos jours. Un excellent sujet, l'affaire Elf, une actrice formidable et très crédible, L'ivresse du pouvoir, un peu de beau monde à coté du genre Bruel/Berléand et un titre accrocheur m'donnaient sacrément envie de voir ce Chabrol.
Bien mal m'en a pris. Ce pathétique réalisateur ( oui-oui, c'est très souvent mal cadré et donc très souvent horripilant ) a réussi l'exploit de caser toute sa maisonnée dans le film. Ainsi, le fils Chabrol squatte un rôle de neveu avec un mauvais jeu extraordinaire. Quand on ne le voit pas écarquiller les yeux, c'est le second fils Chabrol qui vient vous mettre un peu de musique classique, c'est censé faire plaisir aux élites. Après, question dialogues, vous aurez l'épouse de Clauclau aux commandes, ce qui explique l'extrême fadeur du scénario.
Bref, deux étoiles pour Isabelle Huppert quand même.
Dionys C.
Dionys C.

16 abonnés 90 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 novembre 2017
Sans doute l'un des plus mauvais Chabrol... Avec une telle distribution, comment peut-on arriver à un si mauvais résultat ? Les acteurs sont à côté de leurs pompes, le rythme est... inexistant, tout est convenu, prévisible... Monsieur Chabrol il est temps de passer la main, il faut savoir s'arrêter avant de devenir mauvais !
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 septembre 2012
Un film sur l'affaire Elf mais avant tout un très bon Chabrol qui navigue dans les sphères boueuses du pouvoir.
LeLobo
LeLobo

54 abonnés 429 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 décembre 2011
Fait partie des rares films de Claude Chabrol que je n'ai pas vraiment apprécié. Un certain manque d'intensité.
Ghost_face
Ghost_face

86 abonnés 574 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2008
Claude Chabrol se frotte aux problèmes (épineux et non sans conséquences) des rouages de la justice en mettant en scène l’histoire d’un homme (interprété par François Berléand), d’apparence respectable, corrompu par l’accès au pouvoir (et les excès qu’il engendre) et la soif de la richesse, en usant de tous les moyens (pitoyables) pour parvenir à ses fins. Isabelle Huppert, en juge d’instruction (remarquable), porte le film et compose un rôle de femme charismatique, glaciale, intelligente et prête à tout pour faire éclater la vérité; une justicière des temps modernes (respectant honorablement tous les codes de son métier) qui n’a peur de rien et de personne et qui fait taire le machisme et la manipulation au sein d’un monde vénal (et vénéneux) gouverné par des hypocrites et fraudeurs en tout genre, avec conviction et détermination; une prestation méritant une certaine éloge pour un talent évident qu‘elle déploie sans jamais forcer. L’IVRESSE DU POUVOIR est une réussite en tout point qui nous enivre par les performances d’un scénario impeccable (et implacable) constituée de répliques délectables et dotée d’une musique qui se fond adroitement dans des scènes toujours élaborées et plus appréciables les unes que les autres. Du beau et grand cinéma qui tient de « pouvoirs » (sur)naturels qu’on ne sauraient qualifiés d’un cinéaste hors pair.
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