L'Ivresse du pouvoir
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185 critiques spectateurs

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FABULOEUF
FABULOEUF

27 abonnés 392 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 juin 2008
Ouais bof, ce film ne m'a pas tenu éveillé...Un Chabrol très terne.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2008
Un film digne de Claude Chabrol, sur les magouilles d'une affaire qui ne nous est pas inconnues (l'affaire ELF), accompagnée par une Isabelle Huppert magistrale, un François Berléand troublant & un Patrick Bruel cynique. Ce film nous plonge dans les méandres d'une instruction judiciaire (comme celle que nous avait fait partager Raymond Depardon dans ces documentaires). Voici deux bonnes raisons d'aller voir ce film : il s'agit là d'un film de Claude Chabrol (ce n'est pas rien) & les films politiques Français ne courent pas les rues, raisons de plus pour le voir !
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2012
Dès le générique, un panneau nous annonce que toute ressemblance avec des faits réels serait purement fortuite. Ben voyons. Chabrol a pris un malin plaisir à choisir comme acteurs de quasi-sosies des protagonistes de l'affaire, et le spectateur peut reconnaître Loïc Le Floch-Prigent, Eva Joly, Charles Pasqua, Roland Dumas ou Christine Deviers-Joncourt. Chabrol ne s'en cache d'ailleurs pas, et il a déclaré dans une interview que c'était une sorte de rappel à l'ordre destinée aux différents pouvoirs.

Et jusqu'à l'entreprise qui s'appelle FMG : là où Kubrick transformait IBM en HAL dans "2001, l'Odysée de l'Espace"en enlevant une lettre, vous n'aurez qu'à en retrancher une pour découvrir de quelle société travaillant en Afrique il s'agit... Claude Chabrol a dû se dire que le public connaissait les arcanes de l'affaire, puisqu'il ne s'attarde pas dessus, pratiquant l'ellipse et le saut dans le temps. Non, ce qui l'intéresse, ce sont ses personnages et le jeu du chat et de la souris qui les oppose.

On rentre dans l'histoire avec le P.D.G. Humeau jonglant avec ses téléphones avant de quitter le siège de son empire. Seulement, des policiers l'attendent dehors, et le voilà brutalement jeté en prison, passant du statut de dirigeant tout-puissant à celui de détenu en provisoire. Et le traitement qui lui est réservé prend une résonnance particulière après les auditions parlementaires d'Outreau.

A partir du moment où il rencontre celle qui l'a attrapé dans ses griffes, la juge d'instruction Jeanne Charmant-Killman, c'est à elle que Chabrol s'intéresse. Exceptées quelques scènes nous montrant les manoeuvres du monde politique, la juge est en permanence à l'écran. Que ce soit dans le bureau exigu qu'elle partage avec son greffier, ou dans son appartement où sa vie de couple prend l'eau. On aura beau saboter sa voiture, lui adjoindre une jeune juge, multiplier les menaces, rien ne la détournera de son but. Mais quel est son but ? Frapper haut pour faire un exemple, comme elle le dit à un moment ? Illustrer son propos, selon lequel "la personne la plus puissante en France, c'est le juge d'instruction" ? Ou assouvir un besoin de pouvoir, voire de revanche sociale, comme le laisse penser le jeu anguleux d'Isabelle Huppert ?

Car au début du film, personne n'est sympathique. Qu'il s'agisse de Humeau, méprisant et hautain ; qu'il s'agisse de Jeanne, qui utilise les faiblesses honteuses du système judiciaire pour pousser ses "clients" à bout ; Qu'il s'agisse des politiciens, cyniques et manoeuvriers. Jeanne ne prend une dimension humaine qu'à partir du moment où sa toute-puissance se lézarde, dans sa vie privée où quand elle quitte le domicile familial à quatre heures du matin, elle demande à ses gardes du corps estomaqués de la conduire au bureau, ou dans sa mission qui verra le système l'écarter sous prétexte de promotion.

C'est du Chabrol. Incontestablement. Même si (surtout au début), les dialogues trop écrits évoquent plus Mocky, même si la réalisation fleure parfois les années soixante-dix (quelques zooms venus d'un autre âge, découpage de l'écran quand deux personnages se téléphonent), le savoir-faire de Chabrol se manifeste dans l'essentiel : une narration tendue, débarassée de l'inutile ; un sens du cadrage qui isole les hésitations et les tics de ses personnages ; une ambiance qui s'impose grâce à une précision des détails.

Le film repose sur Isabelle Huppert, qui signe là sa sixième collaboration avec Chabrol, la première datant déjà de 28 ans. Physiquement frêle et vulnérable, elle porte le film comme Jeanne porte l'instruction contre vents et marées. Mais elle va plus loin qu'incarner un personnage, elle lui donne une dimension proche du fantastique, par l'intensité habitée d'un regard, par la cruauté d'un visage non maquillé dans la nuit , par l'ambiguité de ses relations avec le neveu de son mari.

Chabrol dit de son film qu'il est politique au même titre que "Les Bronzés 3", car "tout film est un film politique car il correspond à une conception du monde". Modeste, le survivant de la nouvelle vague, car "L'ivresse du pouvoir", entre crise des banlieues et séisme d'Outreaux, peut être vu comme une chronique acerbe et réaliste des conflits de pouvoir dans la France de ce début de XXI° siècle.

http://www.critiquesclunysiennes.com/
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2010
Avec "L'Ivresse du pouvoir",Claude Chabrol retrouve son rôle privilégié:celui de trouble-fête impertinent et persifleur,qui tire à boulets rouges sur les notables.Il pousse la malice jusqu'à livrer une version officieuse de l'affaire Elf,retentissante affaire pénale mettant en exergue la collusion d'intérêts entre politiques et financiers,et l'avidité insatiable de ceux qui ont le pouvoir.Jeanne Charmant-Killman,juge d'instruction tenace et droite,s'acharne sur ces puissants,coupables de malversations financières,de détournements de fonds à leur seul profit.Isabelle Huppert est impeccable dans ce rôle riche,en femme froide,qui finit par être dépassée par les enjeux,alors qu'on l'imagine avoir tout sous contrôle.Couper les têtes ne sert à rien,d'autres repoussent toujours.Un système qui avantagera toujours les patrons industriels.Chabrol,décidément en verve,se délecte du tirage de ficelles général,dont le but est de maintenir le statu quo.Juge ou pas,Jeanne n'est qu'un pion.Une mise en scène sans fioriture laisse la part belle à des comédiens en forme,comme Thomas Chabrol(très amusant en neveu dilettante),Marilyne Canto(faussement douce),François Berléand(savoureux)ou Pierre Vernier(couard).Très bonne cuvée 2006!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 25 août 2012
Ce film est presque un thriller politico-judiciaire mais l'ensemble manque vraiment de peps. Pas grand chose de convaincant même les interprétations, je pensais que Chabrol pourrait apporter quelque chose à cette histoire inspiré de l'Affaire Elf mais il n'en est rien.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 juin 2017
Ce film n'est pas, comme je le croyais avant de le voir, l'adaptation cinématographique d'une affaire politico financière qui a défrayé l'actualité ces dernières années mais une simple tranche de vie d'une juge. Sa vie personnelle est traitée en long, en large et en travers spoiler: (on la voit ainsi faire la vaisselle, préparer des boissons chaudes, dormir, parler avec son neveu, se disputer avec son mari)
mais sa vie professionnelle, elle, est vraiment bâclée. Il y avait pourtant de quoi faire. Je ne vois pas l'intérêt de s'inspirer d'une affaire aussi intéressante que l'affaire ELF pour en faire un film pareil. Les détails ont été poussés très loin quand à la ressemblance physique entre personnages réels et acteurs (le président de la société, l'homme politique et sa fameuse maîtresse autoproclamée « putain de la république ») mais à quoi bon puisque le contenu de l'affaire n'est pas traité. En effet, après un début de film encourageant, le film ne va nulle part : le scénario s'avère décousu et bien pauvre. Comme si le film avait été purgé de ses meilleurs moments après visionnage par un comité de censure. A noter une très bonne interprétation de la juge par Isabelle Huppert si le but recherché était de rendre le personnage antipathique au possible ! Toujours côté étude des personnages, certains sont sous-exploités (Philippe le mari de la juge, Erika la 2ème juge, campée avec brio par Marilyne Canto, et René Lange l'homme politique) ou sur-exploités (le neveu) par rapport à l'histoire. Au final, un mauvais film qui s'est fait beaucoup de publicité grâce à un sujet (l'affaire ELF) qu'il n'aborde pas vraiment. Allez voir « Président », sorti en septembre de la même année, beaucoup plus accrocheur et construit et qui, lui, bénéficie d'un vrai scénario !
JamesDomb
JamesDomb

127 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Quelle déception ! Un Claude Chabrol en toute petite forme, qui n’a jamais réussi à me captiver durant presque deux heures. Voulant mener une étude ludique des comportements qu’engendre le pouvoir, Chabrol semble hésiter constamment entre fiction, fable et critique sociale humaine. Isabelle Huppert fait ce qu’elle peut dans le rôle d’une femme tiraillée entre sa vie privée et publique la mettant en danger. Bien que l’actrice soit toujours parfaite on ne ressent pas le moindre attachement pour son personnage. De plus j’attendais beaucoup du face à face Berléand (toujours parfait) / Huppert mais celui-çi ne se résume qu’à 15 minutes, l’acteur disparaissant durant presque une heure. L’interprétation de Patrick Bruel est vraiment lamentable, Maryline Canto et Thomas Chabrol sont très bons, Robin Renucci agaçant. J’ai trouvé le film bourré de clichés (les gros patrons et leurs gros cigares trempés dans le cognac), les politiciens caricaturaux. Pour moi "L'ivresse du pouvoir" souffre de sa mise en scène trop pépère, sentiment renforcé par la pauvre musique de Matthieu Chabrol. Quelques bons mots apparaissent bien par çi par là mais la verve de Chabrol ne fait que très rarement mouche. Se reposant sur ses acteurs et surtout sur les épaules de sa muse, Chabrol signe un pamphlet trop sage. Les personnalités arborant la légion d'honneur ont beau être prétentieux, arrivistes ou sournois, rien n'y fait on reste dans la caricature facile, jamais mordante, pourtant présente dans de nombreux films du cinéaste. Chabrol assure donc le minimum syndical, son film reste confus, Huppert semble y croire que modérément et est beaucoup moins politiquement incorrect que prévu. "L'ivresse du pouvoir", septième collaboration Huppert/Chabrol ne fera pas date dans la carrière de l'un et de l'autre. L'histoire fait du surplace, les dialogues sont bien pauvres, les situations peu crédibles, confuses et peu impertinentes. Je m'attendais à beaucoup plus d'audace, je suis ressorti très déçu.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 octobre 2018
L’inertie bureaucratique et judiciaire comme reflet de l’inertie bourgeoise semble amuser une Claude Chabrol : des gants rouges pour traduire les mains sales, le petit motif brodé sur le costume pour incarner la corruption. Défilent les personnages grossièrement interprétés pour la plupart, s’enchaînent les scènes sans saveur véritable pour finalement aboutir à une queue de poisson désabusée. L’Ivresse du pouvoir ne fera rire - n'intéressera - que les critiques confirmés et soucieux de la signature chabrolienne, les autres s’ennuieront de pied ferme devant une œuvre qui ne tient jamais le spectateur en respect puisque ne cherchant à aucun moment à descendre de son omnipotente et fausse lucidité sur un monde terne, morne et mort. Fortement dispensable malgré quelques belles scènes portées par Isabelle Huppert.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Quelle honte pour le cinéma français! Même chabrol nous lache. Il livre une réalisation minable, avec des acteurs d'une rare nulité.
Et bien sur, une ISABELLE HUPPERT dans un rôle de tête à claque. Elle nous énerve tout le film par son jeu caricatural de la femme forte à deux balles. Au bout d'un quart d'heure on a déjà une envie de lui mettre un coup de chevrotine dans le dérrière. Je reconnais que c'est violent, mais ça m'aurais soulagé.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2011
Un bon Chabrol assez soigné mais peu intéressant au final malgré des acteurs de taille (sauf la tâche Bruel). On préfèrera d'autres de ses oeuvres.
PHILIPPE P.
PHILIPPE P.

7 abonnés 34 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Je destine cette médaille à Jean François Balmer pour son interrogatoire plein d'astuces en face d'une juge lourdingue et convenue; il se fout littéralement d'elle. Les autres protagonnistes de ce film lent et sans "knack" ? oui à Berléan, un peu Isabelle Huppert très commerciale dans son jeu, Renucci affublé d'un rôle de pauvre mari pathétique et la mise en scène de Chabrol: bien vieillissante. A éviter, sinon en DVD un jour sans !!!
RudBoy
RudBoy

13 abonnés 5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 mars 2008
Le film est mou/soporifique. je n'ai jamais aussi bien dormi. je le conseille à toutes les personnes qui aurait des problèmes d'insomnies.
Sans rire ce film est une daube monumentale.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 décembre 2020
L’affaire Elf a été un des scandales retentissants des années 90. Il n’est donc pas étonnant de la voir un jour portée à l’écran. Celle-ci, étant extrêmement complexe, aurait été assez compliquée à décrire dans les détails. Ce problème a été compris par Claude Chabrol. Ainsi, dans L’Ivresse du pouvoir, il choisit plutôt de montrer l’influence de celle-ci sur la vie d’Eva Joly (même si les noms des personnages ont été changés et que le cinéaste a choisi de ne pas faire une retranscription scrupuleusement exacte des faits). Chabrol réussit donc une fois de plus un excellent film bénéficiant d’un très casting (Isabelle Huppert, François Berléand, Patrick Bruel, Jean-François Balmer…) se penchant plus sur la vie d’une juge d’instruction chargée d’un dossier explosif que sur l'enquête en elle-même. Il ne faut donc pas regarder L’Ivresse du pouvoir si on veut tout comprendre à l’affaire Elf mais plutôt si on veut voir les rapports entre les milieux d’argent et politiques et le pouvoir judiciaire. Une fois de plus, une belle réussite de la part de Chabrol.
Lord Lyndon
Lord Lyndon

21 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 août 2010
Même si le film comporte quelques invraisemblances, CHABROL réalise ici une oeuvre passionnante en s'inspirant d'une affaire célèbre. Les acteurs sont excellents et on ne s'ennuie pas.
Freaks101
Freaks101

174 abonnés 619 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2010
Librement Inspiré de l’affaire Elf mené par la juge d’instruction Eva Joly (futur candidate des Verts aux présidentiels il semblerait). Chabrol film ce panier de crabe composé d’homme d’affaire crapuleux avec ce qu’il faut de satire sans jamais grossir le trait. Voir cette juge les remettre à leurs place à coup de sarcasme et de petit mots est un réel plaisir en soit, les voir à l’ombre également. Comme dans tout les derniers Chabrol on peu lui reproché d’être un peu paresseux sur la mise en scène, de beaucoup se reposer sur les acteurs, mais le film tiens tout de même la route et reste l’un de ses meilleurs de sa fin de carrière.
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