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Bernard D.
131 abonnés
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1,0
Publiée le 30 mars 2021
« L’ivresse du pouvoir » de Claude Chabrol (2006) est un mauvais cru car même si comme dit en prologue « toute ressemblance serait – comme on dit – fortuite », il faut être bien naïf pour penser qu’une juge d’instruction – même promue au pôle financier – puisse venir à bout dans les intrications politico-financières des grands groupes industriels en Afrique ! Isabelle Huppert joue à la merveille du Isabelle Huppert, François Berléand du Berléand et Patrick Bruel (comme souvent) du mauvais Bruel. On y ajoute un Sénateur dont la voix n’est pas sans évoquer un ancien ministre mais désolé Chabrol ne sait pas faire un film politique engagé comme Yves Boisset ou Costa-Gavras !
Sur fond d’affaire Elf, Chabrol caricature avec maîtrise, délectation et sans trop de démagogie le monde cynique du pouvoir et ses turpitudes. Cela ne l’empêche pas de nous vendre son neveu dans un rôle inutile.
L’affaire Elf a été un des scandales retentissants des années 90. Il n’est donc pas étonnant de la voir un jour portée à l’écran. Celle-ci, étant extrêmement complexe, aurait été assez compliquée à décrire dans les détails. Ce problème a été compris par Claude Chabrol. Ainsi, dans L’Ivresse du pouvoir, il choisit plutôt de montrer l’influence de celle-ci sur la vie d’Eva Joly (même si les noms des personnages ont été changés et que le cinéaste a choisi de ne pas faire une retranscription scrupuleusement exacte des faits). Chabrol réussit donc une fois de plus un excellent film bénéficiant d’un très casting (Isabelle Huppert, François Berléand, Patrick Bruel, Jean-François Balmer…) se penchant plus sur la vie d’une juge d’instruction chargée d’un dossier explosif que sur l'enquête en elle-même. Il ne faut donc pas regarder L’Ivresse du pouvoir si on veut tout comprendre à l’affaire Elf mais plutôt si on veut voir les rapports entre les milieux d’argent et politiques et le pouvoir judiciaire. Une fois de plus, une belle réussite de la part de Chabrol.
Le pire film de Chabrol ! Même Isabelle Huppert, d'habitude géniale, en fait trop ! Berléand est peu crédible, Bruel est grotesque, Balmer est comme d'habitude, c'est-à-dire à côté, mais là ça le fait pas… Le jeune Chabrol passe au début, mais répète inlassablement les mêmes mimiques en chuchotant… Le scénario est d'une platitude consternante, les dialogues n'en parlons pas, le cadre inexistant… Les Cahiers ont adoré !
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5,0
Publiée le 12 octobre 2020
Claude Chabrol retrouve sa forme avec ce chef-d'œuvre. Chabrol dirige ses acteurs de manière très subtile. Ce ne sont pas les principaux points de l'intrigue qui suscitent votre émotion mais de petits moments de jeu entre Jeanne Charmant-Killman et ses adversaires. Bien que tous les adversaires soient des gens profondément mauvais Chabrol réussit à leur donner quelque choses qui en font des êtres humains et des personnages reconnaissables. Y compris tous les caractères de soutien et même sur les dialogues. Regardez comment Chabrol commence et termine des scènes très inhabituelles. Regardez la juxtaposition de la vie de Killman en tant que juge et sa vie privée. Je ne dirai pas grand-chose du film lui-même car il est bon de ne rien savoir avant. La plupart du temps le thème de la corruption dans les films ennuie au cinéma mais Chabrol et Isabelle Huppert en font une joie...
M. Humeau (François Berléand), PDG d’une société est soupçonné de détournement de fonds. La juge en charge de l’affaire, Jeanne Charmant Killman (Isabelle Huppert) est connue pour sa ténacité et a à coeur de trouver toutes les preuves nécessaires à la résolution de cette affaire. L’histoire judiciaire en elle-même est assez complexe et ne m’a pas spécialement intéressée malgré sa proximité réelle avec l’affaire Elf. Ce qui est intéressant et plaisant dans le film, à mon sens, ce sont les “affrontements” entre les acteurs et notamment l’affrontement entre Isabelle Huppert et François Berléand. Le personnage d’Isabelle Huppert est très intéressant, elle a un fort tempérament et beaucoup de répartie. La fin en revanche m’a déçue, on n’a pas vraiment d’explications sur certains aspects de l’affaire, cela m’a donné l’impression de se terminer trop vite, alors que le reste du film prend le temps lorsque c’est nécessaire. La fin m’a parue un peu baclée du coup.
Le sujet aurait pu être passionnant, le casting pas mal et puis ce film s’enlise dans l’ennui. Ce n’est pas le ton monocorde d’Isabelle Huppert qui est en cause mais nous sommes les témoins impassibles d’une enquête sans trop d’intérêt surtout que la réalité du monde présent est souvent pire que cette fiction mollement tournée.
Un film franchement insipide sans saveur donc. Les personnages viennent, parlent sans agir. Il règne une passivité consternante. On ne croit rien de tous ces bavardages. Pas vraiment une réussite
De bons acteurs et de bons dialogues. Mais le scénario est difficile à suivre. Comme si, à force de vouloir nous faire comprendre que les choses sont difficiles à comprendre, on nous les rendait incompréhensibles ! J'ai connu sur le même sujet, des films beaucoup plus accessibles...
Bon par quoi commençons? Tout ce qui est moyen? C'est assez facile les acteurs, le montage, la réalisation l'originalité du scénario et l'ambiance. Autant vous dire que le film dans son ensemble est moyen. Pourtant il y'avait certains points et acteurs qui pouvaient potentiellement rendre le film intéressant tombe à plat. Ce moyen est très bien mené par la performance plus que moyenne de l'actrice principale. Le seul intérêt à regarder se film se trouve dans la curiosité de savoir qui va tomber ou pas. Mais il faudra tenir un moment et ne pas s'endormir pour avoir droit à ce final. Entre les mauvais rebondissements et les scènes sans fin, vous serez servi tout cela dans un plat de réalisation scolaire. Bref, je le déconseille.
Vaguement inspiré par l'affaire Elf que tout le monde a oublié, le film démarre plutôt bien avec une Isabelle Huppert démontrant s'il en était encore besoin l'étendue de son talent. De plus Borléand qui lui donne la réplique est excellent. Le souci c'est que le soufflé retombe assez vite et qu'on est rapidement perdu devant la multiplicité des personnages et de leurs rôles respectifs, A mi film, il n'y a plus de tensions, il y a bien des surprises mais elles ne sont jamais explicitées et seule Huppert nous empêche d'arrêter les frais. Chabrol n'a pas su finir le film donc il ne le finit pas. Côté interprétation du côté ses seconds rôles ce n'est pas terrible, Thomas Chabrol est transparent, Bruel mauvais et Maryline Carito ressemble autant à une juge d'instruction que moi a un archevêque.
Voilà un film qui aurait pu être très bien mais qui malheureusement ne l'est pas. La faute à une réalisation mollassonne d'une part, et à une histoire assez convenue d'autre part. Chabrol ne parvient pas à nous surprendre, il nous intéresse tout juste.
Un film qui a sans doute eu une utilité en son temps, mais aujourd'hui daté, lent et long. Quant aux acteurs, ils ne sont pas au mieux de leur forme, et la musique est assez pénible. Le plus mauvais des Chabrol...
[L'ivresse du Pouvoir, 1/5] Musique pourrie, plans inutiles, scènes mal filmées, histoire qui s'inspire de l'affaire Elf tout prenant ses distances avec la réalité, fin sans queue ni tête... ou comment perdre près de 2 heures en pensant voir un bon film mêlant politique, justice et monde des affaires. Comme quoi de grands noms ne font pas forcément de grands films.