Derniers Avis : Good Night, and Good Luck. - Page 13
Good Night, and Good Luck.
Note moyenne
3,5
3742 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
262 critiques spectateurs
5
56 critiques
4
91 critiques
3
35 critiques
2
46 critiques
1
28 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Renseignez-vous sur le macartisme avant de franchir l'entrée du cinéma ou vous allez comprendre très peu. La réflexion au présent est sous-entendue vu le choix de cette époque où la liberté du journalisme et de la télé notamment ont commencé à déranger le pouvoir politique: je suis italien et donc la lutte de Murrow me sonne très familière, et je me réfère aux problèmes toujours quotidiens de la liberté d'expréssion dus au superpouvoir médiatique et pas seulement et au bien célèbre conflit d'intêret de M.Berlusconi. La morale de ce film résulte un peu reévoquer le résignant inségnement du loup et l'agneau où on apprend qu'il faut baisser la tête devant les injustices. Clooney choisit un sujet très politique en polémique évidente avec les plus récentes lois restrictives de M.Bush après le 11 septembre. Toutefois je n'ai pas aimé l'excessive sérénité prétentieuse qui rend le film trop lent et ennuyant, on a vraiment du mal à ne pas s'endormir, tandis qui le choix du blanc et noir arrive bien au but de nous plonger dans les années 50. A voir, mais sachant de quoi il s'agit.
Bravo. Ce film est un bijou de concision, d'observations et de réflexions sur le journalisme et notamment le journalisme audiovisuel et son rôle dans la société. Le ton est juste. C'est un beau travail d'enquête sur une époque et sur le mode de fonctionnement d'une rédaction courageuse. Les gros plans s'enchaînent privilégiant les expressions, le montage est vif, précis, on va à l'essentiel et on ressent à la fois l'époque et l'odeur des couloirs du CBS des années 50. Un vrai beau travail d'enquête et de réalisation sur une réalité à la fois historique et actuelle.
Film correct mais ce n'est pas LE FILM auquel je m'attendais. Le film est vendu comme "Comment, dans les années 50, Edward R. Murrow, le présentateur du journal télévisé de CBS de l'époque, et le producteur Fred Friendly contribuèrent à la chute du sénateur Joseph McCarthy, à l'origine de la tristement célèbre chasse aux sorcières." Seulement ce film ne nous apprend rien, le rythme est lent et des scènes sans interet sont ajoutées question d'atteindre les 1h30. Ce film serait passé à la TV j'aurai zappé !
N'allez pas voir ce film en espérant apprendre quelque chose de précis sur le maccarthisme ! En effet, le film est assez allusif: Une commission, deux, trois personnes inquiétées, ... Loin de donner une image fidèle de l'ampleur de la répression et de l'intolérance à cette époque !
En fait, c'est plus un film sur le journalisme à cette époque: des hommes, des vrais, virils, un brin prétentieux... ça rigole pas ! Là encore, le film n'est pas clair sur ce que risque cette équipe à dénoncer les pratiques du sénateur malgrès les nombreuses convocations dans le bureau du chef ou tout le monde se regarde en chien de faïence avec un air grave genre "on va y passer"... Et puis il ne se passe pas grand chose à part un licenciement économique à cause du retrait d'un sponsor...ok...
Quant au combat de ces journalistes, il semble assez limité: ce qu'ils dénoncent, ça n'est pas l'oppression des communistes et l'intolérance mais plutôt la légèreté de la commission Mac Carthy (manque de preuve par exemple) et le non respect des droits de la défense. C'est déjà pas mal me direz-vous... C'est vrai mais c'est en dessous de ce qu'on aurait pu espérer, d'autant que dans ce film le "gauchiste" de service a l'air de considérer qu'il souffre d'une maladie honteuse.
du positif ? Oui ! L'image, très belle et la musique aussi.
"Good night and good luck" constitue un bon film que j'ai pris grand plaisir à regarder. Il met en lumière les dérives du Mc Carthysme à travers les yeux d'une équipe de journalistes de CBS. Ce point de vue original permet de s'insinuer aisément dans l'univers des années 50 et ainsi de rentrer de plein pied dans "l'Histoire".
Les acteurs s'avèrent excellents. Mention spécial pour David Strathairn qui campe à merveille le rôle d'un présentateur déterminé et impartial. La mise en scène en noir et blanc se révèle par ailleurs très efficace.
Avec ce film G.CLOONEY démontre à qui en doutait son talent de réalisateur.
Un excellent film, pour qui arrive dans la salle avec l'intention de réfléchir(c'est rare dans le cinéma maintenant).
George Clooney entre dans la cour des grands en tant que réalisateur, avec un film très critique, reconnaissant le courage d'une poignée de journalistes dans cette dure époque du maccarthysme. Il nous décrit aussi le pouvoir qu'avaient les médias même à l'époque, et il est à noter que par cette peinture des médias des années 50, Clooney nous met en garde contre les médias d'aujourd'hui. Une vraie réflexion qui ne tombe jamais dans l'ennui, grâce à des acteurs ayant une présence exceptionnelle et une atmosphère années 50 vraiment agréable.
George Clooney, à la fois devant et derrière la caméra, rend hommage avec sobriété et énergie, à un âge d'or de la télévision américaine marqué par un climat politique très sombre : la "Chasse aux sorcières". Il reconstitue avec minutie l'aventure véridique d'Edward R.Murrow, pionnier du journalisme télévisuel du début des années 50. Il rend hommage à ces hommes sérieux, rigoureux où l'information primait avant tout sur le business ou le divertissement. Clooney s'attarde sur leur généreux travail et marque déjà la dépendance de l'information vis à vis de la publicité. L'information était pour ces journalistes, une passion. La mise en scène est très élégante (à l'image de son réalisateur), le noir et blanc est un vrai régal et les images d'archives parsemées par ci par là sont bien incrustées dans le film. On prend un plaisir énorme à suivre le combat que Murrow (soutenu par son équipe) entreprit de livrer à l'encontre des méthodes extrémistes du sénateur Joseph McCarthy et sa croisade violente menée aux Etats-Unis contre la propagation du communisme. Dans un climat de paranoia, Clooney rend donc hommage à cette lutte pour l'indépendance, la liberté de pensée et d'expression des médias et contre la désinformation malgré le chantage et les menaces perpétuées durant cette période sombre et dominée par la peur. Le scénario qu'il a d'ailleurs co-écrit a été primé à juste titre à la 62ème Mostra de Venise tout comme David Strathairn, primé lui aussi pour son interprétation saisissante de Murrow. George Clooney confirme qu'il est un excellent directeur d'acteurs et livre un thriller intimiste et politique intense. Intelligent, passionnant et captivant.
Ce film est une merveille autant dans son fond que dans sa forme.George CLOONEY est le digne elève de SODERBERGH, son engagement est audacieux ,vigoureux et instructif! Clooney nous conduit au milieu des studio de la CBS , de ces salles enfumées où se jouaient les véritables enjeux du journalisme dans les années 50.Ainsi il nous donne une véritable leçon sur le rôle et l'importance du quatrième pouvoir face aux libertés individuelles. Par ailleurs ce film est esthetique.Un film en noir et blanc qui se justifie par l'apparition d'images authentiques du sénateur McCarthy auteur de "la chasse au sorcières".Un film où "les focus" et les jeux de lumières sont d'une importance capitale. Amateur de cinema,allez contempler ce chef d oeuvre technique et profond! En attendant "Good night, and Good luck".
George Clooney qui sattaque à la biopic dEward Murrow, journaliste qui fut lun des plus grands détracteurs de Mc Carthy, cela pouvait prêter à sourire. Mais le préjugé dans ce cas présent est vaincu. « Good night and good luck » est un film redoutablement brillant par sa structure et son message politique. Le fait de vouloir conserver les interventions dépoque du sénateur entraînait lutilisation dune photo en noir en blanc. Premier choc puisque le rendu final est exemplaire, servi par un montage ingénieux. Le scénario ensuite. Deuxième choc. Certes le conflit Murrow/Mc Carthy tient la part belle de lhistoire, mais le message va bien au-delà, et en devient même prétexte à une critique beaucoup plus générale sur le pouvoir de la télévision. On sent bien quà chaque fois que Murrow marque des points, son enthousiasme reste pondéré, son inquiétude est omniprésente. Lennemi mis à bas, la télévision sera quand même bâillonnée. Elle perdra sa faculté dinstrumentalisation de connaissance et de réflexion au profit de la rentabilité, et donc de la facilité. Le début et la fin du film le soulignent parfaitement. Autre idée géniale, afin de temporiser chaque étape du film, Clooney place une incrustation musicale. Véritable pause dans le discours, permettant aux personnages dabsorber le moment passé, et à nous spectateur de les analyser. Mais si ce film est aussi bien fait, cela ne tient pas uniquement aux choix de mise en scène ou à la technique. Cette réussite porte aussi un nom : David Strathairn. Troisième choc. Il nincarne pas le personnage, il est tout simplement hanté par lui, et cen est saisissant. Dans son sillage les autres acteurs restent certes au second plan, mais sont tout aussi bons.
J'ai beaucoup aimé ce film,jolie réflexion sur le pouvoir des médias, leur frilosité à contester les gouvernements.Ce film raisonne évidemment parfaitement dans le monde d'aujourd hui, tout autant aux Etats-unis qu'en France. Georges Clooney montre qu'il est un des metteurs en scene sur lequel il faudra compter dans les années à venir.
Déjà l'époque est retrouvée à merveille. L'image serrée est fort intéressante; elle donne un mouvement intriguant à ce film! L'acteur principal est royal et le scénario avance avec beaucoup d'intelligence et d'accroche. Même pour ceux qui ne sont pas câlés en politique, ne peuvent pas rester indifférents à ce traitement des années 50. C'est un film très réussi, faut le voir absolument...
Très bien filmé, une atmosphère en noir et blanc qui permet de donner corps à une télé noir et blanc d'époque. Très bien joué et très bien dirigé. Seul il faut bien le dire le traitement du sujet n'a pas à mes yeux la profondeur que le thème et les dégats occasionnés à l'époque auraient mérités.
Magnifique film, le meilleur de cette nouvelle année, sans conteste possible, et ce pour de multiples raisons. Au premier rang de celles-ci, le sujet, extrémement et malheureusement encore d'actualité; qui plus est, celui-ci est excellement traité, par ses acteurs tous aussi excellents (David Strathairn en tête) que par sa réalisation, de très haute volée. En rajoutant à tout cela la beauté du noir et blanc, on ne peut que souhaiter aller le revoir. Merci à Mrs Clooney, Strathairn et consorts.
On peut reprocher bien des choses (fautes de goût, facilités) à George Clooney acteur ou producteur, mais il faut saluer la rigueur et la prise de risque du réalisateur. Avec Good night and good luck, Clooney signe un film dont l'austérité visuelle (noir et blanc, pas de fiortures dans les mouvements de caméra) est parfaitement cohérente avec le thème développé, dont la résonnance actuelle n'échappera à pas grand monde. Un film classieux et exigeant, donc, peut-être un peu trop casté (de bons acteurs sont un peu sous-employés), mais qui a le mérite de vouloir tirer vers le haut le spectateur plutôt que de donner à ce dernier du spectacle, tout en restant intellectuellement limpide. Du joli boulot.
Très intéressant. Le sujet est passionnant et terriblement d'actualité bien que le film se déroule dans le climat de chasse aux sorcières de l'Amérique des années 50. A elle seule, la dénonciation de l'utilisation des médias à des fins politiques et de leur nivellement par le bas (déjà l'émission politique de Munrow doit changer de créneau pour laisser place à un jeu télévisé, on sent pointer la real tv...) devrait être reconnue d'intéret public. Mais en plus, vient s'ajouter le combat d'un groupe de journalistes contre un système dans lequel tout ceux qui ne sont pas avec le pouvoir sont considérés comme étant contre lui. Hier, le communisme; aujourd'hui, l'Axe du mal et les Etats voyous; ce film dénonce l'obscurantisme de ceux qui mènent ces "guerres du bien contre le mal" dans lesquelles on ne sait plus vraiment quel camp incarne qui. Un film qui devrait être montré dans toutes les écoles (y compris de journalisme...). La seule raison pour laquelle je ne met pas 4 étoiles est qu'un format documentaire aurait sûrement été plus approprié pour traiter le sujet (mais aussi moins rentable...).