6 242 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 19 octobre 2021
La Jeune fille de l'eau a quelque bons côtés. La musique est proprement obsédante Paul Giamatti est un acteur merveilleux et bien qu'il mérite un personnage plus fort et un scénario moins artificiel il se donne à fond dans sa performance et cela se voit. Cependant c'est tout l'éloge que je peux faire de ce film. Le reste du jeu des acteurs est soit peu impressionnant soit terrible. Bryce Dallas Howard était fantastique dans Le Village et elle est bonne actrice mais comme Giamatti elle fait de son mieux mais son personnage est loin d'être aussi poignant ou intéressant que celui de Le Village. Jeffrey Wright et Bob Babalan sont gâchés et Shyamalan lui-même fait une apparition qui donne l'impression d'être forcée dans cette histoire et qui en fin de compte n'est qu'une forme d'ennui pour le public...
J’ai adoré ce film malgré ces imperfections du fait de sa grande candeur, de sa sensibilité et de son idéalisme. Tout à fait d’accord avec les autres avis, il parle à mon âme d’enfant.
Les enfants du réalisateur M. Night Shyamalan ont bien de la chance... ils peinent à s'endormir ? Aucun problème, papa est là pour leur écrire, vite fait, un conte fantastique sur mesure. Du coup, il nous le propose en 2006 sur grand écran et il faut bien reconnaître que le résultat est à la hauteur des prétentions de ce cinéaste parfois controversé. En effet, son film réveille immédiatement le petit garçon ou la petite fille qui sommeil en chacun d'entre nous et la magie découle d'elle-même, sans même qu'on s'en aperçoive vraiment. Sous les apparences d'un quotidien inoffensif et bien peu excitant, ses personnages parviennent en effet à tricoter une superbe histoire, pleine de douceur et de bons sentiments mais aussi teintée d'une pointe de noirceur qui nous rappelle que Shyamalan n'est pas vraiment un enfant de cœur. Le résultat est très immersif, en partie grâce aux acteurs qui tiennent tous un rôle à leur mesure et qui prennent un évident plaisir à ne pas plomber l'étrange équilibre de cette histoire un poil alambiquée. C'est donc peu dire que j'ai pris un réel plaisir à découvrir cette « Jeune fille de l'eau » qui m'a fait oublier, pendant quelques temps, que je n'étais plus vraiment un petit enfant. Magique !
Lady in the water souffre du même problème que The Happening (que je préfère un peu plus) Deux films avec plusieurs scènes époustouflantes, un bon casting et surtout un concept très séduisant. Le problème c'est de mal utiliser ce concept. Si le film a un propos qui si l'on lit entre les lignes, est magnifique, sur le plan cinématographique est plus compliqué. La photo est belle et la réalisation est propre comme tout film de Shyamalan bon ou mauvais, mais il se perd dans son concept en développant un tas d'idées et de personnages qui semblent assez inutiles. Le problème est que le film devient chiant car un tas d'élément sert peu ou est difficile à comprendre ce qu'il apporte à l'histoire. De plus, l'enjeu est brouillon et semble irréel car la menace est quasi nulle, un toutou qui ressemble à une touffe d'herbe c'est pas assez, tout comme ces énigmes avec des boites de céréales assez idiotes. C'est dommage car le film a de vraies qualités et les dialogues de/et avec le personnage de Shyamalan sont juste magnifiques tout comme la musique de James Newton Howard est toujours aussi exceptionnelle.
24 fois la vérité, 1 foi en vérité. Pour apprécier le travail de Shyamalan, il ne faut jamais perdre de vue l’ensemble de l’œuvre. Ce film trouve sa place dans la logique de son auteur, quoiqu’en disent des critiques assez injustes. L’histoire est une sorte de huis-clos dans une résidence de banlieue. Le gardien veille sur le bon fonctionnement de cette micro-société. Un soir, il retrouve une jeune femme dans la piscine et celle-ci lui dit être poursuivie par des monstres. C’est encore dans un univers tout à fait commun que Shyamalan fait démarrer son récit, en bon grammairien fantastique. L’exposition est longue et minutieuse et on apprend à connaître les habitants très bigarrés du lieu en suivant les pas d’un nouveau venu, critique de profession. C’est donc par le critique, austère et fermé, proclamateur de vérités et de sentences, que l’on entre dans le récit. Le tout est de donner du sens aux événements qui vont se produire dans la résidence. Et surtout de donner sa véritable identité à chacun car pour aider la jeune fille notre gardien va devoir déterminer si son histoire est vraie. Si elle est crédible. Si on peut avoir foi en elle. Dès lors, on sait que l’on marche sur le terrain de Shyamalan. Car un héros est attendu, celui par qui la résolution viendra. Mais personne ne sait qui il est, pas même lui-même. Pour faire de grandes choses, il devra être identifié et se reconnaître dans le rôle qu’on lui donne. C’est donc la foi qui fera avancer les personnages. Comme toujours (dans Signes, c’est la télé qui permet de percevoir la réalité), Shyamalan nous indique que la vérité est à l’écran pour celui qui saura la voir et y croire. Le spectateur est donc amené à se positionner par rapport à l’histoire qui lui est racontée. Jeu de miroir et mise en abîme, Shyamalan raconte son propre cinéma et expose ce qu’est le fantasque en tant que genre. Il fait surgir le surnaturel dans le réel. De fait, l’impensable devient réel grâce à l’écran … pour peu que le spectateur aie la foi et accepte la vérité qu’on lui propose. Et par touche, c’est sa vision du cinéma qu’il explique comme quand on se persuade que le personnage du critique détient la vérité … alors qu’il se trompe et finira dévoré par le fantasme et le fantastique. Alors oui, si on se contente de consommer le spectacle sans y voir la vérité potentielle, on pourra reprocher à Shyamalan un ton proche du new age et une naïveté affligeante. Et de fait, ce n’est pas ça plus belle réussite. Mais pour celui qui accepte une autre réalité et qui accepte de croire en l’illusion du cinéma, il y a de quoi nourrir une sacrée réflexion et éclairer l’ensemble de la carrière de Shyamalan.
Certes je suis un fan absolu de Night Shyamalan. Mais c'est après avoir vu "La jeune fille de l'eau" que j'ai compris pourquoi. Tout d'abord, tout le long de mon premier visionnage (je ne compte plus le nombre de revisionnages ultérieurs depuis), je ressentais des émotions comme si j'avais été un des personnages du film, et non pas comme le spectateur habituel que je suis, parfois très ému mais toujours conscient d'être face à une fiction. C'est une sensation très difficile à expliquer, et qui ne s'est jamais reproduite pour un autre film. Ensuite, le langage symbolique et le message philosophique que cette magnifique oeuvre transmet, m'ont touché au point de se confondre avec certains de mes rêves... Je vous assure, je n'avais rien fumé avant et je n'étais pas sous hypnose, mais j'étais à un moment de ma vie où rien ne pouvait être plus directement adressé à mon inconscient que cette douce dinguerie de plus de Night. Redevenez juste un minot, ouvrez tout ce qui est fermé à clé en vous, et partagez le ensuite avec ... des enfants ! Ce sont les seuls qui m'ont exprimé autant de transport face à ce film depuis lors.
Film soporifique , alambiqué, je me demande si Shyamalan a lui même compris ce qu'il écrivait, ou a laissé aux intellos le soin de se perdre en explications stériles...
Un film de 2006 que l'on croirait pourtant sorti des années 80, ce genre de mauvais film qui essayait de mélanger fantastique et humour de façon très gauche. C'est caricatural, plutôt mal joué dans l'ensemble, et filmé avec les pieds (Shyamalan il t'es arrivé quoi ?). Même les effets spéciaux semblent d'une autre ère. Quel gâchis !
Houlà ! On se demande ce qui s'est passé dans la tête de M. Night Shyamalan pour nous pondre ça ! En tout cas, "La Jeune Fille de l'Eau" fait parti des films qui ont bien descendu sa carrière (Heureusement qu'il a bien remonté avec "Split" !) Car oui, comme vous l'aurez compris, "La Jeune Fille de l'Eau" est un film qui m'a profondément ennuyé. Malgré certaines qualités de réa, j'ai absolument rien ressenti de fort devant. J'ai trouvé ça vide, mou, avec un scénario assez bancal et vraiment pas très intéressant. Même si je reconnais que la réa est impeccable à ce niveau-là et qu'il y a certaines bonnes idées, le fond du film est pas au top. Et résultat, l'histoire est inconsistante et on se lasse très vite. Y'a absolument aucun enjeu fort, on arrive pas tellement à s'attacher aux personnages et plus le film avance, plus ça part dans un sombre délire niais et incohérent. Et encore, je sais pas si le film a essayé de faire de l'humour, mais en tout cas c'est mal installé et ça en devient absurde mais dans le mauvais sens du terme, au point de devenir vraiment ridicule. À la limite, je dirais que la tendance dramatique fonctionne à peu près correctement, notamment sur la relation entre les personnages de Paul Giamatti et Bryce Dallas Howard, et même si ça en fait un point fort, ça sauve pas complètement ce film de l'ennui. Vraiment, "La Jeune Fille de l'Eau" est pour moi un film qui rate son propos. Je me dis que c'est dommage car ça aurait pu être tellement mieux et que ça aurait pu avoir un sacré potentiel, mais au final, ça se plante. Comme quoi, "La Jeune Fille de l'Eau" tombe à l'eau !! (Pardon pour cette vanne !). Surtout que le film essaye d'avoir également un côté fantastique, avec des créatures extraordinaires, mais encore une fois, c'est mal exploité et on s'y intéresse pas. La musique, par contre, est assez mélodieuse, et peut redonner un peu de lueur au film. Niveau casting, Paul Giamatti est un peu fade. Il peut avoir certains moments concrets, mais il joue de manière très moyenne et son bégaiement est assez forcé. Bryce Dallas Howard est encore plus fade. Elle essaye d'être touchante mais n'y arrive que très moyennement et est vraiment inexpressive au possible. Jeffrey Wright ne donne pas grand-chose d'extra. Bob Balaban est juste ridicule dans son personnage et n'est vraiment pas bon. Sarita Choudhury, elle, s'en sort plutôt bien, à noter aussi la présence de M. Night Shyamalan lui-même dans un rôle assez secondaire et pas trop grandiose non plus. Les autres acteurs, Freddy Rodriguez, Bill Irwin, Mary Beth Hurt, Tovah Feldshuh... ne donnent pas grand-chose non plus, à part le jeune Noah Gray-Cabey qui lui peut avoir un rôle intelligemment exploité, mais encore une fois, ça sauve pas le film. En conclusion, "La Jeune Fille de l'Eau" est un film vraiment fade, oubliable et qui essaye de faire dégager de l'émotion par ses jolis aspects, mais qui rate son propos de manière flagrante. Donc, je ne vous conseille pas vraiment de le voir, mais chacun est libre de penser ce qu'il veut. En tout cas, pour moi, c'est non.
un film sous estimee et plutôt bon shyamalan adapte un très beau compte pour enfants. c´est touchant et beau. bon film mais cependant loin d´être mon favori du realisateur.3,5/5:
Shyamalan nous offre un conte moderne, simple et féérique que les humains cherchent désespérément à complexifier pour le comprendre. La galerie de personnages est agréable. Le scénario, bien que linéaire, nous emporte gentiment pour peu qu'on soit réceptif à cette histoire naïve. Ce film est doux comme une sucrerie.
Film sans prétention où l'on se laisse bercer par un conte cinématographique avec des acteurs et actrices d'exception. Si la violence du monde vous saoule, regarder ce film qui saura vous mettre en haleine sans avoir besoin de vous terrorisé pour y arriver.