Comme à son habitude, Shyamalan reprend un genre pour le remodeler, le moderniser. Ici ce sera le conte pour enfants. Problème, les règles narratives du conte, manichéennes et explicatives l'obligent à révéler l'intrigue dès l'introduction et le film semble donc dénoter avec les oeuvres précédentes du réalisateur qui jusqu'ici construisait sa tension dramatique autour d'un certain réalisme magique (l'apparition inattendue d'un élément fantastique). C'est très appréciable car il prend un risque, il s'éloigne de sa zone de confort. Cela permet au film d'adopter un point de vu plus distant quant à ses personnages ( pas mal de scènes humoristiques, des personnages secondaires grotesques). Pour le spectateur, cette distance lui permet d'être directement sollicité car il est invité à croire ou ne pas croire. Shyamalan s'éloigne donc de ses personnages mais se rapproche de son public. Croire ou ne pas croire, toute la question du film est là, et elle est remarquablement amenée grâce en partie à son formidable personnage principal, confondant de banalité et de gentillesse. Volontairement, le réalisateur se concentre sur lui, ses actes simples et bienveillants, ses echecs. Shyamalan met alors au second plan les éléments fantastiques du films souvent présentés rapidement et de façon parfois ridicules (la scène du canapé, les noms farfelus de créatures). On suit et on s'identifie donc à ce protagoniste totalement dépassé par les évènements et qui semble tout comme nous remettre en question systématiquement les évènements et refuse d'y croire. C'est ici que réside la force émotionnelle du film car croire aux événements permettra au protagoniste de se reconstruire après avoir été brisé par des évènements passés. C'est assez miraculeux car le conte garde sa principale caractéristique : la morale, et en même temps il sert de laboratoire dans lequel le réalisateur experimente de nouveaux savoirs faires et gagne en humilité se présentant face à nous en simple conteur. L'accumulation des éléments fantastiques qui sont sensés faire avancer l'intrigue sont systématiquement exposés par la veille conteuse asiatique et se contredisent très souvent. Cela pourrait rendre le film bancale mais c'est finalement l'autre grande force du film car d'une je pense que c'est intentionnel et de deux cela donne l'impression que l'histoire s'improvise au fur et à mesure du film tel un parent qui inventerait une histoire à ses enfants au moment du coucher (en effet c'est ici une adaptation d'une histoire que le réalisateur racontait à ses filles). Bref, c'est rafraîchissant et étonnement émouvant.
Lors du premier visionnage à sa sortie en salle, ce film avait destabilisé votre serviteur. Je venais chercher les ressorts narratifs des grands films à suspense précédents du réalisateur, ("Sixième sens", "Incassable", "Signes", "Le village"). Au contraire de mon envie instinctive, "La jeune fille de l’eau" se joue de ses ressorts narratifs, spoiler: avec un personnage prénommée "Story", et une mise en abîme perpétuelle, sur le travail scénaristique de ce genre de long-métrage.
C’est en revoyant ce fim une vingtaine d'années plus tard, qu’ il m’apparaît beaucoup plus intéressant. Shyamalan signe un conte, avec toute la tradition onirique et enfantine qui va avec. Et à travers cette fable où le fantastique est accepté très simplement par les humains , le scénariste propose un idéal de coopération entre ces derniers. Pour éviter les spoilers, je n'entrerai pas dans les détails de comment cela se produit, mais il convient de reconnaître la beauté et cette histoire, et la profondeur essentielle de son propos dans le bruit de notre monde contemporain. Ne manquez pas de voir ce film très singulier, avec sa fort attachante galerie de personnages, et une merveilleuse partition de James Newton Howard.
Démontrant les failles et limites d’un cinéma de M. Night Shyamalan qui ne parvient pas à se renouveler « La jeune fille de l’eau » est un conte à l’écriture grossière et aux personnages stéréotypés. Mais le plus incongru du récit déjà très mal conduit serait la présence au casting du cinéaste s’arrogeant le rôle d’un écrivain dont le roman va inspirer un futur grand leader. Arrogant au possible et foncièrement mauvais.
Film de 1H30 sans compter les pubs vu sur Warner Tv en juillet 2025. Après l'avoir vu, je le classerai dans les genres "science fiction simplifiée" et "comédie fantastique". J'ai ri plusieurs fois en visionnant ce film. Je pense que je regarderai encore. Je donne 4 étoiles et demie, pas pour un personnage en particulier, ni pour la réalisation, mais pour l'histoire générale. spoiler: Le scénario est que Cleveland, joué par Paul G. est un concierge bricoleur homme à tout faire, dans son immeuble où il se donne pour mission d'être en plus, l'animateur de service. Dans l'immeuble, la résidence, il y a tous sortes d'habitants et Cleveland s'adapte à tous, malgré son bégaiement que tout le monde pardonne. Un jour, il trouve à la piscine, une jeune femme aux yeux clairs qu'il prénomme Story. C'est la 1ère fois que je vois un film avec cette actrice qui joue Story, alors que j'ai vu plusieurs fois, la majorité des films de M. Night Shyamalan. Alors que pour Paul G., ses films que j'ai préféré sont Sabrina et il faut sauver le soldat Ryan. spoiler: Story est spéciale et seule dans ce monde où elle affirme venir d'ailleurs. Elle est là pour trouver des gens qui l'aideront à retourner dans son monde. C'est pourquoi Cleveland fera le maximum, dans sa gentille naïveté en mettant tous les locataires à contribution, pour comprendre et trouver les moyens de sauver Story, des menaces extérieures qui la poursuivent. Ce film est une gentille comédie fantastique, où les personnages ne rient jamais mais qui m'ont vraiment fait rire par ci par là. spoiler: Hélas un seul personnage mourra et le spectateur se demandera sans cesse comment Story sera sauvée.
Shyamalan, le réalisateur adoré ou détesté. Avec ce film, Shyamalan revisite une histoire semblable à un conte rempli de poésie. Le concept du film est prenant mais ennuyant à la fois... c est très particulier de sentir le film comme un potentiel d'un grand film, en pensant être passé à côté. Cependant, en voyant les retours et les critiques du film, je me dis que je ne suis pas le seul à le penser. Le film est à la fois intéressant mais cruellement en manque de rythme... Un deuxième visionnage pourrait être intéressant et me faire adorer le film ou le détester. Seul l'avenir me le dira
Une merveille de poésie et d'émotions. Shyamalan signe là un conte réinventé de la Sirène avec une grande finesse digne d'un grand Miyazaki. Les acteur.trices sont tous.tes justes, touchants et extrêmement attachants...Le huis-clos est habilement mené et la réalisation excelle à créer une bulle de laquelle on ne veut pas partir. Toutes les émotions du cinéma sont représentées là : la joie, la tristesse, l'humour, le suspense, la peur, le thriller....Une véritable œuvre d'art, un chef-d'œuvre unique en son genre...à voir et revoir ...
Bon je me demande ce que je viens de voir un peu. C'est quand même particulier. Déjà de base, je suis pas fan de fantastique, mais alors pas du tout. Ceux qui veulent regarder ce film pour les fameux twist de shyamalan pourrait être déçu, car ici il n'y en a pas, en tout cas pas de grand twist final comme dans Sixième sens, the visit ou autre. En effet c'est un conte fantastique tout simple, ni plus ni moins. Est ce que c'est bien ? oui et non. Déjà au début, on nous vend une histoire complexe avec l'introduction, on s'attend à quelque chose un minimum développé donc, mais au final j'ai l'impression qu'ils se sont restreint pour simplifier les choses au maximum. Autre chose qui me perturbe : tout le monde croit à l'histoire de la narf dès le début. Je veut dire, dans signes, sixième sens où knock at the cabin, les protagonistes ne croient pas au récit fantastique ou surnaturel qu'on leurs vends, ce qui est normal. La, oh la fille la est une narf qui vit dans l'eau ? OK j'y crois mon gars. Bizarre je trouve.
La fin est un peu brutale à mon goût, le générique est balancé d'un coup mais bon est ce qu'il y avait besoin de plus ? D'autre élément me perturbent comme l'abris de story quo de trouve littéralement dans la piscine et personne n'as jamais remarqué, et d'autre truc dans le genre.
Mais j'ai étonnamment trouvé ça sympa, la bo est excellente, on s'attache au habitants de la résidence, et tout comme eux on a envie d'aider story. Le fantastique est assez limité pour ceux que ça effraient, ça reste un film bien particulier mais sympa et pas complexe, qui rapelle ma légèreté d'une certaine époque, ou on n'avait pas besoin de grand chose pour aimer un film.
La Jeune Fille de l'eau est un joli conte aux allures de légendes ancestrales qui ressurgissent dans notre société qui n'a plus envie d'écouter les belles histoires, n'a plus le temps de rêver... Voici donc une créature amphibie qui vient trouver un homme déprimé dans son petit appartement mal rangé, qui ne se sent certainement pas l'âme à sauver le monde, qui ne voit que la tristesse dans son quotidien, afin de sauver le monde d'une terrible prophétie qui implique des sortes de hyènes au pelage de pelouse (on ne les voit pas dans le gazon), et un aigle géant salvateur... On s'est (complètement) perdu dans l'intrigue mystique, Shyamalan racontant son histoire en se dispersant dans tous les sens, en faisant venir la voisine "qui sait tout" au petit bonheur des scènes-infos, en enchaînant les révélations, en ne prenant pas trop le temps de nous immerger dans son récit. On tirera néanmoins notre chapeau à Bryce Dallas Howard, dans un de ses premiers grands rôles, qui passe le film trempée comme une soupe et dénudée (la pharyngite assurée), et on aime trouver Paul Giamatti dans un rôle à sa hauteur (il est assez attachant). La mise en scène de Night Shyamalan est égale à elle-même : classe. On regrette seulement l'histoire bordélique de ce La Jeune Fille de l'eau, qui nous fait bien vite juste regarder les images (jolies), avec des créatures tapies dans l'ombre auxquelles on ne comprend pas grand-chose visuellement (même luminosité de l'écran poussée à fond), jusqu'au final où l'on ne peut s'empêcher de se demander d'où sortent toutes les nouvelles règles pour conclure la prophétie (un peu facile). Un film très oubliable, même si l'intention de confronter légende écolo et société flegmatique est honorable.
La force de Shyamalan, c’est d’intégrer un magnifique conte fantastique dans un quotidien banal. Il l'avait déjà fait avec Incassable, il réitère l'exploit avec la Jeune Fille de l'Eau
Quand la bêtise se conjugue avec la suffisance ça donne "La Jeune Fille de l'eau" Un tissu d'absurdités incompréhensibles et sans le moindre intérêt. Et je ne commenterais pas davantage cette boursouflure qui n'en vaut pas la peine.
Comme quoi ce réalisateur est capable du pire comme du meilleur. Le scenario pourrait donner quelque chose d'intéressant, mais la réalisation est manquée.
Le film a de bonnes idées mais toute l'histoire n'a pas de sens et est trop complexe pour une vieille légende que nous n'avons jamais entendue et qui est sexiste. Ça manquait d'intelligence, je dirais. De nombreuses scènes sont assez bonnes isolément. Le film tombe quand même à plat.
nul le scénario est ridicule au pas possible, les acteurs ne savent pas ce qu'ils font, les dialogues sont tous raté et le caméraman qui colle a chaque fois sa caméra au mauvais endroit donnant des plans affreux, les personnages sont tous peu crédible et donnes souvent l'impression qu'ils sont sous LSD . la réalisation du film est épouvantable !! je n'ai même pas réussi a comprendre se qui se passe dans le film.