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43 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

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BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2009
Parfois daté, ce voyage souvent onirique rythmé de son monologue déclamé nous offre toutefois une vue inédite de N-Y-C; qui nous presque regretter de ne pas y être.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 398 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2024
La réédition en salle d'un premier volet de huit opus de la cinéaste belge Chantal Ackerman, permet de voir ou revoir un des titres emblématique d'une filmographie que ses détracteurs qualifieront d"intellectualisme".

Le spectateur qui verra " news from home" qualifié de documentaire, en réalité sorte d'auto -portrait de la cinéaste, sera livré à son interprétation de ce qu'on lui aura montré pendant un peu moins de 90 minutes.

Les images sont celles d'un NYC toujours filmé en extérieur. L'on y voit un mode de transport longuement montré ( voitures, métro, piétons, train puis enfin le bateau). Les passants sont généralement seuls au milieu d'une foule.

De temps à autres ( et de moins en moins plus le film avance) on entend des lettres de la mère adressées à la cinéaste.

Leurs contenus révèlent une vie terne ou l'on dit presque uniquement ce qu'on fait ( on retrouve vaguement le portrait de la vie mutilée qui passe à côté de soi-même décrit dans " Jeanne Dielman") et qui finissent par ne plus intéresser la cinéaste ( les lectures des lettres finissent par être couvertes par les bruits de la ville )

On imagine que c'est ce que Akerman a voulu fuir ; voyager, aller loin de sa famille pour être libre ( dans " les rendez-vous d'Anna" un échange indique que mère et fille ne se sont pas vues depuis trois ans), essayer aussi de fuir son mal être ( on sait que la cinéaste était atteinte de troubles bipolaires).

C'est ( peut-être) ce que veut nous dire Akerman dans son " news from home" : en filmant ces solitudes ( qui renvoient à la sienne) ces moyens de transports symboliques qui éloignent pour libérer ( mais même loin de ses racines, on est toujours avec soi-même et ses questionnements intérieurs).

Chaque spectateur sera ainsi convié à sa lecture de " news from home". Les éléments biographiques aujourd'hui connus d'une artiste qui décidera de nous quitter à 65 ans, offriront des pistes interprétatives, d'une oeuvre dont certains opus pourront parfois sembler abscons pour une partie du public.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 décembre 2012
Ah New York, là où se dresse la crête des gratte-ciel que l'on a tous vues au moins une fois en photo ou dans un film comme celui de Chantal Akerman! Pour y avoir ètè, c'est dans cette partie de la ville que la diversitè et l'originalitè de l'architecture urbaine se sont exprimèes pleinement! Sur les images de la Grosse Pomme, on y entend ici la voix d'une femme qui lit durant 90 minutes les lettres de sa mère habitant en Europe! Cette voix-off, c'est èvidemment celle de Chantal Akerman qui entraîne le spectateur dans un voyage pas comme les autres en racontant toutes sortes de banalitès et que l'on perd parfois à travers les bruits du mètro et les klaxons de voitures! Le plus important, ce ne sont pas ces lettres mais la ville de New York, filmèe comme un documentaire, avec des travellings et de longs plans fixes parfois hypnotiques comme ce plan-sèquence final (près de 11 minutes) qui imprime la rètine du spectateur où, lentement, la camèra s'èloigne de Manhattan! A dècouvrir...
gimliamideselfes

3 432 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
Ce film composé uniquement de longs plans sur la ville de New-York et de la lecture, par la réalisatrice, de quelques lettres que sa mère lui a envoyé pendant qu'elle habitant en Amérique propose à la fois quelque chose de très intime sur une relation mère/fille (et assez universel) et un documentaire sur cette ville assez hypnotisant.

Les images montrent New-York à hauteur de femme, sans chercher à l'embellir, sans chercher à l'enlaidir... On voit juste la ville telle qu'elle était dans les années 70 pour une réalisatrice qui est s'y est expatriée quelques années. On est loin des images de carte postale. On voit que c'est gris, morne, que le métro a un côté épuisant, assourdissant. Le son des voitures, du métro qui couvre la lecture des lettres, qui la rendent parfois quasiment inintelligible, comme si le bruit de la ville éloignant tout autant de sa famille que la distance.

La ville n'est pas particulièrement hospitalière, elle fait parfois vraiment délabrée, on est sur l'anti rêve américain. Une vision brute de la réalité de ce que c'était que d'arpenter ces rues et ce métro. Ce n'est jamais repoussant, c'est juste froid. On ne s'attarde pas plus de quelques secondes sur un visage, les gens ne parlent pas, ne s'arrêtent pas, on est au cœur d'une fourmilière...

Et pour finalement la trouver un peu belle, prise dans la brume, il faut s'en éloigner. Rentrer voir sa famille à la maison.
Cadreum
Cadreum

58 abonnés 775 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 septembre 2025
Qui est le film ?
Sorti en 1977, Chantal Akerman déplace sa caméra dans les rues de New York où elle a vécu. Le film n'est rien d'autre qu’un dispositif minimal : une voix qui lit des lettres maternelles et, en contrepoint, des plans fixes de la ville.

Que cherche-t-il à dire ?
Ici, la voix de la mère ramène le quotidien belge, les courses, les maladies, les reproches. Alors que l’image expose les surfaces de Manhattan, façades, escaliers de métro, trottoirs. Entre ces deux pôles, l’écart : distance géographique, mais aussi distance affective et temporelle.

Par quels moyens ?
La lettre structure la perception. Chaque mot lu rappelle qu’il y a un ailleurs. Le film ne « raconte » pas ce qui s’y passe, mais fabrique une mémoire différée.

Aucun raccord évident entre ce qui est dit et ce qui est montré. La voix parle de voisins malades, l’image montre un carrefour. Les plans longs, statiques, interdisent la distraction. Ils forcent à regarder ce qu’on néglige d’habitude : l’attente, le rien, l’ennui.

Autre intérêt, les lettres sont déjà du passé quand elles sont lues, tandis que la ville se donne au présent. Ce décalage fonde la matière du film : exister ailleurs, c’est toujours composer avec des retards, des archives, des restes.

Où me situer ?
Je me suis ennuyé de A à Z, comme rarement.

Quelle lecture en tirer ?
Faut-il autant contempler la banalité pour passer un message ?
didbail
didbail

40 abonnés 539 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2009
Une expérience étonnante. On m'aurait dit que ce film était une succession de lettres lues en voix off sur des images le plus souvent fixes de New York, je ne l''aurais probablement même pas vu. Et pourtant, passé le premier moment de rejet, l'intérêt se crée. Peut-être parce que ma propre fille est loin de moi et me manque aussi. Mais de cette lecture monocorde finit par se dégager une émotion. De cette accumulation de plans fixes, de ces longs et lents travellings, se construit un portrait un portrait de New York qui sort des sentiers battus.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2008
Voici un film dont la qualité première est celle de laisser au spectateur une totale liberté d'attention et d'interprétation ( chose rarissime au cinéma ). Harmonie parfaite entre l'immobilité fréquente de la caméra et le déplacement des acteurs, mais surtout efficacité de la contemplation. Chantal Akerman expérimente à travers ce documentaire aux résonnances fictionnelles : voix off à la fois monotone et agaçante qui contraste avec la beauté du temps qui passe. Je me demande si la réalisatrice n'aurait pas inspiré un cinéaste comme Abbas Kiarostami ( épuration de la mise en scène, longs plans séquences qui m'ont rappelé le sublime Five, etc...). Le film devient remarquable lorsque le spectateur s'aperçoit que l'unique acteur reste la ville, mobile et bruyante, étouffant les mots de cette mère demandant de façon quasiment obsessionnelle des nouvelles de sa fille. L'image se transforme alors en une nouvelle forme de langage, écrasant le bavardage finalement fort peu intéressant de cette mère fantôme. Un film brillant qui ravira les cinéphiles...
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