Adaptation du célèbre roman de Shelley, "Frankenstein" n'a malgré son âge pas perdu de son pouvoir de fascination, avec des décors sombres que l'oeil de Whale rend impressionants, une pointe d'expressionnisme germanique (maquillages parfois excessifs, accents insistés...), sans oublier la prestation hypnotique de Boris Karloff. Dénonçant la xénophobie mais surtout les dérives de la science qui ne doit pas se mêler à l'ego, cet incoutournable classique prouve que science sans conscience n'est bien que ruine de l'âme.
Un rôle qui fut proposé à deux « monstres » du cinéma fantastique : Bela Lugosi & Boris Karloff. Finalement, c’est le deuxième qui accepta d’endosser le lourd costume du monstre hideux. James Whale réalise ici la première version de l’adaptation de Frankenstein, il y aura par la suite un nombre incalculable de remake, de suite, de préquel et j’en passe. Rarement aussi marquant que celui là, c’est bel et bien cette version qui se démarque le plus, par la noirceur et la beauté que dégage le film. Les décors tout d’abord et ensuite les acteurs, que ce soit Karloff, à la fois magnifique et impressionnant mais tous les autres acteurs en second plan. Avec peu de moyen, Whale a réussi un coup de génie, un film incroyablement sombre et marquant.
Frankenstein est un film culte qui a cependant très vieilli. Par contre l'acteur qui joue frankenstein (dont j'ai oublié le nom) est vraiment bon et est à fond dans son rôle. L'histoire est interessante et le film est culte et peut etre aussi dur (la scène ou une personne se noie et que frankenstein rigole met mal à l'aise) Un film culte qui a vieilli cependant...
Première apparition d’un des montres les plus célèbres du 7e art, "Frankenstein" restera sûrement comme le film le plus iconoclaste du jeune studio Universal. Il est, en tout cas, bien plus abouti que son prédécesseur "Dracula" (également sorti en 1931) et sa mise en scène statique. "Frankenstein" ne souffre pas de cette image figée à laquelle le film semblait promis en raison des défauts inhérents à son ancienneté (image en noir et blanc, pas de musique…) et c’est bien grâce à un homme : James Whale dont la réalisation si moderne en surprendra plus d’un. Whale utilise, ainsi, de nombreux travellings et des plans relativement courts pour l’époque qui donnent une fluidité inespérée à son film. Il a également su soigner ses décors et ancrer un univers très particulier dans l’imaginaire collectif avec, entre autres, le laboratoire du savant ou le fameux moulin de la scène finale, qui sont, depuis, indissociables du monstre de Frankenstein. Autre tour de force, Whale a su prendre ses distances avec le roman d’origine de Mary Shelley (un peu trop d’ailleurs puisqu’il fait l’impasse sur de nombreux moments-clés de l’histoire) pour venir greffer à l’intrigue certains élément qui sont devenus des passages quasi-obligés (l’électricité pour ramener le Monstre à la vie, l’assistant bossu…). Mais surtout, la formidable réussite du film (et, dans une certaine mesure, sa modernité aujourd’hui encore) réside incontestablement dans la représentation du Monstre. Le piège aurait été de se contenter de balancer une bête difforme beuglant vaguement et décimant tout sur son passage au grand dam de son créateur aimant. Mais Whale contourne cette difficulté en décrivant le Monstre comme une victime d’un savant fou qui n’assume pas sa création. L’intrigue va donc bien au-delà des postulats habituels des films d’horreur et pose des questions vraiment intéressant sur le sens des responsabilités et sur la frontière entre la Science et l’éthique. Les intentions du réalisateur sont donc parfaitement louables… et se voient transcendées par l’interprétation éblouissante de Boris Karloff. Outre un fantastique maquillage (qui fait référence aujourd’hui encore), Karloff apporte une incroyable humanité à son personnage sans pour autant atténuer la terreur qu’il inspire. Magnifique dans son désespoir et ses peurs (la peur du feu notamment est magnifiquement filmée), le Monstre suscite une empathie quasi-immédiate (il faut voir sa peine lorsqu’il sent abandonné et sa joie simple lorsqu’on s’intéresse à lui), qui n’est même pas égratigné lorsqu’il commet l’impardonnable (la mort de la petite fille est un très grand moment). Mais Karloff n’est pas seul puisqu’il est entouré de l’excellent Colin Clive qui apporte tout son charisme et ses démons intérieurs au personnage du Dr Frankenstein, du classieux Edward Van Sloane en mentor, du terrible Dwight Frye en en serviteur bossu (qui préfigure le futur Igor), de l’amusant Frederic Kerr en aïeul irascible ou encore de la décorative Mae Clarke en future épouse dévouée. Que dire de plus sur ce "Frankenstein", si ce n’est qu’il rebutera, bien évidemment, les récalcitrants aux vieux films et qu’il aurait, peut-être, gagné à se montrer moins abrupte dans sa conclusion. La suite ("La fiancée de Frankenstein") viendra corriger le tir.
Formellement le film est sublime. Que ce soit la mise en scène, les décors vertigineux, les lumières expresionnistes, et le maquillage de Karloff (qui livre evidemment une performance rare) En revanche, la où ce Frankenstein perd en force c'est bien dans son récit. Un brin désincarné, il tourne un peu en rond comme paralisé par l'histoire de Mary Shelley. Reste quelques séquences anthologiques, principalement grâce à Karloff, LA meilleur incarnation de Frankenstein sur grand écran. Ce n'est pas De Niro qui ira prouver le contraire... Un Frankenstein donc tout à fait honorable et visuellement sublime, mais un peu fade. Peut-être est-ce seulement que l'immense chef-d'oeuvre qu'est La Fiancée de Frankenstein lui fait de l'ombre. A découvrir cependant !
Le premier de la série des Frankenstein, et une belle réussite même si on peut lui préférer La Fiancée de Frankenstein. Le film est même assez impressionnant pour l'époque, grace à un travail assez remarquable sur l'atmosphère et la mise en scène. Et Boris Karloff dispose d'une impressionnante présence dans un role pourtant assez peu expressif. Le scénario est riche et quelques scènes assez impressionnantes. Un classique du cinéma Frankenstein, loin de trahir l'oeuvre de Mary Shelley.
Que dire de ce Frankenstein sinon qu'il est un film fantastique touchant et inoubliable, porté par Boris Karloff et par la mise en scène classique mais infiniment belle de James Whale ? Un chef-d'oeuvre, on vous dit !
C'est la première adaptation du roman de Mary Shelley. C'est formidable le travail du noir et blanc est exceptionnel et Boris Karloff ne joue pas le monstre de Frankenstein, il est Frankenstein. C'est le classique des classiques.
Un classique du cinéma étonnant de bout en bout malgrès ses 75 ans d'existence qui garde une force terrible grâce à un visuel ravageur. Que ce soit grâce aux décors ou à certains plans mythiques (le gros plan sur le visage de la créature lors de sa première apparition), Frankenstein reste une oeuvre incontournable dans le paysage cinématographique que je conseille à tous. Un classique !
Un film mythique et touchant. La prestation de Boris Karloff en créature imcomprise et perdue dans sa nouvelle vie restera gravée dans l'histoire du cinéma! Certaines scènes (les éclairs traversant le ciel pour donner vie à la créature) et répliques ("it's alive! it's alive!") sont devenues cultes. Un grand classique.
James Whale, influencé par l'expressionnisme allemand (les jeux d'ombre et de lumière sont superbes) nous livre un film à l'atmopsphère troublante ! La composition de Boris Karloff, maquillé par Jack Pierce, est restée dans les mémoires, sans oublier les Dwight Frye et Edward Van Sloan, que l'on retrouvera tous les deux dans Dracula, produit la même année ! Un film qui par ses décors (monumentalité et verticalité), ses jeux de lumière, peut être considéré comme un chef d'oeuvre. Ne pas manquez aussi la scène entre le "monstre" et la jeune Maria (joué par Marilyn Harris, disparue en 1999), scène qui fut dénoncé d'ailleurs par l'Eglise.
Incontournable, intemporel, que dire de plus? Certaines scènes ont marqué ma mémoire de gosse assez téméraire pour le regarder en cachette à la TV au cinéma de minuit, à l'époque, sur FR3...