Videodrome
Note moyenne
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186 critiques spectateurs

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Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juillet 2013
Videodrome est un des films bien connus de Cronenberg. Il a des qualités certes, maintenant le résultat n’est quand même pas parfait.
L’interprétation est efficace. James Woods dans le rôle principal assure un maximum, livrant une prestation très solide dans la peau d’un personnage pas facile. Il est réellement intéressant, et c’est là un bon point. A ses cotés Deborah Harry. Elle est certes meilleure chanteuse qu’actrice, mais elle à un physique tout à fait en adéquation avec le rôle, à la fois attirant et possédant en même un coté un peu antipathique, inquiétant. Elle ne s’en sort pas mal jouant la carte de la sobriété. Sonja Smits qui apparait assez peu et Peter Dvorsky dans un second rôle sont convenables, mais n’ont pas énormément de choses à faire. Videodrome fonctionne en fait avec peu d’acteurs. Je voudrai quand même signaler la présence de Lynne Gorman, assez marquante.
Le scénario est inégal. Il a de réelles qualités, avec une intrigue mystérieuse et originale, de bonnes idées avec une dimension métaphorique agréable bien qu’un peu sous-exploitée. Il y a aussi quelques passages bien prenants. Maintenant le souci c’est qu’il est parfois vraiment lent. Il se construit très progressivement, or le film est assez court (1 heure 25), et pourtant il est possible de s’ennuyer par moment, d’autant qu’il y a des moments tellement enthousiasmants, que juste après bien sur ca démultiplie le coté fade. La gradation n’est pas très bonne non plus avec une conclusion inférieure à plusieurs moments du film.
Sur la forme, le résultat est là aussi inégal. Cronenberg livre une mise en scène soignée. On trouve son efficacité, son style épuré, sans fioriture, cette propreté tout en sobriété qui l’identifie. La photographie a pris un peu de plomb depuis 1983, mais elle est d’un niveau normal pour un film de cette époque. En revanche les décors sont très mauvais. Ils ne sont pas juste minimalistes mais franchement laids, donnant l’impression que le film a été tourné dans deux caves et un entrepôt. C’est fort dommageable car du coup Videodrome peine à installer une réelle ambiance. Les fx sont quant à eux d’un très bon niveau. Pour la plupart lié au coté gore du film, ils sont impressionnants pour l’époque. Bien qu’assez peu nombreux au final, il y a des passages qui le déconseille quand même aux personnes sensibles. Enfin la musique bien que signée d’un grand compositeur est assez décevante. Peu présente, peu exploitée, elle est aussi très simple et peine à rehausser l’ambiance.
En clair Vidéodrome est un film intelligent, avec de bonnes idées, bien interprété et porté par une mise en scène solide. Maintenant il ne se déploie pas de façon exceptionnelle, visuellement les décors sont atroces et il peine à installer une réelle atmosphère comme c’est le cas dans d’autres films de Cronenberg. Il vaut néanmoins le coup d’être vu une fois.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 octobre 2012
Ce film est vraiment dégoutant!Certes l'idée de Cronenberg n'est pas mal en ce qui concerne de dénoncer la dictature de la télé et c'est un bon message,mais ce qu'il réussit à faire c'est d'effrayer les enfants qui tombent dessus par hasard,ou des personnes comme moi à l'âme sensible.Une grosse bouche qui donne l'impression qu'elle veut dévorer quelqu'un,un homme qui s'ouvre en deux,les organes vitaux qui ressortent....j'en passe et des meilleures.
La vieille bande annonce en mauvais 3D est très laide et impressionnante,elle peut réveiller des peurs remontant à la petite enfance comme les yeux en gros plan d'un personnage bleu et non-humain(eh oui j'ai l'oculophobie,cette peur des yeux depuis mon enfance ).La musique est très angoissante.A moins d'avoir bien saisi le message de Cronenberg,ce qui n'est pas évident pour des enfants trop jeunes,
il vaut mieux réserver ce film à un public averti.Pour ma part,certaines images de ce film m'ont poursuivie pendant de nombreux jours.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2012
Film visionnaire (quoi que Tavernier et Boisset l'ont précédé) sur les pouvoirs des médias et notamment de la télévision Cronenberg signe ici un film dans lequel on reconnait lapatte de son réalisateur. La mise en scène crée une sorte d'emprise sur nous, comme l'écran pour James Woods. Le film est prenant, envoûtant à chaque instant. Entre le sado-masochisme et le pouvoir de l'image Cronenberg offre une histoire tordue mais pas toujours des plus cohérents (la VHS et le cancer ?!). James Woods est excellent en video-addict qui se perd dans les méandres entre hallucinations et réalités. Les effets spéciaux, maquillages surtout, sont superbes et nous plongent encore plus dans les cuachemars éveillés. Par contre certaines idées (la plaie du ventre entre autres) ne sont pas de splus originales, elles sont mêmes assez laides. Ca reste un grand classique du genre.
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2013
En 1983, David Cronenberg enchaîne deux productions sensiblement différentes. La première est une œuvre de commande, l'adaptation cinématographique du roman "Dead Zone" de Stephen King, la seconde est un film écrit par ses soins : Videodrome. Revenu à ses premiers amours quasi-expérimentaux, le réalisateur canadien nous entraîne dans une histoire oppressante où un producteur de chaînes télévisées ultra-violentes met la main sur une cassette vidéo délivrant un programme assez particulier qui va lui altérer l'esprit jusqu'à un point de non-retour où il est impossible de déterminer où est la réalité... Le scénario ayant été écrit au fur et à mesure que le tournage avançait, on peut aisément se perdre dans cette intrigue fantastique très souvent incompréhensible où nous entrons dans un univers mêlant technologie, sexe et bizarreries organiques (une obsession chez Cronenberg). Ainsi, plus le film avance, plus l'on se perd dans les dédales de cette quête de vérité pour ce producteur un brin trop curieux qui va plonger dans un véritable cauchemar éveillé dans lequel il s'est enseveli. Campé par un James Woods comme d'habitude fascinant, le personnage central de Videodrome est un producteur à l'attitude désinvolte, un être à la mentalité abjecte qui va pourtant être immédiatement sympathique, surtout lorsqu'on découvrira un bestiaire humaine plus dégueulasse encore. Appuyé par l'angoissante musique de Howard Shore, les impressionnants effets spéciaux (toujours aussi bluffants) concoctés par Rick Baker et la mise en scène halluciné de Cronenberg, le long-métrage est une aventure inoubliable peuplée de séquences déroutantes et irrémédiablement cultes à l'instar du "plongeon" dans la télé, du ventre-magnétoscope ou encore de cette mutation finale décérébrée où notre héros devient une véritable machine à tuer quasi-robotique. Dénonçant habilement le pouvoir hypnotisant de la télévision et critiquant avec malice la société de consommation, Videodrome est une œuvre singulière, aussi déconcertante que passionnante, devenant la pierre angulaire du style cronenbergien par excellence.
heathledgerdu62
heathledgerdu62

173 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2014
David Cronenberg réalise un excellent film d'horreur . Un chef d'oeuvre terrifiant et effrayant . Son chef d'oeuvre après Frissons et Scanners , et avant la Mouche. Aussi malsain, pervers, dérangeant comme film. David Cronenberg arrive à capter l'attention du spectateur jusqu'au dénouement final. Avec la chanteuse du groupe Blondie des années 80 dans le rôle de Nicky.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2013
Y’a-t-il jamais eu un pamphlet plus féroce contre l’évolution des médias que Videodrome? Ce film visionnaire montre la télévision comme ultime objet de désir, d’aliénation et de mort. Le scénario est parfois brouillon, mais l’ensemble témoigne des obsessions récurrentes de Cronenberg sur la fusion entre la chair, l’esprit et la technologie. L’œuvre la plus surréaliste d’un réalisateur décidément bien en avance sur son temps.
weezlesanguinaire
weezlesanguinaire

87 abonnés 467 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 juillet 2015
quel ennui mis a part le plaisir de voir james woods ce film ma souler , il est incompréhensible ! il se veut etre une critique de la télévision ok ca j ai compris le fond n'est pas mauvais mais la forme ...
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

44 abonnés 842 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 septembre 2016
Décidément le cinéma de Cronenberg c'est pas pour moi. J'ai eu du mal a le finir.
C'était ennuyeux et incompréhensible, je vois pas ce que les gens lui trouvent.
jfharo
jfharo

68 abonnés 1 232 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2011
Encore un ovni de D.Cronenberg ,mais mieux géré que la plupart de ses films , curieux mais pas désagréable .
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2014
La télévision qui hypnotise l'homme pour lui enlever son âme et son statut d'humain. Ce thème a maintes fois été traité au cinéma, mais pas à ce point chez Cronenberg. La domination télévisuelle n'est plus seulement mentale, mais physique : les cassettes vidéos respirent et se mouvent, l'écran de la télévision se gonfle comme une poitrine, les câbles remplacent les os dans le corps humain, jusqu'à le pourrir complètement. Le cinéaste représente habilement la destruction du cerveau par la violence graphique, jusqu'à être choquante et démesurée. Le problème n'est pas l'excellent soin des maquillages de Baker, mais le fait que Cronenberg s'est plus intéressé au graphisme de cette violence du corps plutôt que d'éviter de donner au scénario un aspect pamphlétaire contre la télévision qui se sert des désirs pervers des spectateurs pour engraisser son capital. C'est d'ailleurs pour cela, même si le thème reste d'actualité, que le film est trop poussé, trop perturbant et s'engouffre dans toutes les voies pour devenir finalement à la limite de l'abracadabrant.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2012
Lorsque l'on découvre la filmographie de David Cronenberg aujourd'hui, on a toujours peur que l'oeuvre que l'on va découvrir soit celle de trop, celle où le maestro sera allé trop loin et à laquelle il nous sera impossible d'adhérer. Ce ne sera pas « Videodrome », plongée d'abord saisissante dans le milieu des tortures et sévices sexuels, avant que le réalisateur ne s'aventure directement sur le terrain du pur fantastique, parfois absurde, toujours fascinant. Ce qui est fou c'est que j'ai beaucoup de mal à exprimer toutes les sensations fortes que m'a fait connaître « Videodrome » tant l'expérience est complexe, indescriptible, terrifiante, mais toujours intelligente et sensée. Cronenberg ne fait jamais dans la violence gratuite, et c'est bien pour cela que beaucoup de scènes sont en définitive aussi marquantes, témoignage d'un homme qui n'en est plus vraiment un, à moins que tout ceci ne soit une fois de plus que fantasmes et hallucinations... Un film qui ne plaira ainsi probablement pas à tout le monde, mais qui ne laissera personne indifférent : en tout cas, j'ai personnellement pris un pied d'enfer devant cet indescriptible objet cinématographique, l'un des plus incroyables qu'ils m'aient été permis de voir.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2012
David Cronenberg est incontestablement un des plus pessimistes des réalisateurs et le message imposé sur sa filmographie est déprimante. Le rapport entre folie et mutation physique était toujours au centre de ses films (jusqu’au 21ème siècle quand il adopta une imagerie plus conventionnel). Vidéodrome, et sa dénonciation des effets de la télévision (sujet visionnaire en 1983!), semble être un panel de l’ensemble de ses idées qui, malheureusement sont condensées à tel point que son intrigue initial va totalement déraillée au point de perdre toute forme de crédibilité et ne mener à rien de concret. Le jeu minutieux de James Woods et la qualité, aujourd’hui désuets, des effets visuels sont restés mémorables mais n’empêchent pas de justifier les excès absurdes de fantastique gore de ce qui aurait pu être un excellent thriller psychologique.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juin 2018
Vidéodrome, ou la claque visuelle inégalée., l'explosion répugnante d'images partant loin dans le gore recherché, doublée d'une réflexion passionnante sur l'expansion progressive d'une télévision qui connaitrait bientôt son âge d'or. Vidéodrome, ou l'apogée de l'art graphiquement viscéral de Cronenberg, qui s'approchait ici du chef-d'oeuvre fantastique qu'il réalisera plus tard avec La Mouche.

Porté par des acteurs de talent, le long-métrage de Cronenberg s'est tout de même armé de James Woods et Déborah Harry, acteurs secondaires qui ont eu, fut un temps, une certaine renommée dans le domaine du cinéma de genre. Woods marquera principalement par son charisme et son jeu cynique, incarnation parfaite de la virulente critique sociale disséminée avec plus ou moins de discrétion, mais toujours autant de finesse, tout le long de ce que l'on pourra considérer comme l'une des visions les plus intéressantes et novatrices sur la télévision et le cinéma.

L'on croit instantanément à ce qui lui arrive, immersion renforcée par le réalisme et la crédibilité des effets spéciaux et des maquillages, d'un travail et d'un souci du détail rarement vus ailleurs. D'autant plus que l'horreur visuelle s'y mêle habilement avec la beauté d'un érotisme virant progressivement vers la perversité pure et dure. Sadisme, masochisme, hallucinations de ce que l'on voit et de ce que l'on fait, paranoïa et violence se confondront dans un trip viscéral révulsant, qui vous prendra jusqu'aux tripes et vous laissera une nausée persistante en bouche.

Acerbe et cru, Vidéodrome se sert de sa violence exacerbée pour attirer l'attention de son spectateur sur le propos profond de son scénario, prônant une forme tape-à-l’œil inoubliable dans le but de mieux servir son fond passionnant. Réflexion poussée sur l'importance progressive des écrans dans nos vies, ce qui pourrait s'apparenter à du Lovecraft moderne et revisité trouve tout son génie dans l'intemporalité de ses termes, principalement due à la manière neutre et habile de les traiter.

Et si le concept de base est un poil poussif, pour ne pas dire cheap (il s'agit tout de même d'une cassette vidéo qui donne une tumeur au cerveau à son spectateur, le précipitant dès lors dans la folie par le biais d'hallucinations monstrueuses), on le voit uniquement comme la justification d'une critique sociale passionnante, sans que cela ne dérange véritablement le visionnage.

Vidéodrome est un film qui marque par sa brutalité, sa profondeur et son atmosphère poisseuse, glauque, vicieuse, qui vous en ferait presque devenir pervers par substitution. On suit l'oeuvre comme fasciné par ce qu'elle nous jette à la figure, par les possibilités de réflexion qu'elle nous laisse envisager, au point d'en venir à qualifier le film de novateur, de visionnaire, de chef-d'oeuvre. L'on y tient sans nul doute l'un des plus grands films du genre.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2018
"Videodrome" se situe en plein dans la période organique de Cronenberg, au beau milieu d'une filmographie qui explore le lien entre l'esprit et le corps, à la manière dont ce dernier est aliéné, contrôlé, soumis à une mutation aussi inexplicable qu'effrayante. On comprend la mise en route du film, l'idée qu'un patron d'une chaîne érotique soit pris d'hallucinations violentes après la vision d'un dangereux programme (les cassettes vidéo s'animent, l'abdomen s'ouvre tel un lecteur et les fantasmes sexuels douteux semblent s’exécuter) mais le film ne va se résoudre à aucune explication rationnelle; au contraire, "Videodrome" devient progressivement un objet mental et abolit du même coup la distinction entre réel et fantastique. Alors que l'on pourrait être frustré face à l'absence de résolution et devant un personnage particulièrement antipathique, la fascination opère car le caractère viscéral de l'ensemble l'emporte sur l'opacité du propos, car on défend beaucoup mieux le film en essayant de dire ce que l'on ressent, soit un mélange singulier de dégoût et de stupéfaction, plutôt que ce qu'il raconte. Cronenberg semble aller plus loin que la représentation d'un rapport vampirique entre l'écran et le corps – une dimension politique pointe, mais elle reste difficilement restituable dans ses détails –, il réalise l'enregistrement glaçant d'une société hostile, d'une humanité glauque qui arrive à son stade terminal à travers l'acceptation d'une dépossession de soi pour revêtir une "new flesh", mais sans savoir que celle-ci n'est en fait que l'expression d'un suicide sans ambiguïté, à l'instar d'une scène finale où l'image de l'écran et celle devant lui est exactement la même. Objet radical et dérangeant, "Videodrome" est l'un des sommets de l'oeuvre de Cronenberg.
guifed
guifed

75 abonnés 286 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2014
L'un des premiers pavés du chemin de gloire de David Cronenberg, Videodrome est un film qui divise. Et tant mieux. Les meilleurs films sont ceux qui dérangent, qui font bouger les idées trop profondément ancrées pour ne rester que des idées. Videodrome est de ceux-là.
Est-ce un film d'épouvante? Un thriller? Un thriller d'épouvante? Cronenberg joue avec les genres, et ce sera le plus en plus le cas dans ses productions à venir. Alors qu'il avait, à cette époque, le costume de maître de l'horreur, il souhaite étendre son champ de création. Videodrome flirte souvent avec le thriller.
Videodrome c'est surtout le symptome d'une des obsessions du réalisateur: le rapport de l'homme à la machine. Il nous fait bien voir que le rapport peut facilement s'inverser et faire de l'homme l'objet et de l'objet l'homme. La machine, la télé précisément, peut nous aliéner jusqu'à la folie. Le contrôle est poussé à son paroxysme. Les vices qu'on a souvent profondément cachées en nous, s'expriment complètement à travers le virtuel: les conséquences apparaissent irréelles voire inexistantes, ce qui libère bien des pulsions. Tout est permis puisque rien n'est vrai. Tout est permis puisque je suis le seul à savoir ce que je me permets; personne ne me jugera. Sauf que pour Cronenberg, l'homme n'a pas les épaules pour supporter la force de ses pulsions et bien vite celles-ci le submergent, lui et sa raison. Cette même raison qui lui permettait de distinguer le vrai du faux se brise et laisse passer la confusion.
Voilà des pistes de réflexion très intéressantes qui nous sont offertes par Videodrome. Cependant, on peut déplorer les quelques faux pas de jeunesse, dira-t-on, de Cronenberg; notamment sur le rythme du début, qui s'enlise dans un récit dont on a du mal à voir l'intérêt sur le coup.
Restent le montage ciselé et taillé à la minute près, modèle d'efficacité et de clarté, que l'on retrouvera dans ses prochains films (notamment dans les Promesses de l'Ombre) , ainsi qu'une mise en scène très inventive et riche. Et bien sûr, le propos, idéalement mêlé à la tension et à la dimension divertissante du genre.
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