Vampyr
Note moyenne
3,9
373 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

52 critiques spectateurs

5
10 critiques
4
18 critiques
3
10 critiques
2
10 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2009
Vampyr est un très beau film de vampire de la part du metteur en scène Carl Theodor Dreyer.
L'histoire est celle d'un jeune homme fasciné par l'occulte et qui se rend au hasard au village de Courtempierre. Il se rend compte alors que des phénomènes étranges se multiplient, et un vieil homme lui demande de protéger ses deux filles, qui selon lui seraient menacées par un vampire.
Très librement inspirée de l'histoire de Sheridan Le Fanu: Carmilla, ce long métrage restera comme l'un des plus original film de vampire du cinéma.
La mise en scène du réalisateur de Jour de Colère ( un autre grand film d'ailleurs ) est vraiment captivante du début à la fin, notamment grâce à quelques scènes qui se révèle assez difficiles à oublier. Il s'agit d'une oeuvre austère, aux dialogues fort réduits mais qui se trouve être passionnante à visionner, d'autant qu'il dure a peine 1H10.
L'interprétation est très bonne, en particulier celle de Henriette Gérard qui joue son rôle de vampire de façon assez surprenante.
A noter également une photographie en noir et blanc - ou plutôt grise d'ailleurs - de la part de Rudolph Maté ( futur réalisateur en autres de La Guerre Des Mondes en 1953 ) qui fait intensifier l'atmosphère et le mystère de l'oeuvre.
Il s'agit donc d'un film réellement envoutant et que je conseil vraiment à tous car c'est vraiment un excellent film et je pense qu'il mériterai une certaine reconnaissance.

17/20
Anaxagore
Anaxagore

150 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 novembre 2008
Film hallucinant, inimaginable, «Vampyr» (1932) de Dreyer a cette faculté unique de remuer le spectateur au plus profond de son subconscient! Il n'est pas davantage que le «Nosferatu» de Murnau un banal «film de genre», mais une méditation métaphysique en images sur le surnaturel, sur le bien et le mal, sur l'angoisse et sur la mort. Et cette méditation ne se laisse pas résoudre sous la forme d'une analyse thématique simpliste tant le pouvoir suggestif des images est ici tout simplement extraordinaire. Bien au-delà des très nombreux symboles qu'elles mettent en oeuvre (le faucheur, le passeur, la roue ...), elles viennent semer le trouble en éveillant au coeur de l'affectivité des émotions secrètes, des angoisses refoulées et ne laissent pas, pour tout dire, le spectateur indemne (du moins celui dont la sensibilité ne s'est pas définitivement émoussée!) La réalisation qui préside à ce résultat fabuleux relève du génie. La composition des plans, les éclairages, le montage, tout est parfait! Le film, qui se vit comme un cauchemar éveillé, a bénéficié pour cela d'un accident dont Dreyer a décidé de tirer le meilleur parti. Du retour du laboratoire, le réalisateur eut la surprise de constater que les images de son film étaient surexposées et voilées et il s'en trouva finalement satisfait tant le résultat suscitait un sentiment de rêve et d'irréalité. De son côté, la bande-son, à la fois sobre et géniale, a profité paradoxalement de son caractère archaïque qui, ici aussi, renforce opportunément l'étrangeté de l'ambiance générale. Bien des films s'inspireront de «Vampyr» mais aucun ne retrouvera cette stupéfiante capacité qu'il a d'atteindre à l'universel en suggérant l'angoisse archétypique et primordiale face à la mort. Un monument! C'est du Dreyer!
burrows28
burrows28

23 abonnés 233 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 avril 2008
Franchement,niveau histoire...c'est hyper lent mais comment ne pas être émerveillé devant les prouesses techniques(pour l'époque)de Dreyer.Jeux d'ombres,de lumières...Avec des plans percutant(le titre qui apparait au début du film,le faucheur qui sonne la cloche,l'arrivée du bossu...).C'est simple,les 2 étoiles sont juste pour l'aspect visuel du film parce que niveau rythme et jeu des acteurs,il y a rien.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 décembre 2007
Bon, c'est sûr, au premier abord, le film souffre d'une comparaison avec le Nosferatu de Murnau. Et cette comparaison est en sa défaveur. L'action est surtout longue à se mettre en place. Cela dit, au bout d'un moment, le film devient attachant. On se laisse petit à petit sombrer dans une atmosphère un peu irréelle, qui oscille entre deux mondes parallèles – la réalité / le rêve ou la mort / la vie. Le héros (David Gray) traverse le film complètement à côté de ses pompes, croisant des symboles de mort (le passeur, la faux) sans savoir quoi faire. Le film finit même par nous toucher vraiment avec certains passages d’une virtuosité égale à Murnau (dédoublement des corps, caméra embarquée dans le cercueil pendant l’enterrement). En fait, on se rend compte que Dreyer met en place tous les codes des futurs films de vampires (l’auberge paumée, le héros voyageur, les jeunes filles victimes, la transfusion sanguine, la théorisation du concept de Vampire dans un livre lu par le héros, le cercueil et le pieu dans le cœur). Tout cela fera le bonheur de Polanski des années plus tard dans le « Bal des Vampires ». A mon avis, ce n’est pas le meilleur film de Dreyer. Je préfère la Jeanne d’Arc hallucinée du « Procès de Jeanne d’Arc », où la folie des villageois inquisiteurs dans « Dies Irae ». Toutefois, toute personne qui aime les films de Vampires ne devrait pas rater cette version arrangée de la « Carmilla » de Sheridan Le Fanu. Ça reste un des classiques du genre !
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 852 abonnés 8 177 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 octobre 2010
Tourné en noir et blanc, le film combine à la fois film muet et paroles. Si l’histoire en elle-même n’a rien de particulière, on notera tout de même une certaine ingéniosité dans la mise en scène (pour l’époque). Lorsque l’on voit les acteurs jouer avec leurs ombres, où le réalisateur fait des jeux de lumière avec les miroirs pour créer des effets de reflets. Même chose avec la bande son, où les bruitages ainsi que quelques plans truqués font preuve d’une certaine inventivité. Quant aux acteurs, on constate que Roman Polanski s’en est inspiré au moment où il réalisait Le Bal des vampires (1968), tant les ressemblances physiques entre les acteurs sont flagrantes.
Vampyr (1932) n’est pas un film d’épouvante violent ou trash, pourtant lors de sa sortie, il fut censuré dans plusieurs pays (53 mètres de pellicules furent retirés lors du remontage), néanmoins, en France, nous n’y avons pas eu droit, fort heureusement !
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 novembre 2006
Dreyer montre ici l'étendue de son talent. Inférieur cependant aux films futurs, on peut cependant remarquer ici une mise en scène aboutie; jeu des lumières, des transparences, une photographie sublime. Une grande direction d'acteurs dont l'effroi et l'ambiguité sont manifestes. A certains moments, la terreur véhiculée est forte. j'ai vu sur Vampyr sur le câble hier. Ma perception du film a été malheureusement perturbée par des sous titres pas toujours lisibles et par l'émission d'un signal perturbée.
max6m
max6m

78 abonnés 180 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2009
Vampyr, de Dreyer, reste probablement à ce jour l’un des films les plus étranges que j’ai pu voir. Librement adapté d’une nouvelle de Sheridan Le Fanu, le film se démarque clairement de tous les autres grands classiques du cinéma fantastique (on peut notamment citer le Nosferatu de Murnau ou le Dracula de Browning) par son approche impressionniste et poétique de l’épouvante. Aujourd’hui encore, Vampyr reste une œuvre complètement à part, qui n’a rien perdu de son pouvoir de fascination, et on peut regretter qu’il n’est pas été davantage source d’inspiration. Bien qu’il utilise les codes et références du film de vampires (pieux, cercueils, crânes, petit village, livre ancien, etc…), Dreyer se les réapproprie complètement, et les revêt d’une aura irréelle qui leur confère une puissance onirique extraordinaire. Le film se vit ainsi entièrement comme un rêve, ou plutôt un cauchemar, dans lequel erre un personnage fantomatique qui nous apparaît lui-même comme complètement irréel. En 1932, Dreyer déploie une mise en scène d’une stupéfiante modernité avec des cadrages d’une richesse incroyable (quel fabuleux plan que celui de l'enterrement de Gray!), une caméra toujours en mouvement, qui ne s’attarde jamais et impose au film son rythme hypnotique. Comme à son habitude, Dreyer a limité les dialogues au maximum ce qui confère à chaque parole une sonorité particulière, quasi plaintive. On a presque l’impression que le voilement de l’image (initialement accidentel mais qui au final colle parfaitement à l’œuvre) agit également sur le son, ce qui renforce davantage l’impression d’être dans un rêve, ou dans un monde parallèle. Le symbolisme des images et ce que j’appellerai cette «poétique de l’étrange» transforme le film en une sorte de mise en image de l’inconscient extrêmement riche, lui conférant un pouvoir méditatif inattendu. A y regarder de plus près, Vampyr devient alors une vaste métaphore de la vie, de la mort, de l’amour, éminemment poétique. Un chef d’œuvre intemporel
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse