373 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
52 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
18 critiques
3
10 critiques
2
10 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ProjecteurTemporel
1 abonné
58 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 27 mars 2026
Avec Vampyr, ou l'étrange aventure de David Gray, Carl Theodor Dreyer compose une expérience sensorielle proche du rêve éveillé, où la logique narrative s’efface au profit d’une atmosphère pure. La mise en scène privilégie les flous, les surimpressions et les jeux d’ombres, créant un univers spectral à la frontière du visible et de l’invisible. Dreyer installe une peur diffuse, presque abstraite, qui naît moins des événements que de la perception altérée du réel. Le film semble constamment vaciller entre vie et mort, comme suspendu dans un entre-deux insaisissable. Une œuvre hypnotique et profondément singulière, qui transforme le fantastique en expérience mentale et poétique.
Un très gros travail sur les ombres pour appuyer cette atmosphère angoissante, qui semble hallucinante. Malheureusement, pas forcément aidé par sa restauration. Le récit est plat et l'acting se veut trop forcé. (Pas si culte)
Le début du cinéma parlant se ressent dans ce film. Malgré une grande mise en scène, et des plans impressionnants pour son époque, le récit se perd à cause du cinéma parlant et le cinéma muet, comme-ci il manquait quelque chose pour accentuer le film. Néanmoins, cela reste poignant d'idées pour son époque
Souvent considérée comme une œuvre fondatrice de l’imagerie du vampire au cinéma – avec le Nosferatu de Murnau (1922) et le Dracula de Tod Browning (1931) – Vampyr (1932) de Carl Theodor Dreyer est cependant moins accessible que les deux longs-métrages précités. S’il ne manque pas de séquences marquantes, ce film de 1h10 tourné en France vaut surtout pour son atmosphère mystérieuse, même si celle-ci vire parfois à l’abscons. Il n’est en effet pas toujours évident de suivre un récit très intériorisé, et il n’est pas impossible de passer à côté d’éléments de base de l’intrigue. À la fois intéressant et déroutant.
Pénalisé par des intertitres explicatifs superflus (autant valait-il mieux assumer le muet!) ainsi que par un scénario au fil ténu pourtant encombré de confusions, ce récit vampirique qui en assume attendus et codes se distingue cependant par son atmosphère en demi-teinte, entre tension fantastique et onirisme inquiétant grâce à une mise en scène affutée, jouant des focalisations, des ombres et des symboles. Un film d'ambiance audacieux et visuellement fascinant!
Profondémment déçu... Tout est raté, l'interprétation est souvent mauvaise, parfois catastrophique; la photo (je ne parle pas de la surexposition) n'est aucunement travaillée, jour et nuit la même lumière, on amène un chandelier et rien de change, etc ça ne crée pas une ambiance onirique mais une ambiance de série Z bâclée mais sans le côté drôle ou divertissant ; le film a les archaïsmes du muet sans en avoir le charme (et quelle facilité de lire un livre au lieu de nous raconter cela en images… et dire que certains trouvent le film en avance sur son temps… re-regardez Freaks de la même époque, entre autres nombreux exemple); tout est empesé et se veut très sérieux, le film est sans aucun rythme, les personnages se comportent sans logique (ah oui, il parait que c’est ça le charme du film, que c’est onirique ?), et on s’ennuie à mourir devant une histoire de plus totalement plate alors que ça ne dure que 1h23 qui en paraissent 2 ou 3. Pour moi il n’y a que la caméra subjective depuis le cercueil qui est une bonne idée, cela fait quelques secondes d’intérêt noyées dans près de 5000 d’ennui. Pourtant (presque) tout le monde crie au chef d’oeuvre, s’extasiant devant tant de facilités et de vide (tout en méprisant avec « passion » les petits films de distraction du présent peu ambitieux), je ne comprend pas ?...
J’avais regardé il y a peu le film La Chute de la maison Usher de 1930 et avait beaucoup aimé l’expérience, notamment grâce à cette ambiance brouillardeuse assez sombre et cette musique au violon omniprésente. Je m’attendais donc à une expérience similaire devant ce Vampyr mais malheureusement non : ce film d’horreur ne m’a pas du tout intrigué, quasiment tout se passe en intérieur, la musique ne souligne pas assez l’horreur pour transcender l’œuvre. Bref, hormis quelques scènes, je n’ai pas aimé grand chose dans Vampyr qui a beaucoup vieilli selon moi.
Film fascinant, surtout dans la dernière demi-heure, par ses trouvailles visuelles et de mise en scène. Certaines images, sont d'une force incroyable et la technique du montage parallèle sert formidablement cette atmosphère lugubre. Je retiens les jeux d'ombres, les plans tournés depuis l'intérieur d'un cercueil, le sourire effroyable d'une femme possédée, le ciel couvert qui menace.
Premier film parlant de Dreyer, mais conservant aussi des codes du muet, c'est une réussite du cinéma fantastique même s'il n'atteint pas la perfection du "Nosferatu " de Murnau auquel on pense immédiatement en le voyant. Il n'est pas impossible que ce film ait été vu par David Lynch et ait été source d'inspiration pour lui. Ce n'est pas le meilleur film de Dreyer, mais il est pourtant évident que la réalisation n'est pas le fait de n'importe quel metteur en scène, mais est entre les mains d'un orfèvre.
Un jeune homme rencontre dans un château deux sœurs dont l'une semble avoir été victime d'un vampire.
Malgré le sujet le film s'adresse avant tout au spectateur amateur du cinéma du patrimoine, plus qu'aux aficionados particulierement orientés vers le cinema fantastique.
Salut je m'appelle Diego. J´ai dix-sept ans et je suis un élève qui habite au Mexique. Je voudrais vous raconter un peu de moi et de mon plus grand plaisir: le cinéma. Depuis ma belle enfance, l'invention des frères Lumière m'a fait rêver avec d´images surprenantes. En allant en compagnie de mon père, un amant du septième art, chaque samedi au Cinépolis (une entreprise mexicaine dédiée à l'exposition de films); ce que je considère comme le bonheur est lié inexorablement aux fauteuils en laine bleu foncé et à l'odeur intense du beurre. C'est pourquoi après la fermeture soudaine des théâtres en raison de l´épidémie, je devais trouver un moyen pour continuer à voir des films. Par chance, je me suis abonné à Criterion Channel, là j´ai trouvé plusieurs de films qui m'ont fait tressaillir d´émotion ainsi que de laisser une larme chaude couler sur mon visage. Et même, le mardi dernier j'ai eu l'opportunité de regarder un chef-d'œuvre : « Vampyr » de Carl Theodor Dreyer Dans ce film, la vie se ressemble à un cauchemar. Allan Gray, un jeune voyageur, découvre que la mort qui se cache dans les villes peut prendre la forme de vampires. Grâce au tournage à l'ère du cinéma muet, la musique s'entremêle parfaitement aux images expressionnistes-propre du mouvement artistique auxquelles appartient-. La composition des plans, l'argument- une métaphore de la peur de la mort et de vaines tentatives pour s'y accrocher- et l'atmosphère sombre au fils du long métrage constituent quelques facteurs pour le considérer l´une des meilleures œuvres du réalisateur danois.
D’aucuns y voient ici un monument cinématographique mais Dreyer a largement mieux réussi d’autres films que celui-ci qui souffre d’une lenteur assez pénible et d’un rôle principal tout simplement insignifiant. On est loin du Nosferatu diabolique de Lang.
Essayons d'être objectif, le jeu des acteurs est exécrable (et ne n'est pas parce qu'ils jouent comme dans les "muets", il a eu des tas de belles interprétations en muet), l'histoire est aussi claire d'un jus de boudin et ne suscite à aucun moment l'intérêt. Et puis surtout cette lenteur exaspérante et cette absence de rythme font de la vision de ce film un véritable supplice. Alors bien sûr, il y en a qui préférerons toujours des jolis mouvements de caméra à une bonne histoire oubliant que la technique doit être au service d'un scénario et non une fin en soi aussi démonstrative soit-elle. Certains ont dit de ce film qu'il décrivait un cauchemar, alors oublions ce cauchemar. On pourra sauver en étant gentil la mort du docteur et la musique (un peu envahissante mais bien torchée) de Monsieur Wolfang Zeller.
Dreyer filme le mondes des vampires (plutôt que les vampires eux-mêmes) comme s'il s'agissait d'un monde immatériel en lisière du nôtre. Un film génial, qui se situe dans un entre-deux entre muet et film parlant, où Dreyer semble avoir vingt ans d'avance sur son temps par les moyens cinématographiques qu'il met en oeuvre (caméra d'une mobilité incroyable, plans en regard caméra, montage parallèle). Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Un classique du cinéma fantastique. Il s'agit en fait d'un film expérimental dans le genre de l'âge d'or ou du chien andalou de bunnel. Pas vraiment de scénario juste des effets visuels et sensorielles. Moi je me suis endormie sur le dernier quart d'heure...