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Ricco92
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4,0
Publiée le 7 mars 2019
La création de Mémoires de nos pères et de Lettres d’Iwo Jima représente une expérience assez unique de cinéma. En effet, avec ces deux films, Clint Eastwood filme la bataille d’Iwo Jima selon le point de vue de chaque camp : l’américain pour Mémoires de nos pères et le japonais pour Lettres d’Iwo Jima. Toutefois, Eastwood surprend avec son traitement de Mémoires de nos pères. En effet, cette adaptation du livre de James Bradley (le personnage principal du récit) et de Ron Powers opte pour une structure narrative assez complexe (avec des flashbacks dans les flashbacks) et, surtout, il se concentre plus sur l’exploitation mensongère de la célèbre photo des marines hissant le drapeau américain après le combat que sur la bataille en elle-même. En effet, le film permet de découvrir les dessous de cette image exploitée à des buts propagandistes au mépris de toute vérité. On peut considérer que la morale du film est que le fait de présenter des héros dans une guerre n’est qu’un mensonge car les héros n’existent pas dans ce type de situations. De plus, le scénario de William Broyles Jr. et de Paul Haggis traite également de la ségrégation raciale envers les amérindiens existant encore aux États-Unis à cette époque malgré la guerre (elle se produit même au sein du petit groupe célébré par le pays). Ce thème donne d’ailleurs au personnage d’Ira, brillamment interprété par Adam Beach, le rôle le plus intéressant. On en apprend plus ainsi sur la société américaine et sa façon de s’inventer une mythologie que sur la bataille d’Iwo Jima en elle-même. Il ne faut pas croire pour autant qu’Eastwood se refuse de montrer des scènes de guerre. Ce film est d’ailleurs un de ses rares où on peut percevoir une influence contemporaine dans sa manière de filmer car il est dur de ne pas penser lors du débarquement sur Iwo Jima au film de Steven Spielberg (qui est d’ailleurs coproducteur du film avec Eastwood et Robert Lorenz) Il faut sauver le soldat Ryan, film qui a d’ailleurs fortement influencé la quasi-totalité des productions du genre qui lui fait suite. Mais leur présence est loin de dominer l’ambiance du film qui est surtout axé sur les personnages et sur le regard plein de déférence que leur porte le cinéaste (ce qui est accentué par la musique signée à nouveau par lui). On pourra toutefois reprocher à cette volonté de respect de la réalité sans dramatisation supplémentaire de bloquer un peu l’attachement du spectateur envers les personnages et de rendre le tout un peu froid. Toutefois, Mémoires de nos pères est une belle réflexion sur la réalité de l’héroïsme et surtout sur la manipulation des faits pour arriver à des fins propagandistes. Ceux qui espéraient un véritable film de guerre en seront pour leurs frais et devront se reporter sur le pendant japonais : Lettres d’Iwo Jima.
Clint Eastwood s'est lancé au milieu des années 2000 un défi ambitieux : raconter la bataille d'Iwo Jima dans 2 films tournés ensemble et sortis à quelques mois d'intervalle. Le premier raconterait les événements du point de vue américain : c'est "Mémoires de nos pères". Le second serait consacré au point de vue japonais : c'est "Lettres d'Iwo Jima".
Ce parti pris artistique assez courageux est surprenant de la part d'Eastwood dont le patriotisme est placardé sans hésitation à la fois dans sa vie artistique et dans sa vie privée. Le thème du patriotisme irrigue d'ailleurs "Mémoires de nos pères" : certains personnages naviguent entre l'amour de leur patrie et de leur uniforme et le rejet des décisions prises par les instances militaires et politiques.
"Mémoires de nos pères" est donc beaucoup plus complexe qu'il ne le laisse entrevoir. Ce n'est pas une promotion pour s'engager dans l'armée américaine. Au contraire, tout en rendant hommage aux soldats qui ont fait cette guerre, il me semble que Clint Eastwood cherche à en montrer tous ses aspects, l'air de dire "réfléchis bien gamin avant de t'engager".
La bonne idée de ce long-métrage c'est d'avoir su prendre du recul par moment et de s'être concentré sur les hommes qui ont planté le drapeau en haut de la montagne et dont la photographie est dans tous les manuels d'histoire-géographie. Cela permet de respirer un peu entre deux scènes grandioses de batailles et d'observer les doutes des soldats lorsqu'ils sont renvoyés au pays et traités en héros pour avoir simplement planter ce drapeau. Puis leurs façons différentes d'accepter de devenir des instruments de propagande pour financer la guerre.
Cette complexité des personnages, cette position du réalisateur et ce choix artistique dans le montage qui alterne scènes durant la bataille puis scènes aux USA sont sublimés par une musique géniale de Clint Eastwood lui-même !
Bref, "Mémoires de nos pères" m'a suffisamment touché pour que j'ai envie de voir à nouveau les événements pendant près de 2h30 du côté japonais.
Un film déchirant qui éclaire sur une guerre qui n'est pas la nôtre... celle des USA, celle de nos grands-pères, car cela leur appartient. Le mythe que l'on en fait, il en sont en dehors, ils s'en mettent à l'écart, et seul Clint Eastwood pouvait aussi bien nous le rappeler. Avec son immense sensibilité, il cisèle une histoire passionnante et déboulonne les statues, sans pour autant perdre de vue l'utilité du mythe. C'est fait avec beaucoup d'attachement à ces trois personnages et, on le sent avec un respect infini. Le film est tourné avec beaucoup de délicatesse et fend le cœur. Une splendeur !!
Mémoires de nos pères est un film de guerre comme on en voit peu. Très accusateur dans son propos, qu'il nuance malgré tout, le film cherche à jeter la lumière sur un des symboles du patriotisme Américain. C'est un film qu'on ne regardera une fois, et pour cause, le scénario reste d'un calme olympien. Réellement, il arrive que l'on scrute sa montre trois fois pendant une scène ou un dialogue inutilement rallongé. Néanmoins, si le film ne nous soulève jamais une émotion intense, ni même le moindre hoquet de surprise, il opère en décalage. ce film est une critique de l’image que on donne aux soldats, une image de héros alors qu’eux, ils n’ont pas cette impression la, et les medias abuses de tous et on voit a quel point ils sont touchés.Même si les flash backs à répétition altèrent la compréhension de l'histoire, on s'y accommode avec le temps pour, au final, apprécier le savoir-faire du réalisateur. Eastwood nous amène au coeur d'une guerre sans merci, à travers les souvenirs de 3 soldats qui n'ont rien de héros, si ce n'est ce que l'Amérique a bien voulu en faire. Réalisation très soigné et détaillé du grand et légendaire Clint Eastwood
La mémoire de nos pères : Un film de guerre qui traite un sujet intéressant. Car, ce film est une critique de l’image que on donne aux soldats, une image de héros alors qu’eux, ils n’ont pas cette impression la, et les medias abuses de tous et on voit a quel point ils sont touchés. Mais aussi, ce film est découpé en deux parties qui se croise souvent, c’elle du front, de la guerre du coté des Américains, qui combattent les japonais. Et c’est assez amusant pour notre réalisateur Clin Estwood car il a réalisé deux films la même période, celui la ou il est du front Américain et le film « Lettre du Focochima » qui présente le front Japonais, c’est intéressant de voir la comparaison. Sinon, j’ai trouvé l’histoire intéressante et rythmé par des scènes d’actions qui assure le grand spectacle et l’immersion. Grace a une mise en scène de notre bon vieux Clint qui sait y faire, il à la maitrise de la mise en scène classique, il y a juste certaine scène la nuit qui son pas trop visibles mais bon, globalement, il assure. Pour revenir sur un point négatif du film, je trouve par contre la narration décousu au possible et vraiment, ça gâche l’immersion : un coup, on a une scène d’action de 30 seconde, on revint dans l’histoire plus tard, après on revint a la guerre, on repart avant plus tard… enfin c’est assez mal foutu et c’est dommage. Sinon, les acteurs sont bons mais manques des fois de convictions. Mais globalement, c’est un bon film de guerre, pas le meilleur film de guerre, ni de Clint mais il sait maitriser les choses.
Même si les flash backs à répétition altèrent la compréhension de l'histoire, on s'y accommode avec le temps pour, au final, apprécier le savoir-faire du réalisateur. Eastwood nous amène au coeur d'une guerre sans merci, à travers les souvenirs de 3 soldats qui n'ont rien de héros, si ce n'est ce que l'Amérique a bien voulu en faire. J'ai aimé la réalisation soignée et la qualité de l'interprétation. J'ai moins aimé le côté ultra-patriotique de l'exercice et la déshumanisation des ennemis japonais.
Mémoires de nos guerres est un excellent film de guerre, signé Clint Eastwood au sommet de sa forme. Le réalisateur a parfaitement réussi l'exercice du genre film de guerre. Les scènes de combat sont prenantes et terrifiantes à la fois. L'enfer du front ressort avec violence et froideur. La question du traumatisme liée à la guerre (pas toujours exploitée dans les films de guerre) et bien présente avec trois personnages gérant différemment leurs traumatismes et leurs pertes. Mais c'est bien évidemment la question de l'image en temps de guerre qui est la thématique que Clint Eastwood souhaiter aborder dans ce film (avec la nécessité d'immortaliser une victoire par une photo et par des héros de guerre, dépassés par cette notoriété nouvelle et les festivités multiples les entourant). Les acteurs sont plutôt bons : Ryan Philippe, Adam Beach et Jesse Bradford, sont entourés d'un casting de seconds rôles très convaincants (Barry Pepper, Neil McDonough, Jamie Bell, John Slattery). J'ai hâte de voir Lettres d'Iwo Jima, film avec lequel Mémoires de nos Pères constitue un diptyque.
Premier volet du diptyque de Clint Eastwood consacré à la bataille d’Iwo Jima ayant opposé Américains et Japonais en 1945, Mémoires de nos pères n’est pas qu’un brillant film de guerre à la lumière superbement maîtrisée. Ce long-métrage qui dépeint le champ de bataille comme une boucherie à ciel ouvert pour des jeunes garçons de 18 ans offre aussi une réflexion intelligente sur la propagande d’État en temps de guerre, en racontant l’histoire de la mythique photographie Raising the flag on Iwo Jima. Le cinéaste revient ainsi sur les stratagèmes politiques mis en place pour faire de ce symbole iconique un matériau de prosélytisme national, à un moment où le moral des troupes et de la population était au plus bas. Eastwood réalise ici une œuvre majeure sur les horreurs de la guerre et sur les logiques propagandistes qui accompagnent tout conflit. Brillant.
Conclusion exceptée, Mémoires de nos pères est une réussite. Clint Eastwood maitrise de nouveau derrière la caméra et ça se ressent évidemment à l'écran. Film de guerre à tendance politique et fortement humaniste, intéressant jusque dans son montage qui superposent la bataille d'Iwojima et le retour au pays de 3 "héros" américains, le film dégage malgré l'horreur de la guerre une certaine pudeur parfaitement mise en image avec le personnage de Chef justement joué par Adam Beach. Mais ce que l'on voit comme toujours chez Eastwood, c'est qu'il aime les personnages qu'il filme. Alors on ne peut qu'adhérer.
Eastwood part d'un postulat intéressant pour cette première partie du dyptique sur Iwo Jima et l'histoire de cette célèbre photo est assez incroyable. Mais le film ne parvient jamais à décoller malgré de très bonnes scènes de bataille. L'ensemble est long, mis en scène avec talent mais sans énergie et l'histoire n'est pas vraiment prenante.
Eastwood, touchant et réaliste, signait, déjà, bien avant "American Sniper", un film sur la condition psychologique et morale post-guerre des soldats américains. Relié au subtile "Lettres d'Iwo Jima" ce "Mémoires de nos pères" est un remarquable et honorable hommage aux soldats tombés doublé d'une vive critique sur les dirigeants et l'instrumentalisation gouvernementale de ces jeunes soldats.
Mémoires de nos pères réalisé par Clint Eastwood en 2006. *Les points que j'ai appréciés → • Les scènes réalistes • Les choses qui se passent en dehors du champ de bataille mais qui font quand même partie de la guerre
*Les points que je n'ai pas appréciés → • Les coupures en pleine bataille • La durée un peu longue du film
*Conclusion → J'ai aimé, c'est intéressant à voir. 7/10.
Il falait fait un film pacifiste et le "républicain" Eastwood nous sers une bouse militariste a la gloire des etats-uniens avec les vieux clichés raciste des japonais cruel et de l'indien alcoolique... NON !