Mémoires de nos pères
Note moyenne
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685 critiques spectateurs

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Régis L.
Régis L.

9 abonnés 163 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 août 2015
Un chef d'œuvre. Un bel hommage à la seconde guerre mondiale. Ryan Philip interprète un vaillant soldat de l'armée américaine. L'un des meilleurs films de Clint Eastwood. Aussi beau que le film de Steven Spielberg : Il faut sauver le soldat Ryan.
ronny1
ronny1

57 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2022
Si globalement la critique française fit un bon accueil à « Mémoires de nos pères » (Flags of Our Fathers) certains ont vu un film hollywoodien, américain, propagandiste, etc… Il faut dire que cela commence comme « Saving Private Ryan » de Spielberg, qui est ici producteur aux côtés d’Eastwood. La scène de débarquement est un peu moins gore, mais elle tape pas mal, elle aussi. Et puis, lentement, intercalés dans le carnage, d’interview en interview, de séquences d’attente des proches au pays, réunis autour d’un repas, le film bascule dans la dénonciation de cette inhumanité absolue qu’est la guerre, mais sans jamais tomber dans le pacifisme angélique. Puis vient la photo et son utilisation. Avec une maestria sidérante et une photographie colorée contrastant avec le monochrome des scènes de bataille, le réalisateur et ses scénaristes développent une dissection de la manipulation au travers de la com. Photo reconstituée, faux héros et shows gigantesques servent avant tout à récolter des fonds afin de continuer la guerre pour défaire définitivement les forces de l’axe. Chacun des trois héros bidon représente symboliquement une étude comportementale dont la descente psychologique et les doutes les affectent plus ou moins. En premier le bellâtre qui a passé plus de temps à se planquer qu’à se battre, qui ne rate pas une occasion de se mettre en avant et qui se fait harponner par une morue qu’il finit par épouser. Plus nuancé est le cas du « Doc ». Après tout il a sauvé des vies et s’est fait blesser dans un ultime secours. Il est sans doute le plus proche de l’idée que chacun peut avoir d’un héros. Pourtant il sera tourmenté jusqu’à la fin de sa vie par le souvenir de ceux qu’il n’a pu sauver, comme Iggy, jusqu’à son lit de mort. Enfin l’amérindien, qui ne voulait pas participer à cette mascarade médiatique et mercantile, ne s’en remettra jamais, au propre au propre comme au figuré. Pour lui la politique est comme la guerre, cette derrière paraissant juste plus immédiatement violente. Ce n’était que le début. Bien après le générique de fin, le malaise quant à la valeur superficielle de la politique spectacle actuelle, s’installe peu à peu dans nos têtes. Rerevient alors le souvenir de la manipulation plus récente (une vidéo cette fois), celle du levé de drapeau sur l’ambassade US à Bagdad. Donc, contrairement au premier degré de Spielberg, Eastwood en livrant un regard critique, qui n’évite pas le côté sale et obscur de l’histoire américaine, sur la plus célèbre photo de la deuxième guerre mondiale, devenu patrimoine de l’US Army, rejoint le grand cinéma d’Hollywood, celui qui questionna bien souvent les valeurs fondatrices des Etats Unis. A l’opposé de John Ford avec « L’homme qui tua Liberty Valance », il a choisit de ne pas imprimer le mythe. Comme souvent dans la deuxième partie de sa filmographie, l’humain et la raison l’emportent, si bien que malgré les moyens déployés, le déroulé reste constamment à hauteur d’homme. Ce grand film est suivi par son contre pendant en langue japonaise : « Letters from Iwo Jima ».
Kivodulh
Kivodulh

44 abonnés 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2019
Sur un film un peu long à mon sens, Eastwood réalise une bonne démonstration du ridicule de la guerre, de ses impacts destructeurs sur les jeunes hommes qui sont envoyés à la boucherie et de l’outil de propagande qu’on y fait en haut lieu.
Les batailles sont impressionnantes tant on est immergé au cœur du combat. Surtout la première scène du débarquement.
Il reste à voir son faux jumeau : « Lettres d’Iwo Jima » pour découvrir l’autre camp et l’impartialité du discours.
ferdinand75

732 abonnés 4 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 janvier 2018
Un film un peu moyen, qui laisse sur sa faim. Trop de scènes autour du "mensonge " de la photo. On a bien compris qu'il y a une récupération de cet acte héroïque. Déjà un besoin de com,et de marketing, avant la télévison , mais avec la presse. Toutes ces tournées de propagande , pour lever des fonds, et ce "mensonge " historique. C'es trop répétitif, Les scènes de guerre sont bien mais sans plus , on a vu mieux. Pas un des meilleurs Clint.
7eme critique

626 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2018
"Mémoires de nos pères" n'est pas un simple film de guerre comme on a l'habitude d'en voir, c'est avant tout une histoire vraie qui se concentre sur trois soldats ayant aidé à dresser le second drapeau américain sur le mont Suribachi lors de la bataille d'Iwo Jima, ce qui donnera naissance à cette fameuse photographie, puis sculpture. Devenant de vrais pantins de propagandes, ces soldats seront décrits en héros pour ce geste symbolique, volant à leur insu la vedette à leurs frères d'armes morts au combat. C'est principalement la conscience de ce trio qui surgira de ce récit historique, mais aussi et surtout, la face cachée des autorités américaines quant à ce scandale qui persévèrera dans l'escroquerie, souhaitant à tout prix, et au dépit de la vérité, offrir des héros à la nation américaine. Il y a donc eu tromperie sur la marchandise, et ce film viendra agir comme véritable devoir de mémoire, en rendant à César ce qui lui appartient. Clint Eastwood s'empare d'un excellent scénario et n'oubliera pas de le mettre brillamment en image. Ensuite, il n'y aura plus qu'à se pencher sur "Lettres d'Iwo Jima" pour découvrir les choses du côté japonais, et nul doute que ce "Mémoires de nos pères" nous convaincra dans cette démarche.
CeeSnipes

328 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2014
Lorsque Clint Eastwood s’attela à un diptyque sur les batailles d’Iwo Jima pendant la Seconde Guerre Mondiale, on pouvait avoir quelques réserves, surtout sur la partie américaine.

Au lieu de livrer un nouveau Soldat Ryan, Clint Eastwood nous sert un Mémoires de nos Pères qui parle beaucoup plus de ce qu’on peut considérer comme héroïque et de la condition de soldat dans ces temps-là. Bien sûr, il y a quelques scènes de combat qui sont époustouflantes parce qu’Eastwood reste un cinéaste exceptionnel, un des meilleurs de son époque, mais ce n’est clairement pas ce qu’il y a de mieux dans Mémoires de nos Pères. Ce sont plutôt les scènes post-guerre qui sont le plus importantes, avec une vraie réflexion qui se transforme en dissertation passionnante. Le trio de survivants interprétés par Ryan Philippe, Jesse Bradford & Adam Beach est parfait, Philippe jouant le protagoniste principal, Bradford l’opportuniste et Beach le Natif qui refuse d’être un héros, traumatisé par le conflit. Comme d’habitude chez Eastwood, le tout est mis en scène avec une douceur tragique et donc très efficace et le casting pléthorique qui accompagne nos héros est d’autant plus excellent qu’il n’est pas une suite de guests stars mais des personnages tous aussi travaillés les uns que les autres.

Mémoires de nos Pères est un film très intéressant dans la mesure où il parle de la guerre sans forcer sur les combats et plus sur les retombées. Avec d’excellents acteurs, un score fabuleux et une photo époustouflante, le film de Clint Eastwood est une belle mise en bouche pour la suite.
Incertitudes
Incertitudes

268 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2014
Produit par Spielberg, Mémoires de nos pères rappelle la boucherie d'Il faut sauver le soldat Ryan pour ses séquences de bataille ultras-réalistes. Ce qui nous permet de nous rendre compte qu'Eastwood peut être tout à fait apte à filmer de grandes séquences d'action. Ces flashbacks sont très prenants mais malheureusement le plus souvent coupés au beau milieu pour nous montrer le retour au pays de ces soldats qui ne se battent même pas pour l'oncle Sam mais pour leurs compagnons, les anonymes morts au combat et dont on ne parlera jamais. Même si ces scènes sont très émouvantes, je trouve qu'elles cassent beaucoup le rythme du film. Notamment la dernière demi-heure qui paraît interminable. Mais, j'ai trouvé quand même intéressante la critique des dirigeants américains qui voulaient faire des soldats présents sur la fameuse photographie les montrant hisser un drapeau américain au sommet du mont Suribashi des mascottes pour soutenir l'effort de guerre. Ironie de l'histoire, ces soldats finiront oubliés, le marine d'origine indienne mourra tout seul de froid, et hantés par l'horreur de la guerre. C'est un film imparfait, qui aurait mérité plus de fluidité, mais c'est un hommage nécessaire.
OldMartini
OldMartini

166 abonnés 1 782 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2010
Clint Eastwood en état de grace
gabdias
gabdias

122 abonnés 2 026 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2014
Au delà du film de guerre génial sur la bataille meurtrière de Iwo Jima dans le Pacifique, ce qu'il faut retenir c'est la vie des jeunes soldats à leur retour dans la vraie vie. Blessé sur le terrain, c'est un vrai exutoire qu'ils subissent et c'est ce que Eastwood filme admirablement avec magnificence, réalisme et cruauté. Encore un chef d'œuvre.
Arnaud R
Arnaud R

99 abonnés 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2015
Sur le pan moins développé de la guerre du Pacifique, Clint Eastwood signe un film de guerre plus personnel que spectaculaire, s'attachant plus au parcours humain (ou inhumain) des soldats qu'à la Grande Histoire en elle-même. Premier épisode d'un diptyque pour partager les points de vue des 2 camps, Falg of our fathers s'attachent notamment avant tout au retour au pays et à l'héroïsation des soldats qui n'est ressentie que par les autres qu'eux. Les scènes de guerre sont remarquables alors que les parties "Back Home" sont très justes bien qu'un peu monotones.
Un grand film de guerre, au plus près de l'essence des conséquences qu'elle peut avoir sur l'homme.
P.  de Melun
P. de Melun

81 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2025
Clint Eastwood a brillamment réussi à honorer les « Mémoires de nos Pères » au travers d’un film poignant, aux images de guerre difficilement soutenables. Les scènes de débarquement et autres batailles sont bluffantes et la peur, la mort sont émotionnellement parfaitement retranscrites à l’écran. Alternant scènes de batailles ultra-réalistes et retour au pays avec des séquences plus intimistes, le réalisateur aborde une réflexion sur l'héroïsme patriotique et son exploitation politicienne, dans une sorte de spleen, teintée de colère… Magnifique démonstration de bravoure d’un côté et de cupidité de l’autre. Un film à voir comme un hommage pour tous ces jeunes, morts sur le front…
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 décembre 2013
Clint Eastwood fait écho au "Soldat Ryan" de Steven Spielberg (qui produit d'ailleurs le film avec Eastwood) avec la guerre du Pacifique qui vit s'affronter le Japon et les Etats-Unis. Eastwood choisit délibérément de ne pas prendre l'angle général de cet affrontement (il ne revient pas sur l'origine de la guerre face aux Japonais) ni sa bataille la plus célèbre : celle de Pearl Harbor qui a déjà fait l'objet d'un film très navrant de Michael Bay. Il retourne le sens de l'Histoire en partant de la très célèbre photo du drapeau américain d'Iwo Jima pour en expliquer la portée, la symbolique et l'impact sur la population Américaine. La partie sur la bataille d'Iwo Jima est déjà passionnante en elle-même, mais l'intelligence du scénario est aussi de nous montrer quelle exploitation peut être faite de certains faits de guerre pour rallier la population à sa cause et l'encourager à soutenir le gouvernement pour poursuivre cette guerre du bout du monde.
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 février 2015
Plus que dans une simple reconstitution de la sanglante bataille d’Iwo Jima, Clint Eastwood nous plonge dans une réflexion assez subtile sur l’exploitation des valeurs américaines à des fins purement politiques. On sent bien que le réalisateur est profondément attaché à ce patriotisme mais que son usage a des fins se révélant purement propagandistes le titille, tout comme ses trois héros que l’on voit incapable de remettre en question l’effort de guerre. L’académisme dont Eastwood fait régulièrement preuve dans sa mise en scène est cette fois ébranlé par son montage qui alterne les flash-backs, qui nous offrent des scènes de combat extrêmement réalistes, et le parcours aux Etats-Unis de ces trois soldats devenus des icônes, où le stress post-traumatique et les rapports sociaux sont plutôt bien mis en place, suivies d’une dernière demi-heure entièrement narrée par une voix-off dont le but avoué est de prouver la véracité des faits. Avec sa conclusion terriblement mélancolique et sa thématique sur la rédemption, Mémoires de nos pères relève finalement bien plus du drame humain que du film de guerre classique.
Santu2b

311 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 août 2018
En 2006, Clint Eastwood et Steven Spielberg s’associent pour un projet très ambitieux : filmer la bataille d’Iwo Jima en deux films censés montrer les points de vues américain et japonais. Le premier long-métrage situé du côté des États-Unis et s’attarde sur un objet particulier : la photographie d’un drapeau hissé et surtout le processus d’instrumentalisation subi par les trois soldats survivants. Ces derniers vont en effet être promenés comme des bêtes de foire raconter leur exploit afin de récolter des fonds de guerre. Sur ce point, la démarche d’Eastwood est exemplaire et admirable. À la suite d’un montage ingénieux, le cinéaste accentue le contraste entre d’un côté les duretés du front et de l’autre les salons et l’exploitation politicienne de l’événement. En cela, il interroge l’héroïsme en montrant ce qui ressemble davantage à des pantins mécaniques manipulés. Sa réflexion est donc féconde et foisonnante. Dès lors, pourquoi Eastwood se trouve-t-il toujours obligé de rajouter une couche de pathos dans son propos, parfaitement inutile en soi ? C’est d’autant plus regrettable qu’il vient entacher un sujet qui se suffisait à lui-même. On retrouve là le plus grand défaut du cinéaste ; forcer à tout prix les gens à pleurer. Au risque de manquer le hissage d’un grand film de guerre.
Jerem69tt
Jerem69tt

140 abonnés 1 707 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 septembre 2016
Avec Mémoires de nos pères et Lettres d’Iwo Jima, Eastwood signe une nouvelle innovation du cinéma en réalisant deux films centré sur la même chose mais vu d’un point de vue différent. Néanmoins, Mémoires de nos pères est un peu moins bon avec narration décousue qui perturbe un peu le rythme de la bataille et du film. C’est également beaucoup moins centré sur la bataille mais évoque plutôt la vie des gens resté aux pays et s’intéresse plus à la presse et aux civils et mets en évidence la grande hypocrisie des politiques et des gens. Du coup, c’est moins solennel et moins touchant même si ça reste bien.
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