"Un possible espoir !"
Londres 2027, l’infertilité a condamné l’humanité à une extinction certaine. Le dernier enfant surnommé «Baby Diego» âgé de 18 ans vient d’être assassiné ! Dans ce contexte catastrophique, Théo Faron (Clive Owen), bureaucrate désabusé par cette société est chargé par son ancienne compagne Julian Taylor (Julianne Moore), activiste politique engagée, d’accompagner Kee, une jeune Africaine hors de Grande-Bretagne, véritable forteresse totalitaire. L’expédition prendra une tournure des plus dangereuses quand Théo s’apercevra que Kee est le dernier espoir de l’humanité. A la réalisation de cette formidable dystopie, on retrouve Alfonso Cuaron, futur réalisateur de «Gravity» qui, grâce à deux plans-séquences absolument grandioses : (l’embuscade filmée à partir de la voiture du héros et l’immeuble des terroristes pris d’assaut par l’armée), rentrera au Panthéon des grands réalisateurs. Mais bien au-delà du côté technique, Cuaron se fait visionnaire. En effet, il nous plonge dans un futur proche faisant écho à notre société d’aujourd’hui. Les gouvernements ont fermé leurs frontières, le terrorisme fait rage, l’armée et la police sont les instruments d’un totalitarisme exacerbé, l’immigration est devenue illégale, des camps ont été crées. Au détour d’une scène, un tas de chaussures et de vêtements rappelle les heures les plus sombres du siècle dernier. Au cours du périple de Kee et Théo, nous découvrons le meilleur de l’humanité en la personne de Jasper Palmer (Michael Caine), vivant avec sa femme catatonique, dans un havre de paix forestier où, au travers d’un magistral mouvement de caméra, leur vie nous sera dévoilée à travers des photos souvenirs, souvenirs d’un passé moins sordide, d’un espoir encore possible. Et l’espoir reste le leitmotiv des «Fils de l’homme », car au milieu du chaos, au contact de cette jeune femme qu’il doit protéger au péril de sa vie, Théo redevient humain.