Les Fils de l'homme
Note moyenne
4,0
26405 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

1 506 critiques spectateurs

5
583 critiques
4
489 critiques
3
123 critiques
2
155 critiques
1
83 critiques
0
73 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 avril 2015
Alfonso Cuaròn ne m'avait pas ébloui avec son Gravity, j'avais un peu plus foi en Les fils de l'homme parce que c'est un genre que je préfère et je ne me suis pas trompé. Niveau réalisation et mise en scène Cuaròn est un type qui sait filmer ; ses plans séquence sont à couper le souffle de maîtrise et le reste des plans moins recherchés sont maîtrisés, je l'accorde sans problème au monsieur. Il dispose d'un casting d'enfer mené par un excellent Clive Owen, mais le reste des acteurs n'est pas en reste et de plus est très bien dirigé. Le monde dystopique présenté par le film est très crédible : racisme, guerres civiles, attentats et bien sûr infécondité des femmes. L'explication n'est d'ailleurs pas donnée, les personnages ne le savent pas et ne formulent que des hypothèses sur ce point. Toute la misère de ce monde est particulièrement réaliste et donc touche plus facilement. L'histoire réserve son lot de surprises et d'émotion, avec des personnages plutôt sympa, même si la fin se devine. Mon seul regret est qu'il y ai quelques longueurs.
Un très bon film violent et prenant. À voir !
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2026
Je revois « Les fils de l’homme » avec ce drôle de sentiment qu’on ne regarde pas seulement un film : on traverse un monde. Cuarón ne se contente pas d’installer un futur proche “crédible”, il le rend physiquement palpable, lourd, sale, bruyant, saturé d’informations et pourtant étrangement lisible. Tout semble tenir debout, non pas parce que le scénario explique, mais parce que la mise en scène montre. Des visages, des gestes, des files d’attente, des slogans, des cages, des bus, des couloirs, des regards fuyants : chaque détail raconte une société qui s’est habituée à l’inacceptable. Et c’est précisément ce réalisme-là qui fait peur, parce qu’il n’a rien d’exotique. On n’est pas dans la science-fiction qui brille, on est dans une actualité décalée de quelques crans, comme si la lumière du présent s’était éteinte un peu plus tôt que prévu.

La force du film, c’est son mouvement. Il avance avec une urgence presque animale, mais sans hystérie. On suit un personnage principal qui n’a pas la carrure d’un héros classique : il a l’air usé avant même d’avoir commencé, et c’est ce qui le rend immédiatement humain. Clive Owen porte ça à merveille : un jeu tendu, intérieur, une fatigue qui devient une boussole morale. Autour de lui, chaque apparition a du relief, même brève. Michael Caine apporte une chaleur et une ironie précieuses, pas comme une “respiration comique”, plutôt comme une preuve que l’esprit peut survivre au désastre. Julianne Moore et Chiwetel Ejiofor, chacun à leur manière, donnent au film une épaisseur politique sans discours appuyé : on sent que les convictions ont un coût, que les alliances sont fragiles, que les mots se fissurent vite quand la peur gouverne.

Visuellement, c’est une leçon de cinéma sans jamais être une démonstration. La caméra colle aux corps, traverse des espaces, se cogne presque aux murs, et cette proximité crée une empathie immédiate. Les plans-séquences, évidemment, sont sidérants : pas seulement parce qu’ils sont “techniquement” impressionnants, mais parce qu’ils produisent une sensation rare, celle d’être coincé dans le même souffle que les personnages. Pas d’ellipse pour se protéger, pas de coupe pour reprendre ses esprits. Le film fabrique une continuité émotionnelle brutale, et quand la violence surgit, elle n’est ni stylisée ni héroïsée : elle a la laideur sèche du réel. Même le son participe à cette immersion — sirènes, cris lointains, haut-parleurs, tirs étouffés, silences soudains — comme si le monde avait appris à hurler en permanence, puis à se taire d’un coup.

Ce qui me frappe surtout, c’est la façon dont le film parle d’espoir sans tomber dans le prêche. Il met en scène une humanité qui a perdu l’idée même d’un lendemain, et il suffit d’une possibilité — une simple possibilité — pour que tout se réorganise : la peur, la foi, le cynisme, la tendresse, la brutalité. Cuarón filme ça sans simplifier, sans distribuer des bons et des méchants confortables. Il montre des gens pris dans des systèmes, des gens qui font ce qu’ils peuvent, des gens qui se trompent, des gens qui s’accrochent. Et au milieu de ce chaos, il y a des instants d’une grâce presque insoutenable, pas parce qu’ils sont “beaux”, mais parce qu’ils rappellent soudain ce qui était censé être normal : protéger, écouter, s’arrêter.

Si je devais émettre une réserve, ce serait peut-être sur le fait que cette densité permanente — cette pression de chaque seconde — finit par laisser peu de place à certaines nuances. À force de tenir le spectateur à la gorge (et on comprend pourquoi), le film peut donner l’impression de pousser très fort là où il pourrait parfois simplement laisser infuser. Et certaines figures restent volontairement plus symboliques que pleinement développées, comme si le monde était tellement vaste que tout le monde ne pouvait pas exister au même niveau d’intimité. Mais honnêtement, ce sont des bémols de luxe : l’expérience est trop cohérente, trop incarnée, trop maîtrisée pour que ça entame l’impact.

Au final, « Les fils de l’homme » a ce que j’attends des grands films de genre : il divertit, il secoue, il imprime des images qu’on n’oublie pas, et il continue de travailler après le générique, comme une question laissée ouverte. Ce n’est pas un film qui cherche à plaire, c’est un film qui cherche à faire sentir — et il y parvient avec une puissance rare. Ce qui reste, ce n’est pas seulement la noirceur du tableau, c’est la manière, presque physique, dont il réhabilite l’idée que l’espoir n’est pas une émotion sucrée, mais un acte difficile, fragile, et pourtant vital.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2025
Un Classique Instantané. Alfonso Cuaron livre une Pure Leçon de Cinéma a travers ce Dystopique de SF Vibrant et Puissant dont on ne ressort pas indemne. Porté par une Réalisation Immersive et Virtuose qui regorge de fabuleux Plans Séquences pleine d'Inventivité comme en a encore jamais au cinéma tout en nous embarquant dans un Futur Post Apocalyptique Terrifiant et Réalise dont l'Ambiance est Poisseuse et Glaçante des les premières secondes tout en étant accompagné par une Bande Originale Frémissante de John Tavener qui s'accorde merveilleusement a l’atmosphère anxiogène du long métrage. Ensuite le Scénario est Brillant et Audacieux de bout en bout jusqu’à son Climat Final particulièrement Puissant et Inattendu tout en laissant sous le choc dont le film parvient sans concession et avec Finesse a y aborder des Thématiques comme la Société,le Deuil,le Terrorisme,la Guerre et l'Espoir avec une Réflexion Philosophique sur l'Humanité et le Futur qui y est dépeint avec subtilité a travers son Rythme Effréné mener tambour battant pendant 1h50. Ajouter a cela, Une Tension Palpable qui s'accentue pour ne plus laisser le moindre répit au service de Séquences D'Actions Percutantes et Intensives qui nous laissent totalement pantois avec en prime des Séquences Indélébiles et Impactantes qui nous reste en mémoire pendant très longtemps tout en faisant la part belle a l’Émotion qui nous chamboule Émotionnellement a travers des Scènes Intimes Déchirantes et Terrassant qui ne verse jamais dans la mièvrerie. Enfin le Casting est Prodigieux grâce notamment au Remarquable Clive Owen qui tient l'un de ces meilleurs rôles de sa carrière d'acteur a travers le rôle de Theo Faron un Bureaucrate Cynique,Tourmenter et Alcoolique dont l'acteur est au sommet de son art a travers cette ancien Activiste Désabuser et Héroïque qui se retrouve totalement dépasse par les innombrables événements tragiques et dangereux, Autour de lui on retrouve une poignée de Seconds Rôles très Consistants comme la Fabuleuse Julianne Moore qui joue avec aisance dans la peau de Julian Taylor une Jeune Femme Militante Rebelle,Déterminée et Dévouée qui est rejointe par l'Inoubliable Michael Caine qui est impérial dans le rôle de Jasper Palmer un Cultivateur Philosophe et Excentrique en passant par l'Immense Chiwetel Ejiofor qui est grandiose a travers le rôle de Luke un membre Ambitieux et Imprévisible du groupe Activiste mener par Julian sans oublier l’Étonnante Claire-Hope Ashitey qui est Époustouflante dans le rôle de Kee une Jeune Femme Intuitive et Attachante ainsi que les prestations appréciables de Charlie Hunnam,Peter Mullan,Pam Ferris et Danny Huston qui viennent apporter leurs édifice a cette Distribution Impériale. En Résumer, Les Fils de L'Homme s’avère comme un Uppercut indescriptible du Septième Art qui confirme après l'Excellent Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban le talent Visionnaire et Unique du Cinéaste Alfonso Cuaron qui signe un Thriller D'Anticipation a la fois Brillant,Haletant,Éprouvant,Humaniste et Bouleversant qui rentre directement au Panthéon des plus grands Films de SF de ces 30 dernières années et qui s’avère comme une Œuvre Cinématographique Moderne et Indispensable a découvrir sans plus tarder.
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2020
Les Fils de l'Homme. De ce titre à connotation biblique aguicheur vient avant toute chose le roman éponyme de P.D James, dont le synopsis est la base du film. Mais désireux de ne pas lire l’œuvre, Alfonso Cuarón préfère imaginer lui-même la trame de son film de science-fiction. Après l'excellent Y tu mamá también (road movie sur fond de passage à l'âge adulte) ou encore le carton du 3e volet de Harry Potter, le réalisateur mexicain imagine un film d'anticipation préfigurant des questionnements et maux du présent.

Situé dans l'Angleterre hivernale de 2027, Les Fils de l'Homme présente une dystopie ténébreuse, excroissance de nos sociétés actuelles, où les femmes sont stériles depuis 18 ans. Ici, l’État totalitaire applique la tolérance zéro, parquant les minorités stigmatisées dans des camps insalubres. Des terroristes illuminés commettent des attentats, tandis que d'autres préfèrent acheter des kits de suicide ne voyant plus de sens à leur vie face à cette fin du monde inévitable. Oui, tous ces éléments renvoient forcément à notre présent, où les attentats, manifestations alter-mondialistes violentes, épidémies, Brexit et autres vagues migratoires deviennent de plus en plus légion.


Dans ce chaos ambiant de société à l'agonie, nous suivons Theo Faron (formidablement interprété par Clive Owen), ancien activiste au lourd passé devenu un bureaucrate apathique, se voit confié une mission par son ex-femme Julian. Cette dernière, interprétée par l'excellente Julianne Moore, dirige un groupuscule anarchiste nommé les Poissons, désireux de faire passer la frontière à une jeune réfugiée dénommée Kee. L'enjeu prendra une toute autre ampleur lorsque Theo découvrira qu'il s'agit de la première femme enceinte depuis 18 ans. Ce sera le début d'un dangereux périple, avec à la clé ni plus ni moins que le possible salut de l'Humanité.


En prenant pour héros un personnage lambda, à la fois concerné mais aussi aveugle, Alfonso Cuarón fait du protagoniste la porte d'entrée du spectateur tout comme son avatar. Brisé depuis un évènement tragique ayant changé sa vie, épris d'une dépression auto-destructrice, Theo Faron ("le Dieu des phares" selon l'étymologie grecque, guide de l'Humanité vers la Lumière) évolue dans un un univers futuriste pourtant familier. Proche de La Route de Cormac McCarthy, Les Fils de l'Homme inspirera plus tard Le Livre d'Eli ou bien The Last of Us, en se réappropriant les codes du cinéma de science-fiction.


Survival politique jamais pamphlétaire, où tout fanatisme est pointé du doigt, le film peut être qualifié "d'anti-Blade Runner". Pas de voiture volante, de robots ou de réalité virtuelle, mais un monde crédible et paradoxalement d'autant plus sinistre, comme dans Orange Mécanique de Kubrick. Via une direction artistique prodigieuse, piochant autant dans 1984 de George Orwell que dans les bidonvilles syriens, Les Fils de l'Homme interpelle d'entrée de jeu. Londres ressemble à Beyrouth ou Mexico, les camps de réfugiés à Kaboul, le reste du monde subit un hiver nucléaire ou des insurrections de tout type, tandis que les riches sauvent les monuments dans des "Arches d'Arts". Un univers dantesque mais à hauteur d'homme, construit méticuleusement.


Que ce soient les coupures de journaux, tracts ou graffitis en fond, écoles fantômes abandonnées, favelas sur les trottoirs, voitures hybrides ou interfaces numériques, tout concourt à faire des Fils de l'Homme un futur déjà présent. Un monde de demain à la grammaire visuelle véritablement inédite ! Là où des récits comme Brazil de Terry Gilliam ou Gattaca d'Andrew Niccol usent de plans fixes et méticuleusement composés, Alfonso Cuarón privilégie l'immersion par une caméra portée à l'épaule. Un résultat qui s'apparenterait presque au faux-documentaire au premier abord, mais qui se révèle bien plus complexe et fin.


Avec Emmanuel Lubezki (The Revenant, Birdman) à la photographie, Les Fils de l'Homme se dote d'un look crépusculaire de toute beauté. Une ambiance glacée douceâtre renvoyant à la mélancolie et la dureté de l'univers dépeint, porté vers le haut par une réalisation virtuose. Inspiré de L'Aurore de Murnau, La Bataille d'Alger de Pontecorvo ou Stalker de Tarkovski, Cuarón propose des plans longs et autres plans-séquences hallucinants (dont un passage inoubliable de guerre civile avec tanks, civils et autres soldats tirant dans tous les coins). Privilégiant l'immersion totale, jouissant d'une durée parfaite de 1h40, le film ne s'attarde pas dans la sur-explication et l'exploration de ce futur dystopique.


On ne saura pas d'où vient l'infertilité (radiations ? manipulations génétiques ?), ce que devient le reste du monde ou tous les tenants socio-politiques. Au contraire, le réalisateur privilégie l'émotion et les sentiments comme moteur et vecteur de questionnements pour le spectateur. Via une utilisation intelligente de sa caméra, chaque plan est filmé de main de maître, avec un regard inquisiteur et nerveux : un personnage à part entière ! Jamais pompeux ou poseur, et bénéficiant d'un découpage ultra efficace, tout participe à plonger le spectateur dans cette traversée sensationnelle lorgnant vers la fable évocatrice. On notera par exemple l'importance des animaux (en lien avec La Ferme des Animaux), des références à l'album "Animals" de Pink Floyd et tout un tas de références mythologiques. On a parlé du patronyme de Theo, mais on peut aussi citer Kee (la clé de la Natalité) ou les Poissons (signe de reconnaissance des premiers Chrétiens).


Si Les Fils de l'Homme fut aussi un exploit technique et de scénographie (plan-séquence au sein d'un véhicule avec multiples figurants, mais aussi être humain entièrement créé par des CGI photoréalistes), tout s'écroulerait sans un casting compétent. Outre un Clive Owen impérial en héros cynique mais courageux et une Julianne Moore qui en impose toujours, on pourra noter un Charlie Hunnam (Sons of Anarchy, The Gentlemen, The Lost City of Z) encore méconnu, un Chiwetel Ejiofor (12 Years a Slave, Les Survivants, Doctor Strange) épatant, un Michael Caine (The Dark Knight, Interstellar, Kingsman) dans une de ses meilleures performances, mais aussi Peter Mullan (Westworld) à contre-emploi et enfin la révélation Clare-Hope Ashitey (Seven Seconds) en jeune Vierge Marie d'un nouveau monde.


Probablement le meilleur film d'anticipation de ce début du siècle, et un des plus grands films de science-fiction jamais faits, Les Fils de l'Homme est un film à (re)découvrir absolument. Porté par un casting au top, une mise en scène hallucinante de Cuarón (préfigurant son Roma), éclairé par une somptueuse lumière par Lubezki, la réussite est totale. Préfigurant de problématiques pertinentes et véritable miroir sociétal, Les Fils de l'Homme n'assène aucune leçon, préférant mettre en garde, placer le spectateur devant la réalité, et le laisser réfléchir à ses questionnements. Une fable aux scènes de tension intenses et au séquences intimistes poétiques bouleversantes (le "cessez-le-feu"), le réalisateur mexicain livre un film puissant sur la rédemption, l'espoir et la foi. Un chef-d’œuvre.
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2007
Passé injustement inaperçu, Les fils de l'homme est la vision apocalyptique du futur envisagée par Alfonso Cuaron. Un futur, pas si éloigné de notre présent à regarder de plus près, terrifiant, à feu et à sang, qui nous oblige à nous poser les bonnes questions pour éviter cette issue finale qu'est au quotidien : la peur, le racisme, la délation, la guerre. L'intrigue est plutôt basique : en 2027 en Angleterre un homme est chargé de protéger une femme enceinte, fait qui ne s'était plus produit depuis 18 ans. Ce n'est pas pour autant prétexte à un film d'action bourré d'effets spéciaux. Le héros, incarné par Clive Owen n'a d'ailleurs pas d'armes. Et préfére utiliser sa ruse pour échapper à ses ennemis. Le film, peut-être dû à un manque de budget, est composé de longs plans-séquences qui nous permettent d'admirer la virtuosité, déjà entraperçu sur Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, de Alfonso Cuaron. La deuxième partie du film quasi documentaire, affrontement entre l'armée et les réfugiés filmé caméra à l'épaule , nous plonge en plein coeur de l'action ( il y a même du sang sur la caméra) exactement comme si nous étions à la place de Théo. La petite arnaque au générique est la "présence" de Julianne Moore. Actrice talentueuse, certes, mais ici sous-exploitée car présente à l'écran l'espace de trois scènes environ. Un thriller visionnaire, désenchanté, pessimiste, à visionner pour sa réalisation et son suspens haletant.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2013
Un film post-apocalyptique très réussi grâce à un synopsis astucieux, une mise en scène impeccable et une ambiance lourde et prenante. Clive Owen assez bon. Très dense.
Florent B.
Florent B.

95 abonnés 757 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 août 2015
Une véritable leçon de cinéma, que ça soit dans la réalisation que dans le jeu des acteurs. Les plans séquences, au nombre de 3, sont tout simplement magnifiques, tant par le réalisme, saisissant, que par la mise en scène, parfaite. L'histoire, à la fois d'anticipation et de science-fiction, est géniale, et on se captive devant le spectaculaire, dans les décors et les scènes d'actions. Une réalisation brillante et un Clive Owen très bon, composent à merveille ce film. A posséder dans le DVDthèque.
Sebmagic
Sebmagic

201 abonnés 1 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 août 2011
Voilà un excellent et sublime film d'Alfonso Cuaron qui nous en met plein la vue en terme de réalisation, d'ambiance et d'émotion. Après Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban où il avait déjà imposé un univers assez sombre par rapport aux précédents volets, il nous offre ici un film dur et noir sur un sujet passionnant. Ce n'est peut-être pas un film d'anticipation à proprement parler puisque le pitch de départ est, bien que surprenant, certainement pas prêt de se produire, mais il est clair que c'est original. Le monde dans lequel progresse le héros donne des frissons tant il est réaliste à propos de l'être humain. Ici, l'espoir est encore symbolisé par un bébé, qui constitue carrément un miracle. Le seul problème, à mon goût, c'est que le réalisateur ne développe pas assez son scénario. L'idée est super intéressante mais à part nous montrer le sauvetage d'un miraculeux nouveau-né, Cuaron ne laisse pas de place à la question "et ensuite ?". A nous de deviner certes, mais visiblement le final n'est pas très optimiste. Même si l'espoir est bien présent et que ce bébé annonce un renouveau pour l'humanité, on est en droit de se demander si ce miracle va effectivement se reproduire (sans mauvais jeu de mot). Cependant, le sujet est quand même bien traité et le film ne s'essouffle jamais car reste toujours intéressant. Les Fils de l'Homme est composé d'un certain nombre de longs plans-séquences tous aussi maîtrisés les uns que les autres, et c'est à mon goût ça qui constitue sa grande force. La réalisation est époustouflante grâce à plusieurs scènes quasiment anthologiques, de pures maîtrises de la caméra qui m'ont cloué sur mon siège. Le plan-séquence de l'embuscade dans la voiture est absolument superbe, mais c'est celui de la fin du film qui reste le plus mémorable. Ce plan de 6min10 est terriblement immersif, on est à fond au coeur de l'action et le conflit entre soldats est montré de façon réaliste et effroyable. La caméra devient presque un personnage à part entière, tellement qu'on a presque l'impression d'avoir affaire à un reportage de journalistes. Elle suit Théo pendant tout le film et nous montre son évolution jusqu'à la fin, à travers les balles et la misère. C'est magnifiquement filmé et on est vraiment plongés dans une ambiance presque glauque. La fin du film est également émouvante, grâce à cette paix qui s'installe subitement à mesure que Théo avance avec Kee et son bébé au milieu des soldats. En plus d'être un symbole d'espoir, cet enfant représente la cessation de la guerre et l'idée véhiculée est très forte. Dans un monde sans espoir, sans aucune raison de vivre depuis 18 ans, voilà qu'un bébé apparaît et fait taire les fusillades rien que par sa présence. C'est puissant et on en aurait presque les larmes aux yeux. D'autant que la musique est une pure merveille. Les acteurs sont également géniaux, à commencer par Clive Owen bien évidemment qui garde toujours son air sérieux (comme si on lui interdisait de sourire sur le plateau), mais reste crédible d'un bout à l'autre dans un rôle plus ou moins déprimé. De même, Michael Caine (avec qui j'ai habituellement du mal) est très surprenant en vieux bonhomme cool et hippie. On aperçoit Julianne Moore pendant un court moment (heureusement ?) et la disparition rapide du personnage donne lieu à un plan-séquence génial et inattendu. Claire-Hope Ashitey est elle aussi impeccable dans son rôle. Cuaron signe donc l'un des meilleurs films de 2005 avec un scénario intéressant bien que peut-être pas assez poussé, mais surtout une réalisation de génie. Récompensé plusieurs fois pour sa sublime photographie et sa maîtrise technique, c'est un excellent film qu'il est difficile de ne pas apprécier.
WardStradlater
WardStradlater

70 abonnés 469 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 septembre 2010
Bon petit film de SF. Même si le tout peine à démarrer, le sujet est assez intéressant et vaut le détour, ne serait-ce que pour la réflexion.
NiERONiMO
NiERONiMO

59 abonnés 353 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 août 2014
Alfonso Cuarón, ou l’un des cinéastes les plus en vue du moment après la claque Gravity, s’était auparavant illustré de la plus belle des manières avec Les Fils de l’Homme ; ce récit de science-fiction, adapté du roman éponyme de P.D. James, arborait en effet la patte si spectaculaire de ce dernier, tout en transposant pour le mieux sur grand écran une intrigue follement captivante. Dans l’ensemble on tient donc là un long-métrage ni plus ni moins époustouflant, happant notre attention avec brio dès sa séquence d’introduction pour le moins évocatrice (le décor est planté avec ingéniosité), tout en nous estomaquant d’entrée de jeu. Dès lors, Les Fils de l’Homme se veut irréprochable tant son ambiance grandement immersive nous emporte, et repose tout du long sur la parfaite symbiose de trois composantes : scénario, réalisation et personnages/interprètes. Comme déjà dit la trame est effectivement prenante comme pas deux, dont le postulat de départ s’avère aussi ingénieux que sombre (infertilité mondiale), tout en ayant de dramatiques conséquences : la vision d’une Angleterre autarcique proche du chaos, entre la chasse inhumaine aux réfugiés et les sanglants affrontements impliquant gouvernement et terroristes, confère ainsi au long-métrage un ton malsain, et d’autant plus accentué par une approche visuelle aussi réaliste que poisseuse. Le ton est donc donné, et ce futur empli d’un désespoir ambiant bénéficie d’une mise en scène hallucinante de Cuarón, décidément unique en son genre : le film est ainsi truffé de plans-séquences géniaux, tel que le vertigineux champ de bataille du camp de Bexhill ; la photographie est de même extraordinaire, et rarement un long-métrage tourné caméra à l’épaule n’aura été aussi somptueux. Bref, tout sert au mieux une œuvre nous remuant comme il se doit, profonde et brillante de thématiques humaines comme politiques ; reste le point des personnages, tous formidables, mais il convient de citer avant tout la paire Théo / Julian. Ce couple brisé, peu présent au final à l’écran, parvient en peu de temps à se rendre émouvant, car juste dans son traitement, tant ces deux figures sont crédibles à souhait ; le rôle de Clive Owen est ainsi sublime, et que dire de sa propre interprétation toute bonnement superbe. Alors, sans oublier de citer les formidables Michael Caine, Julian Moore ou encore Claire-Hope Ashitey, on peut conclure en qualifiant Les Fils de l’Homme de chef d’œuvre : la réalisation démente de Cuarón n’est assurément pas anodine à cela, mais le film fait encore mieux en nous offrant un contraste saisissant entre humanité proche de l’extinction et mince étincelle d’espoir… à l’image d’un dénouement aussi terrible que magnifique, excellente conclusion en les circonstances.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 mars 2007
Un sujet passionnant qui aurait pu être traiter de façon plus dynamique. Ce n'est pas complètement nul mais le rythme est tellement lent qu'on s'y ennui fermement!!! Dommage...
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2006
Si Les Fils de l'homme n'est pas parfait, il ne faut pas bouder son plaisir pour autant car rare est le cinéma d'anticipation et encore plus celui bénéficiant d'un scénario intelligent et réaliste. Ces conditions sont réunies pour Les Fils de l'homme avec son histoire qui sait faire peur en nous montrant un avenir très inquiétant ; de plus des scènes d'action efficaces ponctuent le film notamment le combat final saisissant de réalisme, l'interprétation n'est pas en reste non plus, les acteurs sachant rester sobres et justes dans leur rôle. L'atmosphère est pessimiste et sombre mais le Fils de l'homme est le film de la rentrée ayant sans doute l'histoire la plus originale et intéressante du moment.
Degrace
Degrace

34 abonnés 419 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 août 2007
Un film confus et de ce fait peu crédible. Pourquoi les réfugiés sont-ils rejetés aussi violemment? Il semblerait que ce ne soit qu'un prétexte à ajouter un peu d'action à une idée de départ intéressante. On se demande tout le film ce que fuient les protagonistes et ce qu'ils espèrent trouver là où ils vont. Aucune réponse, ce qui donne l'impression qu'on ne sait pas bien où on va. Le scénariste ne devait pas plus le savoir. Tout le film on nous parle de rébellion. De qui contre qui? Une étoile pour certains personnages attachants, et pour une très bonne réalisation les dix dernières minutes du film.
Michael78420
Michael78420

63 abonnés 1 903 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 septembre 2022
Un bon film que je n'ai pas aimé. Trop sombre pour moi. Trop d'armes. Trop de violence. Une vision trop sombre du futur. Le film est sorti en 2006 mais l'histoire se passe en 2027, c'est-à-dire dans seulement 5 ans ! Depuis le brexit et le Covid-19 ont beaucoup changé les choses. Mais peut-on pour autant imaginer une telle déchéance de l'humanité d'ici 5 ans ? Malgré la qualité de la réalisation, je n'ai pas accroché. Même le choix de l'étrange interprétation de Ruby Tuesday m'a surpris : pourquoi ne pas avoir utilisé la version originale des Rolling Stones ? Quant à annoncer qu'en 2008 la grippe devint une pandémie, il faut admettre que la prédiction est bonne, avec 12 ans d'avance. À réserver à un public averti.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2011
Un film grand spectacle mais dont le scénario est....léger, on connait la fin dès le début, pas de vraie grande surprise. En bref un film dont on peut aisément se passer.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse