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inspecteur morvandieu
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0,5
Publiée le 13 décembre 2023
Après un préambule particulièrement déroutant, dont ne s'etonne pas de la part de David Lynch, on croit entrer dans le vif du sujet lorsque l'actrice incarnée par Laura Dern s'apprête à tourner un nouveu film dont l'équipe de tournage apprend bientôt qu'il est le remake d'un film inabouti touché, parait-il, par une malédiction. Cinéma et maléfice, voilà qui pourrait, nourri par le climat d'inquiétude installé par Lynch et par la confusion entre le rôle et la vie des comédiens, donner un spectacle saisissant. Las. Sur le fond comme sur la forme, le cinéaste nous égare dans les méandres d'une intrigue à tiroirs. On ne comprend pas grand'chose au sujet, au cheminement erratique de Laura Dern dans ce qui semble une autre dimension, une autre vie, et pour dire vrai, on renonce vite à comprendre tant le style de la réalisation et de la mise en scène est rébarbatif, voire hideux. Laura Dern, ahurie ou inquiète, avance à tatons dans un univers mystérieux pour elle aussi, franchit les portes d'un décor de studio qui s'ouvre sur un ailleurs ou sur des personnages indéfinis. Cet ésotérisme, malheureusement, ne procure, à défaut d'émotions quelconques, qu'un insupportable ennui, d'autant que le film est péniblement long, que les séquences à l'intérieur le sont tout autant.
Il y a cette volonté de la part de Lynch de brutaliser le spectateur, le perdre dans sa mise en scène/abyme. C'est à double tranchant. Effectivement, il y a matière à honorer le chaos général calculé, brillamment orchestrer, avec l'utilisation exagéré du champs contre champs et du gros plan presque difforme, sans parler du montage presque épileptique, accentuant le malaise. Tout cela a un but bien sûr: nous sommes spectateurs actifs, en souffrance, perdus au côté de l'actrice. Laura Dern est hypnotique, on comprend petit à petit qu'au delà l'histoire d'amour et d'adultère, le film parle surtout de cinéma, de l'ambivalence entre l'acteur et le personnage. Néanmoins, et c'est purement subjectif, que c'est austère ! Le non conformisme que l'on défend peut nous tourner le dos. On aime quand même. C'est un amour assumé et unilatéral, sans retour.
4 étoiles car il est difficile de mettre quelque chose d'autre, tant l'ambition du film dépasse mon entendement. J'avoue avoir été complètement dérouté au milieu du film et je suis donc allé glaner des clés pour ouvrir les portes de cet univers hors limite des capacités de mon esprit. A la lumière de ces explications, j'ai beaucoup apprécié le second visionnage de cet oeuvre vertigineuse, très ambitieuse mais très hermétique. Le propos du film est une représentation du processus fusionnel qui s'accomplit entre le protagoniste réel d'une histoire, l'acteur qui joue ce protagoniste, le personnage joué par l'acteur et au final le spectateur qui regarde jouer l'acteur, pour que l'émotion qui transit dans ce processus permet à chacun de ressentir et de se nourrir de l'expérience d'autrui, et donc se d'enrichir humainement. Ce qui est montré est une mise en images de cette fusion graduelle qui va s'emparer de l'acteur vis-à-vis de son personnage, du personnage vis-à-vis du protagoniste et au final du spectateur vis-à-vis de l'acteur qui va apporter cet enrichissement humain, cette émotion que l'on a tous ressenti à la vision d'un film qui nous a ému. La mise en image de ce processus d'empathie, ou d'identification comme on voudra, est effectivement très ambitieuse. Elle est représentée sous la forme d'une spirale, d'un vertige, d'un gouffre qui va fusionner le protagoniste, l'acteur, le personnage jusqu'au spectateur et provoquer sa libération comme on le voit dans la dernière scène du film.
Je ne peux pas classer INLAND EMPIRE parmi les chefs d'oeuvre de David Lynch. On aurait pu retirer une trentaine de minutes (les scènes tournées en Pologne) mais le film reste admirable. C'est un pur film cérébral où nous nous projettons dans l'imagerie mentale d'une Laura Dern éblouissante, voir la scène de meutre sur Hollywood Boulevard, avec la belle idée de la flamme de vie. Un cinéma de délire hypnotique fascinant, la scène avec les lapins est angoissante. Cette dernière rappelant en quelque sorte Erasehead. L'image est moins jolie, utilisation de la vidéo, mais l'altérité peut être utile en art. C'est du cinéma sensitif dont il ne faut absolument pas chercher à découdre les méandres d'une intrigue plus que complexe. Dans Mulholand drive, Naomi Watts vivait intensément son délire (confusion fantasme/réalité), ici c'est la confusion vie réelle/vie du rôle du film qui est en jeu. Lynch nous livre aussi une vision acerbe du cinéma hollywoodien avec une nouvelle fois une façon sans égale de "jouer" avec l'érotisme dans des scènes jamais grivoises (voir les scènes avec les filles polonaises). La peur sourde vient aussi de l'intérieur telle une douleur térébrante (scène lors du tournage du film où celle où une voisine avertit l'actrice d'un futur grand danger). Harry Dean Stenton, un fidèle dans un rôle assez bref, est aussi éblouissant de mystère. A noter aussi une utilisation optimale de la musique ; Badalamenti est un des plus grands compositeurs actuels. Enfin, la scène finale, conjointe avec le générique, permet au spectateur de relâcher un peu de sa tension et de finir sur une noter optimiste et de revoir Laura Herring. Le film s'achève en fait comme Mulholand drive commencait, par une scène de danse, jouissive et filmée avec maestria.
Un délire hallucinatoire comme seul Lynch pouvais en faire !! 3h d'hallucination à ne cesser de se demander si on à pris de la drogue ou si on est réellement réveillé. A ne conseiller qu'au seul fan de Lynch
Lynch faisant du Lynch. Une grosse déception pour un Fan comme moi, de Mulholland Drive, Lost Highway, Blue Velvet et autres. un film dans le film, une histoire dans l'histoire. une vie dans une autre. les portes s'ouvrent et se referment sur des mondes différents dont le liant est la Magique Laura Derne, seule étoile du film qui rayonne par son jeu d'une étonnante force. voici un mystère dont on ne comprendra probablement jamais le fond. ajouté à cela, une qualité d'image numérique à faire pleurer les fan de Blue velvet, et un cadrage digne d'un étudiant de première année...... de lycée. bref, même si l'on est happé par l'ambiance durant la première heure et demie, la seconde nous parait de plus en plus longue et ce n'est qu'avec bonheur que l'on voit enfin apparaître le générique.
MAis bon, relativisons, la majorité des amis avec lesquels je suis allez voir le film, l'ont aimé.
Lynch transforme l'énigme policière en labyrinthe mental. "Inland Empire" prolonge "Mulholland Drive" avec plus de cohérence et en plus abouti, presque sans bizarrerie superfétatoire. On est dans l'anamnèse et la fantasmagorie, le dédoublement de personnalité, les jeux de réel et de représentation (d‘autant plus réussis que les comédiens jouent à la perfection), les collisions d'espaces et de temps... La paranoïa est omniprésente et on pense par moment assister tout simplement au spectacle d'une conscience sombrant dans la folie. C'est envoûtant et terriblement angoissant, mais peut-être un peu trop long.
Inland Empire marque de manière cinglante les dérives d’un réalisateur qui laisse libre cours à son imaginaire, sans idée directrice et sans jamais se demander si le partage avec son public est encore possible. A force de vouloir faire « du Lynch », le cinéaste tombe dans l’auto-parodie et le nombrilisme. On peut également se demander ce qui a prit à David Lynch d’utiliser la DV. Lui qui nous avait habitué à un esthétisme maitrisé propose ici un film d’une rare laideur. La comparaison avec la beauté picturale des plans de Lost Hiway et Mulholand Drive fait très mal. Bref, Inland Empire est un film moche, long et hermétique, à réserver aux fanatiques du maitre.
INLAND EMPIRE, véritable film-ovni ou comment faire perdre la tête au spectateur? David Lynch poursuit son trip avec cette œuvre inclassable, d’une singularité rare; on reste captivé par ce(s) personnage(s) qui déambule(nt) dans ce labyrinthe des méninges à l‘infini pour finalement se retrouver dans la même situation que nous : échoué au milieu de nulle part. On essai de comprendre un minimum dans quoi le cinéaste veut nous embarquer mais après 2h50 de spectacle (plutôt déconcertant), on reste sur sa faim avec ce puzzle aussi complexe qu’étrange. Néanmoins, un savant mélange de surréalisme totalement hypnotique et de folie attractive pour une invitation au voyage cérébral un tantinet titillant et profondément singulier.
La première partie du film m'a fait vraiment penser à Perfect Blue. Mais là où Perfect Blue se concentre sur la célébrité, ici dans la deuxième partie on plonge encore plus dans le cauchemar tel un véritable Silent Hill (je m'attendais à voir des monstres). On se perd dans les différentes réalités au même titre que l'héroïne qui ne sait plus qui elle est en entrant dans son rôle de comédienne, son rôle de femme au foyer, ses origines, son passé, son futur. Le film ne nous tient absolument pas par la main et est sujet à de nombreuses interprétations. Je refuse d'aller voir des explications car avant tout ce film m'a fait ressentir des choses inexploitables. J'ai été vraiment angoissé face à cette mise en scène déroutante. Les lapins ? L'esthétique VHS ? Les ralentis ? Les effets spéciaux nuls ? Ça m'a complètement emporté dans un cauchemar visuel. Pourtant le générique vient comme nous donner un médicament, une ultime salvation que le noir de l'écran vient nous priver. L'héroïne était enfermée dans ces images tout comme notre esprit face au cinéma. On se sent terriblement impuissant de voir la déchéance d'un être. Laura Dern, cet être implacable dont le jeu est tellement ambivalent, subtil et puissant. Un film-cauchemar, voilà ce qu'est Inland Empire.
Autant je suis un grand fan de Lynch que ce film ci, bien que jouissant d'un bon visuel et de bons acteurs ne ma a aucun moment transporter comme j'ai pu être pendant le visionnage de lost hiwghay par exemple. Dommage!!!
Où est le scénario? Où est le montage? Où est... Il n'y a rien dans ce film à part la prestation de Laura DERN. Une grosse déception de la part de David Lynch.
Cette nouvelle exploration de l'usine à rêve hollywoodienne n'étonne pas de la part de David Lynch puisqu'il a traité le même sujet avec Mulholland drive. Remake de ce dernier, ce nouvel opus n'apporte strictement rien de nouveau au mythe Lynch. Allant toujours plus loin dans l'expérimental et l'incompréhensible, le metteur en scène s'amuse à perdre le spectateur dans un dédale de couloirs sombres nous amenant vers... nulle part. Car, après une heure passionnante, INLAND EMPIRE part complètement en vrille au point d'annihiler toute forme de logique intrinsèque. Visiblement persuadé qu'un film n'est qu'une affaire de sensations, le cinéaste ne dit plus rien du tout et se laisse aller à ses tics et obsessions favorites. Le problème est que le film ne tient pas la route sur le plan esthétique avec sa DV hideuse et ses éclairages pourraves. Où est passée l'extrème élégance de ses précédents opus ? Alors évidemment, certains passages sont tout simplement géniaux et nous emportent là où peu de cinéastes sont capables de nous emmener. Mais faut-il pour cela souffrir durant trois longues heures de projection ? D'autant que le générique final nous laisse sur un goût amer, parodiant les oeuvres passées avec un cynisme confondant. Impardonnable, cette fin pathétique laisse à penser que Lynch s'est foutu de notre gueule pendant trois heures et cela on le digère assez mal.
Que pensez de cette oeuvre de Lynch si déroutante et dur d'accès qu'elle ferait passer Mulholland Drive pour une production disney,on n'y comprend effectivement peu de choses, Lynch laisse le spectateur se faire ses popres interprétations sans lui laisser à aucun moment une seule clef de compréhension, transforme l'usine à rêve d'Hollywood en un interminable cauchemar sombre et éprouvant, Laura Dern transfiguré livre une interprétation stupéfiante .On en ressort troublé, dérangé par tant de noirceur tentant en vain de comprendre ce qui peut se présenter à nous, cherchant le lien entre le rêve, la réalité, la fiction, la logique onirique fait que rien n'arrive jamais à s'éclaircir.On en ressort aussi exténué que fatigué, l'expérience rude est accentué par la laideur de la mise en scène même si Lynch tente de donner ses lettres de noblesses à l'utilisation de la DV parfaite pour mettre en scène la terrifiante réalité de ce cauchemar lancinant , portrait d'une femme en quête d'elle même, de ce qu'elle est, de ce qu'elle sera et de ce qu'elle restera.Certaines scènes étranges laissent cependant perplexe(le passage avec les les lapins et ceux avec les prostituées qui dansesnt)comme si Lynch voulait en faire trop histoire peut être de frustrer encore plus son spectateur déja victime de la terrible machination qui se présente à lui.A voir pour un public très averti de l'expérience qui se présente à lui, mais attention Lynch devient trop obscur, il faut savoir s'arrêter à tant, il a trouvé avec ce labyrinthe inquiétant l'une de ses limites.
Ce nouveau film de David Lynch aussi bizarre que mystérieux est moins envoûtant que le chef-d'oeuvre Mulholland Drive ( en même temps, comment faire mieux? ). Cela dit Inland Empire, je pense, est supérieur visuellement à Lost Highway. Lost Highway qui bénéficiait néanmoins d'une ouverture parfaite mais qui s'est perdue dans des méandres sans fond. Ici, l'atmosphère est étrange dés le début et s'accommode de toutes hypothèses bien gardées tout en saccageant tous les stéréotypes du film-ovni, construisant au fil des presque 3 heures de film une histoire subliminale flirtant avec l'érotisme, les légendes, la mise en abîme, l'amour, le rêve et la mort. Même si on peut trouver le temps long, manifestement le scénario ne s'embête pas et joue des tours n'importe où. On sait même pas où on va et les clefs de l'intrigue sont tellement nombreuses qu'on ignore à la fin si on a compris au moins une chose. Coriace malgré des prostituées sans aucun rapport, une scène de théâtre où jouent des "ânes" au premier sens du terme sortis d'on ne sait où, des polonais et une troupe de cirque incohérents, un baiser lesbien final sympathique mais inutile et bien d'autres couloirs effrayants et sans compter les effets fondus, lumineux, rajouts d'images cauchemardesques, construisant un film plus que dérangeant sur l'amour. De bien jolies dames malgré tout, surtout celle qui regarde la télé.