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lara crid
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4,0
Publiée le 10 avril 2018
Difficilement racontable. Merci à ce grand réalisateur de nous donner la possibilité de bouleverser nos repères dans ce délire bien maîtrisé. Une déclinaison onirique et toute en strates de la souffrance amoureuse liée à l’adultère. On sent à peine les trois heures passer hormis les trop nombreux renchérissements sur la fin.
Ou est donc passé lé génial David Lynch ? Bonne question, sans doute grisé par les critiques, le bonhomme se met à tourner en rond jusqu'à se mordre la queue ce qui caractérise parfaitement ce Inland Empire sans queue ni tête. Lynch nous sort aussi une DV particulièrement moche et enchaine les séquences complètement décousues sans vraiment de lien entre elles sans oublier une symbolique balourde et pompeuse signé d'un réalisateur aussi boursouflé que son film mais bon maintenant qu'il est sacralisé "auteur", les critiques adorent et puis ça fait branché d'aimer même si le tout n'a aucun sens à part peut être pour Lynch. Et c'est bien là le problème, le seul nom de Lynch suffit a beaucoup pour crier au génie sans faire preuve de la moindre objectivité, prêt à penser quand tu nous tient.
Inland Empire est une mise en abîmes du "Cinéma"... une chute vertigineuse dans les profondeurs du psyché de ce qu'est "d'être acteur" (acteur de cinéma, acteur de sa vie,...). Une fois l'intrigue 'de base' posée (dans les 40 premières minutes), nous plongeons alors immédiatement dans cet univers propre à Lynch, qui reprend bien entendu ses codes habituels : le théâtre miniature, la traversée du rideau rouge, les personnages doubles ou triples, etc.... Cette exploration, qui va en réalité beaucoup plus loin que de simples clichés, se fera tout du long du reste du film, et on ne ressortira ou pas qu'à la fin... Beaucoup décriront "l'absence de scénario" ; Lynch nous peint une oeuvre cinématographique d'une manière totalement différente de ce dont on a l'habitude de voir dans le "Cinéma à papa". Cette manière de dépeindre "l'intérieur" plutôt que "l'extérieur" est en réalité beaucoup plus riche, car nous touchons du bout du doigt la construction de l'âme humaine et de la réalité qui l'entoure... ce à 360°... Ici, la chronologie n'a pas d'importance... les messages ne prennent leurs envergures dans ce kaléidoscope que si le spectateur rassemble les pièces du puzzle par lui-même (il faut faire l'effort, j'avoue).. pour cela, de nombreux indices seront dispensés tout du long... gardez l'oeil ouvert et le cerveau alerte... D'un point de vue réalisation à proprement parler, la caméra a l'épaule, tenue par Lynch lui-même durant beaucoup de séquences, retranscrit une réalité effrayante et vivace... et l'on sera agréablement surpris de la quantité de techniques utilisés et de la qualité de la photographie en général. La bande son est juste une des meilleures des films de Lynch depuis celle de Twin Peaks Fire Walk With Me. La direction et le jeu des acteurs est juste parfaite. Amoureux de l'oeuvre de David Lynch, foncez sans hésiter... nous avons ici affaire à un de ses films les plus personnels et réussis.
Mulholland Drive était quelque chose, Inland Empire n'est autre qu'une chose ...
Les 30 premières minutes sont portés avec élégance. L'intrigue est déja posée, on s'attend brusquemenet à un emerveille, une sorte de berceuse cinématographique dont on en sortirait pas indemme. Puis soudain, c'est le coup du marteau en pleine figure ! les deux heures suivantes ne sont que flash, chaos, et désolation. Des scènes très courtes qui ne durenet qu'une dixaine de secondes, des plans des centrés, donnant le tourni, à la longue on se sent très fatigué et épuisé, c'est comme avoir parcouru un dix mille metre sans victoire. on reste là, planté, dans une expérience lancé par le grand lynch, je crois que les éloges qu'on lui a porté pour ses autres films lui ont permis de se prendre pour l'homme "je dicte mes regles, c'est moi qui comprends je ne vous dirais rien, c'est à vous de vous débrouiller" Mais soyons honnète un seul instant, Inland empire c'est une grosse tache de peinture sur une toile. Le temps est disporpotionné, on aurait préféré que le film soit un peu plus découpé en deux partis equitable, d'un coté on réfléchi et puis d'un autre on se masturbe le cerveau !
on resort presque traumatisé. Disons le haut et fort, lynch s'est foutu de la gueule de ses fans !! Quelle tristesse, décevoir à ce point est un crime, car au fond, on se sent comme trahi. l'immense sourir et puis soudain on nous fait les grands yeux.
Avec "Inland Empire" Lynch semble vouloir poursuivre son travail artistique qui atteint des sommets avec son éblouissant et étourdissant "Mulholand drive", sauf qu'ici il pousse trop loin le bouchon. Si sa précédente œuvre provoquait déjà l'entrée en ébullition de la cervelle, elle avait le mérite de raconter une histoire, d'être passionnante, et de livrer des clés d'interprétations. A l'inverse, "Inland empire" est très ennuyeux (en plus il dure 3 heures...) et est totalement incompréhensible. C'est un film qu'il faudrait décortiquer et analyser scène par scène pour essayer de comprendre ce que Lynch veut dire, mais en lisant sur le net quelques tentatives aux résultats très différents, je ne suis pas certain que la bonne explication puisse être trouvée. Ceci dit, Lynch n'échoue pas totalement, il arrive encore à créer une ambiance éprouvante en distordant légèrement la réalité, et propose quelque chose de visuellement très intéressant, ce qui permet quand même de faire passer cette énorme pilule de 3 heures.
Je suis pourtant habitué au style hyper-particulier de David Lynch et j'adore la plupart de ses oeuvres mais là j'ai tout simplement l'impression qu'il s'est foutu de notre gueule. En fait, il a juste repris ses trucs de "Lost Highway" et de "Mulholland Drive", excellents d'ailleurs là-dedans, et les a foutu dans un fouillis qui paraît nettement plus prétentieux qu'incompréhensible. Les acteurs se regardent jouer croyant obligatoirement être bons parce qu'ils jouent dans un David Lynch, en fait ils sont insupportables. Et le cinéaste assaisonne ça de dialogues débiles et chose impardonnable, pour quelqu'un qui jusqu'ici se distinguait par un visuel exceptionnel, d'une technique absolument médiocre avec des cadrages déplorables et une photo dégueulasse. Pas de sensualité, pas de mystère, pas de beauté, pas d’envoûtement, pas de Lynch bref... juste l'ennui. Cette oeuvre est aussi naze que "Mulholland Drive" est génial ; une pure purge... et le pire c'est qu'elle dure près de trois heures.
Comme le résume parfaitement un dialogue du film : " - Ca n'a pas de sens...", " - Mais c'est moi. Regarde moi connard". Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire, tout est dit, connards.
Pire que Spider de Cronenberg et que Mulholland drive réunis, Inland Empire est est une purge indéfendable. Bien qu'il nous inflige près de trois heures de rien "plus mal filmé, tu meurs", la pléthore d'éloges me laisse à penser que nos braves critiques se sont laisser berner par un Lynch plus roublard que jamais. Un establishment ridicule qui s'extasie devant une ouevre incompréhensible plutot que d'avouer qu'ils n'y ont rien compris au risque de passer pour un attardé dans son microcosme. Mais ouvrez les yeux, Inland Empire fait partie de ces films ou le réalisateur veut nous persuader qu'il réinvente le langage cinématographique alors qu'il vient de torcher un film a peine digne d'un amateur. Honte à Lynch qui devrait réserver ses étrons filmiques à des projections privées et aux critiques dénués d'honnêteté intellectuelle qui ne défendent qu'un nom.
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3,5
Publiée le 23 juillet 2023
Que dire du dixième long-mètrage de David Lynch qui dèroute le spectateur dans sa première partie et qui reste près de deux heures de film derrière pour essayer de comprendre quelque chose! il faut garder les grands yeux ouverts, s’y laisser happer ou « mourir » pour voir et « subir » cet "INLAND EMPIRE" sorti en 2006 avec un parti pris dans la mise en scène qu'il faut accepter! Condensè des cauchemars du rèalisateur où l'on retrouve toutes ses obsessions qu'elles soient noires, endolories ou èrotiques! Ce dèlire fantasmagorique, campè par une hallucinante Laura Dern, finit par rèvèler son mystère au bout du quatrième visionnage! Difficile en effet d'analyser ce film qui compte plusieurs passages fascinants spoiler: comme celui de Dern passant de l'autre côtè ou agonisant sur Hollywood Boulevard! Etrange, inquiètant, dèstabilisant! Un ressenti plus qu'une comprèhension avec pleines d'idèes, de jeu de lumières et de couleurs assez impressionnants! Un Lynch à rèhabiliter...
Jamais autant qu'avec ce "film" j'en ai voulu à la critique de presse d'une telle complaisance voir de snobisme, à l'égard d' un réalisateur qui nous a infligé, pendant de très longues heures, la plus grande escroquerie de l'histoire du cinéma. On ressent le même malaise que quand on se trouve face à face d'oeuvres de collage sois disant "géniales" qui jonchent les salles des musées d'Art Moderne.
Dernier film de David Lynch à ce jour, "Inland Empire nous raconte "une histoire de mystère" selon ses propres mot avant de rajouter "Au cœur de ce mystère, une femme amoureuse et en pleine tourmente". C'est un film difficile à résumer et c'est plus une expérience qu'un film, c'est la particularité que l'on retrouve souvent chez Lynch, capable d'atteindre la perfection comme avec Mulholand Drive ou parfois d'être plus un peu plus déroutant. "Inland Empire" représente le cinéma du Lynch, c'est sombre parfois déroutant mais jamais trop pour sortir du film, peut être un peu trop long mais avec une atmosphère dérangeant, inquiétante et stressante. Il aborde plusieurs thèmes de manière plus ou moins subtile que ce soit le cinéma, le sexe, la mort ou encore la souffrance, des thèmes qu'il a déjà abordé avant. Puis encore une fois, sa maitrise technique est éblouissante, il ne laisse strictement rien au hasard et nous gratifie de très beau plan et de techniques originales. Laura Dern trouve là l'un de ses meilleurs rôles, elle est extraordinaire et c'est bien dommage qu'elle soit de plus en plus rare sur grand écran. Bref, comme souvent ce n'est pas un simple film que nous livre Lynch mais une véritable expérience, celle ci est d'ailleurs l'une de ses moins accessibles et si pour ma part ce n'est pas sa meilleure (Mulholand Drive reste au dessus du lots et j'avais vraiment été pris dans son "Eraserhead") ca reste tout de même une sacré expérience, unique, effrayant et même fascinant.
Après "Mulholland Drive", David Lynch revient en 2006 avec "Inland Empire", son dernier film à ce jour, ce qui en fait déjà une œuvre toute à fait particulière quand on connait le talent et la filmographie impressionnante du monsieur. Pour résumer très brièvement l'histoire, une jeune prostituée polonaise regarde sa télévision en sanglotant et fantasmant. À Hollywood, Nikki (Laura Dern), actrice, vient d'acquérir un rôle très important dans un film réputé comme étant maudit, s'installe alors une mise en abîmes continuelle qui vont relier les deux femmes dans un même destin déroutant et effrayant. Il faut déjà partir du principe que ce film ne doit pas être vu comme un long métrage traditionnel au scénario cohérent et linéaire, c'est avant tout une expérience, il faut accepter de s'y perdre et de se laisser prendre au jeu. La réalisation si particulière de Lynch se pose dès les premières minutes, les "rabbits" nous annoncent clairement la rupture entre la réalité (supposée) et la fiction. Puis vient l'introduction du personnage de Laura Dern, existe t-elle ou est ce l'image créé par l'imaginaire fantasmagorique de la téléspectatrice ? Une voisine vient la mettre en garde qu'un danger la guète, cette conversation est assez surréaliste et scotchante. Les vingts prochaines minutes sont beaucoup plus légères, jusqu'à ce que Nikki se retrouve tout d'abord piégée par son propre rôle en plein tournage puis totalement prisonnière de l'esprit de la jeune téléspectatrice. S'en suit une succession de mise en abîmes déroutante, ou Nikki va se perdre dans ses souvenirs, ses fantasmes et son imaginaire, et c'est à ce moment précis où le voyage commence et qu'il faut accrocher solidement sa ceinture. Lynch prend un malin plaisir à nous torturer, les rôles évoluent, se récolent, les situations s'entremêlent, tantôt oniriques tantôt terrifiantes, entre rêve et cauchemar. L'esthétisme est très varié, la palette du réalisateur est déballée, de quoi ravir tout les fans, la mise en scène est prodigieuse, à l'image de Laura Dern, sans oublier la bande son extrêmement envoûtante, caractéristique au maître depuis "Eraserhead". Un des faits marquant entamant la fin du fantasme est la mort (fictive) de Nikki, enlevant une première couche, vers un progressif retour à la réalité consciente de sa directrice. Toutes les portes finissent par se refermer derrière elle, la délivrant pour finalement boucler la boucle et libérer la téléspectatrice de sa propre katharsis. On s'aperçoit dans les dernières minutes que le personnage de Laura Dern n'était purement est simplement qu'une représentation fictive, elle prend conscience de son statut de personnage de cinéma et se retrouve dans une grande salle retrouvant notamment Laura Harring, l'héroïne de "Mulholland Drive", la femme à la perruque de "Lost Highway" ainsi qu'un bûcheron sciant un tronc d'arbre (référence à "Twin Peaks" ?), tout cela ne sonnerait il pas comme un ultime hommage et une façon pour David Lynch de tirer sa révérence au cinéma ? Possible. Pour conclure, "Inland Empire" n'est certes pas un film facile d'accès il est même très difficile à suivre, peut paraître trainer en longueur sur certaines séquences ou avoir du mal a se terminer; mais il reste un film absolument fascinant et envoûtant. A découvrir pour les curieux en mal de cinéma underground et esthétique.