Inland Empire
Note moyenne
3,0
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447 critiques spectateurs

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Zootrope
Zootrope

13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2026
Inland Empire est une œuvre déroutante qui pousse encore plus loin l’expérimentation de David Lynch.
Le film plonge dans un récit fragmenté où réalité et fiction se confondent constamment.
La performance de Laura Dern est intense et hypnotique, servant de fil conducteur au chaos.
Cependant, sa durée et son absence de structure claire peuvent le rendre difficile à suivre.
C’est un film exigeant, mais fascinant si tu es prêt à te perdre dans une expérience sensorielle.
Daryl
Daryl

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2026
« Inland Empire » m’a dérouté comme aucun autre film, mais c’est précisément ce qui le rend si fascinant. J’ai eu l’impression de plonger dans un labyrinthe mental, où les repères disparaissent peu à peu. L’expérience est brute, presque expérimentale, et pourtant incroyablement immersive. La performance de Laura Dern m’a marqué par son intensité et sa transformation constante. C’est une œuvre radicale, troublante et profondément hypnotique, qui repousse les limites du cinéma.
GDP
GDP

14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2026
Beaucoup de réalisateurs ont mis à l'écran des scènes de rêves, de cauchemars, et de flashbacks, mais jamais je n'ai vu un réalisateur les dépeindre de cette façon.
Représenter un rêve de manière réaliste à l'écran semble totalement contradictoire, jusqu'à ce que l'on ait vu Inland Empire.
Jamais je n'ai vu un film qui plusieurs semaine après (trois visionnages) continuaient de m'intriguer.
Ricardo Dias de Sousa
Ricardo Dias de Sousa

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2025
Chef d'œuvre absolu

Pas forcément digeste au premier, ni au deuxième, voire ni au troisième visionnage mais il sait instaurer une atmosphère très étrange, quelque peu inconfortable, mais extrêmement intrigante.

Le jeu des acteurs est absolument formidable et on prend goût à tout décortiquer.

La qualité de l'image surprend au départ mais cela reste du Lynch, bien ficelé et très esthétique si on veut l'apprécier
Boris Vassiliev
Boris Vassiliev

4 abonnés 36 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 octobre 2025
Je ne suis certes pas cinéphile aguerri, juste amateur de cinéma. Les subtilités me passent certainement très loin au dessus de la tête, je n'ai pas de grandes capacités d'analyse, ni une grande culture permettant d'avoir certaines références souhaitables, m'enfin, là, quand même... Moi, qui ai adoré Mulholland Dr, je ne peux pas cautionner une seule seconde cette bouillie de film moche, terne, prétentieux, incompréhensible, et franchement pénible à subir. Une des pires expériences cinématographiques de ma vie. Pas merci pour ce désastre, Mr Lynch.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 septembre 2025
Le réalisateur David Lynch repousse une fois de plus les limites de la compréhension avec ce film bien trop long, alambiqué, souffrant d’une réalisation pour le moins approximative avec des choix de mise en scène discutables.
Jeromdelb
Jeromdelb

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2025
De spoiler:
beaux plans comme toujours chez Lynch et une esthetique originale. Le début est intéressant, mais ensuite ça devient extremment poussif.... 2h52 avec un ressenti 5h52 !!!
Le generique-clip de fin est sympa mais faut êre motivé pour rester jusque là. Heureusement qu'il y a mullohand drive, lost highway et une histoire vraie pour se reconcilier avec l'oeuvre et l'artiste.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2025
Une expérience surréaliste, barrée, démesurée et qui réinvente l’horreur gothique. David Lynch réalise un film expérimental.
Cinémax
Cinémax

3 abonnés 82 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 octobre 2025
Il y a quelques mois, j’avais fait la découverte de David Lynch avec Mulholland Drive et immédiatement, j’ai su qu’il allait sans plus tarder entrer dans mon panthéon artistique et que j’avais encore beaucoup à découvrir de lui. Mon visionnage d’INLAND EMPIRE me le confirme : j’aime follement son univers. Comme d’habitude, il est impossible de résumer le film. C’est une œuvre complète extrêmement riche qui atteint le paroxysme du surréalisme lynchien. On suit le personnage de Nikki pendant trois heures, une actrice qui vient de décrocher un rôle dans un film au passé sombre. Dès le départ, tout est fait pour nous questionner. Derrière la caméra tremblotante, l’image est tournée avec le principe de la Digital Video sur des cassettes, apportant un rendu déformé, pixelisé et terriblement esthétique. Une fois encore, les scènes se succèdent sans véritable sens et le spectateur éprouve une véritable satisfaction à ne rien comprendre, on passe de la réalité au rêve, à la folie, à l’hallucination avec tellement de facilité qu’à la fin du visionnage, on a la sensation d’avoir assisté à trois heures éprouvantes d’une remarquable intimité. Chaque scène installe une atmosphère étouffante, je n’ai encore jamais vu un film qui m’a mis autant mal à l’aise. Tout est porté par une Laura Dern aussi effrayante que sensible qui tient bon en nous offrant une belle palette de jeu. Lynch filme les visages de très près, l’image passée à la cassette donne un rendu onirique, les décors lumineux et vides rappellent les backrooms et espaces liminaires physiques et psychologiques qui envahissent le net, la musique angoissante est omniprésente, les dialogues semblent cacher des indices quant-à l’histoire mais nous y enfoncent encore plus, les jump scare sont excellents, les séquences avec les Rabbits sont aussi étranges qu’obsédantes et tout est fait pour nous faire douter. On a la sensation d’assister à nos propres rêves, ceux qui nous font cauchemarder lors des nuits fiévreuses qui n’en finissent pas. C’est une sensation assez confondante que celle d’avoir l’impression de rêver en voyant un film. Surtout qu’en artiste complet, David Lynch écrit le scénario, réalise le film, compose une partie des musiques - dont la fabuleuse Ghost Of Love - réalise le montage, participe au mixage, à la prise de son, produit le tout, et filme lui même de nombreuses scènes. C’est son dernier long-métrage, un aveu d’amour foutraque à l’onirisme et à l’art. On en ressort bouleversé, captivé, oscillant entre l’adoration et le doute, et c’est une sensation étrange qui dure encore et encore sans jamais disparaître complètement. C’est un long lâcher-prise total qui se ressent plutôt qu’il ne se comprend. Magistral.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2025
C'est absolument incompréhensible, on rentre dans la folie du système hollywoodien et des conséquences sur les comédiens et comédiennes. David Lynch c'est avant tout quelqu'un qui crée des images pour raconter une histoire plutôt que d'écrire un scénario pour le mettre en image. Il faut le rappeler que Lynch était peintre à ses débuts et qu'il a décidé de se tourner vers le cinéma pour mettre en mouvement ses peintures.

Il y a aussi ce rapport qu'à le spectateur avec ses images, en témoigne la jeune femme qui regarde le film sur son écran de télévision. Le cinéma raconte notre vie en se servant d'images qui peuvent nous sembler sans lien mais pourtant c'est bien le contraire, on a forcément rencontrer ce genre de personnages, de lieux, d'histoires au moins une fois dans notre vie.

Les expérimentation de Lynch sont délirantes, c'est un enfant qui s'amuse. Tourner avec une caméra numérique ça rend le tout tellement malaisant ce qui est le but ici dans cette oeuvre. Des scènes toujours aussi absurdes notamment celle spoiler: où Laura Dern est en train de m*urrir sur le trottoir et il y a une discussion tellement improbable entre des sans-abris.
C'est une de mes séquences préférés du film avec l'extraordinaire générique de fin. Puis Laura Dern est extraordinaire !

Bref, pas le Lynch le plus accessible si vous souhaitez vous lancer dans sa filmo mais c'est quand même une sacrée proposition osée et culottée de cinéma !
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 février 2025
Par où commencer... Il s'agit du dernier film de David Lynch. Sorti en 2007 en France, il revient après le chef d oeuvre Mulholland Drive. Contrairement à son précédent film, Inland Empire est un opposé radicale. En effet, Inland Empire est avec Eraserhead, son film le moins accessible de sa filmographie ! À titre personnel, je pense qu'il s'agit d'une oeuvre personnelle de Lynch : L'aboutissement d'une carrière fascinante, avant gardiste et profondément singulière ! Outre son thriller particulier, Inland Empire permet à Lynch de revenir à un genre qui l'a fait connaître : le genre Expérimental ! Par ce genre, il s'agit de la meilleure oeuvre sans aucune hésitation ! Lynch a perfectionné son travail par sa mise en scène exceptionnelle ! La réalisation "amateur" du film, rend ce projet plus fermé et à double sens pour son cinéaste : l'angoisse s'installe sans aucune raison valable. Comme avec Lynch, son histoire est très particulière et est rempli d'énigmes. Tout comme Mulholland Drive, chacun est libre d'interpréter ce qu'il voit. Chaque visionnage est une nouvelle interprétation. Néanmoins, on retrouve des éléments essentiels de son cinéma : La couleur rouge, la non linearité de son récit, ou encore l'importance de la Femme dans son histoire. Avec Inland Empire, David Lynch a créé le personnage le plus extravagant de sa filmographie. Ce personnage feminin symbolise le cinéma de Lynch. L'interprétation de Laura Dern est à couper le souffle ! Durant 3h, son interprétation nous fait ressentir et nous plonge dans le "corps" d'une femme avec ces inquiétudes et tous les aspects horribles auquel on peut avoir idée. David Lynch est un visionnaire, rendant le visage de la femme, symbolique. Je ne parle même pas de l'accompagnement sonore, la musique ou tous les petits détails qui pourraient changer notre vision de ce film. Inland Empire est une oeuvre testamentaire, où Lynch perfectionna son empreinte. Loin d'être accessible, il s'agit probablement de son oeuvre la plus personnelle de son auteur avec une émotion forte durant les dernières minutes. Son cauchemar cinématographique a cessé. C'est à nous, spectateurs de le propager pour émerveiller nos futurs rêves. Merci David Lynch ❤️
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2025
Inland Empire de David Lynch est une plongée radicale et immersive dans le subconscient, l'identité et la narration. Ce film, souvent considéré comme l'œuvre la plus dense et la plus cryptique de Lynch, repousse les frontières du langage cinématographique pour plonger dans un récit fracturé, labyrinthique et profondément sensoriel.

Lynch choisit pour guide Nikki Grace (Laura Dern), une actrice hollywoodienne qui se perd dans les strates de son rôle et de sa réalité, jusqu’à ne plus discerner l’une de l’autre. Sous l’apparente chronologie, le film s’effrite en fragments de rêves et de terreurs nocturnes.

Cette désintégration est l’essence même d’Inland Empire, où les rôles sociaux et les souvenirs deviennent des prisons que l’on habite sans toujours comprendre leurs murs.
Le film explore comment les rôles que nous jouons dans la vie (professionnels, sociaux, amoureux) façonnent notre identité et nous éloignent parfois de notre "véritable" essence.

L’identité devient ici un terrain mouvant. Lynch interroge cette performativité de l’existence, où les masques que nous portons finissent par nous définir jusqu’à nous dévorer. Dans cette logique, le film critique subtilement Hollywood en montrant Nikki comme une actrice manipulée par des forces supérieures. Cette exploitation s'étend au-delà du cinéma pour symboliser la domination et la perte de contrôle dans les relations humaines.

Mais Lynch ne s’arrête pas là. Le film explore également la douleur et de la culpabilité où certaines séquences encapsulent ces thématiques et ces symboles. Le film insiste également sur le caractère artificiel du cinéma et sur la manière dont les émotions restent néanmoins réelles.

Le film est un flot discontinu, un vortex où rêves et réalités s'entrelacent où certaines scènes se répètent ou se répondent sous différents angles. Ici, Lynch déploie une esthétique granuleuse, presque désorientante, grâce à sa caméra numérique. L’image semble se déliter sous nos yeux, comme si le film lui-même refusait l’ordre ou la clarté, adoptant la texture brute et chaotique de la mémoire.

Inland Empire n’est pas un film à comprendre, mais une expérience à traverser. Il exige de son spectateur une immersion totale, un abandon à ses ambiguïtés et à sa charge émotionnelle. Lynch, en maître absolu du chaos organisé, offre ici une œuvre qui transcende le cinéma, une quête sans réponse au cœur de l’âme humaine.
tiphainecqt
tiphainecqt

4 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 décembre 2023
Un assemblage de fragments qui indépendamment sont intéressants visuellement et au niveau des dialogues, mais qui assemblés ne donnent qu'un résultat hermétique, irritant pour le spectateur.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 décembre 2023
Après un préambule particulièrement déroutant, dont ne s'etonne pas de la part de David Lynch, on croit entrer dans le vif du sujet lorsque l'actrice incarnée par Laura Dern s'apprête à tourner un nouveu film dont l'équipe de tournage apprend bientôt qu'il est le remake d'un film inabouti touché, parait-il, par une malédiction.
Cinéma et maléfice, voilà qui pourrait, nourri par le climat d'inquiétude installé par Lynch et par la confusion entre le rôle et la vie des comédiens, donner un spectacle saisissant. Las. Sur le fond comme sur la forme, le cinéaste nous égare dans les méandres d'une intrigue à tiroirs. On ne comprend pas grand'chose au sujet, au cheminement erratique de Laura Dern dans ce qui semble une autre dimension, une autre vie, et pour dire vrai, on renonce vite à comprendre tant le style de la réalisation et de la mise en scène est rébarbatif, voire hideux. Laura Dern, ahurie ou inquiète, avance à tatons dans un univers mystérieux pour elle aussi, franchit les portes d'un décor de studio qui s'ouvre sur un ailleurs ou sur des personnages indéfinis. Cet ésotérisme, malheureusement, ne procure, à défaut d'émotions quelconques, qu'un insupportable ennui, d'autant que le film est péniblement long, que les séquences à l'intérieur le sont tout autant.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2023
Mise en scène d'une triple thérapie, ce drame illustre comment une femme meurtrie soigne sa culpabilité et ses traumas à la fois par la psychanalyse, par la visualisation transposée de ses souvenirs dans une aura fantastique lui offrant la salvatrice catharsis et par le transfert fantasmé sur une actrice aux prises avec un adultère de prostitution sublimé en histoire d'amour hollywoodienne. Tirant parti de la mise en abîme qui illustre l'ambiguïté des bienfaits du cinéma, à la fois écran à la lucidité et transfiguration d'une vie désillusionnée, David Lynch nous donne les clés de compréhension de son intrigue, par l'utilisation de scènes de ses autres oeuvres, de détails symboliques et de contrastes lumineux ou d'effets de caméra qui divergent selon le degré de réalité convoqué. Cependant, les séquences de réappropriation de la réalité de l'héroïne véritable font doublon, ralentissant inutilement la narration. S'appuyant sur un casting impeccable, sans filtre (à l'instar d'une Laura Dern pleinement impliquée) le film est marqué de l'empreinte de son réalisateur par son caractère fantasmagorique, inquiétant, déstabilisant, envoûtant. Une nouvelle plongée dans les troubles de la psyché - qui aurait gagné à être allégée.
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