Inland Empire
Note moyenne
3,0
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447 critiques spectateurs

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152 critiques
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Félix MASSON
Félix MASSON

35 abonnés 110 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juin 2023
La première partie du film m'a fait vraiment penser à Perfect Blue. Mais là où Perfect Blue se concentre sur la célébrité, ici dans la deuxième partie on plonge encore plus dans le cauchemar tel un véritable Silent Hill (je m'attendais à voir des monstres). On se perd dans les différentes réalités au même titre que l'héroïne qui ne sait plus qui elle est en entrant dans son rôle de comédienne, son rôle de femme au foyer, ses origines, son passé, son futur. Le film ne nous tient absolument pas par la main et est sujet à de nombreuses interprétations. Je refuse d'aller voir des explications car avant tout ce film m'a fait ressentir des choses inexploitables. J'ai été vraiment angoissé face à cette mise en scène déroutante. Les lapins ? L'esthétique VHS ? Les ralentis ? Les effets spéciaux nuls ? Ça m'a complètement emporté dans un cauchemar visuel. Pourtant le générique vient comme nous donner un médicament, une ultime salvation que le noir de l'écran vient nous priver. L'héroïne était enfermée dans ces images tout comme notre esprit face au cinéma. On se sent terriblement impuissant de voir la déchéance d'un être. Laura Dern, cet être implacable dont le jeu est tellement ambivalent, subtil et puissant. Un film-cauchemar, voilà ce qu'est Inland Empire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 juin 2023
Un voyage onirique sans pareil, Lynch nous fais vivre un cauchemar de presque 3h. Comme dans la majorité de ces œuvres, on passe par le rire, la peur, l'incompréhension, la fascination, le dégoût, l'énervement en l'espace de quelques scènes. C'est un film qui se ressens, une expérience audiovisuelle incomparable. Un film malheureusement sous côté par des gens qui s'enferme trop dans les codes du cinéma "classique".

Un chef d'oeuvre de plus, chapeau l'artiste !
Her G
Her G

18 abonnés 18 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 avril 2021
Ayant découvert Twin Peaks récemment et étant totalement captivé par cette série, je me suis décidé à me lancer dans les long métrages de Monsieur Lynch.
Après Eraserhead et Blue Velvet, voilà que je lance au hasard Inland Empire... et là oh bordel de Dieu... Si on retrouve par moment et avec plaisir la marque de fabrique du réalisateur : l'éclairage, les bruits d’électricités (dont un qui m'a réveillé presque...), la confusion entre réalité/fiction/fiction dans la fiction, hélas ici trop c'est trop.... C'est long, c'est chiant, c'est moche, les acteurs sont peu convainquant et on n'y comprends que vaguement quelque chose. J'ai du arrêter le visionnage à 1h30 (en ayant découvert que le film durait en plus 3h !!!) pour le reprendre le lendemain, et là encore la 2e partie m'a paru interminable, surtout les 5 dernières minutes.

Alors oui c'est bien de proposer des films différents mais là c'est de la branlette intellectuelle snobe digne d'une trace de merde de pigeon sur fond blanc vendu a 178555 euros par le maître Stupalaaachiii (vous avez la référence ?) , le tout applaudi par la critique bobo !

Bref sauvez 3h de votre vie en vous épargnant ce film...
Ykarpathakis157

6 214 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 avril 2021
Inland Empire est mal tourné, il est mal monté, il est mal cadré et ressemble beaucoup plus à un film d'étudiant qu'à un film de grand réalisateur. L'ensemble de l'histoire est complètement inutile car elle ne va nulle part et ne permet pas au spectateur d'y trouver un sens. Selon moi la réussite de ce genre de films réside dans le fait que le réalisateur donne au spectateur quelque chose sur quoi travailler de sorte qu'à la fin du film son esprit est un labyrinthe d'idées essayant de donner un sens à ce qu'il a vu. Lynch abuse du chuchotement silencieux immédiatement suivi d'un cri ou d'une partition musicale forte jusqu'à l'absurde. Lorsque ce truc est utilisé dans une scène sur deux il perd de son efficacité et devient simplement agaçant. Presque tous les personnages serpentent dans des salons bizarres, des plateaux de tournage hollywoodiens et des usines polonaises en ruine sans que rien n'attire le spectateur sur ce qui se passe. Car le spectateur est juste ennuyé d'avoir perdu trois heures à regarder un film qui n'allait nulle part filmé péniblement avec une caméra numérique portative...
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

257 abonnés 2 705 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2021
Je suis complètement passé à côté de ce film, qui m'a laissé totalement de marbre.
Mais peut-être est-ce parce qu'il s'agit d'un des films les plus expérimentaux et les moins tout-public de David Lynch.
Le film n'est clairement pas dénué de qualité artistique et le goût du cinéaste pour le bizarre et le surnaturel ne l'empêche pas d'offrir de l'esthétisme à son film (bien au contraire). Mais il faut admettre que trois heures de films avec une intrigue difficilement saisissable, le tout parsemé par des scènes qui n'ont rien à voir avec le schmilblick (les sitcoms avec les personnages à têtes d'âne) et des délires visuels pour le moins troublants, c'est difficile d'être pris par le film. D'ailleurs, au-delà du style Lynch un peu trop poussé jusqu'au bout, la simple durée du film a un effet repoussoir.
Côté casting en revanche, le film est de très haut niveau. Laura Dern, la muse par excellence du cinéaste, révèle tout l'étendue de son talent et se retrouve accompagnée par de très bons Jeremy Irons et Justin Theroux.
Mais cela n'empêche pas la difficulté d'apprécier un film peu compréhensible.
Xavier D
Xavier D

85 abonnés 1 159 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2021
Film à la David Lynch, entre thriller et drame, filmé comme avant le numérique, ce film ressemble à un soap opera déguisé en epouvante. L'interprétation est très bon, intriguant et étonnant. Une réalisation plutôt oppressante, et inventif. Le scénario est encore une fois très compliqué. Un tournage maudit rend la vie d'une actrice impossible. Étrange long métrage. Du pur Lynch, faut aimer le genre, comme regarder un de ces œuvres pendant deux ou trois heures et ne presque rien comprendre. Un film particulièrement envoûtante comme un Kubrick savait les faire aussi.
AMCHI

6 959 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2021
Avec David Lynch il ne faut pas forcément se fatiguer à comprendre ses films, mais avec Inland Empire le bougre a fait très fort.
Dès le début, c'est étrangement filmé, avec de multiples gros plans sur le visage des acteurs. Par moment, j'ai eu plus l'impression de visionner le film d'un étudiant que celui d'un cinéaste confirmé.
Je ne serais dire si j'ai vraiment apprécié ce film, en tout cas je peux affirmer que je ne l'ai pas aimé ni détesté cependant les 3 heures d'Inland Empire ne sont pas un calvaire à regarder...pour peu que vous vous ayez une passion pour le cinéma alambiqué et étrange.
Le récit laisse perplexe, il n'y a pas de réelle intrigue et je n'ai pas cherché à comprendre ce qui ce déroulait devant mon écran ; il faut juste se laisser happer par le climat labyrinthique des scènes plus ou moins fascinantes.
Ce n'est pas le plus réussi des films de Lynch, il est allé trop loin dans le côté expérimental au risque de perdre et d'ennuyer son public par contre on reconnaît tout à fait son style.
Niveau interprétation c'est bien joué, je n'ai jamais été un fan de Laura Dern mais elle explore réellement son rôle (elle a aussi participé à la production). A ses côtés il y a plusieurs acteurs connus, faisant des apparitions plus ou moins longues.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 janvier 2021
Film complément cinglés pour dire vous avez l'impression de regarder une vidéo sorti droit d'un asile psychiatrique .sa passe de scène bizare autant le début commencé bien autant j'ai pas fini les 3h de se film qui a pas de but ni d'histoire filmé a l'arrache
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 11 janvier 2021
« C’est à propos d’une femme en détresse, c’est un mystère et c’est tout ce que j’ai à dire », voilà une des déclarations du réalisateur à la sortie de son film. Si c’était pour déclarer ça, j’aurais pu tout aussi bien que lui résumer cet « Inland Empire ». Je fais partie de ceux qui ont enduré le film. Qui en ressortent épuisés. Coupable ? Non, je ne pense pas aller jusque là. Pourtant, en rajoutant aussitôt - comme beaucoup - avoir vraiment apprécié « Mulholland Drive », n’est-ce pas un signe de culpabilité ? Pourquoi s’empresser déclarer aimer « Mulholland Drive » si ce n’est pas pour se déculpabiliser d’avoir rejeté cet indigeste « Inland Empire » ? Donc, tous ceux qui ont vécu ce film comme une purge, qui ont aimé « Mulholland Drive » ont le droit d’être déçus, de ne pas avoir compris, de ne pas partager les tourments du réalisateur. Et ne pas culpabiliser. En ce qui me concerne, David Lynch ne redescendra jamais dans mon estime, malgré une filmographie que je ne partage pas toujours, je l'estimerai à vie pour son merveilleux et sensible « Elephant Man ».
Rémi Gautier
Rémi Gautier

4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 janvier 2021
Ce délire cinématographique est une imposture destinée aux artistes cérébraux quelque peu argentés prêts à dépenser leur pécule dans des oeuvres contemporaines. Il est temps de remettre l'église au milieu du village, David Lynch est trop souvent un réalisateur qui ne filme que pour assouvir ses déliriums... Oui, mais vous n'y avez rien compris à ce film, c'est l'histoire d'une actrice qui n'en est pas une, c'est une fable richissime et métaphysique, quelque peu métaphorique sur les déviances qui... STOOOOOOP !!! Son métier de réalisateur peut l'autoriser à gaspiller de la pellicule, mais ce film débile n'autorise pas des critiques élogieuses. Puisque son univers est la démence psychanalitique, Lynch a raté sa vie qui aurait dû être faite d'accouplements avec Tarkovski et autre Godard... Cet Inland Empire est saoulant et inutilement regardable. spoiler:
Louis Mathias
Louis Mathias

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 septembre 2020
Ce n'est pas un film, loin de là, ne le regardez pas le jour, mais à 5heures du matin, dans de bonnes conditions, accompagné ou non mais l'importance c'est de vivre le film, de le sentir, le respirer. Regardez le fatigué, très fatigué. Vous ne verrez pas un film mais de l'art, une expérience qui vous marquera pendant très longtemps, en sortant vous sentirez un soulagement (car c'est chiant) mais aussi un bonheur et surtout vous en sortirez ressourcé
Vador Mir

306 abonnés 999 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 septembre 2020
Inland Empire est surement un chef d'oeuvre, probablement génial, mais il est trop hermétique et cryptique, donc réservé à un certain public. qui s'imagine élitiste. Sans clés de lecture, c'est sans queue ni tête et c'est très agaçant.
C'est donc zero étoile. INDIGESTE !
Remi S.
Remi S.

20 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juillet 2020
Tel un explorateur de l'esprit, David Lynch s’immisce au sein d'une gigantesque masse foisonnante et mystérieuse. Une percée terrorisante au cœur d'un monde sombre et encore hostile à l'image de cet introduction laissant une petite source lumineuse libérer l'insigne *Inland Empire* de la nuit éternelle, ou cette scène dissimulée au cœur du grand labyrinthe et représentant Laura Dern en train de percer un fin tissu avec l'aide de sa cigarette. *Inland Empire* invite perpétuellement à découvrir, naviguant ainsi de portes en portes, de couloirs en couloirs, de mondes en mondes et de corps en corps. Sommes-nous au cœur du cinéma, ou au cœur d'une tête torturée ? Hollywood dissimule ces zones d'ombres pour les rendre encore plus violentes une fois les grandes portes du cauchemar ouvertes. Pour reprendre les mots de Monica Bellucci dans *Twin Peaks : The Return* : mais qui est le rêveur ? Est-ce cette femme en plein sanglot devant un écran de télévision hypotonique et révélateur ? Est-ce Susan Blue, héroïne du fictif du maudit scripte *On High in Blue Tomorrows* ? Ou est-ce Nikki Grace, véritable âme perdue entre rêve et réalité ?

*Inland Empire* ne se déchiffre pas, ou du moins difficilement. *Inland Empire* se vit et se contemple. David Lynch nous offre une grande invitation expérimentale où la destination finale n'est jamais certaine. La fin du voyage est souvent annoncée, comme ces bruits ferroviaires en approche constante d'une gare au fin fond de l'action. Mais lorsqu’hier, aujourd'hui et demain se mélangent et s’homogénéisent, il n'y a jamais de fin. *Inland Empire* ne s'interrompra alors jamais de ma mémoire, continuant de laisser défiler durablement ces visages déformés au sein de cet environnement sombre et insolvable.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 6 novembre 2019
"Inland Empire" a le mérite d'être un film unique en son genre. Eprouvant, inaccessible, oppressant, la dernière folie de David Lynch s'avère incompréhensible (la cerise sur le gâteau revient aux lapins géants et à leurs discours absurdes). L'histoire aurait pu être intéressante avec la mise en abîme du film dans un film dans un film... mais n'est pas exploitée à sa juste valeur. Quant aux acteurs, ils sont plutôt convaincants, excepté Justin Theroux, mais le scénario fumeux les empêche de développer un quelconque intérêt aux yeux du spectateur. Pour la réalisation, tout n'est pas à jeter, loin de là, mais les plans semi-cadrés et les gros plans hideux en contre-plongée... un supplice. En bref, si vous voulez être déstabilisé, "Inland Empire est sans nul doute fait pour vous.
Retrouvez plus de critiques et d'anecdotes sur www.lecercledesrockeursdisparus.com
Marc L.
Marc L.

72 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2018
En fonction des sensibilités, en fonction également du type de spectateur qu’on est, ‘Inland empire’ incarnera l’apothéose du cinéma de David Lynch, son aboutissement ultime...ou au contraire son point de rupture. Personne n’a vraiment compris ce dont il parlait, ni ceux qui souhaitaient à toute force parvenir à l’appréhender rationnellement, ni ceux qui avaient renoncé dès le départ à une idée aussi saugrenue et, de façon prévisible, le film a fait un four au box-office au point de pousser Lynch à mettre en sommeil son activité cinématographique et à s’intéresser à d’autres formes d’expression artistique. S’il n’y avait qu’une seule certitude à nourrir, c’est que ‘Inland empire’ n’est effectivement pas conçu pour “être compris�. Lynch ne l’avait pas écrit quand il l’a tourné, privilégiant une méthode de travail instinctive au jour le jour, et les acteurs n’avaient aucune vue d’ensemble du projet ou des personnages qu’ils étaient chargés d’incarner. En outre, le fait qu’il soit tourné avec une caméra digitale, instrument de prédilection des images dépourvues de noblesse (comprenez “non liées au 7ème art�), comme la pornographie ou les vidéos familiales, offre une preuve supplémentaire de la démarche d’un auteur qui se positionne en porte-à-faux d’une vision du cinéma en tant que manière de raconter et de mettre en images une histoire : chez Lynch, réalisateur cryptique et complexe, l’expérimentation, et le concept primeront toujours sur toute définition trop restrictive. Pourtant, même dans le cas d’une production d’un abord aussi rude que ‘Lost highway’, les artifices de mise en scène utilisés par le réalisateur, qu’il s’agisse de la relecture du récit suite à un changement de point de vue inexpliqué, de la mise en abîme de la trame principale, de la confusion (plus ou moins) savamment entretenue entre fiction et réalité ou de l’interchangeabilité des personnages, permettaient sinon de comprendre le fin mot de l’histoire, en tout cas de se livrer à diverses interprétations. Cette fois, ce qu’on pourrait considérer comme un îlot de stabilité auquel se raccrocher, l’histoire d’une actrice qui tourne un film et commence à vivre d’étranges phénomènes où se confondent réalité et fiction, ne fait pas illusion bien longtemps : Dans ‘Inland empire’, Lynch revient à la logique, ou plutôt à l’absence de logique qui caractérisait le fondateur ‘Eraserhead’ : une sorte de Flux de conscience cinématographique, qui traduit en images un processus d’expression entropique non assujetti à la moindre discipline mentale. Ultime concession - qui n’en est peut-être pas une...ou en tout cas pas consciemment - aux défenseurs de la vision traditionnelle et majoritaire du cinéma, on n’aura aucun mal à y retrouver des lambeaux familiers de l’univers du réalisateur, ses considérations sur le processus créatif et le show-business, ses astuces stylistiques pour battre en brèche les codes limitatifs du cinéma mainstream ou ces portraits de femmes fortes, sensuelles et en même temps soumises à la violence et à l’arbitraire masculins. Les cartésiens chercheront pourtant en vain à conférer une logique et une causalité aux événements, et à relier la réalité, la fiction, la réalité de la fiction (celle-ci constituant matériau de base du cinéma) et la fiction de la réalité (fictionnaliser la réalité n’en crée pas moins une nouvelle réalité). Ce faisant, ils commenceront à guetter le vertige existentiel qui ne devrait pas manquer de les saisir lorsqu’ils penseront toucher du doigt les implications métaphysiques du scénario...alors que le film fonctionne simplement par association d’idées, peu importe la manière dont s’associent ces idées : par exemple, ce tournevis, qui aurait servi d’arme du crime à la femme interrogée par la police, se retrouvera mystérieusement planté dans son propre flanc, avant d’être évoqué par une autre femme qui relate de douloureuses expériences passées ou se retrouver dans la main de l’actrice...à moins que ce ne soit dans celle du personnage qu’elle incarne : cette présence dans de multiples dimensions de réalité d’un objet aussi aisément identifiable a certainement un sens...mais ce n’est pas pour autant qu’elle obéit à de quelconques raisons. On pourrait imaginer que ‘Inland empire’ fonctionne comme une toile d’araignée, un ensemble de fragments qu’il est certes possible de relier de plusieurs manières mais qui, à la fin, ne présentent pas pour autant une figure aisément compréhensible, ou comme un ensemble de “trous de ver� cinématographiques, qui s’ouvrent quelque part et aboutissent n’importe où, dans un lieu et un temps totalement différents. Le pire, c’est que cette absence de clarté et cette esthétique roturière sont loin de rendre la séance aussi ennuyeuse qu’on pourrait le penser, et cela ne tient pas qu’à la volonté de vouloir résoudre à tout prix un puzzle dont il manque la moitié des pièces...qui proviennent par ailleurs de plusieurs boîtes différentes. Au moins, entre les admirateurs transis et les sceptiques, tout le monde s’accordera sur le fait que ce “Saint-Graal lynchien� est l’oeuvre d’un génie, que ce soit dans l’art de la réalisation ou dans celui de la mystification...
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