INLAND EMPIRE
jai tellement attendu ce film
jen étais malade.
Le générique d'ouverture qui fait penser à un genre de science-fiction est superbe, la scène des lapins est drôle en soi, je l'ai trouvée surprenante pour son décor «maison de poupée».La rencontre entre Devon/Billy et Grace/Sue (Susan) n'est peut-être pas so romantic, ils portent toutefois le film sur leurs épaules en frôlant la mise en abyme parfaite et troublante.
Laura Dern, qui y trouve LE rôle de sa vie, prouve une maturité étonnante, elle irradie INLAND EMPIRE et le spectateur pour sa beauté, sa fraîcheur, son côté candide, et hante le film pour son dédoublement de la personne, adoptant une personnalité plus sombre, noire et angoissante. La bande-son, incroyable, vrombit la salle de ciné, nous donne des frissons...
L'utilisation de la DV ne m'a pas heurtée, si ce n'est que l'arrivée de la méchante voisine, je n'ai vu que très peu d'images dégueulasses, choquantes, cela ne m'a pas dérangée, à part la combinaison des scènes sombres, noires et des scènes éclatantes « pleins phares».La fin, tant joyeuse, dansante, livre un beau message d'espoir, et ne "casse" pas le film.
Verdict général : je ne crie pas à la supercherie, à l'arnaque, ni au chef d'oeuvre, mais à un film abouti et encore plus cauchemardesque que jamais, si beau, effroyable, sans temps mort, mon coeur battait à toute allure depuis la scène des lapins et l'angoisse de la présence de quelqu'un derrière la porte 47. Indice : Laura Dern et David Lynch font la paire si on remarque la similarité de leurs initiales. Moralité : pour aimer un bon Lynch, mieux vaut le revoir, notre interprétation ne sera sensiblement pas la même (j'avais tant détesté Lost Highway et Blue Velvet au premier visionnage...)
David Lynch nous distillera plein d'autres surprises avec sa muse...