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Un visiteur
0,5
Publiée le 21 février 2007
Lynch m'a toujours fasciné, et pourtant je me suis endormi devant "Inland Empire". Ce film est une escroquerie, un gigantesque foutage de gueule. Un catalogue de toutes les obsessions ressassées par le cinéaste, mises bout à bout dans un ordre aléatoire. La vraie nouveauté, c'est que pour la première fois de sa vie Lynch filme mal, filme moche, avec des gros plans (qui vont presque jusqu'au fond des narines) sur des personnages indéfinis qui racontent à peu près n'importe quoi. Il arrive même à nous recaser des bouts d'anciens courts-métrages ("Rabbits"), oeuvres intéressantes au départ, qui perdent tout leur sens quand il se contente de les balancer sous les yeux d'une belle fille qui pleure devant un poste de télévision. Bien sûr, la critique est séduite et crie au génie ("On n'a rien compris, ça veut forcément dire que c'est du bon Lynch"). Elle oublie un peu vite le chef-d'oeuvre de mise en scène qu'était "Lost Highway", ou la poésie morbide de "Blue Velvet" basée sur un véritable scénario écrit par Lynch lui-même. Des films qui en comparaison révèlent ce qu'est vraiment "Inland Empire" : une bouillie narcissique, une autocélébration paraisseuse et ennuyeuse. Personne ne devrait avaler ça.
Le premier film de Lynch qui me terrifie. Ne serait-ce que dans l'affolante scène où Nikki se retrouve dans l'appartement, entre sa grande maison bourgeoise et la Pologne. Et où elle découvre la lampe rouge et les prostituées qui l'éclairent à la torche électrique. De fait, surprenant de la part de Lynch qu'il délaisse ses images léchées d'autrefois pour volontairement tomber dans une image plus brutale et directe. Mais comme chez lui presque tout n'est pas gratuit... INLAND EMPIRE écrase Lost Highway, complète Twin Peaks et Mulholland Drive, et pousse vraiment le bouchon beaucoup plus loin. Aux limites peut-être. Et Laura Dern est EXTRAORDINAIRE. L'impression étrange d'assister à un film muet qui aurait trouvé le moyen d'accéder à une partie inconsciente de soi, celle qu'on protège peut-être moins dans une salle de cinéma. L'impression étrange également en sortant, d'avoir été attrapé, retourné et violé. L'impression d'avoir vu un film "BEAU". Le sentiment qu'on en ressort différent, sans savoir vraiment pourquoi.
Egalement l'impression que le film va au-delà de la simple critique ou du goût de chacun. De fait, il est rare de trouver un film bien sans trop savoir pourquoi.
Et ce film est beau, bouleversant et ultime. Et je ne sais pas pourquoi.
C'est absurde et c'est génial (et non pas c'est génial parce que c'est absurde). Vous voyez ?
Film bad trip hypnotique sur un tournage de film damné. Le fait de tourner sans scénario peut avoir du bon, mais quand on s'appelle david Lynch... De plus la caméra DV est sûrement plus sympa et plus maniable, mais a part quelques plans intéressant graphiquement, le résultat n'est pas très esthétique. Néanmoins cette oeuvre d'art contemporain qui dure quand même 3 heures reste captivante, déroutante, on s'interroge tout le long, dans une dimension qui n'est plus la notre, ni celle du cinéma, mais un no man's land (empire) dimensionnel. Bravo et merci Canal +. A noter que le mari de l'actrice principale qui a fait germer l'idée du titre est ben Harper, que l'on aperçois a la fin.
Ma première impression en sortant du cinéma était la perplexité. On est face à une intrigue complexe et alambiquée dans laquelle on se perd à la recherche du moindre indice qui nous permettrait d'assembler les différents morceaux de ce gigantesque puzzle. Tout commence (presque) bien. On suit une actrice qui part tourner un film. L'ambiance distillée est troublante à souhait, laissant planer une menace diffuse. Toute cette partie est brillamment orchestrée, on se prend au jeu. Puis tout bascule dans un dédale d'images encombrées, de sensations confuses. On est face à une quête de l'héroïne principale qui essaie de trouver un sens dans le labyrinthe de ses souvenirs, de ses peurs. Toute cette longue partie, pourtant intéressante et troublante, parfois ennuie et énerve. On a l'impression de ne plus rien saisir, et on se laisse porter par ces scènes décousues. Quelques lueurs de clarté parviennent à percer le brouillard vers la fin du film, apportant un peu d'apaisement au spectateur, comme si les différentes histoires se rejoignaient dans une fin plus sereine. C'est un film à voir plutôt en soirée, prélude à la nuit et à ses rêves, quand le cerveau est au repos et les sens plus réceptifs. En bref, c'est un film très visuel, la photo est très travaillée; l'atmosphère lourde nous entraîne dans un monde parallèle, délirant. Malgré cette magie, le manque de sens, de clefs pour comprendre, est très gênant et peut exaspérer.
Difficile de juger du film. C'est le plus incompréhensible, le moins structuré, le plus déroutant des films de David Lynch, si l'on excepte Eraserhead. Les plus grands fans, comme moi, y trouveront un peu leur compte, mais pas complètement. Tout est là, mais en filigrane, et cette fois plus rien ne relie les sensations, les bruits, les scènes entre elles. Tout est arrivé à la limite de la cohésion, de la cohérence, de l'expérience. Inland empire n'est plus un film, il n'a d'ailleurs plus de narration ou presque. C'est un ensemble de sensations, de rêves, de cauchemars, d'hallucinations. Cela en fait, parfois, un ensemble de trois heures de rushs sur les influences de tous ses précédents films. Pour un passionné du cinéaste, cela a son intérêt, et c'est la raison de ces deux étoiles. Mais avec une trame narrative plus évidente, avec quarante minutes de moins, et sans quelques scènes gratuites et vraiment glauques (la prostituée battue, le discours de l'asiatique juste avant la mort de l'héroïne), le film aurait été bien meilleur. Il reste fascinant, mais, pour moi, incomplet. Il est resté à l'état de brouillon, et même si c'est la volonté du réalisateur, le pari est, de ce point de vue-là, raté. Je comprends les spectateurs qui n'auront mis aucune étoile, un peu moins ceux qui en auront mis quatre.
Une semaine après avoir vu le film, je ne l'ai pas terminé. C'est pour cette raison que j'apprécie Lynch: la place est très bien rentabilisée pour l'occupation mentale qu'elle procure ensuite. J'espère comme d'autres que ce film marque la fin d'une ère, car si c'est le cas, ça l'est avec distinction! Malgré le DV (j'avais l'impression qu'il était parfois filmé avec ma caméra numérique...) qui surprend, malgré la longueur (trouvez de bons sièges), j'ai eu ce que je voulais: une histoire aussi noire qu'une nuit sans lune, et pas un entertainment movie.
Lynch risque, Lynch déroute, Lynch ose, Lynch refuse tout compromis...merci Mr Lynch d'être aussi exigeant avec les spectateurs...Inland Empire me hantera longtemps.
C'est avec une grande déception que je suis sorti de la salle de ciné ... il n'y a pas de rythme, pas un semblant d'histoire à suivre, juste une juxtaposition d'images de lapins, de femmes en sanglot, ou de femmes effrayées aux yeux larmoyants ... Bien que les images soient d'une grande beauté, ça ne suffit pas à captiver pendant 272 minutes !!!! C'est pas grave, Monsieur Lynch on attend quand même le prochain avec impatience !!
Brouillée par des pistes inconscientes, la mise en abyme pertinente développée dans INLAND EMPIRE nous rappelle ce que le cinéma est dans son essence : un cadre où fusionnent les sphères du temps et de l'espace, de l'image et du son ; le tout digéré par une poétique expérimentale géniale et par un scénario bien plus concret que le film dans sa forme ne le laisse supposer. Le film propose une vision multiple de plusieurs personnages interagissant entre eux pour raconter UNE même histoire, celle d'une peur et d'une angoisse à surmonter (peur de l'adultère, l'angoisse d'une femme mariée...) Lynch ne s'intéresse pas à montrer qui est réel et qui ne l'est pas, ni à établir une quelconque chronologie dans l'histoire. Tout se passe au niveau inconscient et/ou intuitif des personnages. Comme un film qui se doit d'être "rêvé" par le spectateur.
hum... comment dire ?... bon déjà chiant !... compréhension ? aucune ! le choix de filmer en dv ? ridicule ! c moche à souhait ! c de la masturbation intellectuelle ! au bout de 2h je voulais crier au secour et partir en courant ! mais bon... je suis malheureusement resté... on peut peu etre comprendre à la fin ! mais NON ! rien rien rien ce film est vide avec une mutitude de plan inutiles... désolé david mais... faut vraiment te reprendre en main ! en gros une soirée de gaché...
INLAND EMPIRE est un film génial, mais son problème c'est qu'il est moche et chiant. Bien sûr, je n'oublie pas les nombreux éclairs de génie dont Lynch a l'habitude de jalonner ses films. Mais j'ai trouvé celui-ci plutôt longuet et certains plans sont relativement laids (je pense à la fin notamment, que j'ai trouvé ratée). En dehors de ça, l'intrigue est une des meilleures jamais crées. Une espèce de mise en abime de la trame de base de Muholland Drive, avec deux ou trois niveaux d'interprétation supplémentaire. La dernière heure est tout simplement passionnante, avec plongeon sur plongeon dans l'inconscient de l'héroïne, jusqu'à la réconciliation finale. Une des rares happy ends de Lynch, cela dit. L'ensemble du film est magnifiquement porté par la rayonnante Laura Dern. De son côté, la bande son est assez surprenante, mais toujours pertinante et décalée, partipant à la touche d'humour bsurde dont Lynch saupoudre habituellement ses films. Au final, INLAND EMPIRE est un objet étrange. Trop fout pour être supporté par un média clssique, il faudrait inventer un nouveau support d'expression pour saisir tout le génie de David Lynch. Ne passez pas à côté de ce film.
C'est la premiere fois que je vois autant de monde sortir avant la fin d'un film !! Et moi si ne ne l'ai pas fait c'est parce que j'étais au bout de la rangée. J'adore Lynch, mais vraiment là....A.U.S.E.C.O.U.R.S !
"Tu vois David Lynch, il prend une histoire, il en tire toutes les ficelles, il les met là où il veut et il finit par faire un tableau cubiste". ça, c'est l'explication de mon pote Manu en sortant du film, autant dire que son explication est aussi claire que le film. Pour ma part, cubiste ou pas, ce film est certes démonstratif du talent de Lynch, magnifique visuellement et réalisé avec une totale virtuosité, mais totalement incompréhensif. Ok jentends déjà ceux qui pensent que ce nest pas grave, que Lynch nous livre une matière à partir de laquelle le spectateur y verra lhistoire quil a envie. ET BIEN SI, là cest grave parce quil ne nous livre rien, aucune piste et cela durant 3 heures. Cest exténuant mais malheureusement pas dans le bon sens du terme. Bref 2 étoiles pour lartiste, mais noublie pas David que tu tadresses à des humains, pas à des extra terrestres.
David Lynch à létat pur. La peur, la schizophrénie, Hollywood tous les éléments que lon trouve habituellement chez David Lynch sont présents. Le film est assez dense (durée : 2h50) Lynch sen donne donc à coeur joie ; peut-être trop à mon goût ce film aurait mérité dêtre un peu plus court, je ne peux menlever de lesprit qu'il y a un acharnement à brouiller le spectateur ? Alors, cest bien dommage car le message se perd. A noter le choix de la réalisation : uniquement tourné en mini DV. Choix qui, au départ, me bloquait tant cela est visuellement inesthétique; mais qui, avec le recul, est essentiel, tellement il permet au spectateur de « vivre » chaque scène. Un film complexe, pas du tout accessible (nombreux sont ceux qui ont quitté la salle, sans compter ceux qui, à la sortie, se demandent à quoi ils ont assisté). Allez-y si vous pensez que le cinéma nest pas quun moment de détente pour décompresser du stress de la semaine, mais quil permet aussi une réflexion sur soi ; dans le cas contraire, éviter ce film.