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Un visiteur
5,0
Publiée le 15 février 2007
6 ans après le chef d'oeuvre Mulholland drive, le maître Lynch revient avec INLAND EMPIRE (en majuscules comme le voulait Lynch), son film le plus expérimental. David Lynch, pendant presque trois heures, nous promène entre onirisme et réalité, entre l'inconscient et la conscience, il nous ballade dans un film dans le film. Lynch nous propose une vision trés noire et plutôt terrifiante d'hollywood, vision encore plus sombre que celle que le cinéaste nous avait déjà proposé avec Mulholland Drive. INLAND EMPIRE est un film aux multiples dimensions et aux multiples interprétations. Doit on alors s'immerger complètement dans INLAND EMPIRE pour pouvoir l'apprecier? Peut être car une fois que l'on est dedans il est déjà difficile d'en sortir. Et puis même s'il n'est pas apprécié par tout le monde, INLAND EMPIRE a au moins le mérite de ne pas laisser le spectateur indifférent. Il ne faut pas voir dans INLAND EMPIRE qu'une exposition des délires de Lynch ou une incompréhension de tous les instants. Le film peut rebuter, il peut être percu comme bizarre mais il est probablement plus que nécéssaire d'en faire plusieurs fois le visionnage pour le décoder du moins en partie. Mais bon INLAND EMPIRE n'est probablement pas accessible à tous les publics. David Lynch nous livre son film experimental le plus noir mais son film le plus abouti cela c'est moins sur. MD était plus aboutit mais INLAND EMPIRE est quand même trés bon et comme son prédécésseur, le tout n'est pas de comprendre mais de ressentir. Une expérience captivante et une fabuleuse interprétation de Laura Dern!
Lynch frappe fort, mais divise encore plus. Film dans le film, histoire dans l'histoire, personnage dans un autre personnage, et cela trois heures durant. Le format DV demande un petit temps d'adaptation (une petite quinzaine de minutes), puis après, il ne faut pas chercher à comprendre son oeuvre, mais plutôt à y pénétrer et à se laisser guider, espérer y voir un peu moins flou et se laisser guider par ses sens, ses émotions. En cela, le film réussit son pari haut la main, certaines images sont marquantes, la qualité de la bande son exceptionnelle (que ce soti musique ou effets sonores), on peut ressentir de la peur et tout un panel d'émotions, et pourtant, l'on ne comprend pas pourquoi tant le film nous perd. Certaines critiques ont dites que Lynch ne s'était pas renouvelé, je ne suis pas d'accord. Dans ces précédents films, Lynch nous donnait toutes les clés, et c'était à nous de les assembler. Ici, il pousse l'expérimentation cinématographique beaucoup plus loin. Nous n'aurons pas les clés, on est dans le brouillard dés le départ, tout est laissé au spectateur. Du grand art, mais qui peut dérouter.
D'abord je veux écrire que j'ai adoré Mulholland Drive. Mais là, non ! Ce n'est tout simplement pas sérieux. Le film est si obscur qu'on ne sait même pas quelle question le film peut nous poser. Le début passe encore (50 min) mais apres ce sont des images sans aucun sens...
Après un Mulholland Drive décevant,comme une parodie de Lynch jouant avec ses propres symboles pour faire courir le spectateur et le fan de dernière heure, Inland Empire renoue avec le "vrai" David Lynch. On retrouve cette atmosphère si particulière, cet univers destructuré comme emprisonné à l'intérieur d'une toile . Comme pour Lost Highway il faudra des dizaines de visionnages pour espérer capter toutes les subtilités du film. J'ai vu dans Inland Empire un oeuvre sur la condition de la femme, sur la traite des blanches, sur ces femmes a qui l'ont fait miroiter les étoiles d'Hollywood et qui se retrouvent sur Hollywood boulevard à faire le tapin. Ces femmes de l'Est amoureuses de maquereaux impressarios, qui raquettent les acteurs comme ils raquettent les prostituées. Entre ambition et réalité, entre échec et réussite, la décadence des femmes emprisonnées dans leurs rêves de petites filles, et qui se font manipuler par le hommes dégueulasses qui traitent mieux les animaux qu'elles. Ce film dépeint également la fin du rêve américain qui au lieu de carrières à la Gina Lollobrigida leur offre au mieux des photos dans playboy (lapin aux grandes oreilles), prélude à la décadence. Toutes le interprétations de ce film sont très personnelles, et c'est ce qui constitue le pouvoir et la séduction de Lynch. Chaque spectateur s'approprie le film et en tire ses propres conclusions. C'est ce que l'on aime, ce que l'on recherche quand on va voir un Lynch, car on sort de ce médium passif à la FOX ou TF1, et on peut enfin réfléchir même si on en a parfois perdu l'habitude...
D'habitude, je suis assez attiré par les films de David Lynch. Les intrigues sont souvent tortueuses mais elles sont largement compensé par un esthetisme troublant et par une réalisation magistrale. Mais pour le coup, je trouve que ce film est purement décevant. L'intrigue est totalement incomprehensible, l'esthetisme peu présent et on se lasse de toujours retrouver les memes ficelles. Et que c'est long ! Je me suis carrément endormi deux fois dans la salle, c'est la première fois que ça m'arrive.
Attention, ce film est particulièrement sportif. En effet, après trois heures de Lynch, on ressort de toutes façons épuisé, mais c'est sans doute encore pire après ce dernier OVNI. Premier constat après le film, personne n'est vraiment sûr de ce qu'il à vu. Les différentes critiques sur le film le montrent bien, les différentes interprétations faites du film foisonnent. Et c'est dû au fait que David Lynch n'a pas fait ici un film fermé, le genre de film interdisant au spectateur d'imaginer mais le bloquant dans un carcan bien fermé histoire que le réalisateur soit sûr que ce soit son histoire que les spectateurs voient. En fait, de ce point, INLAND EMPIRE se rapproche plus du livre que du film, laissant l'imagination du spectateur s'évader librement. Laura Dern, personnage principal, mais aussi peut-être (je ne suis pas vraiment sûr) héroïne de l'histoire est tout simplement éblouissante. Elle incarne une star de hollywood partant dans des délires schizophréniques, s'imaginant dans la peau d'autres personnages (à moins que ce ne soit le contraire). Le film est très dur à suivre du fait de ses multiples aller-retour dans le temps, et ce fait participe très certainement à l'interrogation des gens à la fin. A ne pas louper pour les fans de Lynch, INLAND EMPIRE reste un film réservé à un public un peu particulier, et il fait de toutes façons souffrir.
Inland Empire : traduction indigestion empirique ! Lynch est un maître du cinéma c'est indéniable ; toutefois pour les raisons suivantes et pour ce film en particulier, il s'est égaré sur un chemin que lui même ne comprend pas et pour cause il n'explique pas. Il a SUBI son film et les méandres de son cerveau parfois trop envahit par la morphine... Il ne maitrise pas son sujet : pas de scénario au premier jour de tournage ! Lorsqu'un réalisateur travaille tout seul et sans aucun contrôle ou contre pouvoi (il est lui même auteur, réalisateur, compositeur, monteur, étaloneur), on arrive à se persuader et croire que tout ce qu'on fait est génial (Chaplin,Hitchcock, Kubrick,Spielberg ... eux aussi avaient plusieurs casquettes mais ils écoutaient des avis autour d'eux). A force de tourner avec invraisemblance on finit par perdre l'intérêt et l'attention du spectateur . Si ce n'était pas un film de Lynch les 3/4 des gens dans la salle auraient quittés la salle avant la fin ! N'oublions pas que le cinéma est un art destiné au public et non à son auteur ! Et cet art est avant tout chargé d'émotion. Or la seule émotion ressentie est celle libératoire du générique de fin... Pour conclure je dirais que ce film de masturbation intellectuelle, dont la presse dithyrambique se gargarise et s'émerveille sous prétexte que ne rien comprendre à un film touche au génie, montre indubitablement que son auteur n'a pas su cette fois se renouveler dans un genre qu'il maitrisait au plus haut point auparavant...
Le probléme avec beaucoup de spectateur de Lynch, c'est qu'il y a de nombreuses personnes qui croient qu'il ne sert à rien de comprendre ses film mais qu'il faut juste y voir ce que l'on veut. C'est faux. Les scénario des films de Lynch sont parfaitement construits et racontent une histoire qui, lorqu'on l'a saisie, est très claire. Bien plus réaliste que des films de divertissement que l'on croit avoir compris en sortant. Inland Empire ne déronge pas à cette règle.
Film débille à souhait. J'ai failli quitter la salle au bout de 20 mn. J'ai insisté jusqu'au bout (et c'est long !). Soirée gachée. Je déconseille ce film à ceux qui ne sont pas absolument fana de David Lynch. Ce film là étant le pire dans la série du cinéaste.
Pas de lendemain bleu pour David Lynch. Peut-on aimer un film auquel on ne comprend rien ? La question prend tout son sens devant le dernier film de David Lynch. Il faut dire que niveau réalisation, c'est impeccable. Pas mal de gros plans des personnages qui m'ont fait penser à un film de Bergman. Les acteurs sont tous très convainquant, et la musique accompagne parfaitement l'ensemble (la bande son est excellente). Mais voilà, voire pendant quasiment 3 heures des scènes se suivre sans rapport apparent les unes avec les autres, ça lasse. En plus, chaque scène possède une signification qui n'est pas immédiatement compréhensible ; il faut savoir lire les codes, références et paraboles du réalisateur. J'ai essayé de comprendre pendant la première heure et demi, je le jure. Mais j'ai finalement laissé tomber de guerre lasse. Et c'est bien dommage. On peut se demander quel est l'intérêt de compliquer l'histoire à outrance. En plus, l'ambiance rendue par l'image et la musique est très glauque et stressante ... On peut pas dire qu'on pas un bon moment.
Rien n'aurait pu m'empêcher de voir ce film, et pourtant, je crois que j'aurais bien pu m'en passer. 2h50 de torture mentale, un malaise qui n'en fini pas, des longueurs délirantes qui n'inspire qu'un "Quand est-ce que cela s'arrête ?". Alors si c'était le but de Lynch que l'on déteste, il a plutôt bien réussi ma foi, sinon dommage, je ne quitte jamais une salle de cinéma, mais là, trop c'est trop ! Même si c'est un artiste de génie, soyons réaliste, ce film est sans intéret.
Pas de révolution de style avec cet "Inland Empire" : on est dans la droite continuité de " Mulholland Drive" et de ses prédécesseurs, que ce soit par lhistoire, l'ambiance dégagée ou bien encore le choix des interprètes. Néanmoins ce dernier Lynch se veut pousser le bouchon encore plus loin dans le principe du film-expérience, se laissant ainsi littéralement aller dans un imbroglio incompréhensible à la limite du soutenable. On pourrait même parler de démarche jusque-boutiste tant la deuxième partie du film sétend longuement dans cet esprit décalé daccumulation et de juxtaposition de scènes irréelles et pleinement éprouvantes. Certes, il y a toujours ce semblant de logique cachée que Lynch sait introduire dans chacun de ses films, cette cohérence qui, à défaut de se trouver dans lintrigue se retrouve dans le senti. Mais Lynch nen a-t-il pas trop fait cette fois-ci ? Etait-il vraiment nécessaire de faire cette expérience aussi longue pour quelle soit efficace ? En somme, ce nouveau Lynch ne nous déçoit pas par sa force empirique et sa recherche sans cesse plus poussée de la quintessence même du cinéma, mais reste à savoir si vous vous sentez prêts à souffrir plus de 2h30 pour en profiter
Les films de David Lynch me semblent devoir échapper à la question qu'ils suscitent pourtant si souvent, à savoir : que faut-il comprendre ? Il me semble que, précisément, Inland Empire, comme d'ailleurs beaucoup d'autres des réalisations de l'auteur (et évidemment parmi elles, Lost Highway et Mulholland Drive)s'y prêtent bien peu. Si le cinéma actuel est bien souvent fait de grosses ficelles et empreint d'une linéarité nous ôtant toute possibilité d'errer librement au gré de nos émotions et de nos idées, ce n'est pas le cas d'Inland Empire. Merci donc M. Lynch de nous restituer ce goût de marcher sans savoir où l'on va, chose que bien souvent nous perdons en grandissant. J'ajoute cependant qu'Inland Empire me parait riche de plusieurs interprétations différentes mais toutes cohérentes (il va de soi que j'en ai sans doute oublié la plupart). Que l'on se rassure donc : il est possible d'y trouver quelque(s) chose(s) à comprendre !!!!!
Une tempête dans un cerveau, voici ce que provoque ce nouveau film de David Lynch ! Plus que jamais, il nous propose une oeuvre que l'on aimerait détester mais qui nous poursuit et nous hante pendant des jours. Il s'attaque une fois de plus à nos sens et à notre inconscient même si notre erreur est de vouloir lui donner des explications issues de l'intellect. Ne cherchez pas à comprendre et laissez-vous plutôt dériver dans les multiples niveaux de lecture, de mises en abîme, de parallèles narratifs de la folie Lynchienne.
Quelle déception! 6 ans après Mulholland Drive, le nouveau Lynch se faisait attendre, et de surcroît par sa bande-annonce vraiment plus qu'alléchante, mais je ne m'attendais pas du tout à ça... Ce film n'a aucun sens! Je mets une étoile à Inland Empire pour sa BO, et pour avoir réussi à me mettre mal à l'aise une ou deux fois (et je ne suis pas de ceux que l'on effraie facilement...), mais mis à part ces éléments, je ne vois absolument pas pourquoi la presse a tant encensé ce film (si ce n'est par pur snobisme... attendez, c'est quand même un Lynch!...). Pendant près de 3h, le spectateur est entraîné dans le monde onirique (ou plutôt cauchemardesque) de l'héroïne, avec l'oeil d'une caméra DV. Le film demeure IN-COM-PRE-HEN-SIBLE, c'est le récit du délire d'une femme ayant abusé de substances psychotropes. J'adore les films qui nous plongent dans des univers iréels, inquiétants et déjantés, un peu à la "Alice au pays des merveilles", mais là, c'est du gros n'importe quoi. Et même en laissant le scénario de côté, le film ne peut être sauvé car la mise en scène est bâclée, le grain de l'image fait mal aux yeux... Alors peut-être que je suis trop *** pour comprendre la subtilité du film et la philosophie qui se cache derrière, mais je vous déconseille fortement ce film si vous n'avez pas 3h à perdre, une carte illimité, et un soupçon de curiosité. PS : Je pousse un gros coup de gueule contre la presse qui décrit ce film comme un chef d'oeuvre, alors que je suis certain que le même film fait par un réalisateur méconnu n'aurait même pas obtenu les financements nécessaires.