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shmifmuf
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5,0
Publiée le 20 octobre 2012
Lynch est un cinéaste abstrait qui souhaite nous entraîner dans son monde énigmatique pour nous faire éprouver des sensations. Ce film est un rêve nébuleux où tout ( le temps, les personnages, les lieux...) s'entrecroisent et se mélangent. on sort d' "Inland Empire" ,comme on sort d'un rêve dont on a du mal à se souvenir, avec un sentiment qui sera propre à chacun de nous, en fonction de l'effet qu'auront eu sur nous ces sublimes images.
Il est finalement facile de cumuler les scènes pour en faire une belle œuvre. Il d'autant plus complexe de donner à cette accumulation un sens. Puisque "Inland Empire" n'est pas un film, il ne doit se regarder d'une trêve d'un bout à l'autre, ni même avoir sa place dans sa vidéothèque. Il serait plus opportun de le voir seulement projeté en boucle dans un musée d'art moderne. Là où les artistes se laissent guider par l'outil de leurs œuvres. Car la caméra de Lynch semble avoir pris possession de son maître. Aux dépens du spectateur. À moins qu'il n'en ait toujours été ainsi ?
Pour ma part, c'est le film le plus glauque de David Lynch, mais ça n'en fait pas le plus mauvais. Il va falloir trouver pas mal de synonymes du mot bizarre pour arriver à le déchiffrer... On ne peut pas être d'avantage proche de l'univers Lynchéen, avec son délire total où il nous montrera d'ailleurs un aperçu de son moyen-métrage "Rabbits" (encore plus barré, attention). Du dérangeant qui relèvera des visions différentes chez chacun, le mystère de déceler le sujet principal ainsi que les incompréhensions qui s'entremêlent nous livrera un véritable casse-tête. Un film tout simplement indécryptable à 100% pour tout autre cerveau que celui de David Lynch lui-même. Beaucoup abandonneront avant les 15 premières minutes, c'est certain. Il n'y a que les fans de Lynch qui pourront en raffoler. 3/5 pour cette expérience au cœur de l'absurde et du dérangeant qui arrive à fasciner, bizarrement, tout de même. Nous sommes à la limite de l'hallucination audio-visuelle avec cette extase artistique dans le domaine du surréalisme.
Je mets 3 étoiles parce que ce film mérite notre attention. La manière de filmer est particulière, et les acteurs sont bons. Mais franchement, j'ai du rater quelque chose parce que ce film est INCOMPRÉHENSIBLE. Et je dois dire que les scènes avec les lapins m'ont rendue folle. Si vous n'aimez pas les films complexes, n'y aller pas.
"Inland Empire" est une véritable torture cinématographique. Le supplice du pal aurait été, à côté, plus agréable. David Lynch nous avait certes habitué à un genre de films abscons mais alors là, dans la catégorie de films incompréhensibles de A à Z, "Inland Empire raffle la première place. Ce "marécage intellectuel" ainsi que sa trés longue durée font de ce film une épreuve éprouvante. A tel point que l'on peut presque considérer comme un exploit le fait de visionner ce long métrage dans son intégralité. Challenge réussit pour moi. Et vous?
Ensemble magnifique. Lynch signe ici un second chef d'oeuvre, quelques années avant le premier "Mulholland Drive". Avec ces deux films, il trouve enfin sa voie dans le cinéma; créant des oeuvres originales et d'une qualité artistique incontestable. L'ensemble est beau, intelligent, brillant et ambitieux. Cette histoire de film, dans le film, dans le film qui n'en finit plus, saura ravir le public cinéphile. Lynch joue avec le temps, l'espace, la vie, la mort. A voir absolument.
Dur mais prévisible. David Lynch a épuisé tout son art qui le rendait si grandiose dans Mulholland Drive. Et le romantisme dans tout ça, ce romantisme que Lynch maitrisait si bien ?Le film, malgré une bonne demi-heure, est un enchainement de séquences incohérentes, d'une incompréhensibilité irritante (contrairement à ses autres films où on aimait se perdre) . Puis la caméra en DV est monstrueuse, ça fait penser aux vieux navets d'horreur des années 70... Même Laura Dern, une actrice que j'apprécie beaucoup dans Blue Velvet et Jurassic Park, ne m'a pas convaincu ; son personnage n'est pas attachant, donc on ne ressent aucune empathie pour elle lors de son parcours enchevêtré ; contrairement à la sublime Sheryl Lee dans son rôle de Laura Palmer dans Twin Peaks, où on pleure pour elle. On peut accorder une ressemblance entre Eraserhead et Inland Empire, mais Eraserhead est réussi car c'était novateur et durait à peine une heure et demie, alors que Inland Empire, trop long ( presque 3 heures), est du réchauffé de l'oeuvre de Lynch. Désolé David, mais je pense que tu devrais prendre ta retraite, car Inland Empire prouve bien que tu t'es trop enfoncé dans ton délire, brillant autrefois mais maintenant sans idée et sans saveur, à moins que tu décide de refaire des choses plus simple comme Une Histoire Vraie et Elephant Man.
Un délire hallucinatoire comme seul Lynch pouvais en faire !! 3h d'hallucination à ne cesser de se demander si on à pris de la drogue ou si on est réellement réveillé. A ne conseiller qu'au seul fan de Lynch
David Lynch ne se foutrait-il pas tout simplement de nous ? Inland Empire, ce film "expérimental" est délibérément incompréhensible. Certes, c'est aussi le cas de Mulholland Dr., mais ce film-là possédait au moins une unité formelle. Ici, les plans caméra-à-l'épaule alternent avec des plans fixes, des images floues, des gros plans sur une lumière étrange, on passe des ténèbres à une lumière crue, d'un vaste salon à une scène de théâtre remplie de lapins (?). Non seulement Lynch ne donne pas de clé, mais en plus il fait un film où il n'y a rien à comprendre. Du Cinéma expérimental me dit-on ? Et bien je trouve que Lynch a suffisamment exploré le monstrueux comme cela...
Dernier long-métrage en date du grand David Lynch, Inland Empire est-il dans la lignée du chef-d'oeuvre Mulholland Drive ? Pas si sûr. Comme quasiment toujours chez Lynch, il nous est impossible de résumer l'intrigue, si tant est qu'il y en ait une, sans déjà se lancer dans des théories et autres interprétations. Même le synopsis s'y résigne, puisqu'il ne nous donne pour information que cette brève phrase : "Nous voici plongés dans une histoire de mystère, l'énigme d'un monde au coeur des mondes, le secret d'une femme en proie à l'amour et aux tourments." Comme toujours chez Lynch également, l'ambiance est oppressante, étrange, éprouvante, envoûtante et met le spectateur terriblement mal à l'aise. La mise en scène, en revanche, a quelque chose de très particulier et de très atypique, même pour Lynch. Il s'agit d'un croisement entre le DV, l'expérimental, le documentaire et le film amateur et on peux dire que le résultat est assez intéressant. Inland Empire c'est avant tout une histoire, un peu brouillonne il faut bien l'avouer, où la fiction rejoint la réalité et où l'on arrive plus réellement à délimiter où s'arrête l'un et où l'autre commence. Là-dedans, Lynch questionne énormément le temps et l'espace et nous fera perdre, par la même occasion, toute notion de ces deux dernières en mêlant vicieusement hier, aujourd'hui et demain. Inland Empire c'est aussi, bien entendu, une oeuvre aux 1 001 interprétations, aux 10 001 évocations, aux 100 001 questions et aux images uniques, questionnant le spectateur au plus profond de son être. Car, en effet, comment résoudre un mystère, quand ce mystère reste lui aussi un mystère à part entière ? Pour la première fois, on a l'impression que Lynch ne nous donne aucune clef pour comprendre les déboires, la folie et la descente aux Enfers du personnage principal. Le tout est donc encore plus difficile d'accès qu'habituellement. En conclusion, Inland Empire est sans doute l'oeuvre la plus expérimentale et le plus décousue de David Lynch, mais certainement pas le moins efficace. Inland Empire, c'est un trip tortueux et effrayant, un labyrinthe cauchemardesque. Inland Empire, c'est un très long-métrage, de près de trois heures, qui nous vide totalement.
Sans doute le plus bizarre des David Lynch, avec Eraserhead, Inland Empire, trois heures, en endormira sans doute plus d'un. Cependant, le jeu de Laura Dern, la beauté avec laquelle le film est filmé ainsi que l'histoire elle même m'ont emporté jusqu'a la fin, une des meilleures chutes cinématographiques jamais réalisées. Cela est du à la parfaite mise en abime du Maitre, qui a recraché là , sans doute ses délires les plus profonds. 20/20
Ce film est malsain, dérangeant, déroutant, on n'y comprend rien, il n'y a pas de scénario, on nous embrouille tout le temps, pourtant il peut être classé au rang de chef-d’œuvre! Vraiment une leçon conceptuelle dans un l'univers fantasmatique by Linch!spoiler:
Mais c'est quoi cette histoire ? On dirait l'introspection sous acide d'une femme... Ce n'est pas comme si j'avais détesté, mais ma réaction à chaud, juste après avoir vu le film, a été de me dire que mon cerveau a été méchamment malaxé, comme si j'avais pris de la drogue. Tout est bizarre, que ce soit l'image (un peu floue), la caméra qui bouge ou encore les dialogues... Je me suis surpris à penser aux Monty Pythons, à cette scène qui intervient au milieu du film "Le sens de la vie" et dans laquelle il faut trouver le poisson... Mais pourquoi "Inland Empire" m'a-t-il fait penser à ça ? Tout simplement parce qu'il y a cette même confusion, ce côté décalé et mentalement dérangé. C'est comme si le film était entièrement truffé d'éléments perturbateurs pour détourner l'attention. Il y a plein de détails qui sont évoqués comme ça puis qui ressurgissent plus tard... Mais au final, est-ce qu'on y comprend vraiment quelque chose ? Il faut sans doute voir le film bien des fois pour l'étudier et le comprendre. Malheureusement, ça prendra beaucoup de temps parce que le film est très long et de plus, le rythme n'est pas très soutenu. Mais si on allait dire à Lynch de revoir son film, il nous répondrait assurément que c'est à nous de le revoir...