Oss 117 premier du nom avec Jean Dujardin est une pépite de l'humour décalé et premier degré. On peut le voir pour son côté parodique de James Bond mais également une sorte d'hommage. Les dialogues et le comique de situation relèvent presque de l'absurde où on savoure ce genre d'humour. Une très bonne comédie.
OSS 117 : Une mascarade affligeante au lieu d'un vrai James Bond français
Le cinéma français a parfois la fâcheuse tendance de saboter ses propres mythes. OSS 117 en est l’exemple parfait : un personnage né sous la plume de Jean Bruce, espion charismatique et redoutable, qui aurait pu donner naissance à une saga digne d’un James Bond à la française. Après tout, c’est bien lui qui a inspiré Ian Fleming avant que ce dernier ne crée 007. Et pourtant, au lieu d’un héros classe et impitoyable, nous avons eu droit à une parodie grotesque où Jean Dujardin cabotine dans un rôle de crétin fini, transformant ce qui aurait pu être un thriller élégant en une comédie lourdingue. Un naufrage.
Du roman d’espionnage à la farce lourde : un détournement méprisant
Les romans OSS 117 ne sont certes pas des chefs-d’œuvre littéraires, mais ils avaient le mérite de proposer un véritable héros : Hubert Bonisseur de La Bath était un espion efficace, brutal quand il le fallait, séducteur mais jamais ridicule, avec un sens de l’action et une ambiance sombre bien plus proches du James Bond des débuts que de la bouffonnerie à laquelle on a eu droit. Pourtant, au lieu d’adapter fidèlement cet univers, le cinéma français a choisi d’en faire une caricature grotesque. Pourquoi ? Par manque d’ambition, par peur du ridicule ou tout simplement par mépris du genre ?
Jean Dujardin en clown d’espionnage : une honte pour le personnage
Jean Dujardin a du talent, c’est indéniable. Mais spoiler: ici, il ne joue pas OSS 117 : il joue Un Gars, Une Fille en mission secrète. Tout est dans le cabotinage, la surenchère et l’exagération forcée, au point d’en faire un imbécile heureux plus proche de Benny Hill que de Sean Connery. Le personnage est transformé en idiot misogyne, raciste et dépassé, au lieu d’être un héros d’action charismatique et redoutable. Résultat ? Ce qui aurait pu être une franchise d’espionnage française ambitieuse devient un spectacle gênant, où l’humour douteux prend le pas sur l’action et le suspense.
Un film qui sabote son propre héritage
Si le premier film OSS 117 : Le Caire, nid d’espions pouvait encore passer pour une tentative de second degré assumé, la suite (Rio ne répond plus, Alerte rouge en Afrique noire) ne fait qu’accentuer la descente vers la vulgarité et la facilité. Loin de la tension et du glamour des romans, ces films s’enfoncent dans un comique poussif qui ne respecte ni son personnage ni son histoire. Pendant ce temps, Hollywood continue de produire des espions fascinants (Bourne, Ethan Hunt, Bond), tandis que la France s’acharne à ridiculiser le sien.
Un potentiel gâché : où est notre espion français sérieux ?
Pourquoi le cinéma français refuse-t-il de produire un vrai film d’espionnage à la hauteur de son propre héritage ? On avait tout pour réussir : un personnage culte, des décors exotiques, une ambiance digne des meilleurs thrillers… Mais non, on préfère la comédie facile et les blagues potaches. Pendant que les Britanniques modernisent James Bond avec Casino Royale, nous, on préfère faire de OSS 117 un clown en mission. Une honte.
En conclusion, OSS 117 au cinéma est une trahison pure et simple de l’œuvre originale. Un personnage qui aurait pu être notre réponse à James Bond s’est transformé en bouffonnerie. Un gâchis monumental et un bel exemple du manque d’ambition du cinéma français en matière de films d’action. Résultat ? On rit jaune… et on pleure ce qui aurait pu être une grande saga.
Film très léger et très vintage. L'histoire est simple, mais la fin n'est pas si prévisible. Les scènes d'action sont assez présentes, tout en restant cohérentes avec le déroulement de l'histoire. Un super film avec beaucoup d'humour !
Jean Dujardin, l'un des meilleurs acteurs français porte le rôle de OSS 117, qui n'est ni plus ni moins qu'une parodie de la célèbre saga James Bond. Étant fan de l'agent secret britannique, je trouve que OSS 117 est vraiment bien et reprend bien les codes de James Bond du côté de la rigolade. J'ai vraiment bien rigolé mais je trouve que l'on perd un peu en rythme et en humour à partir de la moitié du film, je n'ai par contre rien à dire sur la première partie qui est génial.
Le moment qui m'a fait le plus rire est la scène de sexe qui est bien caractéristiques des James Bond et que l'on retrouve dans chaque film. Les dialogues sont géniales mais ce qui est le plus drôle je trouve est la caméra qui fuit la scène comme dans beaucoup de films puis qui passe sur le miroir et là on voit que OSS fait n'importe quoi. La caméra n'a d'autre choix à ce moment là que de retourner sur la table de chevet.
Jean Dujardin ne me déçois jamais et est vraiment très fort aussi dans ce film, ce qui est génial est son rire communicatif, il a une certaine classe en même temps qui passe bien pour un faux James Bond.
C’est sans conteste l'un de mes films français préférés. Jean Dujardin est tout simplement parfait dans ce rôle, avec son charme et son humour. Les blagues sont travaillées, oscillant entre satire et absurdité, et le timing comique est impeccable.
J’ai également adoré les décors, qui capturent parfaitement l’ambiance des films d’espionnage des années 60. Tout, du style visuel à la musique, est un hommage hilarant et réussi.
C’est un film que je peux revoir encore et encore sans m’en lasser !
Ce long métrage est une adaptation d’un des nombreux romans d’espionnage de Jean Bruce, du même nom et datant de 1949 pour le tout premier. Il retrace les aventures d’un espion des services secrets Hubert Bonifasse de la Bath qui ici est envoyé au Caire pour résoudre le meurtre d’un au autre espion français Jacques. L’action se déroule au Caire en 1955, époque à la quelle le réalisateur va emprunter bien sur les décors, les costumes, le phrasé mais surtout le style cinématographique. C’est une prise de risque énorme car ce style pourrait déplaire mais c’est tellement assumé que cela en fait son charme. Et puis avant d’être une une œuvre d’espionnage c’est avant tout et cela reste une comédie. L’espionnage n’est ici qu’un prétexte pour les auteurs et les réalisateurs à créer des situations comiques. Mais les situations ne suffisent pas il faut aussi un excellent acteur au potentiel comique unique, Michel Hazanavicius a choisi pour cela Jean Dujardin qui incarne un OSS 117 unique, tellement unique qu’on ne verrait pas quelqu’un d’autre reprendre le rôle. En somme malgré un démarrage déroutant on ne peut saluer que la réussite de cette adaptation.
Je n’avais jusqu’alors jamais été attiré par le côté franchouillard de cette saga comique à la française mais mon premier pied dedans avec ce premier acte ne m’a pas déplu. Hazanavicius nous concocte une parodie d’espionnage légère et délurée qui sur le plan technique rivalise parfaitement avec ses pairs. Un divertissement de qualité où l’on s’amuse des approximations d’un Jean Dujardin aussi beauf qu’idiot et qui cumule nombre de tares. Ça m’amuse probablement moins que la plupart des adorateurs de cette saga mais force est de constater que ça fonctionne plutôt pas mal, les comédiens jouant très bien le jeu et la « reconstitution » d’époque est bien agréable que ce soit au niveau des décors ou bien des mœurs. Ça ne me transcende pas mais c’est clairement sympathique, prochain défi : Rio ne Répond Plus !
La parodie, lorsqu'elle est bien exécutée, et lorsqu'elle détourne des sujets panthéonisés, nous régale par sa désinvolture. De voir ce simili James Bond se ridiculiser en permanence, dans sa beauferie, dans son machisme, dans ses préjugés xénophobes, nous place en spectateurs amusés d'une pantalonnade pertinente.
Dujardin incarne un Hubert Bonisseur de La Bath délicieusement kitsch, franchouillard, aux mimiques bouffonnes et au style ringard. Son opposition à des personnages qui démontent ses stéréotypes sociaux apporte une réponse jouissive à son aplomb ignare.
Hazanavicius tourne en dérision les relents racistes de la France passéiste, tout en fabriquant un pastiche tendre de film d'espionnage. Les chorégraphies sont surjouées ; les dialogues pompeux deviennent comiques ; les postures héroïques foirent. Oss 117 rappelle, avec justesse, que certains personnages devenus badass dans l'imagerie collective pourraient, en d'autres circonstances, se prêter au rire. Il suffit de voir, par exemple, comment les tenues kitsch des super-héros de comics sont devenus cultes, alors qu'il ne s'agit jamais que d'un slip par-dessus un collant.
Une formule parodique toute trouvée, donc, et salutaire pour la réflexion a posteriori des attitudes inappropriées qui continuent de planer sur notre époque.
Ce film est la quintessence même de l’humour. En effet, ici le réalisateur a parfaitement compris et su mettre en scène le personnage sans basculer dans la lourdeur ou le too much. Il arrive à rendre des situations drôles dans le plus grand des calmes et avec une très grande subtilité qui régale son homme.
Dans l'ensemble je suis mitigé, car je déteste le surjeux, que ce soit dans le registre de l'humour ou pas d'ailleurs, ici on affaire à de l'humour absurde certes, ok c'est parfois drôle mais le fait que les acteurs soient pratiquement toujours dans le surjeux, j'accroche pas. Ce que je retiens de ce film, quelques répliques/punchlines cultes mais ça s'arrête là.
Un navet.. à des années lumière du 1 est très loin du 2. À part dujardin tous les acteurs sont extrêmement mauvais, ça sent le film de copains avec des personnages bâclés et hors de propos et pas intéressant...mention spéciale nullité au groom /voiturier qui joue le footballeur dans les crocodiles du Botswana... c'est une blague d'acting c'est catastrophique