Avant la création de J. Bond, ce personnage de roman, OSS 117, évolue entre espionnage, action et second degré humoristique. La mise en scène d'Hazavinicius, les décors, la musique collent avec l'époque quand certains détails sont toutefois (volontairement?) grotesques. Malgré des ingrédients prometteurs, le résultat est assez terne, figé, l'intrigue se traîne et le rire ne s'invite pas.
Adaptation libre de la série littéraire du même nom, "Le Caire nid d'espions" se veut avant tout une parodie des films/romans d'espionnage à l'ancienne. En plus de placer l'action de son film dans les années 50, Michel Hazanavicius lui donne une esthétique de l'époque avec notamment cette photographie vieillie du meilleure effet. Rien à redire d'ailleurs du côté de la réalisation. Ce long métrage est bien foutu tant au niveau du visuel que de la musique. Et quel superbe choix pour incarné OSS 117 que Jean Dujardin. Un rôle qui lui va comme un gant. Le scénario reste assez basique. Un pastiche à l'humour très inégal. Quelques bons gags côtoient des lourdeurs et des longueurs mais l'ensemble demeure plaisant. Je lui préfère sa suite.
J’ai vu OSS 117 : Le Caire, nid d’espions pour la première fois, et je sors de là avec un grand sourire. J’avais déjà entendu parler du film et de Jean Dujardin dedans, mais je ne m’attendais pas à autant m’amuser. Dès les premières minutes, on est plongé dans une Égypte des années 50 ultra stylisée, avec des costumes, des décors et une photo qui collent parfaitement à l’époque. On sent que Hazanavicius s’est fait un vrai plaisir à pasticher les films d’espionnage à l’ancienne, et ça marche du tonnerre. Ce qui m’a le plus marqué, c’est le personnage d’Hubert Bonisseur de La Bath. Jean Dujardin est juste parfait. Il incarne un agent secret arrogant, un peu bête, sexiste et complètement à côté de la plaque sur le plan politique et culturel, mais on ne peut pas s’empêcher de l’aimer. Ses répliques tombent toujours juste, et il y a ce côté "je suis le plus fort et le plus beau" qui devient rapidement hilarant. Les scènes avec les égyptiens ou la chanson Bambino sont d’une drôlerie presque constante. J’ai particulièrement kiffé les dialogues absurdes et le décalage permanent entre ce que OSS 117 croit et la réalité. Le film n’est pas qu’une succession de gags non plus. Il y a une vraie mise en scène soignée, une musique qui collait parfaitement à l’ambiance, et une façon de jouer avec les codes du genre qui montre que l’équipe savait exactement ce qu’elle faisait. On sent le travail sur les références (les James Bond des débuts, les films de série B…) sans que ça devienne jamais lourd. Même si certains moments sont un peu plus lents, l’ensemble reste très fluide et agréable à suivre. Si je mets 4/5 et pas une meilleure note, c’est juste parce que quelques scènes m’ont paru un poil trop appuyées, et que j’aurais volontiers pris encore un peu plus de folie. Mais franchement, pour un premier visionnage, j’ai passé un excellent moment. C’est intelligent, drôle, parfaitement joué, et ça donne vraiment envie de voir le deuxième. Je recommande sans hésiter si vous aimez les parodies bien ficelées et les comédies à l’ancienne.
Qu’est ce que j’aime ce film ! Entre ses expressions faciales iconiques, ses airs suffisants, son rire inimitable et ses répliques beaufs, Jean Dujardin est LITTÉRALEMENT OSS 117. Le personnage est une caricature du français cliché qui a tout pour être détestable ( raciste, mysogine, inculte ) mais pourtant chaque réplique est écrite de sorte à le rendre drôle. Et puis on va pas nier que Dujardin est beau gosse, même si le film est une parodie des sagas d’espionnage il aurait pu faire un très bon James Bond. On retiendra aussi son impeccable interprétation en arabe de " Bambino ", langue qu’il a apprise spécialement pour cette séquence. Y a pas à dire, c’est culte, et je connais le film presque par coeur maintenant.
Ce film est une comédie parodique où nous suivons OSS 117, Hubert, un agent secret des services français. En effet, c'est une satire des films d'espionnage des années 50 : tous les codes sont repris, c'est filmé de la même façon rétro et rendu ridicule, comme par exemple les scènes de combat très chorégraphiées.
Hubert remplace donc son ami Jacques disparu, dont nous avons des flashbacks clichés qui sont un running gag du film, dans une mission d'espionnage au Caire. Il sera accompagné de Larmina qui l'aide mais ne l'apprécie pas à cause de ses préjugés. Elle tempère l'œuvre et montre pleinement la bêtise d'Hubert.
En effet, Hubert a une mentalité très ancrée dans son époque, patriotique, comme le montre son obsession pour René Coty. Il y a un véritable choc des cultures lors de son arrivée au Caire et il enchaîne les blagues et situations délicates comme un véritable enfant.
Nous sommes plongés dans un contexte sérieux avec des personnages sérieux, tout cela autour d'Hubert tourné au ridicule, tombant dans tous les stéréotypes. Même s'il enchaîne les blagues limites, nous nous attachons à lui car il n'est pas fondamentalement méchant mais plus maladroit.
C'est un personnage complexe et inclassable car il a aussi des qualités insoupçonnées. Il est assez brave et ne fuit jamais face au danger. Il montre, assez ironiquementspoiler: , une certaine intelligence avec une grande capacité d'apprentissage inattendue face à tous ses préjugés. Il apprend les hiéroglyphes, l'arabe et même à chanter et à jouer d'un instrument local lors d'une des scènes les plus iconiques du film : Bambino.
Car bien évidemment, ce film a beaucoup de scènes cultes dues au côté décalé. Mais ce n'est pas que ça : il y a aussi une enquête sérieuse avec des mystères, un complot, des trahisons et des retournements de situation qui permettent d'avoir une histoire intéressante.
Jean Dujardin magistral. Cette comédie de grande production nous immerge particulièrement profondément dans les abysses de cet univers hors du commun qu’est celui de cet espion français. Idolâtrant René Coty, celui-ci partage aussi d’autres passions comme la séduction, le luxe, la France et l’espionnage. Aux habitudes et aux opérations farfelues, il parvient à convaincre de sa perspicacité dans un registre comique permanent qui se veut sérieux.
Un chef d'œuvre comique qui a marqué toute une génération, avec une critique "subtile" de la France d'antan mais qui perdure encore chez beaucoup (raciste, sexiste, colonialiste,...). Un postiche.
En 1955, le président français envoi son agent OSS117 au Caire afin de mettre de l’ordre dans ce capharnaüm. Une comédie hilarante qui mérite d’être vu.
OSS 117 : Le Caire, nid d’espions réussit avec brio le mélange d’action, d’aventure et de comédie, en conservant le ton décalé et ironique qui caractérise la série. Le film parodie habilement les classiques de l’espionnage, avec des dialogues savoureux et des situations absurdes parfaitement mises en scène. L’humour repose sur le contraste entre le sérieux des missions et les maladresses du héros, ce qui crée un rythme comique constant sans nuire à l’intrigue principale.
Jean Dujardin incarne Hubert Bonisseur de La Bath avec une énergie irréprochable. Son personnage, à la fois arrogant et attachant, est au centre de situations comiques qui exploitent ses exagérations et son manque de tact, tout en gardant une crédibilité dans ses réactions. Les interactions avec les autres personnages sont bien écrites, apportant du rythme et des nuances au récit.
Les scènes d’action et d’espionnage sont bien chorégraphiées, avec des poursuites et des moments de tension qui tiennent le spectateur en haleine. Le décor du Caire est exploité avec soin : les décors et la reconstitution visuelle renforcent l’ambiance rétro et exotique du film, tandis que la bande-son accentue le décalage comique sans nuire à la tension.
L’humour puise dans les clichés et références aux années 50-60, ce qui donne au film un charme rétro très réussi, bien que certains éléments puissent sembler un peu anachroniques ou datés pour certains spectateurs. Quelques sous-intrigues sont moins développées, ce qui limite l’impact de certains personnages secondaires, mais cela n’affecte pas la fluidité globale du récit ni le plaisir de visionnage.
En résumé, OSS 117 : Le Caire, nid d’espions est une parodie intelligente et divertissante, alliant humour, action et aventure. Jean Dujardin est remarquable, le rythme est soutenu et le ton décalé fonctionne parfaitement. C’est un film qui ravira autant les amateurs de comédie que les fans de films d’espionnage classiques.
Mettons le cerveau sur repondeur et savourons ce film. Jean Dujardin est excellent dans le rôle . Les gags et répliques sont devenus tellement cultes. Une bouffée d'air frais et on ne se prend pas au sérieux . Toujours un plaisir de le revoir .