Ce film est une comédie parodique où nous suivons OSS 117, Hubert, un agent secret des services français. En effet, c'est une satire des films d'espionnage des années 50 : tous les codes sont repris, c'est filmé de la même façon rétro et rendu ridicule, comme par exemple les scènes de combat très chorégraphiées.
Hubert remplace donc son ami Jacques disparu, dont nous avons des flashbacks clichés qui sont un running gag du film, dans une mission d'espionnage au Caire. Il sera accompagné de Larmina qui l'aide mais ne l'apprécie pas à cause de ses préjugés. Elle tempère l'œuvre et montre pleinement la bêtise d'Hubert.
En effet, Hubert a une mentalité très ancrée dans son époque, patriotique, comme le montre son obsession pour René Coty. Il y a un véritable choc des cultures lors de son arrivée au Caire et il enchaîne les blagues et situations délicates comme un véritable enfant.
Nous sommes plongés dans un contexte sérieux avec des personnages sérieux, tout cela autour d'Hubert tourné au ridicule, tombant dans tous les stéréotypes. Même s'il enchaîne les blagues limites, nous nous attachons à lui car il n'est pas fondamentalement méchant mais plus maladroit.
C'est un personnage complexe et inclassable car il a aussi des qualités insoupçonnées. Il est assez brave et ne fuit jamais face au danger. Il montre, assez ironiquementspoiler: , une certaine intelligence avec une grande capacité d'apprentissage inattendue face à tous ses préjugés. Il apprend les hiéroglyphes, l'arabe et même à chanter et à jouer d'un instrument local lors d'une des scènes les plus iconiques du film : Bambino.
Car bien évidemment, ce film a beaucoup de scènes cultes dues au côté décalé. Mais ce n'est pas que ça : il y a aussi une enquête sérieuse avec des mystères, un complot, des trahisons et des retournements de situation qui permettent d'avoir une histoire intéressante.
Jean Dujardin magistral. Cette comédie de grande production nous immerge particulièrement profondément dans les abysses de cet univers hors du commun qu’est celui de cet espion français. Idolâtrant René Coty, celui-ci partage aussi d’autres passions comme la séduction, le luxe, la France et l’espionnage. Aux habitudes et aux opérations farfelues, il parvient à convaincre de sa perspicacité dans un registre comique permanent qui se veut sérieux.
Un chef d'œuvre comique qui a marqué toute une génération, avec une critique "subtile" de la France d'antan mais qui perdure encore chez beaucoup (raciste, sexiste, colonialiste,...). Un postiche.
En 1955, le président français envoi son agent OSS117 au Caire afin de mettre de l’ordre dans ce capharnaüm. Une comédie hilarante qui mérite d’être vu.
OSS 117 : Le Caire, nid d’espions réussit avec brio le mélange d’action, d’aventure et de comédie, en conservant le ton décalé et ironique qui caractérise la série. Le film parodie habilement les classiques de l’espionnage, avec des dialogues savoureux et des situations absurdes parfaitement mises en scène. L’humour repose sur le contraste entre le sérieux des missions et les maladresses du héros, ce qui crée un rythme comique constant sans nuire à l’intrigue principale.
Jean Dujardin incarne Hubert Bonisseur de La Bath avec une énergie irréprochable. Son personnage, à la fois arrogant et attachant, est au centre de situations comiques qui exploitent ses exagérations et son manque de tact, tout en gardant une crédibilité dans ses réactions. Les interactions avec les autres personnages sont bien écrites, apportant du rythme et des nuances au récit.
Les scènes d’action et d’espionnage sont bien chorégraphiées, avec des poursuites et des moments de tension qui tiennent le spectateur en haleine. Le décor du Caire est exploité avec soin : les décors et la reconstitution visuelle renforcent l’ambiance rétro et exotique du film, tandis que la bande-son accentue le décalage comique sans nuire à la tension.
L’humour puise dans les clichés et références aux années 50-60, ce qui donne au film un charme rétro très réussi, bien que certains éléments puissent sembler un peu anachroniques ou datés pour certains spectateurs. Quelques sous-intrigues sont moins développées, ce qui limite l’impact de certains personnages secondaires, mais cela n’affecte pas la fluidité globale du récit ni le plaisir de visionnage.
En résumé, OSS 117 : Le Caire, nid d’espions est une parodie intelligente et divertissante, alliant humour, action et aventure. Jean Dujardin est remarquable, le rythme est soutenu et le ton décalé fonctionne parfaitement. C’est un film qui ravira autant les amateurs de comédie que les fans de films d’espionnage classiques.
Mettons le cerveau sur repondeur et savourons ce film. Jean Dujardin est excellent dans le rôle . Les gags et répliques sont devenus tellement cultes. Une bouffée d'air frais et on ne se prend pas au sérieux . Toujours un plaisir de le revoir .
" En 1955, sous la IVè république du président René Coty, les aventures d' Hubert Bonisseur de la Bath (Jean Dujardin), l' agent OSS 117, envoyé en mission par les services secrets français, au Caire. Ne faisons pas la fine bouche et ne boudons pas notre plaisir. Voilà de l' excellent cinéma de divertissement français, emmené par un Jean Dujardin en forme olympique, dans un rôle qui lui va comme un gant. Le film se veut une caricature humoristique de l' agent 007; mais là où James Bond (on pense plutôt ici à la période Sean Connery) se sortait avec maestria des pièges qui lui étaient tendus, l' agent OSS 117 réchappe de situations scabreuses sans vraiment jamais maîtriser quoi que ce soit. On peut ainsi également voir dans le personnage d' Hubert Bonisseur de la Bath une forme de double de "MAX LA MENACE", la série télévisée créée par Mel Brooks, et diffusée entre 1965 et 1970; avec Don Adams dans le rôle de l' agent 86. OSS 117 est l' archétype de l' agent secret pas très futé. Souvent misogyne dans ses sorties verbales, et vaguement raciste, on le devine plus bête que méchant. Sûr de lui-même en chaque situation (jusqu' à la caricature), et convaincu de son énorme potentiel de séduction auprès de la gent féminine, il ne manque jamais l' occasion de se faire remarquer, avec des conséquences diverses. On se demande tout de même si "OSS 117, LE CAIRE NID D'ESPIONS" recevrait, s' il devait sortir sur nos écrans aujourd' hui, le même formidable accueil. Car si le film a moins de 20 ans, l' époque a bien changé. Il n' est plus possible en 2025 de rire et de se moquer de tout, sous peine de critiques acerbes au service d' une certaine forme de "moraline". Hazanavicius filme parfaitement son sujet avec une pellicule au grain façon "JAMES BOND CONTRE DR. NO" de Terence Young (de 1962). Le rendu de ce voyage dans le temps est juste parfait. Les bagarres très "kitsch" ajoutent encore à la minutie du pastiche. Jean-Paul Belmondo dans le rôle d' Hubert Bonisseur de la Bath? On se dit que ça aurait vraiment eu "de la gueule" sur le CV de notre Bebel national au milieu des années 60; juste un petit plus dans une carrière légendaire. Mais répétons-le, Dujardin est parfait; attachant, drôle, insupportable, aux mimiques parfois "DeFunèsiennes", sa prestation comique est inoubliable. Elle restera comme indélébile sur son CV. Bref, voilà bien un film à ne pas manquer pour passer une excellente soirée entre amis, sans se prendre la tête. "OSS 117, LE CAIRE NID D' ESPIONS" est le parfait petit antidote pour oublier la morosité de notre époque, les tragédies qui couvent... C' est un passeport pour le rire, ainsi que pour 99 minutes de vrai petit bonheur!"
J'ai revisionné ce film récemment et je trouve qu’il reste agréable à regarder, même s’il n’est pas parfait. L’univers rétro est bien reconstitué et le côté parodique fonctionne plutôt bien, surtout grâce à Jean Dujardin qui incarne OSS 117 avec beaucoup de charisme et un vrai sens du décalage. Certaines répliques sont devenues cultes et on sent que le film a réussi à marquer une époque. Mais avec un peu de recul, tout n’a pas aussi bien vieilli. L’humour repose beaucoup sur le second degré, ce qui peut parfois donner une impression de lourdeur ou de répétition. Quelques gags tombent un peu à plat et certains passages paraissent longs. Cela dit, l’ambiance générale et la mise en scène élégante permettent de passer un bon moment. C’est un film qui se regarde avec plaisir, sans pour autant donner envie de le revoir souvent. Pour moi, ça reste une comédie réussie mais pas incontournable.
Un pastiche du film d’espionnage au style volontairement kitch très drôle. En campant un personnage principal d’espion français prétention, ignare et misogyne Jean Dujardin se montre irrésistible, bien servi par des dialogues savoureux et des situations rocambolesques d’une drôlerie caustique impayable.
OSS 117 : Le Caire, nid d’espions est un missile d’idiotie maîtrisée lancé dans le salon naphtaliné du cinéma français, et ça explose avec panache. Dujardin ressuscite la connerie coloniale avec une telle grâce qu’on en oublierait presque qu’on rit de nos propres hontes. Chaque réplique est une baffe au politiquement correct, chaque plan un pastiche si brillant qu’il enterre les originaux. Un chef-d’œuvre d’imbécillité lucide, plus intelligent que tous les films sérieux de l’année.
OSS 117 : Le Caire, nid d’espions est une vraie réussite de la comédie française. Le film mélange parfaitement humour absurde, parodie des films d’espionnage et hommage aux années 50. Jean Dujardin incarne OSS 117 avec un charisme et un timing comique impeccables, rendant le personnage à la fois ridicule et attachant. La mise en scène soignée, les décors et costumes d’époque contribuent à renforcer l’immersion. C’est un film qui se revoit avec plaisir, car chaque visionnage révèle de nouveaux détails comiques.