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OSS 117, Le Caire nid d'espions
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konika0
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4,5
Publiée le 28 août 2021
Dans l’ombre de Bebel il se passe aussi de belles choses Un nouvel OSS, c’est l’occasion de se refaire la courte série à succès de Hazanavicius. En gros, le pitch est le suivant pour ceux qui vivraient sur Mars depuis 15 ans : Hubert Bonisseur de la Bath est agent secret français pour le compte de la IVème République. Fidèle aux valeurs de celle-ci, il entend défendre les intérêts de la France au Caire, où c’est le dawa depuis l’avènement de Nasser. Un de ses collègues est mort sur place et l’agent OSS 117 doit découvrir les dessous de cette sombre affaire. Pour ce faire, il emprunte l’identité d’un éleveur de poulets. Autour de lui, des agents d’autres puissances européennes, des agents du gouvernement égyptien, des islamistes planqués. Le concept est malin. En empruntant le personnage d’OSS, Hazanavicius se place dans la lignée des eurospy des années 1960, très premier degré, et en reprend les codes visuels. A l’évidence, c’est aussi du côté de James Bond qu’il faut regarder, l’eurospy de luxe. Et dernière référence, sûrement la plus importante, le Magnifique de Philippe de Broca, au premier degré encore, la savoureuse mise en abîme en moins. C’est surtout l’écriture du personnage et des dialogues qui frappe. C’est provoc’ et irrévérencieux et donne une image à la fois désuète, ridicule et finalement probablement fidèle de la France coloniale et du nationalisme cocorico français d’hier et d’aujourd’hui. Le rôle semble fait pour Dujardin, fabuleux et pathétique macho réac et raciste. A la mise en scène, profit est tiré des décors de carte postale. C’est par scènes, tels des sketchs que se savoure cette comédie assez hilarante. Quant à savoir si c’est meilleur que le Magnifique, mettons tout de suite les choses au clair, Le Magnifique ne joue pas dans la même cour et sera toujours LA référence imbattable. Pour autant, cet OSS est dors et déjà un classique.
OSS 117 : Le Caire, nid d'espions est un film français avec pour acteur principal Jean Dujardin. Comme la majorité des productions françaises, le genre filmographique est le comique mais contrairement au standard de notre époque qui réduit considérablement l’humour, le rire est ici prodigué grâce à l’humour noir.
Commençons par le début, même si l’introduction est assez particulière cela permet de bien mettre en scène le style générale du film profondément inspiré des films des années 60-70. J’ai trouvé les premiers dialogues assez artificiels et pas du tout naturels ce qui sort le spectateur du film. Un autre problème du film, ce sont les fonds verts qui sont vraiment dégueulasse, je sais bien que le réalisateur s'est inspiré des films des années 60 mais quand même en 2006 cela mérite mieux.
Les scènes de souvenirs entre Jean et Jack ne sont absolument pas drôles mais gênantes, je pense qu’il avait bien d’autres moyens de faire comprendre au spectateur la distorsion entre les souvenirs de Jean et la réalité.
Certains moment sont plus cartoonesque que réel et il y a quelques facilité scénaristique même si elles sont assez rares finalement. La plus grosse étant la scène sous l’eau où Jean Dujardin aurait dû clairement mourir.
Le point fort de ce film reste l’humour noir subtil offert par OSS 117. OSS 117 est égoïste, misogyne, inculte, prétentieux, raciste, charismatique mais surtout très drôle sans le vouloir. OSS réussit ses missions simplement grâce à son statut de faux James Bond. spoiler:
La scène la plus drôle étant pour moi la scène d'OSS avec les terroristes.
Si vous aimé l’humour noir et Jean Dujardin qui est excellent dans son rôle, je vous conseille ce film.
Humour emprunt des clichés colonialistes, des sentiments prosélytistes du milieu du XXème et de l'esprit anti nazi / allemand post guerre mondiale. Des amalgames, des raccourcis, de l'audace innocente servis par un grand JdJ. Un chef d'œuvre !
Bien sur c'est une satire d'un agent secret un peu trop sur de lui, mais le film prète quelques qualités à son héros Hubert Bonnisseur de la Bath, et l'histoire fonctionne aussi en partie au 1er degré. La mise en scène est très belle retrouvant les couleurs sépias des films des années cinquantes et soixantes et filmant les paysages égyptiens avec soin. Ajoutez autour d'un amusant Jean Dujardin, quelques beaux numéros musicaux et un duo d'actrices ravissantes Bérenice Béjo - Aure Atika, et l'on obtient une belle réussite de la comédie Francaise
Comédie d'espionnage agréable à regarder. J'ai trouvé la réal de Michel Hazanavicius sensationnelle, que ce soit la mise en scène avec des références à un cinéma d'antan, le montage dynamique en accord avec la musique, qui elle même est excellente, la DA est géré d'une main de maître. Même niveau scénario les gars sont présent, les personnages sont super bien écrit, il y a de multiples rebondissements, tout ça avec un côté espionnage décalé parsemés de scènes d'actions bien entraînantes ou de moments lunaires, je pense par exemple au moment où OSS 117 joue de la guitare traditionnelle égyptienne. Mais j'ai bien dis lunaire, car ce ne sont pas des moments forcément drôle. C'est d'ailleurs la ou je suis un peu déçu. Je n'ai pas beaucoup ris, je n'ai trouvé cela ni marrant ni too much comme on me l'avait vendu. Je vois l'humour qu'ils ont voulu faire, mais cela ne m'a pas tellement touché. Après que dire de plus. Ah oui, les acteurs sont vraiment très bon. Donc j'ai passé un bon moment devant ce film, j'ai préféré son côté espionnage et action, mais ce n'est pas grave. Moi qui était réticent à aller voir le nouveau OSS de Nicolas Bedos, et bien j'ai bien envie de voir ce que ça donne, donc pourquoi pas y aller.
Film parodique qui ne vaut que par les mimiques savoureuses de Dujaardin et le respect scrupuleux des codes du film d’espionnage pour mieux les dynamiter. C’est certes drôle mais l’on s’ennuie quand même beaucoup. La parodie est un art difficile que manifestement Michel Hazanavicius maîtrise peu. On est loin du Casino Royale de John Huston avec David Niven !
Demandez à Michel Hazanavicius comment il décrirait OSS 117 Le Caire, nid d'espions. Le cinéaste réfute le qualificatif de parodie voyant plutôt son film comme un détournement. Habile, le Michel puisque dans le domaine, il en connait un rayon. En même temps, il a fait ses classes à Canal + fin 80/début 90, autrement dit l'eldorado créatif du PAF. Suivront plusieurs collaborations avec Les Nuls, et déjà de petites pastilles où l'auteur s'amuse à remonter de grands classiques du cinéma ou de la télé, à grand renfort de mashups improbables et de dialogues sans queue ni tête (Derrick contre Superman, Ça détourne). Il atteindra le sommet de son art avec La Classe Américaine, festival de grand n'importe quoi se payant la tête de John Wayne, James Stewart, Dean Martin, Robert Redford, Dustin Hoffman et tant d'autres membres du panthéon Hollywoodien. Typiquement le genre d'OVNI qu'on se repasse sous le manteau et que l'avènement d'internet a propulsé dans les cimes du patrimoine français. Bref, tout ça pour dire que l'agent secret Hubert Bonisseur de la Bath est une parfaite continuation des travaux de son auteur. Au départ, le personnage d'OSS 117 est le héros d'une série de romans d'espionnage publiés dans les 50's, tout ce qu'il a de plus sérieux et professionnel. Plutôt que d'en faire une réactualisation à l'ère 2.0, Hazanavicius et le scénariste Jean-François Halin prennent le parti de jouer à fond la carte de l'anachronisme pour amener leur adaptation vers la comédie. Mais au lieu d'en faire une parodie, le réalisateur choisit d'adapter sa mise en scène pour qu'elle retrouve le goût et l'allure de ses modèles (James Bond période Sean Connery, Hitchcock). Le meilleur moyen est encore de réemployer les mêmes techniques : maquettes, transparence (pour les séquences en voiture), nuit américaine,... On retrouve ce souci maniaque jusque dans la composition des plans, du montage et des chorégraphies volontairement exagérées. Un choix osé mais payant puisque cette approche démultiplie l'absurdité de l'univers...et de son personnage-titre, évidemment. "Un peu de Sean, beaucoup de Connery". Pas mieux. Jean Dujardin s'éclate à reproduire le ton et les poses de son modèle auxquels il ajoute son tempo comique infaillible et ses expressions faciales impayables. Il est simultanément charismatique, ridicule, drôle, grossier, surprenant, désespérant, bref il est irrésistible. Je tire mon chapeau à tous ses partenaires, allez exister face à un monstre de jeu pareil. Mais ils y arrivent, le script leur permet d'avoir leur moment de gloire. Bérénice Béjo en premier lieu, mais aussi Richard Sammel, Laurent Bateau ou François Damiens. Le Caire, nid d'espions n'est pas avare de répliques bien senties ou de moments burlesques. Son seul écueil est d'oublier un peu son intrigue principale pour s'amuser à fourrer OSS 117 dans de petites pastilles certes gondolantes mais qui nous éloigne du sujet (la mission). Ce qui peut jouer un peu contre le rythme du film, sans trop entamer le plaisir heureusement. Il y a du soin, de l'affection et beaucoup d'humour dans ce détournement de l'œuvre originelle. Mais c'est justement ce twist en règle du personnage qui lui confère sa pertinence au 21ème siècle. En le regardant de biais, sa gaucherie, ses réflexes colonialistes et son sexisme suranné deviennent les meilleurs instruments pour rire d'une époque et d'un état d'esprit qui étaient aussi hors de propos à l'époque qu'ils le sont aujourd'hui. Respecter les codes pour mieux en rire était la meilleure solution pour dépoussiérer le mythe. Alors qui mieux que Hazanavicius pour lui redonner du lustre ? La plume bien aiguisée de Halin, la vision claire du réalisateur, puis un mariole de compétition pour injecter charme et dérision. Voilà, vous tenez l'une des comédies les plus enlevées des années 2000. La Classe française.
Adaptation libre du roman d’espionnage, OSS 117 Le Caire, Nid D'Espions est un film agréable. L'histoire met en scène cet agent secret français qui va se voir confier une mission en Égypte. Mélangeant comédie et espionnage, le tout est plaisant à suivre durant une heure et demi et se bonifie au fil des minutes. C'est volontairement bête avec des réactions de personnages invraisemblables. Mais tout est assumé en jouant tout du long. Les situations sont tournées en dérision il n'y à rien de sérieux dans tout ça. La grande force du film vient évidemment du personnage d'OSS 117 qui est assez clivant. En effet c'est un coureur de jupons sûr de lui et parfois irritant par son comportement désinvolte. Il est ignorant sur pas mal de sujets, a d'énormes préjugés et est pas mal beauf dans son attitude ce qui ne le rend pas forcément tout le temps sympathique mais on voit bien qu'il n'est pas méchant et qu'il ne veut pas blesser les gens avec ses remarques déplacées. Jean Dujardin incarne parfaitement ce rôle entre ses sourires moqueurs et sa classe une fois dans le costume. Le reste du casting qui lui donne la réplique est lui aussi très plaisant entre Bérénice Bejo, Aure Atika, Richard Sammel entre autre. Tous les personnages sont appréciables notamment les antagonistes. Les répliques qu'ils s'échangent sont à la fois burlesque et souvent à double sens quand c'est OSS qui les balancent. Malheureusement le tout est un peu redondant par moments. L'humour est répétitif surtout que ça parle beaucoup et qu'au final ça manque un peu d'action surtout que ces scènes là auraient méritées encore plus de folie. Globalement c'est marrant surtout dans la deuxième partie qui gagne en drôlerie. Niveau réalisation, Michel Hazanavicius nous offre une belle prestation en faisant très bien retranscrire les films qui l'inspirent. De plus la photographie est jolie, particulièrement soignée et mise en valeur par des décors variés. Reste un b.o. de qualité très présente qui dynamise le tout. La reprise de bambino vaut à elle seule le détour. La fin pour sa part est sympa et conclut de façon plaisante cette comédie atypique. Au final, OSS 117 Le Caire, Nid D'Espions a le mérite de mettre un bel enrobage autour d'une comédie ce qui en fait un film à voir pour tous les amateurs de blanquette même si cet humour en fait parfois trop.
Un film que je viens de voir récemment et qui m'as beaucoup plu. Je connaissais déjà de loin ce film mais je ne l'avais jamais regardé en entier et mon dieu quel bonheur! Un scénario décalé, une mise en scène décalé, un humour décalé, un film décalé tout simplement. Un Jean Dujardin juste magnifique (j'adore tellement cet acteur) et une Bérénice Bejo très forte également. Un des meilleurs film de comédies françaises, hâte de voir le deux dans quelques jours et le trois tout bientot au cinéma.
Faire passer un as been des années 50 en le plongeant dans un univers au final as been des années 80 au final ce n'est pas drôle si l'on à pas 50 ans et le propos ne prend pas. C'est long, ennuyeux. Le scénario est d'un nullité sans pareille. pauvre OSS que l'on a adoré dans les deux premiers OPUS. Bedos égal à lui même. Fainéant jusqu'au bout de la pellicule. A oublier vite......
Un bon divertissement à prendre au 25° degré. Les cascades sont amusantes ; décors et costumes raccords avec l'époque. Un brin de géo-politique (le Shah récemment renversé, le canal de Suez...) Et des grands éclats de rire qui m'ont fait rire également, pour rien, et c'est bon.