Le problème de ce film, est que le rôle du dictateur écrase tout le reste et la verve communicative de l'acteur rendrait le tortionnaire presque sympathique tant le rôle du jeune medecin arriviste est ambigu, par contre et ce ne sont pas les scenes un peu gore dans le dernier quart d'heure du film, qui y change quelque chose. En fait le huis clos ou l'on cantonne l'action nuit aussi a l'enssemble. Les crimes sur la population restant non montrées et evasives, cette denonciation d'idir amin dada est un peu ratée presque inconsciemment complaisante par moment grace a l'exceptionnel Forest Whitaker qui endosse le rôle. A voir quand meme ! P.S : a voir absolument en V.O !!
J'avais découvert ce film partiellement il y a quelques années mais une scène m'avait tellement choquée que je n'ai jamais trouvé le courage de regarder l'ensemble en reprenant dès le début. C'est chose faite, donc Le dernier roi d’Écosse est à classer dans cette courte liste de biopic abouti. Concernant l’intégrité de la démarche, on peut se poser la question, toujours est-il que ça n'impacte que très peu la réussite du film. Qui est d'ailleurs en grande partie grâce au talent de Whitaker, qui parvient à retranscrire avec un charisme incroyable toute l'ambivalence de l'ancien dictateur de l'Ouganda. A lui seul, il correspond à la bonne raison de voir ce film. Je suis aussi très fan de James McAvoy (la révélation à l'époque), qui interprète un médecin fictif auquel il est facile de s'identifier. En ce qui concerne la fameuse scène, outch, elle est toujours là et assez traumatisante sérieux... Même s'il y a une grosse partie inventée pour les besoins du film, on reste convaincu dans la globalité tellement la sensation d'être pris au piège est omniprésente. Le dernier roi d’Écosse, un portrait déroutant.
Film documentaire sur un dictateur terrible qui a sévit dans les années 70. Réellement immersif grâce aux décors posés et aux acteurs crédibles, le film arrive à accaparer le spectateur et l'éclaire sur une sombre période de ce pays.
Une plongée effroyable en Ouganda sous le règne impitoyable d'Amin Dada, à travers les yeux d'un médecin étranger idéaliste (personnage fictif). Un film choc qui ne peut laisser indifférent et un oscar amplement mérité pour Forrest Whitaker.
Forest Whitaker, assez proche physiquement d'Idi Amin Dada, a su capter les attitudes du Dernier roi d'Ecosse de façon saisissante, notamment la dualité du dictateur ougandais.
Sans tomber dans une caricature pourtant difficile à éviter, le film nous décrit avec un tact remarquable la vie d'un dictateur sanguinaire. Le sympathique jeune héros, à la fois téméraire et inconscient, est de ceux que le spectateur voudrait empêcher de se jeter dans la gueule du loup. Mais ce dernier, grandiose et terrible à la fois, inspire à la fois trop de crainte et de fascination pour que l'on ne s'y intéresse. La réalisation impeccable construit une atmosphère qui passe petit à petit de la simple aventure africaine à la terreur la plus complète, sans se laisser déstabiliser par les tentations du grand spectacle ou de l'apitoyement pathétique. Un vrai numéro d'équilibriste auquel il ne manque qu'une ouverture réflexive plus digne de ce que l'Histoire a réellement coûté aux peuples qui l'ont vécue. Accrochez-vous, et courrez le voir.
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3,5
Publiée le 29 novembre 2011
Documentariste chevronnè, l’anglais Kevin MacDonald s'inspire - avec ce drame adaptè du roman du même nom de Giles Foden - de faits rèels pour broder une fiction glaciale et captivante, qui a pour coeur les exactions du dictateur africain et puissant monarque Idi Amin Dada! Ce dernier est campè de façon impressionnante par Forest Whitaker dont la prestation lui vaudra le Golden Globe et l'Oscar du meilleur acteur en 2007! Au-delà de la ressemblance physique, l'acteur livre une composition remarquable, rècompensèe à sa juste valeur! Même si le personnage du mèdecin est inventè de toute pièce, l'ècossais James McAvoy est ègalement excellent! Un portrait authentique d'un homme ivre de pouvoir, que plus rien n'arrête, avec quelques scènes particulièrement dures dont une scène hallucinèe digne de « Saw » où nous sommes les spectateurs impuissants face à la barbarie du Prèsident Ougandais et de la terreur de son peuple....
Soyons clair, il ne s'agit pas d'un biopic mais d'un film de fiction prenant en toile de fond des personnages réels (Idi Amin Dada) et incorporant des événements réels (Entebbe). La démonstration est double, montrer un personnage égocentriste et sanguinaire sans tomber dans la caricature, et ici la démonstration de Forest Whitaker est magistrale, l'autre plus forte, est de montrer jusqu'où peuvent aller la compromission et l'aveuglement face à l'abomination, et là aussi c'est très bon grâce à l'interprétation de James McAvoy. Pourquoi alors la fin du filmspoiler: sombre-t-elle dans les pires ficelles hollywoodienne avec ce sauvetage qui ne tient pas debout, tout cela pour assurer un improbable happy-end . Quel dommage !
Décidément James McAvoy transforme tout ce qu'il touche en or ou alors est réellement expert, chanceux et devin dans le choix de ses films. Quel film, quelle claque, on en oublierait carrément qu'il s'agit d'un biopic, certes très scènarisé, tant les personnages, le rythme, la tension, l'intrigue nous emportent et nous tiennent en haleine. Il faut dire que Forest Withaker est juste énorme en Amine Dada, tyran dictateur ambivalent, passant du père de sa nation et de son peuple à bourreau sanguinaire, barbare et assassin complètement fou, personnage bipolaire qui passe du rire aux larmes, de l'empathie à la violence extrême. Ajoutons Kerry Washington pour bonifier encore le standing et le talent et on a là un film passionnant, qui va à 100 à l'heure, en tension permanente du moment que ce jeune médecin écossais pose le pied en Ouganda jusqu'au dénouement qui nous rappelle alors par des textes défilant la réalité de l'histoire et de l'horreur que fut le règne d'Amine Dada, horreur ressentie et visible à l'écran mais qui hélas n'est pas oeuvre de fiction mais la réalité. Au delà de l'excellence de ce film et des performances remarquables des acteurs, ce film pose également le sujet et la question de la place des rituels, coutumes, pratiques souvent barbares des tribus et clans africains qui se heurtent avec notre vision de la civilisation, du progrès, de la démocratie, de l'humanité. Des pratiques culturelles ancestrales face au progrès et à l'humanisme, difficile de dire qu'elle en est l'importance et la place, le film lui prend le parti de les mettre en images et en mots et c'est assez effrayant.
Le deuxième long-métrage du réalisateur britannique Kevin Macdonald constitue une œuvre complexe tant elle mélange fiction et fait historique. A travers un personnage n’ayant jamais existé (le jeune médecin), le récit retrace le règne du dictateur ougandais Idi Amin Dada au cours des années 1970 et dépeint sa personnalité charismatique. La fascination et la crainte qu’un tel homme dégage sont habilement montrées grâce à une mise en scène en forme de faux documentaire. L’énorme prestation de Forest Whitaker (Oscar du meilleur acteur en 2007) permet de créer un climat anxiogène dont on connait l’horreur des actes mais auxquels on ne veut pas croire. Bref, un mélange de styles permettant de créer un thriller psychologique intense.
Le film " Le dernier roi d'Ecosse" relate le parcours du jeune medecin naif écossais, Dr Nicholas Garrigan qui est devenu le médecin personnel et le confident du dictateur d' Ouganda, Idi Amin Dada car ce dernier est fasciné par son aspect calme et son caractère franche. Ce médécin séduit par le charisme du chef d'Etat, accepte de s'occuper de lui, il va avoir une place importante dans sa politique mais il ne va pas tarder à découvrir la folie et la brutalité du dictateur ougandais. Comment réagit-il alors? Dans ce film, l'image de l'Afrique est belle et impressionnante par sa culture et ses paysages. C'est beau à voir. L'interprétation de l'acteur Forest Whitaker en un dicateur Idi Amin Dada est surprenante et fascinante. Sa personnalité est angoissante, redoutable par son physique et soin caractère brutal. Son changement est réussi: Au début, il s'est montré sympa et ouvert, il est très charismatique. Après s'être échappé à l'assassinat, il est devenu sombre, violent. Une vraie brute! Une belle descente aux enfers! Impressionnante! Le film "Le dernier roi d'Ecosse" a aussi un aspect d'un film documentaire car il nous permet de découvrir le contexte politique en Ouganda durant les années 70. Interessant! à voir, ce beau film!
Un film mêlant réalité et fiction sur le dictateur sanguinaire Idi Amin Dada. Une véritable réussite et un (comme toujours) excellentissime Forest Withaker récompensé cette fois par un oscar cent fois mérité. "Le dernier roi d'Ecosse" est un véritable Thriller qui ne vous lâche pas. Un seul petit bémol sur la dernière partie du film, qui tombe un peu trop (à mon goût) dans la fiction. Un film à découvrir sans hésiter si ce n'est déjà fait ...
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Kevin Macdonald réalise ici un film fort et puissant et restitue à merveille l'ambiance de l'Afrique des seventies. Au-delà de la mise en scène, qui sans être inventive, demeure néanmoins solide et enrichie par la beauté des paysages, Kevin Macdonald s'appuie sur un scénario exceptionnellement riche et stupéfiant ! A cela, il faut bien évidemment saluer les interprétations de Kevin McAvoy (magistral) et de l'exceptionnel Forest Whitaker, plus vrai que nature dans la peau du cruel, fou et jovial Titi Amin Dada !!