Comme le dit l’affiche : "pas facile d’être un génie !" Et c’est bien ce que je pense de "J’invente rien". En fait, cette comédie n’a pas du tout la grande envergure que l’histoire proposait. En réalité, ce n’est même pas vraiment une comédie pure et simple, mais plutôt une comédie dramatique. Il y a bien quelques passages qui font sourire, bien entendu. Mais apporter de grandes touches dramatiques à une histoire qu’on aurait vu plutôt sous un jour plus frais, plus léger, et sur un rythme plus soutenu, revient à empêcher plus ou moins les zygomatiques de s’exprimer librement. Si au fur et à mesure que le film avance, on le trouve tout à fait moyen, voire pas trop mal si on est gentil, la fin déçoit clairement. Elle se voulait surprenante ? Elle l’est ! Mais elle se révèle pas crédible pour deux sous, et surtout particulièrement choquantespoiler: avec le contenu de cette valise . Les comédiens sont pour la plupart relativement fades, voire limite ridicules, notamment Patrick Chesnais qui nous a habitués à bien mieux et Guillaume Toucas pour ne citer qu’eux. Seuls Claude Brasseur et Kad Merad s’en tirent pas trop mal, Merad faisant grosso modo du… Merad. La réalisation est relativement correcte en étant restée simple, et la musique passe totalement inaperçue. "J’invente rien" est une comédie (attention, je rajoute) dramatique tout à fait dispensable. En résumé : un scénario prometteur purement et simplement gâché.
Comme d'habitude, j'aurais bien donné une étoile mais les trop nombreuses bonnes critiques ne me laissent pas le choix... Le film débute bien mais s'enlise petit à petit jusqu'au ridicule de la fin dont je vous laisse seul juge... (raclement de gorge appuyé) Seul Kad Merad et Claude Brasseur s'en sortent sans soucis. Elsa Zylberstein s'enfonce avec le film. Il aurait fallu des épaules beaucoup plus solide pour ce rôle très ingrat ! Finalement, très déçu par ce film qui ne tient pas ses promesses...
J'ai adoré la fin de ce film-fable. J'ai adoré certaines scènes drôles et inventives. J'ai adoré le jeu de claude Brasseur en beau père camelot et beauf bien sûr. La douce folie et l'absurde ne jaillissent cependant que par moments comme si le réalisateur n'avait pas totalement assumé son pari de faire un film de ce genre. Dommage car du coup certaines scènes sont pataudes , en décalage avec ce ton si particulier qui arrive à certains moments à nous émouvoir par leur poésie. Kad Merad pas toujours à son aise d'ailleurs!
Pas désagréable mais pas convaincant, "J'invente rien" commence pourtant sous de bons hospices. On se laisse séduire par les deux très bons personnages principaux, le ton et l'histoire sont suffisamment décalés pour éveiller l'intérêt et amuser. Mais le scénario tourne subitement à l'histoire de coeur vue et revue et s'achève dans un final pour le moins mauvais. C'est bien dommage.
Fabuleux Kad ! Une histoire dans la lignée d'un Amelie Poulain mais version moins idéalisée et filmée de manière plus réaliste. Le film est léger et très humain, la résultante du visionnage l'est aussi.
Il est sympa, ce film! Pas le chef d’œuvre du siècle, évidemment, mais quelque chose de sans prétention, bien ficelé et qui remplit parfaitement son contrat de nous faire passer un bon moment. Plusieurs atouts solides dans sa manche: le sourire et les grands yeux gris d’Elsa Zylberstein, aussi rayonnante que d’habitude ; un Kad Merad parfait en glandeur diptérosodomite (= enculeur de mouches) ; un Claude Brasseur dont on jurerait qu’il a passé sa vie à faire le bonimenteur sur les marchés ; des dialogues bien troussés ; des situations amusantes (la tentative de Kad de vendre ses assiettes en porcelaine...) ; une histoire qu’on suit avec intérêt ; un regard assez fin sur les ressorts d’un couple (la femme qui reproche à son mec d’être un glandeur et de vivre à ses crochets... et qui se trouve à moins l’aimer le jour où il se décide à se secouer la couenne). Bref, les fondamentaux d’un film réussi, même si rien n’est révolutionnaire et si la fin est un peu ratée, avec cette scène chez l’inventeuse qui se termine par... on dira pas quoi. Recommandé.
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2,5
Publiée le 17 novembre 2018
Pas facile d'être un gènie quand on s'appelle Kad Merad et que sa femme Elsa Zylberstein rayonne de beautè, de simplicitè, de naturel devant son "grand enfant" de mari! Pour son premier long-mètrage, Michel Leclerc signe une comèdie originale (comme cette poignette) avec des rèpliques fleuries et des interprètes qui jubilent! Les seconds rôles sont sympas en particulier Claude Brasseur et Pierre Chesnais qui nous gratifient d'interventions cocasses, apportant un certain bonheur et une fantaisie au film! il est seulement dommage que la fin soit un peu bâclèe! Ne boudons pas notre plaisir, "J'invente rien" reste malgrè tout une comèdie honorable et sans prètention dans la bonne tradition du cinèma français...
Nul doute qu'au final, ce "J'invente rien" arrive à sortir du tout venant grace à son ton décalé et à son héros lunaire. De plus, il est vrai que l'ensemble se suit avec un certain plaisir, notamment quelques scènes particulièrement amusantes, soutenus par deux acteurs de talent. Hélas, il faut reconnaitre que la comédie a une légère tendance à être malhabile, la mise en scène se révélant parfois assez poussive, bien que sympathique et sincère. De plus, un fois q'on a passé l'idée de départ, il est vrai que le film a une légère tendance à tourner en rond. Dommage, car il est vrai que l'instant est original, et surtout assez agréable. Sympathique.
Comédie très sympa et rafraîchissante servie par des comédiens vraiment excellents, des scènes et des dialogues hilarants. Dommage cependant que la fin, inattendue mais un peu "spéciale" gâche tout.